‹ Inscriptions antiques (volume 2)Chapitre 76 sur 101 · A N N I S • XXX · texte numérisé non relu

A N N I S • XXX

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RE es V E N I

Lettres de bonne forme, probablement du deuxième siècle: Il et l'N de GEMINAE à la cinquième ligne, les deux premières N de ANNIANVS à la huitième, le second 1 et l'M de RARISSIME à la neuvième, liés en monogrammes; le point après RE. à la dernière, figuré par une bedera.

Artaud. Notice 1808. p. 40; 1 8 1 6, p. 67. — De Boissieu. p. 493. — Comarmond. Description, p. 296 et pi. 17: Notice, p. 109. — Monfalcon. Musée lapidaire, p. 20. — Wilmanns. 248.

Hâve Modii ! Hâve Gemina !

Dus Manibus et memoriae Septiciae Geminae, feminae sanctissimae uniusque maritae; L. Modius Annianus coniugi karissimae suiqiie amantissimae, quae vixil cum eo in matrimonio minis XXX. et sïbi vivus fecit.

Amice, Inde, iocare, veni !

« Adieu Modius ! Adieu Gemina !

« Aux dieux Mânes et à la mémoire de Septicia Gemina, femme « très vertueuse, qui n'a connu que son mari ; Lucius Modius « Annianus à son épouse très chère et bien aimante, qui a vécu « avec lui en mariage pendant trente ans, et pour lui-même, a, « de son vivant, élevé ce tombeau.

« Ami. amuse-toi, égaie-toi et viens ».

C'est Gemina qui, du fond de la tombe, envoie à son mari l'éternel adieu : « Adieu Modius ! », et une salutaire exhortation à la distraction et à la gaîté : Inde, iocare, veni! Ce sont peut-être ses dernières paroles. On a certainement trop insisté sur le matérialisme épicurien de cette recommandation échappée des lèvres d'une mourante. Gemina, morte après trente ans de mariage, ne devait pas avoir beaucoup moins de cinquante ans, son mari avait sans doute quelques années de plus; le conseil ne peut se prendre qu'en bonne part. Elle veut que Modius se divertisse et éloigne la tristesse pendant le peu d'années qu'il a encore à vivre avant de venir la rejoindre. Ce sentiment gai et confiant de la vie n'a rien de bien mauvais, ni de bien immoral. Combien il serait à souhaiter que des principes plus austères et soi-disant plus sages, ne fussent jamais plus malfaisants !

Modius appelait sa femme Gemina, par son surnom : Gemina appelait son mari Modius, par son gentilice; le surnom n'était donc pas toujours, dans l'intimité, le nom exclusivement préféré.

Unins marila, équivalent des expressions connues univira, coiiinx virginia, quae ex virginitate sua mecum vixit, etc.

Épitaphe de Serenius Licinus.

Arcade IX. — Table bordée de moulures encadrant l'inscription « trouvée à SAINT-1RÉNÉE » (De Boissieu); « dans la cour de « Saint-Irénée lors de la reconstruction de l'église, en 1824 » (Comarmond). La troisième ligne de l'inscription est gravée dans un creux produit par le martelage d'une précédente gravure. — Hauteur o m. 42, largeur o m. 62; hauteur de la partie encadrée o m. 26, largeur o m. 42.

SEREÎMVS LlC

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