‹ Inscriptions antiques (volume 3)Chapitre 53 sur 70 · MISSI • HONESTA • MISSIO 5 NE- EX-LEGXXX ■ V- V · texte numérisé non relu

MISSI • HONESTA • MISSIO 5 NE- EX-LEGXXX ■ V- V

VERlNIA • MARINA • DO MINO ■ PATRONO • ET • CON î'VGI • KARISSIMO • SIBIQVE VlVA • FECIT ■ ET • VERInI >o VRSA • AETERNVS • MARI

NVSVICTORFILl- PATRI PIENTISSIMO • PONEND CVRAVERVNT • ET • SYB ASCIA • DEDICAVERVNT

Gobin, Inscriptions et pierres antiques extraites dit lit du Rhône, p. 6. — Martin-Daussigny, n° 1036 de son Registre d'entrées. — Dissard, Catalogue, p. 104.

Diis Manihus et memoriae aeternae M. Verinii Ursionis, veterani missi bon esta missione ex legione XXX Ulpia Victrice ; Verinia Marina domino patrono et conjugi karissimo sibique viva fecit, et Verinii : Ursa, Aeternus, Marimis, Victor, filii, patri pientissimo ponendiim cnraverunt et sub ascia dedicaverunt.

« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Marcus « Verinius Ursio, vétéran libéré avec le congé honorable de la « légion XXXe Ulpia Victrix ; Verinia Marina à son maître, patror

« et époux très cher, et pour elle-même de son vivant. Elle et « ses enfants : Verinia Ursa, Verinius Aeternus, Verinius Marinus « et Verinius Victor, ont élevé ce tombeau à leur excellent père « et l'ont dédié sous Xascia ».

11 est remarquable que Verinia Marina, bien qu'affranchie et épouse, donne encore à son mari la qualification de « maître », que cependant elle ne lui devait plus depuis qu'elle n'était plus esclave. De ses quatre enfants, la fille aînée avait reçu un surnom dérivé de celui de son père, le second des fils le surnom même de sa mère, et le dernier un surnom peut-être emprunté à celui de la légion. A l'égard du surnom de la fille pris de celui du père par retour à la forme primitive, il montre, une fois de plus entre quantité d'autres exemples, la fausseté de la prétendue règle d'après laquelle les surnoms auraient habituellement passé des parents aux enfants sous forme diminutive.

Epitaphe d'un soldat thrace libéré de la légion XXXe Ulpia Victrix, dite Pia Fidelis.

Pilastre entre les arcades LVII et LV1II. — Cippe avec base et couronnement, extrait en mars 1886 du puits de TRION, au quartier SAINT-JUST. Sur la partie supérieure, se remarque, entre deux trous de scellement, une cavité circulaire qui contenait autrefois une urne cinéraire recouverte par un ornement faîtier fixé à demeure. Une ascia en creux occupe, entre les sigles D M

de la première ligne de l'inscription, le milieu du bandeau de la corniche. — Hauteur i m.; du dé o m. 50, largeur o m. 39.

D ascia M

L • SEPT • MVCIANI • M • H • M EX-LEG-XXX-V-V-P- F-DOMO PHILIPPOPOLI • QVI • SEXSIES 5 DENOS • ANIMAM ■ SINE

CRIMINE • PERTVL1T • ANNOs L- SEPT • PEREGRlNVS • FlL- ET SECVNDINIA • IVSTA ■ VXOR HER-F ■ C • ET • S • A • D

Les deux N de ANNOS liées en un monogramme.

Allmer. Revue èpigrapbique, II, p. 219; Trion, p. 159. — Dissard, Catalogue, p. 104.

Diis Manibus L. Septimii Muciani, missi honesta missioue ex legione XXX Ulpia Victrice Pia Fidèle, domo Pbilippopoli , qui sexsies denos animam sine crimine pertulit annos, L. Septimius Peregrinus, filins, et Secundinia Iusta nxor, beredes, faciendum curaverunt et sub ascia dedicaverunt.

« Aux dieux Mânes de Lucius Septimius Mucianus, soldat libéré « avec le congé honorable de la légion XXXe Ulpia Vidrix Pia « Fidelis, originaire de Philippopolis, mort à l'âge de soixante ans, « au terme d'une vie sans tache ; Lucius Septimius Peregrinus, « son fils, et Secundinia Justa, son épouse, l'un et l'autre ses « héritiers, ont élevé ce tombeau et l'ont dédié sous Vascia ».

Septimius Mucianus était thrace , originaire de Philippopolis. Ses noms Lucius Septimius, évidemment pris de ceux de Septime

Sévère, semblent indiquer qu'il les aurait reçus avec le droit de cité romaine à son entrée dans la légion. Libéré avec le congé honorable et retiré à Lyon, il y est mort à l'âge de soixante ans:

Sexsies denos animant sine cri mine periulit annos.

Déjà sur l'épitaphe d'un autre soldat de l'armée de la Germanie Inférieure, né aussi à Philippopolis et mort, comme celui-ci, à Lyon (ci-dessus nn 36), nous avons lu ce même vers, non moins faux qu'ici, avec la variante septies denos, et nous avons fait la remarque que ce doit être une copie altérée d'un hexamètre régulier sur lequel on lisait bis denos ou ter denos; on n'avait vu aucun inconvénient à substituer au monosyllabe bis ou ter un des mots septies ou sexsies selon l'âge du défunt à l'épitaphe duquel on voulait l'utiliser.

Septimius Mucianus a laissé pour héritiers sa femme et un fils. Nous allons les retrouver tous deux parmi les inscriptions suivantes sur l'épitaphe de Peregrinus.

L'épitaphe de Mucianus, de même que celle de son compatriote précédemment mentionné, est dédiée sous Yascia, preuve que la dédicace ou la figuration de Yascia sur le tombeau n'est pas la marque certaine d'une nationalité gauloise.

Epitaphe d'un vétéran de la légion XXXe Ulpia Victrix.

Pilastre entre les arcades XVII et XVIII. — Cippe avec base et couronnement, extrait du puits de TRION, au quartier SAINT- JUST, en mars 1886. Trois trous de scellement se voient, au-

dessus de la corniche, au milieu et aux extrémités de la lysis. Une ascia gravée au trait occupe, entre les sigles D M, le milieu de la première ligne de l'inscription. — Hauteur i m. 17; du dé o m. 65, largeur o m. 44.

D ascia M

ET MEMORIAE AETER

M AVRELI IANVARl 5 VETERANI • EX • LEGION

XXX • V • V AVRELIA • PERVINCA LlB EIVS ET HERES PATRO NO PONENDVM CVRA 'o VIT ET SVB ASCIA DEDI

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