‹ Inscriptions antiques (volume 3)Chapitre 40 sur 70 · TES • LIBEROS • HES • CEL · texte numérisé non relu

TES • LIBEROS • HES • CEL

RINIVS • AVGENDVs • e

■o VIR . A • MILL • FRATRI • pli

SSIMO • ET • MATVRnn'

A • PIA • CONIVGI • CA

RISSIMO • FACIEN

DVM • CVRARVNT 15 ET • SVB • ASCIA • DHDICAW

L'X et l'A de EXACT1 à la cinquième ligne, les deux N de ANN à la sixième, l'V et le P et probablement aussi le T et l'I de SVPERs// à la septième, le T et l'R de TRES à la huitième, le premier E et le deuxième D de DEDICAVf à l'avant-dernière, liés en monogrammes.

Artaud, Notice, 1816, p. 44. — De Boissieu, p. 334. — Comarmond, Description, p. 172; Notice, p. 63. — Monfalcon. Supplément à Spon, éd. 1857, p. 306, note Renier; Musée lapidaire, p. 10. — Dissard, Catalogue, p. 99.

Diis Manibus] et memoriae aeternae Celerinii Fidelis, civis Balavi, militis legionis XXX, exacti procuratoris provinciae Lugdunensis,

qui vixit annos XXXX , moriens reliquit snperstites liberos très. Celerinius Augendus, egregius vir a milittis, fratri piissimo, et Maturinia Pia conjugi carissinio faciendum curarunt et snb ascia dedicaverunt.

« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Celerinius « Fidelis. citoyen Batave, soldat de la légion XXX0, greffier « du procurateur de la province Lyonnaise, mort à l'âge de « quarante ans, laissant trois enfants survivants. Celerinius « Augendus. ègrège personne à la suite des milices équestres, à « son excellent frère, et Maturinia Pia à son époux très cher, « ont élevé ce tombeau et l'ont dédié sous Y ascia ».

Déjà l'inscription précédente nous a montré un simple soldat employé comme greffier dans les bureaux du procurateur de la Lyonnaise et l'Aquitaine, celle-ci également nous fait voir un simple soldat remplissant, avant d'avoir reçu Yhonesta missio, le même emploi auprès du procurateur de la Lyonnaise. La légion à laquelle appartenait ce soldat était la XXXe. une des deux qui, à partir d'Hadrien, composaient l'armée de la Germanie Inférieure. Elle résidait à Vetera depuis sa création par Trajan, et. depuis sa création aussi, elle avait le nom à'Ulpia, reçu de son fondateur et que le rédacteur de notre texte, par trop soucieux de laconisme, a omis de lui donner, comme il a peut-être aussi omis, pour le même motif, de joindre l'Aquitaine à la Lyonnaise dans le titre du procurateur. 11 n'y avait ordinairement qu'un seul procurateur pour les deux provinces.

L'épitaphe de Celerinius Fidelis n'est certainement pas antérieure au règne de Septime Sévère; c'est Septime Sévère qui. pour rabaisser l'Ordre sénatorial en élevant l'Ordre équestre, a institué les titres nobiliaires de perfectissimws vir et à'egregitis vir, donnés le premier aux chevaliers pourvus de préfectures, l'autre moins relevé aux chevaliers pourvus de procuratelles ou marquant honorablement de quelque manière soit à l'armée soit dans la

carrière civile. C'est ce même empereur qui a augmenté, en y ajoutant le grade de centurion ordinaire au sortir du service (Hirschfeld, Adm. rom., p. 249), le nombre des milices équestres, qui jusqu'alors ne comprenaient que quatre grades : celui de préfet d'une aile de cavalerie auxiliaire, celui de tribun dans une légion, celui de préfet d'une cohorte d'infanterie auxiliaire et celui de centurion primipile; elles n'étaient même, plus anciennement, qu'au nombre de trois, le grade de primipile n'en faisant d'abord pas partie (Voy. Renier. Mèl. d'cpigr., p. 234. 240).

Le frère de notre défunt, Celerinius Augendus, qualifié a militiis, avait aussi servi, mais n'était pas resté simple soldat; il était arrivé au moins au grade de centurion ordinaire et était devenu, à sa libération, chevalier romain du titre d'egregins vir a militiis.

Remarquer dans l'abréviation A MILL pour a militiis, le pluriel exprimé par le redoublement de la dernière lettre.

L'épitaphe ne manque pas de constater que Fidelis a laissé trois enfants survivants ; c'est qu'en effet c'était non seulement un honneur d'avoir au moins trois enfants, c'était aussi un droit à certains privilèges que la loi reconnaissait sous le nom de jiis trii/m liber or um.

Épitaphe d'un affranchi impérial, préposé à la comptabilité du Quarantième des Gaules.

Arcade XXXVII. — Cippe avec base et couronnement, « extrait « en février 1870 du lit du RHONE, vis-à-vis la place GROLIER »

(Martin-Daussigny). — Hauteur i m. 30: du dé 1 m. 20. largeur o m. 80.

ael ■ FEST • AVGG MB • TABVL • XL galliar ■ AELIVS

5 Mr/'^'NOP/EVS

AVG- LIB POSVIT

Le T et II de FESTI à la seconde ligne, le dernier A et l'E de partbeNOPAEVS à la cinquième, liés en monogrammes.

Gobin. Inscriptions et pierres antiques extraites du lit du Rhône, p. 8. — Martin-Daussigny. n° 1 143 de son Registre d'entrées. — Allmer. dans le Bulletin de corresp. archèol. de Rome. 1870. p. 9s. — Dissard, Catalogue, p. 99.

Diis Manibus Aelii Festi, Augustorum duonini liberti. tabulant quadragesimae Galliar uni. Ael in s Partbenopaeus. Augustorum duorum libertus. posait.

« Aux dieux Mânes d'Aelius Festus. affranchi des deux empe- « reurs, préposé à la comptabilité du Quarantième des Gaules. « Aelius Parthenopaeus, affranchi des deux empereurs, a élevé ce « tombeau ».

Le Quarantième des Gaules était l'impôt de douane; il était, comme le nom l'indique, de deux et demi pour cent et se prélevait sur tout objet de commerce à son entrée dans le pays. Les Gaules formaient, à l'égard de cet impôt, une seule circonscription qui embrassait non seulement les trois Gaules et la Narbonnaise, mais aussi les Alpes Maritimes et même les Alpes Cottiennes.

mais laissait en dehors les Alpes Pennines et les deux Germanies. Une ceinture de bureaux de perception tenus par une Compagnie fermière, les socii quadragesimae, enveloppait ce vaste ensemble. Le centre était à Lyon, où résidait sans doute un procurateur spécial de la quadragesima Galliarum. C'est dans les bureaux de ce procurateur qu'était employé comme préposé à la comptabilité du Quarantième l'affranchi impérial de notre inscription.

Son nom a disparu; mais il était l'affranchi de deux empereurs régnant ensemble, et son tombeau a été élevé par un co-affranchi nommé Aelius. Lui-même par conséquent se nommait aussi Aelius, et les deux empereurs de qui ils avaient reçu l'affranchissement ne peuvent avoir été que Marc Aurèle et Vérus, qui tous deux s'appelaient Aelius et n'ont cessé de faire usage de ce nom qu'après leur avènement.

Dans la province d'Asie , dans celle de Bithynie Pont et Paphlagonie, l'impôt de douane était, comme en Gaule, de deux et demi pour cent. En Espagne, il n'était que de deux pour cent et il s'appelait quinquagesima. La douane des provinces comprises sous le nom d'Illyricum s'appelait pnblicum portorii Illyrici.

Inscription faisant mention d'un esclave de la Société des fermiers du Quarantième des Gaules.

Arcade VI. — Tablette de marbre bordée d'une moulure encadrant l'inscription; trouvée le 23 février 1864 à la FAVORITE,

quartier de TRION, sur chemin du Pont-d'Alaï ; « à Saint-Irénée, « terrain de la Favorite » (Martin-Daussigny). — Hauteur om. 41. largeur o m. 33 ; hauteur de la partie encadrée o m. }}, largeur o m. 25.

TI • IVL • DELO VlTALIS • SOCOR

PVBLXXXX-SER-ET

ameThYstvs • L ■

L'L et l'O de DELO incomplets en haut; l'I de SOCIOR inscrit dans le C ; un accent sur le second O de ce même mot.

Martin-Daussigny, n° 1017 de son Registre d'entrées. — Allmer, dans le Bulletin de corresp. archéolog. de Rome, 1864, p. 53. — Wilmanns, 1399. — Dissard, Catalogue, p. 97.

77. Iulio Delo, Vitalis, sociônim publia quadragesimae servus, et Amefhystus, libertin.

« A Tiberius Julius Delus, Vitalis, esclave de la Société de « l'impôt du Quarantième, et Amethystus, son affranchi ».

Tiberius Julius a les noms de l'empereur Tibère et appartient très vraisemblablement au premier siècle. Une cassure . qui a emporté l'angle supérieur droit de la tablette et le haut des deux dernières lettres de la première ligne, ne permet pas de savoir si la haste de l'L n'était pas prolongée de manière à former le monogramme L I, et si alors Tiberius Julius ne se serait pas appelé Delius plutôt que Delus.

M. Henzen a consacré à notre inscription, dans le Bulletin de Correspondance archéologique de Rome (l. c), un commentaire où il s'est attaché à établir que l'abréviation PVBL est ici celle du mot publicum équivalent de vectigal, comme on lit sur

une inscription de Rome (Fabretti. p. 36) : socioritin publia XXV venalium, et sur des inscriptions du Supplément à Orelli (6648-9) : MI publiai Africae, et aussi, dans un passage de Suétone (Vesp. I), où il est dit que le père de Vespasien avait été receveur de l'impôt du Quarantième dans la province d'Asie : publicum quadragesimae in Asia egit.

Mentionné par une inscription de Lyon, le publicum quadragesimae ne peut être autre chose que le Quarantième des Gaules, bien que le mot Galliarum ne s'y trouve pas. Le bureau central était à Lyon. Tiberius Julius, dont le surnom Delus est de forme servile, était sans doute un des chefs de ce bureau, et ce sera à ce titre que Vitalis, esclave de la Société et peut-être placé sous ses ordres, lui aura élevé un tombeau de concert avec Amethystus.

Quant à celui-ci, qui était un affranchi du défunt, il se comprend de soi qu'il s'appelait Tiberius lulius Amethystus. Si, au contraire, il avait été l'affranchi de la Société, l'inscription n'aurait pas manqué de lui donner ses trois noms. Nous ne savons quel eût été son prénom ; mais son gentilice eût probablement été Publicius.

Épitaphe mentionnant un affranchi impérial, préposé à la comptabilité des mines de fer.

Arcade LX. — Cippe avec base et couronnement, découvert en 1875 dans les travaux de terrassement pour l'établissement de la gare de TRION du chemin de fer de Lyon à Saint-Just. Une ascia

est gravée au-dessus de la corniche sur la face antérieure de l'attique. — Hauteur i m. so ; du dé o m. 88, largeur o m. 55.

D • M VALERI AE ■ I VLl ANES • QVAE V I X !

5 ET • AVRELIAE •

P O M P E I A E QVAE • VlXIT • AN NIS • XV • FILIAB D V L C I S S I M 'o AVREL • CALOCAE

RVS • AVG • LIB • TAB FERRAR • P- C- ET • SVB ASCIA DEDICAVIT

Le second I et le T de VlXIT, à la troisième ligne, liés en un monogramme.

Martin-Daussigny, n° 1217 de son Registre d'entrées. — Allmer. Revue êpigrapbique, I. p. 28g; Trion, p. 37. — Dissard, Catalogue. p. 100.

Dits Manibus Valeriae lulianes, quae vixit a unis V 'Il II, et Aureliae Pompeiae, quae vixit annis XV, filiabus dulcissiinis, Aurelius Calocqerus, Augusii libertus , tabularius ferrariaruin , ponendum curavit et sub ascia dedicavit.

« Aux dieux Mânes de Valeria Juliane, morte à l'âge de neuf « ans, et d' Aurélia Pompeia, morte à l'âge de quinze ans. ses « filles chéries, Aurelius Calocaerus, affranchi impérial, préposé à

« la tenue de la comptabilité de mines de fer, a élevé ce tombeau « et l'a dédié sous l'a scia ».

De même que pour l'impôt du Quarantième, il y avait à Lyon un procurateur spécial chargé de l'administration des mines de fer, non seulement de la Lyonnaise, mais probablement de la Lyonnaise et de l'Aquitaine et peut-être même de toute la Gaule. L'affranchi impérial Aurelius Calocaerus appartenait à cette administration ; il y était , non simple expéditionnaire . mais sans doute chef de service et préposé à la tenue de la comptabilité, poste qui paraît avoir été habituellement donné à des affranchis impériaux. Appianus, le tabularius ration is ferrarianim que nous avons vu dresser une statue au jeune Julius Celsus Maximianus, était un affranchi de l'empereur.

Calocaerus a été l'affranchi de quelqu'un des empereurs de la période Antonine qui ont porté le nom à' Aurelius : Marc Aurèle, Vérus, Commode, Caracalla, Elagabale. Sévère Alexandre.

Une seule de ses deux filles porte le nom à' Aurélia; l'autre était vraisemblablement une fille de sa femme et d'un premier mari appelé Valerius.

Remarquer le gentilice Pompeia employé comme surnom.

Epitaphe d'un tabularius, affranchi de l'empereur Trajan.

Arcade XXXI. — Fragment présentant la moitié supérieure d'un cippe pourvu de son couronnement, trouvé en novembre 1885 à

TRION, sur le côté nord de la tranchée, avec plusieurs autres cippes entiers ou fragmentés, à 40 mètres au levant du pont de la montée de Loyasse. — Hauteur o m. 50, du dé o m. 25, largeur o m. 38.

MEMORIAL M-VLPI-FORTVN<7/7 t7//G-LIB-TABVLAr/7

lllllllllllAlil

Lettres de bonne forme; l'M, au commencement de la seconde ligne, réduite à l'amorce inférieure de son quatrième jambage ; la lettre avant IA, à la quatrième, à un très petit reste de sa partie supérieure, et non reconnaissable.

Allmer, Revue épi graphique , II, p. 177; Trion , p. 11b. — Dissard, Catalogue, p. 100.

Memoriae M. Ulpii Fortuuati, Augusti liberti, tabularii

« A la mémoire de Marcus Ulpius Fortunatus, affranchi de « l'empereur; teneur de livres à la comptabilité de ».

Les noms Marais Ulpius de l'affranchi impérial ici rappelé montrent clairement qu'il était l'affranchi de Trajan. La branche d'administration à laquelle il était attaché comme tabularius, c'est-à-dire teneur de livres de comptabilité, ne peut plus être déterminée à cause de la mutilation du texte.

En général, pendant les deux premiers siècles de l'empire, tous les postes subalternes de l'administration étaient occupés par des affranchis ou des esclaves de l'empereur, et, parmi ces agents subalternes, — abstraction faite des proximi et des adjutores procuratorum, qui avaient une situation à part et privilégiée,

— les tabularii, habituellement des affranchis comme est précisément notre personnage, tenaient le premier rang et avaient à leur suite les dispensatores ou employés de caisse, habituellement des esclaves. Au troisième siècle, à partir de l'organisation militaire du personnel bureaucratique par Septime Sévère, presque tous les services inférieurs administratifs furent remplis par des soldats, puis après les réformes de Dioclétien au commencement du quatrième, par des civils, non plus affranchis ni esclaves, mais de condition libre, et formant alors un fonctionnarisme dans la grande acception, avec une hiérarchie nombreuse et compliquée, un avancement réglé avant tout sur l'ancienneté et des chiffres d'émoluments déterminés (Voir Hirschfeld. Ad m. rom., p. 277 et suiv.).

Fragment faisant mention d'un stationarius.

Arcade XXI. — Partie inférieure d'un autel avec sa base : <\ trouvée en 1847 dans les démolitions du PONT DU CHANGE. « deuxième arche, rive gauche » (Comarmond). — Hauteur o m. 45, largeur o m. 37.

STATIONARIK5 V S L M

De Boissieu, p. 529. — Comarmond, Description, p. 126; Notice,

p. 43. — Monfalcon. Musée, p. 7. — Dissard. Catalogue, p. 99.

Stationarius : le préposé d'un bureau de recette ou d'un relai du cursus publiais ou d'un corps de garde de police.

Autel à Silvain par un porte-clefs de la prison publique de Lyon.

Arcade XXXVI. — Autel avec base et couronnement, servant autrefois « de seuil à une porte dans la rue de TRION » (Artaud). — Hauteur o m. 8s, du dé o m. 40, largeur 0 m. 22.

DEO • sLvANO

AVG TIB • CL • cHRES TVS CLAVIC 5 CARC P LVG

ARAM ET SIG N VM INTER DVOS • ARBO RES CVM Ae 'o DICVLA EX • VO

TO • PO S VI • T si'

L'1 et l'L du mot S1LVANO liés en un monogramme.

Artaud, Notice, 1 8 1 6, p. 74. — De Boissieu, p. 42. — Comarmond, Description, p. 358, pi. 17. — Notice, p. 129. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 23. — Allmer, Revue épigrapbique, I, p. 302; Triou, p. 6. — Dissard, Catalogue, p. 100.

Deo Silvano Augusto , Tib. Claudia s Cbrestus , clavicularius carceris publia Luguduni, aram et signuiu inter duos arbores cuin aedicula ex voto posuit.

« Au dieu Silvain Auguste, Tiberius Claudius Chrestus, porte- « clefs de la prison publique de Lyon, a élevé, en accomplissement « de son vœu, cet autel et la statue du dieu entre deux « arbres, avec cette chapelle ».

Cette inscription porte les traces de l'usage auquel elle a été longtemps affectée. Les trois lignes qui viennent à la suite de la seconde sont tellement effacées qu'elles ne se lisent qu'avec peine. Elles ont donné lieu à des écarts d'imagination fort bizarres. Les lignes quatre et cinq, lues TVSCI V1Q et CARO RIVo, ont réveillé le souvenir du quartier de la vieille Rome de l'époque des Tarquins appelé le viens Toscan, et fait penser à un vicus Toscan Lyonnais. Là, notre dévot à Silvain aurait habité une agréable retraite « embellie par une bienfaisante fontaine, le carus « rivus, répandant sur son passage la fertilité et la fraîcheur », et par le voisinage du gigantesque aqueduc qui fournissait l'eau de ce cher ruisseau! « Cette interprétation », ajoutait-on, « est « conforme aux usages du panthéisme romain ».

C'est peut-être la première fois que se présente en épigraphie l'exemple d'un clavicularius carceris publici en province. Le porteclefs de la prison publique de Lyon paraît avoir été un affranchi et, d'après ses noms, avoir vécu au premier siècle.

Remarquer le mot arbores mis fautivement au masculin.

Rappel des inscriptions contenues dans les paragraphes

précédents.

Ci-dessus n° 20. — Appianus, affranchi de l'empereur: tabutyrius ration is ferrariarum.

Ci-dessus n° 22. — Quintus Marcius Donatianus, corniculaire du procurateur de la Lyonnaise et de l'Aquitaine.

Inscriptions perdues ou non entrées au Musée.

Greffiers :

Greffier du procurateur de la Lyonnaise et de l'Aquitaine. — Anonyme (fragment encore existant, engagé dans le mur nord d'une petite chapelle, dite de SAINT-ALBAN, voisine de l'hospice

de BRON) Qyi • MIL1TAVIT ■ IN ■ legione

annis et post bonestam missionem foetus est ex actis

procuratoris provinciarum iVAR ■ LVGVDVNENs/s et aquitanicae, patri, et ALI • MATRI • PIISSIMa*

Greffier d'un procurateur non désigné. — Pompeius Félix (inscr. encore existante à l'angle nord-ouest d'une maison servant autrefois de cellier chez les PP. RÉCOLLETS, quartier de FOURVIÈRE, et

qui aujourd'hui appartient à M. Brébion; voy. De Boissieu. p. 253) .... exacta procuratoris.

Employé aux écritures du procurateur de la Lyonnaise et de

l'Aquitaine. — Marcus Aurelius (inscr. autrefois à

SA1NT-JUST; voy. De Boissieu, p. 252). Augusti libertus, proxiiiius a memoria, it[em] a co\mmentariis\ procuratoris fisci Asiatici. procuratoris provinciaruiu Lugudun[ensis] et Aquitanicae, affranchi impérial de Marc Aurèle (?).

Teneurs de livres de comptabilités publiques :

Teneur de livres à la comptabilité du Quarantième des Gaules : Quinctius (inscr. autrefois « en ung vas à la place SAINCT NISIER « qui a esté enlevé en faisant le portail nouvel vers Sainct « Sebastien »; voy. De Boissieu. p. 275), Augusti libertus, tabularius XXXX Gal(liarum) affranchi impérial.

Teneur de livres à la même comptabilité. — Firmanus (inscr. autrefois « au coin d'une rue proche de l'église S. GEORGES, vis « à vis la Fontaine »; voy. de Boissieu. p. 255). [XL] Galliarum tabularius.

Teneur de livres au grand bureau. — Rufus (inscr. encore existante, il y a peu d'années, dans la rue des MACCHABÉES, quartier SAINT-JUST, à l'entrée d'un jardin qui est maintenant celui du couvent de Notre-Dame des Victoires ; voy. De Boissieu. p. 460), Caesaris n(ostri) verna. librarius in tabulario majori. .... esclave impérial.

Teneur de livres à une comptabilité non désignée. — Aurelius Hermès (inscr. autrefois « dans l'église de S. ROMAIN, voisine de « celle de S. JEAN »; voy. De Boissieu. p. 255), libertus Augg. dd-nn-, c'est-à-dire Augustorum dominorum nostrorum duorum. tabularius, affranchi probablement de Septime Sévère et Caracalla.

Payeurs :

Payeur d'une administration non désignée. — Felicianus (inscr.

autrefois « devant la porte de SAINT-IRÉNÉE »; voy. deBoissieu. p. 459). Augttsti nostri venta, ex dispensatoribus, esclave impérial.

Employés de l'administration de la Monnaie : Ajusteur. — Nobilis (inscr. autrefois « aux FOSSÉS S. VINCENT « hors les murs », quartier SERIN; voy. De Boissieu, p. 281),

Tibet ii Caesaris Augusti servus. aeqttator moneiae esclave

de l'empereur Tibère.

Employés de l'administration des aqueducs : Ingénieur. — Anonyme (fragment autrefois « en la MAISON DE « GIMBRE, voyeur de la ville »; voy. De Boissieu. p. 529),

a//]GVSTI- L(ibetitis), l(ibmtor), AQ.VARVM [origiiiein per ]

M(illhi) P(assititin) [quoad reperta fuit flu]ENS • CLARA- RECESSIT

AMMA • DEDIT /;o]RATIVS ■

HONESTVS Il paraît s'agir d'un aqueduc dont la prise

d'eau aurait été reculée d'un mille (c'est-à-dire 1,481 mètres) ou de plusieurs milles, et de la donation de cette eau ou de son aqueduc par un particulier dont l'inscription n'a conservé que le surnom et encore incomplet : peut-être Flamtna. Un autre particulier, Horatius (?) Honestus. aurait, de son côté, ajouté quelque chose à cette libéralité. L'ingénieur qui a dirigé le travail était un affranchi impérial.

Employés de l'administration de la poste : Courrier de la cité de Lyon : Marcus Cornélius Rufinus (inscr. au lieu dit la FERRANDIÈRE. près VILLEURBANE ; voy. Revue èpigrapbiqtte. II, p. 228). civis Liigudiiiieitsis. tabellaritis ejusd(em) civitatis

Inscriptions étrangères.

Payeurs :

Payeur du fisc de la province Lyonnaise. — Musicus (inscr. à Rome; voy. De Boissieu. p. 611; Wilmanns, 386), Ti(berii) Caesaris Augusti (servi/ s), dispensator ad fiscmn Gallicum provinciae Lugdunensis, esclave de Tibère.

Payeur des dépenses du cens de la province Lyonnaise. — Protoctetus (inscr. à Rome, Corpus, VI. 8^78), Aug(usti servus), dispensator ad census provinciae Lugdunensis, esclave impérial.

Teneurs de livres :

Teneur de livres à la comptabilité des provinces Lyonnaise et d'Aquitaine. — Marcus Ulpius Gresianus (inscr. en Espagne. Corpus, II, 3235), Aug(usti) libertus, tabularius provinciar(um) Lugudunensis et Aquitanicae , ensuite tabularius provinciae Lusitaniae, affranchi impérial, probablement de Trajan.

Employés de l'administration du Quarantième des Gaules : Contrôleur dans les Alpes Cottiennes, ensuite caissier à Lyon. — Pudens (inscr. à Avigliana dans les Alpes Cottiennes. Corpus, V. 7213), sociorum publia XL servus, contrascriptor finibus Cotiii vovit, arcarius Luguduni solvit libens merito, esclave.

Nous divisons, relativement aux inscriptions de Lyon, l'armée romaine ainsi qu'il suit : i° les troupes cantonnées dans les provinces, c'est-à-dire les légions et les corps auxiliaires . 2° les troupes casernées à Rome, c'est-à-dire les cohortes prétoriennes, les cohortes urbaines et les cohortes des vigiles, 30 l'armée de mer préposée à la garde des côtes de l'Italie, c'est-à-dire les flottes de Misène et de Ravenne.

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