‹ Inscriptions antiques (volume 3)Chapitre 50 sur 70 · VERA ■ FILIE ■ MATRI ■ PI · texte numérisé non relu

VERA ■ FILIE ■ MATRI ■ PI

ISSIMAE • ET ■ SIBI ■ VIVI 15 PONENDVM • CVRAVE

RVNT ET • SVB ■ ASCIA DEDICAVERVNT

L'N et le premier I de CONIVG1 à la cinquième ligne, les deux N et l'I de ANNIS à la sixième, le T et le second E de VETER à la neuvième, le P et l'R de l'abréviation PR à la dixième, liés en monogrammes.

Bellièvre, Litgdunum priscum, p. 82. — Gruter. 567, 8. — Spon, Recherche, p. 97; éd. 1857, p. 109. — Ménestrier, Prêp., p. 28. — Artaud. Notice 1808, p. 66; Musée lapidaire,

arcade XVIII. — De Boissieu, p. 329. — Comarmond, Description, p. 127; Notice, p. 44. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 7. — Dissard, Catalogue, p. 103.

[Diis Manibi/s] et quieti aeternae Veriniae Ingenuae, libertae quondam et conjngi carissimae, quae vixsit mecum annis XXII, mensibus V, diebus III, sine ulla animi laesura; C. Verecnndinius I rerinus, veteranus legionis XXII Primigeniae Piae Fidelis, conjuxs et patronus, et Verecundiniae : Verina et Vera, filiae, matri piissimae et sibi vivi ponendum curaverunt et sub ascia dedicaverunt.

« Aux dieux Mânes et au repos éternel de Verinia Ingenua. « autrefois mon affranchie et épouse très chère, qui a vécu « avec moi vingt-deux ans, cinq mois et trois jours., sans « m'avoir jamais causé aucun chagrin ; Caius Verecundinius « Verinus, vétéran de la légion XXIIe Primigenia Pia Fidelis, « son mari et patron, et Verecundinia Verina et Verecundinia « Vera. leurs filles, ont élevé à leur épouse et à leur mère et « pour eux-mêmes, de leur vivant, ce tombeau et l'ont dédié « sous Xascia ».

Les noms du vétéran et de sa femme sont évidemment des cognomina transformés en gentilices; mais celui de la femme offre un cas tout à fait remarquable. Etant l'affranchie de son mari : libertae quondam, elle aurait dû recevoir avec l'affranchissement le nom de son patron et s'appeler Verecundinia; au lieu de cela, elle a reçu un nom nouveau formé du surnom Verinus de celui-ci et s'est appelée Verinia.

Epitaphe d'un vétéran de la légion XXII0 dite Pia Fidelis.

Arcade XIII. — Cippe avec base et couronnement; autrefois « auprès de l'église de SAINCT PIERRE LE VIEUX » (Paradin). au quartier SAINT GEORGES, « dans une petite rue qui va de « Saint-Pierre-le-Vieux à la rue des Prêtres, mis à la renverse » (Spon), c'est-à-dire dans la rue de Talaru, d'où il a été transporté au Musée en 1886 (Martin-Daussigny). Une ascia occupe, entre les sigles D M, le milieu de la première ligne de l'inscription. — Hauteur 1 m.; du dé o m. 55, largeur o m. 44.

D :lsci-1 M

ET MEMORIAE AE TERNAE VROGENO NERTI • VET • LEG 5 XXII • P ■ F ACCEPTIA

ACCEPTA • CONIVG/ CARISSIMOT-SIBI-VIVrt P- C • ET • SVB -ASC- DEDz C A V I T

L'E et le T de ET, à la septième ligne, liés en un monogramme.

Paradin, p. 426. — Gruter, 570, 10. — Spon, Recherche, p. 30; éd. 1857, p. 33. — Ménestrier, Histoire cous., pp. 55 et 94. — De Boissieu, p. 330. — Martin -Daussigny, n° 1048 de son Registre d'entrées. — Dissard, Catalogue, p. 103.

Diis Mauibus et memoriae aeternae ; Urogeuio Nerti, veterauo legionis XXII Piae Fidelis ; Acceptia Accepta coujugi carissimo et sibi viva ponendum curavit et sub ascia dedicavit.

« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle; à Urogenius « Nertès, vétéran de la légion XXIIe Pia Fidelis; Acceptia « Accepta a, de son vivant, élevé à son mari et pour elle-même « ce tombeau et l'a dédié sous ïascia ».

Un légionnaire étant nécessairement un citoyen romain, notre vétéran devait s'appeler, non pas du nom celtique Urogeuus. mais du non romanisé Urogeuius, qui d'ailleurs se retrouve à Lyon dans cette forme sur plusieurs autres inscriptions ; Urogeno pour Urogeuio est, si nous ne nous trompons, une faute de gravure. A l'égard de son surnom, l'état de la pierre ne permet pas de reconnaître si la première lettre, maintenant usée en partie, est une N ou un monogramme composé d'un I et d'une N. Nerti, que nous supposons faire au nominatif Nertes, ne répond à aucun mot latin connu. Iuers serait un surnom bien peu honorable pour un soldat. Peut-être faut-il penser encore ici à un nom celtique, dont on rencontre le féminin Nerta sur une inscription de Bordeaux, tandis qu'on le retrouve lui-même en composition sous les formes Nertagus, Nertoutarus et Nertomir, dans des inscriptions à la Souterraine, à Autun et sur les bords du Rhin.

A cause de l'absence du nom de la légion, ici simplement désignée par son numéro, l'inscription paraît être d'une époque à laquelle il n'y avait qu'une légion XXII.

Voir la dissertation consacrée à l'inscription suivante.

Epitaphe d'un vétéran de la légion XXIIe'.

Arcade XIII. — Cippe avec base et couronnement, de provenance non connue. Une ascia occupe, entre les sigles D M, le milieu de la première ligne de l'inscription. — Hauteur i m. 07; du dé o m. 60, largeur o m. 50.

D ^cia M

ET • MEMORIAE

AETERNAE

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