‹ Inscriptions antiques (volume 3)Chapitre 60 sur 70 · TROUPES AUXILIAIRES · texte numérisé non relu

TROUPES AUXILIAIRES

Les troupes appelées anxilia. soit corps de cavalerie : alae, soit corps d'infanterie : cohortes, se composaient de sujets de l'empire romain non citoyens, et, sous ce rapport aussi bien que sous celui de la solde et de la durée du temps de service, inférieurs aux légionnaires; elles formaient, à l'égard des légions, une sorte d'armée de seconde classe et, comme le nom l'indique, une armée de secours.

A chaque légion étaient adjoints plusieurs corps auxiliaires sous le commandement chacun d'un praefectus chevalier romain, subordonné lui-même au commandant de la légion à laquelle était attaché le corps placé sous ses ordres. Même les anxilia qui composaient à eux seuls la garnison des provinces procuratoriennes étaient sous le commandement supérieur du chef de l'armée légionnaire la plus voisine.

Le temps de service y était de vingt-cinq ans, au bout desquels la libération n'était accordée que par un décret de l'empereur. A la libération était ordinairement jointe la concession du droit de cité romaine.

4l8 INSCRIPTIONS MILITAIRES

Indépendamment des auxilia ordinaires composés à'alae et de cohortes, il y avait encore une autre classe d'auxilia irréguliers qui formaient comme une troisième partie de l'armée. C'étaient des corps propres à certaines provinces frontières éloignées des cantonnements des légions ou particulièrement exposées, notamment en Occident la Bretagne, la Rétie, les Alpes, la Norique, la Dacie, en Orient la Cappadoce et la Syrie. Ils s'y recrutaient et étaient spécialement affectés à la garde des pays où ils étaient organisés. Ces corps s'appelaient numeri.

Voy. Mommsen, les Milices provinciales, dans V Hermès, XXII, pp. 547 à 558.

Epitaphe faisant mention d'un centurion de la cohorte Ire Germanica.

Pilastre entre les arcades XXIX et XXX. — Cippe avec base et couronnement, brisé en plusieurs fragments ; extrait en mars 1 886 du puits de TRION, quartier SAINT-JUST. Sur la face supérieure existe, entre deux trous de scellement, un loculus circulaire destiné à contenir une urne cinéraire que recouvrait un ornement faîtier fixé à demeure. Dans le fronton de la lysis se voit un croissant en relief et, à l'extrémité de chacune des deux volutes entre lesquelles s'élève ce fronton, un scellement de plomb qui autrefois retenait une décoration en métal. Une ascia en creux

occupe, entre les sigles D M de la première ligne de l'inscription, le milieu du bandeau de la corniche. — Hauteur i m. 22; du dé o m. 63, largeur o m. 41.

D ascia M

L • SEPT • PEREGRINI ADELFI • TRAIANENS/s OC L ATI A • ALEXANDri/î 5 VXSOR • ET • L • SEPT • aie

XANDER • FILIVs • et SECVNDINIA • i usta ' ma TER • MISERA • i// • amis SAM • FILI- DVLCISSIMIPE ■o TATEM ET- M- VALER • SIL

VANVS •> • COH I ■ GER MANICAE ■ in ■ GER • INF CONSOBRIN//5 • paREN TES ■ PARENTI • ////// P • C • ET • SWb -ad

L'I et l'E de PIE. à la fin de la neuvième ligne, liés en un monogramme.

Allmer. Revue êpigrapbiqiie, II, p. 220; Trion, p. 161. — Dissard, Catalogne, p. 10.

Dits Manibus L. Septiinii Peregrini Adelfi, Traianensis, Oclatia Alexandria, uxsor, et L. Septiiuiits Alexander, filins, et Secundinia lusta, mater misera pro amissam filii dulcissimi pietatem, et M. Valerius Silvanus, centurio cobortis I Gennanicae in Germania

Inferiore, consobrinus, parentes parenti carissimo ponendum citraverunt et sut ascia dedicaverunt.

« Aux dieux Mânes de Lucius Septimius Peregrinus Adelfus, « de la colonie Trajane; Oclatia Alexandria, son épouse, et Lucius « Septimius Alexander, son fils, et Secundinia Justa, sa mère, « désolée de la perte de son fils chéri , et Marcus Valerius « Silvanus, centurion de la cohorte Ire Germanica dans la Germanie « Inférieure , son cousin , ont élevé à leur parent très cher ce « tombeau et l'ont dédié sous Y ascia ».

Lucius Septimius Peregrinus était de la colonie fondée par Trajan dans la Germanie Inférieure sous le nom de colonia Trajana, aujourd'hui le village de Kellen, près de Clèves, colonie dont les habitants s'appelaient Trajanenses, de même que les habitants de la colonie Ara Agrippina s'appelaient Agrippinenses . Nous n'avons pas à nous étonner de son second surnom Adelfus en nous rappe-, lant que nous venons d'apprendre par l'inscription précédente que son père. Lucius Septimius Mucianus, ancien soldat retiré à Lyon après avoir servi dans la légion XXXe, cantonnée à Vetera, actuellement Birten, dans l'immédiat voisinage de la colonia Trajana, était thrace et originaire de Philippopolis, c'est-à-dire un pays de langue grecque. C'est aussi par cette même inscription précédente que nous savons les noms de sa mère, Secundinia Justa, dont le dernier manque sur celle-ci. Nous pouvons même, à l'aide des deux épitaphes, reconstituer une généalogie de trois générations sans interruption : i° Le Thrace Lucius Septimius Mucianus, né à Philippopolis, soldat de la légion XXXe Ulpia Victrix, retiré à Lyon après Xhonesta missio et mort à l'âge de soixante ans; sa femme survivante, Secundinia Justa ; — 2° leur fils Lucius Septimius Peregrinus Adelfus, né à Colonia Trajana, marié à Oclatia Alexandria, mort à Lyon avant sa mère ; — 3° leur petit-fils Lucius Septimius Alexander, fils de Peregrinus et d'Alexandria; — enfin un cousin de Peregrinus, Marcus Valerius

Silvanus, centurion d'une cohorte auxiliaire. Cette cohorte, dite ici / Germanica in Germania Inferiore, est peut-être mentionnée pour la première fois avec cette indication. Nous trouvons bien une cohorte / Germanontm civiitm Romanorum attachée, du temps de Trajan, à l'armée de la Germanie Supérieure (C. I. L., III, p. 1151), mais nous ne connaissions pas encore la cohorte Pc Germanica in Germania Inferiore.

L'épitaphe de Peregrinus paraît être tout au plus contemporaine de Septime Sévère ; elle est plus probablement d'une époque postérieure.

Troupes auxiliaires de l'époque post-Coiistauliiiienue.

Epitaphe d'un centenier cataphractaire.

Arcade LIX. — Stèle en pierre tendre, incomplète en bas, terminée en haut par un tableau en champ-levé sur un fond autrefois probablement rempli par une mosaïque ou un ciment de couleur; trouvée au quartier SAINT-PIERRE, « en 1867, dans « la rue LANTERNE, près de la Chapelle Évangelique, dans des « travaux de terrassement pour l'établissement d'un égout » (Martin-Daussigny). L'inscription est renfermée dans un cartouche en retraite pourvu, de chaque côté, d'un appendice en queue d'aronde. — Hauteur 1 m. 10, largeur o m. 70; hauteur du

tableau o m. 50, largeur o m. 65; hauteur du cadre de l'inscription o m. 36, largeur o m. 48, et avec les appendices o m. 60.

ET MEMORIAE AETE RNAE KL INGENVI CENTENARI EX NVM E Q s CATAF SEN QVI VIXIT AN

N P M XXXV CANDIDA C ONIVGI KARISSIMO /AC CVR ET SVB ASC D D

Lettres de forme barbare.

Martin- Daussigny, n° 1085 de son Registre d'entrées. — Allmer, Revue èpigrapUque, II, p. 87. — Dissard, Catalogue, p. 105.

Diis Manibus et memoriae aeternae Klaudii Ingenui, centenarii ex numéro equitum catafractariorum seniorum, qui vixit annos plus minus XXXV ; Candida conjugi karissimo faciendum curavit et sub ascia dedicavit.

« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Klaudius « Ingenuus, centenier du numerus des cavaliers cataphractaires « seniores, mort à l'âge de trente-cinq ans plus ou moins. « Candida a élevé à son époux très cher ce tombeau et l'a « dédié sous X ascia ».

La division des corps de troupes en juniores et en seniores ne se rencontre pas avant la réorganisation de l'armée par Dioclétien et par Constantin ; mais jusqu'à présent on n'avait encore trouvé de numeri postérieurement à cette réorganisation, si ce n'est comme désignation générale (Boecking, p. }} : Qiii numeri per

infrascriptas provincial bàbeantur), que dans les années de Bretagne et de Rétie. La Notice des Dignités, document rédigé au temps d'Arcadius et d'Honorius, c'est-à-dire au début du cinquième siècle, mentionne en Rétie (p. 103) un seul numerus, et en Bretagne (pp. 113, 114) des niimeri en assez grand nombre sans cependant en citer aucun de cataphractaires seniores. En revanche, elle cite une vexillatio de cataphractaires juniores (p. 40) : Item vexillationes.... intra Brittmnias cum vivo spectdbili

comité Britanniarum équités catafraciarii juniores, et elle

indique à Morbium (p. 113) la résidence du praefeetus des cavaliers cataphractaires.

C'est en Bretagne seulement aussi qu'elle nous montre, dans tout l'Occident, des corps de cataphractaires; tous les autres corps appelés de ce nom étaient disséminés en Orient, et il est remarquable que ceux de ces corps dont la nationalité est indiquée étaient composés de Gaulois; ce sont des Albigenses de l'Albigeois, des Ambianenses du pays d'Amiens, ou encore des Biturigenses probablement du pays de Bourges (p. 187). Au contraire, ceux de l'armée de Bretagne peuvent avoir été des Sarmates, l'empereur Marc Aurèle ayant imposé aux lazyges. à la suite de sa victoire sur eux, en 185, l'obligation de fournir aux Romains uri contingent de huit mille cavaliers. La majeure partie de ce contingent était habituellement envoyée en Bretagne (voy. Mommsen, la Conscription, p. 226). C'est donc très vraisemblablement à l'armée de Bretagne qu'appartenait Klaudius Ingenuus, qui, n'ayant que trente-cinq ans environ lorsqu'il est mort, n'était pas libéré du service, mais aura été amené sur le continent à l'occasion de quelque guerre; il résulterait de ce fait, s'il était avéré, qu'il y avait en Bretagne non seulement des cataphractaires juniores, mais aussi des cataphractaires seniores.

Klaudius avait dans son numerus un grade désigné par le titre de centenarius, qui, dans un corps de cavalerie, ne doit pas être pris comme synonyme de « centurion », titre propre à l'infanterie

(voy. Végèce, II, 14), mais doit néanmoins signifier que celui qui le portait commandait cent cavaliers. Même dans la cavalerie, on ne trouve dans les auxilia réguliers, c'est-à-dire les alae, au quatrième siècle, d'après une remarque de M. Jullian (voy. Revue cpigrapbique, II, p. 89), que des décurions, des scsquiplicarii et des duplicarii, mais pas de centenarii. Le titre de centenarius paraît avoir été particulier à l'organisation des numeri equitum.

Les cataphractaires étaient des cavaliers bardés de fer, dont l'armure consistait en lamelles découpées en forme d'écaillés et fixées sur un vêtement de cuir ou de laine s'appliquant au corps de manière à en laisser paraître les formes. Leurs chevaux étaient, comme eux, couverts de fer; hommes et chevaux semblaient, selon l'expression de Salluste, ferrea omni specie. Virgile compare cette armure à des plumes; Ammien Marcellin {22, 15, 16) au dos écaillé d'un crocodile. On voit sur les bas-reliefs de la colonne Trajane des cavaliers cataphractaires; ils font l'effet d'hommes nus couverts d'écaillés excepté au visage et aux mains. Leurs chevaux sont, ainsi qu'eux, entièrement cataphractés.

Des cataphractaires, de ceux qu'on appelait clibanaires à cause sans doute de quelque différence dans la confection de leur armure, étaient employés contre les éléphants. Montés sur des chars attelés de deux chevaux cataphractés, ils s'efforçaient de percer avec de longs épieux, appelés « sarisses », ces redoutables animaux (Végèce, 3, 24).

Végèce (I, 20) nous apprend que jusqu'au temps de Gratien l'infanterie romaine avait été pourvue de casques et de cuirasses, qu'il appelle des « cataphractés »; mais que, par suite du relâchement de la discipline, les soldats, déshabitués de la rudesse des anciennes pratiques militaires, en vinrent à trouver ces armes trop pesantes et qu'à leur prière cet empereur fit fondre d'abord les cataphractés et ensuite les casques, et il s'étonne qu'après tant de désastres essuyés par les années romaines à cause de cette suppression, qui expose nue la poitrine du soldat aux traits de

l'ennemi, l'idée de rendre à l'infanterie ces armes défensives ne fût encore venue à personne.

Le tableau placé au-dessus de l'épitaphe se compose de figures planes gravées au trait, se détachant autrefois sur un fond pourvu d'une garniture en mosaïque ou en stuc de couleur qui l'affleurait aux reliefs. Klaudius y est représenté à cheval, accompagné de deux servants à pied; l'un, enveloppé dans un ample manteau et tenant une épée nue, marche devant conduisant le cheval par la bride; l'autre, vêtu d'une tunique courte et armé d'une lance qu'il porte sur l'épaule et peut-être aussi d'un bouclier, suit par derrière. Klaudius n'est pas vêtu de la cataphracte. 11 porte un casque à crête, une tunique serrée autour des reins et formant à partir de la ceinture un cotillon, terminé un peu au-dessus du genou; il tient une forte lance, dont la longueur dépasse notablement celle de sa monture.

Inscriptions contenues dans les paragraphes précédents.

Ci-dessus n° 24. — Cohorte Ir" Gallica. Timesithée, le préfet du prétoire de Gordien le Pieux, a commencé sa longue et brillante carrière équestre par le grade de praefectus cob(ortis) I Gallic(ae) in Hispania.

Ci-dessus n° 2). — Cohorte IIe Hispana. Tiberius Antistius Marcianus. procurateur de Lyonnaise sous Septime Sévère, a débuté par le grade de praef(ectus) cob(oiiis) II Hispanae.

Ci-dessus n° 2}. — Ala Sulpicia. Le même Tiberius Antistius Marcianus que nous venons de voir, a obtenu, après son premier

grade de préfet de la cohorte IIe Hispana, celui de tribun de la

légion XVe Apollinaris et celui de praefectus alae Sulpic\ia]e

c(ivium) R(omanorum) .

Inscriptions étrangères.

Soldat de la IIIe cohorte de Thraces. — Caius Iulius, C

(inscr. à Cologne ; Mommsen. dans YEpbcmeris, V; Observationes epigraphkac, p. 244), Galeria, Baccus, Luguduni, mil(es) coh(ortis) I Tbracum,

Soldat de la cohorte XXXIIe de volontaires citoyens romains. — Lucius Valerius Félix (inscr. à Mayence ; Mommsen, dans VEpbemeris, V; Observationes epigrapbicae, p. 245), Galeria, Lug(dimi), mil(es) coh(ortis) XXXII vo(limtariorum).

LA GARDE PRETORIENNE

Les cohortes qui composaient la garde prétorienne étaient, sous Auguste, au nombre de neuf. Trois d'entre elles tenaient garnison en divers quartiers de Rome, où elles veillaient à la sûreté du palais ; les autres étaient réparties en Italie, principalement dans les endroits où l'empereur avait des résidences. C'est seulement sous Tibère et à l'instigation de Séjan qu'elles furent toutes réunies

à Rome, dans un camp fortifié situé devant la porte Viminale, concentration qui leur donna une force telle qu'elles purent, pendant près de deux siècles, disposer du trône à leur gré. Vitellius porta leur nombre à seize ; Vespasien le réduisit comme précédemment à neuf, puis ce même prince ou quelqu'un de ses proches successeurs le fixa à dix, et il se maintint définitivement ainsi probablement jusqu'au temps de Constantin, époque à laquelle les cohortes prétoriennes cessèrent d'exister pour faire place aux domestici.

Elles étaient miUiariae equitatae, c'est-à-dire de mille hommes dont un tiers à cheval, et se divisaient en dix centuries comprenant chacune une turme de cavalerie.

Chacune d'elles était sous le commandement d'un tribun et toutes sous celui du préfet du prétoire, praejectus pvactorio, personnage qui, jusqu'au temps de Sévère Alexandre, devait toujours être un chevalier romain. Il y avait ordinairement à la fois deux préfets du prétoire ; il y en eut quelquefois un seul; à partir de Commode il y en eut jusqu'à trois.

Les cohortes prétoriennes étaient exclusivement formées de volontaires citoyens romains , pris , antérieurement à Septime Sévère, en Italie et dans les provinces les plus civilisées ; au contraire, à partir de Septime Sévère, tirés de l'élite des légions, à l'entière exclusion des Italiens et principalement fournis par les pays les plus barbares.

La durée légale du temps de service y était de seize ans, et la solde double de celle des légionnaires.

11 ne faut pas confondre la garde prétorienne avec la garde du corps de l'empereur, composée, pendant tout le premier siècle, de cavaliers esclaves, appelés, des noms de leurs pavs d'origine, Germani ou Batavi; ensuite, et vraisemblablement sous Hadrien, remplacés par des cquites singulares non esclaves.

Les cohortes prétoriennes ne sont rappelées à Lyon que par des inscriptions aujourd'hui perdues.

Inscriptions perdues ou non entrées au Musée.

Soldat de la IIe cohorte. — Caius Iulius Decoratus (tablette de bronze découverte en 1781 au pied du rocher qui domine le quai SAINT-VINCENT; voy. de Boissieu, p. 345), miles cobortis II praetoriae Gordianae Piae Vindicte. L'inscription qui le fait connaître est ce qu'on appelle un diplôme militaire, c'est-à-dire l'extrait à lui délivré d'un acte public par lequel Gordien III avait accordé, le 7 janvier de l'an 243, aux soldats honorablement arrivés au terme du temps de service dans les dix cohortes prétoriennes dites en son honneur Gordianae, la légitimation de leurs mariages avec les femmes avec qui ils avaient contracté union, et le droit de cité romaine pour ces femmes au cas qu'elles ne fussent que de droit pérégrin, et pour les enfants qu'ils avaient d'elles. A cause de son importance, l'inscription mérite d'être rapportée en entier : Imperator Caesar M. Antonius Gordianus Pins Félix Augiistns, pontifex maximus, tribwiicia potestate VI, consul II, pater patriae, proconsul. — Nomina militum qui militavernnt in cohortibus praetoriis Gordiauis decem : I, II, III, III, V, VI, VII, VIII, VIlll, X, Piis Vindicibus, qui pie et fortiter militia functi sunt, jus tribut connubii dumtaxat cum singulis et pri/uis uxoribiis, nt etiam si peregrini juris feminas in inatrinioniio suo junxerint, proiude liberos tollant ac si ex duobus civibus Romanis natos. — A. d. VII idus lanuarias, L. Annio Arriano et C. Cervonio Papo consul ib 11 s — Cobors II praetoria Gordiaua Pia Vindex, C. Iulio, Cf., Decorato, Tiano Sicidino. — Descriptum et recognitum ex tabula aerea quae fixa est in muro post templum divi Augusti ad Minervam.

Iulius Decoratus était de la ville de Campanie appelée Tianum Sicidinum. 11 offre un des rares exemples d'Italiens admis encore dans la garde prétorienne après Septime Sévère.

Soldat de la IIIe cohorte. — Lucius Attellius (inscr. autrefois « à main droite de la porte de l'église d'AINAY »; voy. De Boissieu, p. 353), Cf., Stellatina, miles praetoriamts ex cohorte III.

Soldat de la VIIIe cohorte. — Valens (inscr. autrefois

« à la maison de M. d'Ambournay, à présent appartenant à « M. Tisserand de la Posse; c'est tout proche des PP. Piquepuce « de la GUILLOTIERE » ; ms. De Ruolz-Dissard), Pelagonia, mil(es) coh(ortis) VIII pr(aetoriae).

Valens était de la ville de Pelagonia, dans la partie de la Macédoine appelée du même nom. partie située au nord de la province et voisine de la Thrace.

Page 1