‹ Inscriptions antiques (volume 3)Chapitre 46 sur 70 · ET • MEMORIAE • AE /£ R N A E CONSTANT · texte numérisé non relu

ET • MEMORIAE • AE /£ R N A E CONSTANT

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Le dernier T et l'I de CONSTANTI à la troisième ligne, les deux NN de ANN à la sixième, à la neuvième et à la onzième liés en monogrammes; un accent sur l'A de MEMORIAE et peut-être sur le second A de AETER.NAE.

Allmer, Revue èpigrapbiqitc II, p. 201 ; Trion, p. 144. — Dissard, Catalogue, p. 102.

Diis Manibus et mcmoriàe aeternàe Constautii Celadiani, filii dulcissimi, qui vixit annis V, mensibus VU et Iuliae Celerinae, coniugi incomparabili, quae vixit annis XXIIH, mense I, et cum couiuge vixit sine ulla aninti laesione annis VII. Secundim Constans, miles legionis VIII Augustae , bénéficiai- ius tribuni sexmestris, filio et conjugi et sibi vivus et Constautio Celado filio ponenduni curavil et sub ascia dedicavit.

« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Constantius « Celadianus, son fils tendrement aimé, mort à l'âge de cinq ans « et six mois, et de Julia Celerina, son épouse incomparable, « morte à l'âge de vingt-quatre ans et un mois, après avoir vécu « avec son mari sept ans, sans lui avoir jamais causé aucun « chagrin ; Secundius Constans, soldat de la légion VIIIe Augusta, « bénéficiaire du tribun semestre, à son fils et à son épouse et « pour lui-même, de son vivant, et à Constantius Celadus, son « fils, a élevé ce tombeau et l'a dédié sous Xascia ».

Secundius Constans était bénéficiaire du tribun semestre, ce qui l'élevait au-dessus des simples soldats et le classait parmi les principales. On a eu l'occasion de rappeler (ci-dessus, p. 215) ce qu'étaient les bénéficiaires. Quant au tribunat semestre, c'était une institution de l'empereur Claude (Suétone, Cl. 25J, destinée à faciliter l'accès au rang de chevalier. Des jeunes gens, qui n'étaient nullement désireux de suivre la carrière des armes mais convoitaient d'entrer dans l'ordre équestre, obtenaient de servir pendant six mois comme tribuns surnuméraires dans une légion; contents après cela d'être devenus par ce grade en quelque sorte fictif : militia imagiiiaria, chevaliers romains, ils rentraient dans la vie civile pour y poursuivre avec plus d'éclat la carrière des honneurs municipaux.

Il est remarquable que Secundius Constans a donné à ses fils, non pas son propre gentilice Secundius, mais un gentilice nouveau formé de son surnom ; ses deux fils s'appellent Constanlius. Le prénom du plus jeune apparaît sur la pierre privé de ses premières lettres : . . . LADIAN1 ; mais le surnom de l'aîné, Celadus, permet de compléter avec certitude par Celadianus celui de son jeune frère.

Secundius, Consiautius, cognomens transformés en gentilices.

Epitaphe d'un vétéran de la légion VIIIe Augusta, congédié avec l'honesta missio.

Arcade XLV. — Fragment, incomplet en haut, à gauche et en bas, découvert, en novembre 1885, aux fouilles de TRION, quartier SAINT-JUST, sur le côté nord de la tranchée, à 45 mètres environ au levant du pont de la montée de Loyasse.

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