TI • FIL • QVIRINA MARCI
ANO • DOMO • CIRCINA °
PRAEF • COH • H ■ HISpANAE °
5 TRIB • LEG • XV • apoLUNAKIS
PIAE • FIDELIs • /)rAEFECTO • A
LAE • SVLPICmE • C • R • SECVN
DVM • MANDATA • IiVPP • DO
MINOR • NN • AVGG • INTE
10 GERRIM • ABSTINEPsTISSIMo
QVE-PROCVRTRES PROVINc
GALLIAE • PRIMO • VMQVAM
EQ- R° A CENSIBVS- ACCIPI
ENDIS • AD ARAM • CAESA
15 RVM-STATVAM-EQVEST13V1
PONENDAM • CENSVE °
RVNT
L'M et le premier P de IMPP à la huitième ligne, l'N et le second T de ABSTINENTISSIMO à la dixième, le T et l'R, le dernier E et l'M de EQyESTREM à la quinzième, liés en monogrammes; les points à la fin de la troisième ligne et de la quatrième, celui avant A CENSIBVS à la treizième, et celui de la fin de la seizième figurés par des bederae cordiformes la pointe en haut ; une barre au-dessus du chiffre II à la suite de COH à la quatrième ligne, au-dessus du chiffre XV à la cinquième et des sigles NN à la neuvième.
Guichard, Funérailles et div. manières d'ensevelir des Romains, p. 203. — Gruter, 355, 6 : ex libro Guichardi De funeribus. — Spon, Recherche, p. 139; éd. de 1857, p. 159 avec planche. —
Ménestrier, Prèpar., p. 17; Hist. consul., p. 81. — Artaud, Notice, 1 8 1 6, p. 69; Musée lapidaire, arcade L. — De Boissieu, p. 269. — Renier, Mélanges d'épigraphie, p. 52. — Henzen, 6944. — Comarmond, Description, p. 309, pi, 8; Notice, p. 113. — Monfai.con, Musée lapidaire, p. 20 — Bernard, Le Temple d'Auguste, 1863, p. 99. — Wilmanns, 1269. — Dissard, Catalogue, p. 97.
Tiberio Antistio, Fausti filio, Qiiirina, Marciano, domo Circina, praefeclo coborti H Hispanae, tribuno legionis XV Apollinaris piae fidelis , praefecto alae Sulpiciae civium Romanorum , secunditm mandata Imperatorum dominorum nostrorum duorum integerrimo abstinentissimoque procuratori, ires provinciae Galliae, primo umquam equiti Romano a censibus accipiendis ad aram Caesarum statuant equestrem ponendam censuerunt.
Traduction de Renier :
« A Tiberius Antistius Marcianus, fils de Faustus Antistius; de « de la tribu Quirina, originaire de Circina, préfet de la cohorte 11° « Hispana, tribun de la légion XVe Apollinaris pia fidelis, préfet « de l'aile Sulpicia de citoyens romains, lequel, se conformant « aux ordres des empereurs nos maîtres les deux Augustes, « a exercé avec une très grande intégrité et un très grand désin- « téressement les fonctions de procurateur.
« Au premier chevalier romain qui ait jamais été chargé de « faire le recensement, les trois provinces de la Gaule ont décidé « qu'une statue équestre serait élevée auprès de l'autel des Césars ».
Circina, la patrie d'Antistius, ou, suivant l'orthographe la plus usitée, Cercina et Cercinna, actuellement Kerkenah, est une île de la côte orientale de la province d'Afrique, où existait une ville du même nom. Elle constituait, au temps de Pline, une petite cité libre qui a eu plus tard ses évêques, dont un est appelé dans un document du cinquième siècle episcopus Circinitamis .
Les deux empereurs mentionnés comme régnant ensemble ne peuvent être que Septime Sévère et Caracalla , ce qui reporte l'érection du monument à la période comprise entre les années 198 et 209. De même que notre personnage, Septime Sévère était lui-même originaire d'Afrique ; né à Leptis, il était presque son compatriote.
La fonction remplie par Antistius après la procuratelle de la Lyonnaise a été celle de censiteur de la même province , et l'inscription nous apprend ce fait important qu'il fut le premier chevalier romain à qui ait été confiée cette charge, jusque là réservée exclusivement à des sénateurs. C'est donc dans la période ci-dessus indiquée que la mission de faire le recensement a commencé à être donnée à des chevaliers ; cela était conforme à la politique de Septime Sévère de restreindre au profit des chevaliers les attributions du sénat ; Marc Aurèle. au contraire, s'était efforcé de les élargir. Il va sans dire que les censiteurs de rang équestre n'avaient pas le même titre que les censiteurs de rang sénatorial. Ceux-cî étaient légats de l'empereur : legaii Augusti ad censiis accipiendos; les chevaliers n'avaient que le titre de procurateur: procurator Augusti ad census accipiendos ou, comme ici, censibus accipiendis.
C'est en témoignage de l'intégrité et du désintéressement apportés par Antistius dans l'exercice de ses fonctions de procurateur de la Lyonnaise que lui fut décerné par l'assemblée des trois Gaules l'honneur d'une statue équestre près de l'autel des Césars. L'assemblée des Gaules avait, en effet, indépendamment de ses attributions religieuses, une compétence politique; elle avait le droit de juger la conduite des hauts fonctionnaires qu'envoyaient les empereurs dans les trois provinces ; de leur décerner des récompenses et de leur infliger des blâmes ; mais on sait aussi qu'il ne lui était guère possible d'user de ce droit autrement que nous le lui voyons faire ici , c'est-à-dire par des actes d'approbation et de flatterie. En honorant d'une statue la modération
FONCTIONS ÉQUESTRES 1 6e,
d'Antistius dans ses fonctions de procurateur provincial, elle aura voulu surtout sans doute l'engager à la même réserve dans ses fonctions de censiteur.
Antistius avait débuté par les grades militaires de préfet de cohorte, de tribun légionnaire et de préfet de cavalerie. Ainsi que pour la carrière sénatoriale, un service militaire préparatoire paraît avoir été d'obligation pour la carrière procura torienne. Tandis que les aspirants aux fonctions sénatoriales satisfaisaient d'ordinaire plus ou moins rigoureusement à cette obligation par le tribunat légionnaire, les trois grades ci-dessus rappelés devaient être avec ou sans exceptions remplis par les aspirants aux fonctions de procurateur, et, parce que ces grades conféraient tous le rang de chevalier, on les appelait militiae équestres et aussi très militiae équestres (Renier. Mèl. d'épigr., p. 239). A partir de Septime Sévère, furent ajoutés aux milices équestres le grade de primipile et même celui de centurion ordinaire, et alors s'établit l'usage de désigner le parcours de ces divers grades par l'expression collective de a militiis (Hirschfeld, Adiu. roui., p. 249, n. 3).
L'ala Sulpicia de citoyens romains n'est connue que par l'inscription de Lyon. Le nom n'est pas entier. Un accident survenu à la pierre a enlevé une partie du mot SVLPIC//AE; mais il n'y a pas place dans la lacune pour plus de deux lettres, ce qui rend la lecture Sulpiciae à peu près certaine. SVLPICIANAE (Bernard, Autel d'Auguste, p. 99) est une lecture fautive.
La découverte, faite dans la Saône, d'une jambe de cheval en bronze postérieurement à la découverte de l'inscription d'Antistius a donné lieu de supposer qu'on possédait un débris de la statue équestre de notre procurateur. Malheureusement, plusieurs autres jambes provenant de différents chevaux de bronze ont été trouvées depuis en divers endroits plus ou moins éloignés de celui de l'extraction du piédestal, et il est plus difficile que jamais de décider quel est celui de ces fragments qui aurait appartenu à la statue équestre d'Antistius, si même aucun lui a appartenu.
l66 FONCTIONS ÉQ.UESTRES
Statue élevée à Timesithée, le futur préfet du prétoire et beau -père de Gordien le Pieux; procurateur de la Lyonnaise et de l'Aquitaine ci la suite de nombreuses autres fonctions équestres, par un Arverne et un Médiomatrique au nom de leurs cités, dont il avait le patronage.
Arcade XXVI. — Piédestal autrefois pourvu d'une base et d'un couronnement aujourd'hui retaillés et affleurés au dé ; trouvé en 1669 vers l'église SAINT- N1ZIER en creusant, dans la partie de la PETITE RUE MERCIÈRE qui est actuellement la partie nord de la rue Mercière, les fondations d'une maison que faisait bâtir l'échevin Roman Thomé, et employé alors dans la construction neuve comme pierre d'angle à l'issue de l'allée sur la cour; apporté de là au Musée en 1858, le 24 février. La maison appartenait, à cette dernière époque, à M. Lempereur et portait le n° 6 ; elle avait appartenu précédemment à M. Ray et à Mme Boursier, qui l'avaient achetée en 1826, et précédemment encore, c'est-à-dire en 1823, à M. Artus Vingtrinier, négociant, le père de M. Vingtrinier, l'actuel Conservateur de la bibliothèque publique de Lyon. A plusieurs reprises, M. Artus Vingtrinier avait offert la pierre pour le Musée, d'abord en 1823 à M. le baron Rambaud alors maire de Lyon, à la seule condition que la Ville se
chargeât de la dépense de l'extraction, ensuite à M. Comarmond. — Hauteur i m. 55; du dé o m. 90, largeur o m. 72.
G fvrio • sabInio aqvilae
TIMESITHEO • PROC • PROV • LVGVD • ET AQVIT • PROC • PROV • ASIAE • IBI • VICE • XX ET • XXXX ITEMQ- VICE • PROCÔS • PROC 5 PROV • BITHYNIAE PONTI • PAPHLAGON
TAM • PATRIMONI QVAM • RAT ■ PRlVATAE IBI • VICE • PROC ■ XXXX • ITEM • VICE • PROC PATRIMON • PROV • BELGIC • ET • DVARM GERMANIAR • IBI • VICE • PRAESID • PROV