‹ Inscriptions antiques (volume 3)Chapitre 39 sur 70 · MISS VS • HOI^STA • MISS · texte numérisé non relu

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L'M et l'A de MANSVETI, l'N et l'E de HONESTA, l'N et le T de DEDICAVERVNT liés en monogrammes; peut-être un accent sur l'A de HONESTA.

Allmer. Revue èpigraphique , II, p. 203; Trion, p. 151. — Dissard, Catalogue, p. 103.

Diis Manibus et memoriae G. Mansuetii Tertii, veterani legionis XXII Primigeniae Piae Fidelis, missi bonestâ missione ex beneficiario procuratoris ; beredes ejus ex Germania Super iore Mansuetia Poppa,

soror, et T. Lib Iustus, veteranus, ponendum curaveruni et sub

ascia dedicaverunt. Heredes curaverunt fieri.

« Aux dieux Mânes et à la mémoire de Gaius Mansuetius « Tertius, vétéran de la légion XXIIe Primigenia Pia Fidelis, libéré « avec le congé honorable ; ses héritiers de la Germanie Supérieure :

« Mansuetia Poppa, sa sœur, et Titus Lib Justus, vétéran, ont

« élevé ce tombeau et l'ont dédié sous Y ascia. — Tombeau élevé « par ses héritiers ».

La légion XXIIe Primigenia, créée par l'empereur Claude, avait été tout de suite attribuée à l'armée de la Germanie Supérieure; elle avait ses cantonnements à Mayence et elle y était encore vers le milieu du troisième siècle sous l'empereur Sévère Alexandre. Il se peut qu'elle ait gagné les surnoms de Pia Fidelis au temps de Domitien pour être restée fidèle pendant le soulèvement d'Antonius Saturninus. Mansuetius Tertius y avait été bénéficiaire du procurateur, c'est-à-dire, comme déjà cela a été expliqué précédemment, le procurateur de la Belgique, qui avait habituellement dans ses attributions les deux Germanies.

Le tombeau a été élevé par ses héritiers : sa sœur Mansuetia Poppa et un vétéran, qui vraisemblablement était le mari de celleci. Ils étaient tous trois originaires de la Germanie Supérieure.

Mansuetius Mansuetia, nom gentilice évidemment formé d'un cognomen.

Epitaphe d'un soldat de la légion Irc Minervia, greffier du procurateur de la Lyonnaise et de l'Aquitaine.

Arcade IV. — Grand bloc quadrangulaire, « trouvé en juin « 1865 dans le lit de la SAONE, rive droite, vis-à-vis la montée « du GREILLON , sous les fondations des anciennes maisons « de BOURGNEUF » (Martin-Daussigny). L'inscription, presque entièrement effacée du côté gauche, est renfermée dans un enca-

drement de moulures. — Hauteur i m. 50, largeur o m. 90; hauteur de la partie encadrée 1 m. 30, largeur o m. 68.

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Martin-Daussigny, n° 1042 de son Registre d'entrées. — Dissard, Catalogue, p. 98.

Diis Manibus et memoriae aetemae nii Oiiarti (?), qui,

probatus annorum XX (?), militavit annis XV M, hastatus

in legione I Minervia factus ex actis procuratoris provinciarum

duarum Lugndunensis et Aquitanicae ; inia Festa conjugi

incomparabili ponendum curavit et sub ascia dedicavit.

« Aux dieux Mânes et et à la mémoire éternelle de nius

« Quartus; entré au service à l'âge de vingt ans, il y est resté

« pendant dix-huit ans et a été centurion hastat dans la

« légion Ire Minervia à la suite de l'emploi de greffier du procu- « rateur des deux provinces Lyonnaise et Aquitanique ; inia

« Festa a élevé ce tombeau à son époux incomparable et l'a dédié « sous Yascia ».

Simple soldat, Quartus avait été détaché à Lyon pour remplir auprès du procurateur de la Lyonnaise et de l'Aquitaine, la fonction désignée ici par les mots ex actis et d'autres fois par ceux de ab actis, ad acta, exactus et même exacta, c'est-à-dire pour être préposé au greffe des actes de ce haut fonctionnaire. Puis, au sortir de cet emploi, qui le classait parmi les principales, il avait été promu au grade de centurion.

S'il ne fût mort prématurément, il aurait, en quittant le service, à supposer qu'il ne fût pas d'une époque antérieure à Septime Sévère, pris rang parmi les chevaliers et été apte à obtenir quelqu'une des procuratelles qui se donnaient aux anciens officiers ayant rempli un ou plusieurs des grades désignés sous le nom de « milices équestres ».

Voir l'inscription suivante.

Épitaphe d'un soldat légionnaire , greffier du procurateur de la Lyonnaise.

Arcade XIX. — Cippe incomplet à droite et dont la base et le couronnement ont été retaillés et affleurés au dé ; autrefois à à SAINT-IRÉNÉE, « dans les murs de la terrasse des GÉNOVÉ- « FAINS » (Artaud); entré au Musée avant 1816. La première ligne de l'inscription était gravée sur le bandeau de la corniche

du couronnement et manque aujourd'hui. — Hauteur i m. 55; du dé o m. 90, largeur o m. 58.

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