VIVOS • SIBI • ET
IVLIAE • VEGETAE • CONIV ET • GRAECINO • ET • GRdcCINAE • FILIIs
Lettres d'assez bonne forme, probablement du deuxième siècle; l'N et l'I de SER.ENIVS, liés en un monogramme peu certain; la queue du C de LICIN, prolongée sous le second I. Il semble qu'il y ait eu une cinquième ligne, martelée dans l'antiquité.
De Boissieu, p. 521. — Comarmond. Description, p. 242; Notice, p. 88. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 16.
Serenius Licinus vivus sibi et Iuliae Vegetae, coniugi, et Graecino et Graecinae, filiis.
« Serenius Licinus a, de son vivant, élevé ce tombeau pour lui- « même et pour Iulia Végéta, S3n épouse, et pour Graecinus et « Graecina, ses enfants.
Serenius avait préparé le tombeau pour lui-même, pour sa femme et pour ses enfants. Sa femme, morte la première, n'a pas pris, nous ne savons pourquoi, la place qui lui était destinée, et ses noms ont été effacés sur l'épitaphe gravée d'avance; ce sont les noms d'une seconde épouse qui leur ont été substitués. Il y a là un petit mystère de famille qu'il est seulement permis d'entrevoir.
L'inscription est très détériorée; elle n'est pas d'un mauvais style. La forme vivos, déjà tombée en désuétude à Rome dans les derniers temps de Quintilien, mais conservée longtemps encore en province, autorise à la considérer comme ancienne.
CONIV, abréviation irrégulière nécessitée par le manque de place.
Serenius, gentilice formé d'un cognomen.
Licin . . . , surnom abrégé pour la même raison de manque de place, mais contrairement à l'usage.
Épitaphe de Servandius Gratus.
Don Missol et Bouchardy.
Arcade XLVII. — Très grand cippe avec base et couronnement; « découvert en 1845 a 1;l GUILLOTIÈRE, à deux cents mètres « environ de l'entrée du fort du Colombier » (De Boissieu); « en
« juin 184s, à la Guillotière, dans la cour de la maison Missol et « Bouchardy, au Prado » (Comarmond). Une ascia en relief occupe le milieu du bandeau de la corniche. — Hauteur 2 m. 35, du dé 1 m. 40. largeur o m. 90.
et • memoriae • aeternae
/Iti serwndi grati sextvs
vitalivs • mascel • heres
5 ponendvm cvra/it cv
rant sexto vitalio motv
co et svb asc dedic
Lettres de bonne forme, du deuxième ou des premiers temps du troisièjne siècle; le V et l'A de SERVAND1 à la troisième ligne, l'A et le V de CVRAVIT à la cinquième, le T et l'E de CVRANTE à la sixième, liés en monogrammes.
De Boissieu, p. 522. — Comarmond, Description, p. 2)2; Notice, p. 85. — Monfalcon. Musée lapidaire, p. 15.
Dits Manibus et memoriae aeternae Titi Servandii Grati ; Sextns Vitalius MascellusQ), hères, ponendum euravit, curante Sexto Vitalio Mot 1 ico, et sub ascia dedicavit.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Titus Servan- « dius Gratus, Sextus Vitalius Mascellus, son héritier, a élevé ce « tombeau par les soins de Sextus Vitalius Motucus, et l'a dédié « sous V ascia ».
Prénoms écrits en toutes lettres, contrairement à l'usage.
Mascel..., surnom écrit abréviativement, contrairement aussi à l'usage, et laissant hésiter la lecture entre Mascel(lus) et Mascel(lio).
Motucits, nom celtique; on le retrouve à Mayence, le long du Rhin, et à Trêves, et, sous la forme Mutai us, à Langres et à Bordeaux. Un Lucius Julius Mutacus, décédé à Bordeaux, est expressément désigné dans son épitaphe comme étant de la cité des Séquanes (Jullian, Inscr. romaines de Bordeaux, I. p. 103). Les Séquanes, par leur voisinage et leurs relations de commerce, et davantage encore les Trévères comme négociants en vins, étaient nombreux à Lyon.
Servandius, Vitallus, gentilices formés de cognomens.
L'inscription, est d'une époque où déjà les règles de l'épigraphie commençaient à ne plus être observées.
Épitaphe de Severia Fuscina.
Don Dolbeau.
Arcade XLII. — Cippe avec base et couronnement: autrefois « en un jardin de la maison de plaisance dite de TRION apparte- « nant au seigneur Claude Deodati, et pas fort loin de la fontaine » (Paradin); « au coin du portail de la blancherie de M. Alexandre, « en allant de Trion en Vèze » (Spon); « extrait en 1 845 des « murailles qu'on a démolies pour l'élargissement du chemin « vicinal qui va de Gorge-de-Loup à Saint-Just » (Comarmond); Une rainure carrée, large et profonde, descend verticalement du
sommet de la pierre jusqu'au bas de la septième ligne de l'inscription. — Hauteur i m. 44. du dé 1 m., largeur o m. 55.
ET • MEM 0 RI AE • SEVE//AE F V S C I n a E
5 AEL ■ POL//O
/ .? E • S E ■ B c N E M E r E N / I POSVIT -ET-SVB ASCIA • DEDICA V I T
Beluevre, p. 103. — Symeoni, ms.. p. 63. — Paradin, p. 427. — Spon,- Recherche, p. 122; éd. 1857. p. 136. — De Boissieu, p. S2j. — Comarmond, Description, p. 247; Notice, p. 91. — Monfalcon. Musée lapidaire, p. 17. — Allmer et Dissard, Antiquités découvertes à Trion. p. 25.
Diis Manibus et memoriae Severiae Fuscinae ; Aelius Pollio , de se bene merenti posait et snb ascia dedicavit.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Severia « Fuscina ; Aelius Pollio. à sa femme (?) bien méritante a élevé « ce tombeau et l'a dédié sous Yascia ».
11 y a place au commencement de la sixième ligne pour une lettre, que l'on peut supposer un C, abréviation de coningi : « à « son épouse ».
A cause du nom Aelius, peu répandu en Gaule avant Hadrien et les premiers Antonins. l'inscription n'est probablement pas antérieure à cette époque.
Severia, gentilice formé d'un cognomen.
Épitaphe de Severia Philumena.
Arcade VI. — Cippe avec base et couronnement ; « trouvé « en avril 1862 sur la rive droite de la SAONE, au quai de « BONDY » (Daussigny). Les sigles D M de la première ligne de l'inscription sont gravées sur le bandeau de la corniche. Une ascia au trait occupe le fronton de la lysis, dont les volutes présentent, chacune à son extrémité, un trou de scellement. — Hauteur 1 m. 19, du dé o m. 64, largeur o m. 34.
ET • QVIETI • AETE
R N A E SEVERIAE • PHI LVMEN AE • FEMi NE • SAnCTISSIM BETVVIVS • PHI LVMENVS • ET TETRICIVS • VR SIO • H • P • C • ET • SVB- ASCIA- DEDIK
Lettres d'assez bonne forme , du deuxième ou du troisième siècle; le T (?) de BETVVIVS en forme de gamma majuscule.
Martin-Daussigny. n° 071 de son Registre d'entrées.
Dits Manibus et quieii aetêrnae Severiae PhUumenae, feminae sanciissimae , Betuvius Philumenus et Tetricius Ursio heredes ponenditm air aven ait et sub ascia dedihaverunt.
« Aux dieux Mânes et au repos éternel de Severia Philumena. <.< femme très vénérable, Betuvius Philumenus et Tetricius Ursio, « ses héritiers, ont élevé ce tombeau et l'ont dédié sous V ascia ».
Betuvius, peut-être un nom celtique modifié en gentilice et dont on pourrait rapprocher celui du roi des Arvernes Betultiis, que l'orthographe des livres appelle inexactement Bituitus ; peut-être simplement le nom purement latin Bcsuvius, pour Vesuvius, avec s en la forme d'un gamma majuscule F, communément employée dans l'écriture cursive.
Tetricius, gentilice formé d'un cognomen.
Épitaphe de Severia Valerina.
Arcade XXXVII. — Cippe dont la base et le couronnement ont été retaillés et affleurés au dé ; autrefois au pont du CHANGE : v, sur le pont de SAONE près du lieu où souloit estre une croix « et n'y a en apparence que la moitié de l'inscription, le reste ne « se peut voir estant muré » (Paradin); « en repassant la Saône « sur le pont de pierre, il y a cette inscription qui est sous le « pied de la croix ; la dernière ligne ne paraît pas étant
« enfouie sous terre » (Spon). — Hauteur i m. 23, du dé o m. 91 , largeur o m. 57.
SEVERI AE • C ■ Fi L
valeri'nae /■memmivs • seve 5 r i a n v s • f i l m atri d vlcissi m a e
Lettres de bonne forme, probablement du deuxième siècle; peutêtre un accent sur l'I de VALER1NAE.
Paradin, p. 417. — Spon, Recherche, p. 126, éd. 1857, p. 141. — De Boissieu, p. 523. — Comarmond, Description, p. 221 ; Notice, p. 82. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 14.
Diis Manibus Severiae, Caii (Severii) filiae, Valerinae;
Memmius Severianus, filins, matri dulcissimae.
« Aux dieux Mânes de Severia Valerina, fille de Caius Severius; « Memmius Severianus, à sa mère bien-aimée ».
Le prénom du fils, probablement L(ucius); son surnom, dérivé du nom gentilice de sa mère dans la forme adjective habituelle . . . anus.
Severia, gentilice formé d'un cognomen.
Épitaphe de Sextilia Campana.
Pilastre entre les arcades XXXIV et XXXV. — Cippe avec base et couronnement, extrait en décembre 188s du puits de TRION. Une ascia est sculptée en relief vers le milieu du bandeau de la corniche. Un trou de scellement, retenant autrefois un ornement de métal, se voit à l'extrémité de chacune des deux volutes de la lysis. Une ouverture carrée, qui communiquait avec le loculus contenant les cendres et devait être fermée par un portillon, occupe le milieu de la plinthe de la base. — Hauteur 1 m. 05. du dé o -m. 55, largeur o m. 40.
SEXTILIAE • CAMPA NAE • SEXTIL • SOLLEM
r4s • FIL • ivvenI-dvlcis
SIM- Q V- ANn~ • XVIII-M II • D -XX-CVM • CONIV GE- AINN- III • M- VI-D-VII C • PRIM • MENANDER CON1VG • DVLCISSM