‹ Inscriptions antiques (volume 4)Chapitre 10 sur 276 · C Y T H E 0 V~C CONS · texte numérisé non relu

C Y T H E 0 V~C CONS

De Boissieu, p. 543, en fac-similé. — Comakmond, Description, p. 119. — Le Blant, I. p. 161. pi. n° 43.

(EDERENECEM [0R|5(V(?AREDEMTI

ioYjy/Éovccôûs

Dessin de notre collègue M. Dissard.

Cytbeo vivo clarissimo cou si île.

« sous le consulat de Cytheus clarissime ».

Cetheus, Cethaeus, Citheus, Cytheus, Cithegus, de son vrai nom Cethegus et, de tous ses noms, Flavius (?) Rufius Petronius Nicomachus Cethegus, a été consul d'Occident en 504.

Epitaphe de la reine Carétène, datée du consulat de Messala = 506.

Perdue. — Autrefois au quartier d'AINAY, dans l'église fondée par la reine Carétène elle-même sous le vocable des Anges, remplacée ensuite par celle de Saint-Michel, dans le quartier de ce nom, près d'Ainay.

SCEPTRORVM COLVMEN TERRAE DECVS ET IVBAR ORBIS

HOC ARTVS TVMVLO VVLT CARETENE TEGI QVIN FAMVLAM TV CHRISTE TVAM RERVMQVE POTENTEM

DE MVNDI REGNIS AD TVA REGNA VOCAS 5 THESAVRVM D I T E M FELICI FINE S E C V T A M

FOTIS PAVPERIBVS QVEM DEDIT ILLA DEO I A M DVDVM CASTVM CASTIGANS ASPERA CORPVS

DELITVIT VESTIS M V R I C E SVB RVTILO OCCVLVIT LAETO IEIVNIA SOBRIA VVLTV 10 SECRETEQVE DEDIT REGIA MEMBRA CRVCI

PRINCIPIS EXCELSI CVRAS PARTITA M A R I T I

ADIVNCTO REXIT C V L M I N A CONSILIO PRAECLARAM SOBOLEM DVLCESQVE GAVISA NEPOTES

AD VERAM DOCTOS SOLLICITARE FIDEM 15 DOTIBVS H I S POLLENS SVBLIMI MENTE SVBIRE

NON SPREVIT SACRVM POST D I A D E M A IVGVM CEDAT ODORIFERIS QVONDAM DOIVIINATA SABAEIS

EX P ET 1 1 T MIRVM QVAE S A L 0 M 0 N I S OPVS CONDIDIT HAEC TEMPLVM PRAESENS QVOD PERSONAT ORBE 20 ANGELICISQVE DEDIT LIMINA CELSA CHORIS

LAXATVRA REOS REGI QVAE SAEPE FEREBAT

HAS OFFERRE PRECES NVNC TIBI CHRISTE POTEST QVAM POST DECIMVM RAPVIT MORS INVIDA LVSTRVM

ACCEPIT MELIOR TVNC SINE FINE DIES 25 IAMQVE BIS OCTONA SEPTEMBREM LVCE MOVEBAT

NOMEN MESSALAE CONSVLIS ANNVS AGENS

Du Chesne, Hist. Francorum scriptores, I, p. 514. — Ménestrier.

Hist. consulaire, p. 190. — Colonia, Histoire littéraire, 1" partie, p. 292. — De Boissieu, p. 572. — Le Blant, I, p. 69.

Sceptrorum columen, terrae dénis, et jubar orbis,

Hoc artus tumulo vult Caretene tegi, Qiiin famulam, tu Cbriste, tuain rerumque poteiitem.

De 111 midi regnis ad tua régna voeas, 5 Thesaunim ditem felici fine secutam,

Fotis pauperibus, qiiem dédit Ma Deo.

lam duduin, castum casiigans aspera corpus,

Delituit vestis murice sub rutilo ; Occuluit laeto jejunia sobria vultu 10 Secreteque dédit regia membra cruci.

Principis excelsi curas partita mariti,

Adjuncto rexit culmina consilio, Praeclaram sobolem dulcesque gavisa nepotes

Ad veram doctos sollicitare fidem .

1 ? Dotibus bis pollens, sublimi mente subire

Non sprevit sacrum post diadema juguin ; Cedat odoriferis quondam dominata Sabaeis

Expetiit mirum quae Salomonis opus; Condidit haec templum praesens quod personat orbe 20 Angelicisque dédit limiiia cclsa eboris.

Laxatura reos régi quae saepe ferebat

H as offere preces nu ne tibi, Cbriste, potest. Qiiam post decimum rapuit mors invida lustrum

Accepit melior tune sine fine dies,

2 5 Jamque bis octona septembre m luce movebat

Nomen Messalae cou su lis an nu s agens.

« Appui du sceptre, ornement de la terre, splendeur rayonnante « sur l'univers, Carétène s'est préparé ce tombeau. De cette « puissante souveraine, Christ! tu as fait ta servante; tu l'as

« appelée de son royaume mondain à ton royaume céleste, où « elle a suivi, dans une fin heureuse, le riche trésor que, par le « soulagement des pauvres, elle a apporté à Dieu. Depuis long- « temps, châtiant son chaste corps, elle portait de rudes vêtements « cachés sous la pourpre éclatante, et, le visage toujours souriant, « observait des jeûnes rigides et livrait secrètement sa royale « chair à d'austères pratiques de pénitence. Partageant les soucis « du très haut prince, son mari, elle l'aidait par ses conseils à « diriger les affaires de l'Etat, heureuse d'entraîner vers la vraie « foi, dans laquelle ils s'instruisaient, ses enfants et petits- « enfants. Brillante de tant de dons, elle ne dédaigna pas, sous « l'impulsion d'une inspiration sublime, de déposer le diadème pour « se soumettre au joug spirituel. S'efface devant elle la reine des « Sabéens parfumés, qui autrefois vint admirer le merveilleux « ouvrage de Salomon ! Carétène a fondé ce présent temple, dont « la voûte retentit de l'harmonie des cantiques, et l'a dédié au « chœur des Anges. Elle peut maintenant t'offrir, ô Christ, ces « prières que si souvent elle présentait au roi pour l'acquittement « des accusés.

« Lorsque, son dixième lustre déjà rempli, la mort envieuse l'a « ravie et qu'un jour meilleur et sans fin l'a reçue, l'année « marquée du nom du consul Messala franchissait le seizième « jour de septembre ».

Flavius Messala a été consul en 506.

Carétène, morte, cette année, câgée d'un peu plus de dix lustres, c'est-à-dire d'un peu plus de cinquante ans, était donc née un peu avant 456. L'histoire étant muette sur son compte et l'épitaphe ne donnant pas le nom de son mari, il y a à rechercher de quel roi elle a été l'épouse.

Elle n'a pas pu être l'épouse de Gunther, mort en 436, une vingtaine d'années avant qu'elle fût née et alors que les Burgondes étaient encore sur les bords du Rhin; elle n'a pas pu être l'épouse du second roi burgonde, Gondeuch mort en 463, ni celle non

plus du troisième roi, Hilpéric Ier mort en 474; elle n'avait à la mort de Gondeuch qu'environ huit ans, et à la mort d'Hilpéric qu'environ dix-neuf ans ; de plus, l'allusion à l'arianisme de son mari, contenue dans le passage de l'épitaphe où il est dit que, tout en partageant avec le roi les soucis du gouvernement, elle était heureuse d'entraîner ses enfants et petits-enfants dans le chemin de la vraie foi, manquerait de vérité à l'égard d'Hilpéric, qui était catholique. Elle ne peut donc avoir été la femme que d'un des quatre fils de Gondeuch, et c'est ce que reconnaît, de son côté, de Boissieu dans la savante dissertation par lui consacrée à l'épitaphe de Carétène, où tout d'abord il élimine trois des quatre frères: Gondebaud, parce que, dit-il, on l'aurait expressément désigné par son nom et non pas vaguement par l'expression d'excelsi/s prùiceps; Godegisèle et Godomar, parce qu'ils n'ont pas laissé d'enfants et que probablement ils ne furent pas mariés ; il s'arrête par conséquent au quatrième frère, c'est-à-dire à Chilpéric 11.

Cette opinion s'accorde toutefois aussi mal que possible avec le récit de Grégoire de Tours : que, dès les premiers temps de l'avènement des quatre fils de Gondeuch, Chilpéric et sa femme périrent misérablement, lui la tête tranchée, elle précipitée dans le Rhône, une pierre au cou. Rien dans l'épitaphe ne laisse apparaître le souvenir d'une mort violente ; bien au contraire, il s'y trouve un formel témoignage d'une fin douce et heureuse, et le début Sceptroritm columna et jubar orbis nous montre une reine entourée de puissance et de gloire. Le fait certain que Carétène habitait Lyon, puisque c'est à Lyon qu'avait été construite patelle l'église où elle fut enterrée, s'accorde très mal aussi avec la supposition qu'elle aurait été la femme de Chilpéric II ; ce prince n'a pu régner que comme roi vassal sous la suzeraineté de son frère aîné et alors dans une partie du royaume autre que celle qui avait Lyon pour capitale. Il est vrai que De Boissieu dit que, lors du partage des Etats burgondes entre les fils de Gondeuch, Chilpéric eût pour sa part le Lyonnais et vint régner à Lyon, mais il est clair

qu'il confond le neveu avec l'oncle, Chilpéric II avec Hilpéric I", roi vassal à Genève dans les dernières années du vivant de Gondeuch son frère et, après la mort de celui-ci et jusqu'à sa propre mort en 474, roi de toute la Burgondie, en résidence à Lyon. Carétène n'a donc pas plus été la femme de Chilpéric II que d'Hilpéric Ier, et il ne reste d'autre prince à lui donner pour mari que Gondebaud, roi de 474 a s 1 6, et dont l'épouse, au dire de Grégoire de Tours, était d'une grande piété. L'objection que Gondebaud aurait dû être nommé dans I'épitaphe est de peu de valeur ; il se comprend très bien que, dans un texte destiné à prendre place dans une église catholique, on n'ait pas voulu insérer le nom d'un arien et qu'on ait intentionnellement employé une expression vague qui le désignait suffisamment tout en dispensant de mentionner son nom. L'opinion qui fait de Carétène la femme de Gondebaud est celle de Duchesne, de Valois, de Pagi, de Troya, de Pétigny et, parmi les Allemands, de Grimm, de Derirchsweiler, de Jahne ; avec elle se trouvent être d'accord les données fournies par l'inscription aussi bien que par l'histoire : la convenance d'âge, la résidence à Lyon, les marques de la souveraineté, le règne glorieux et long, la différence des croyances du mari et de l'épouse, le zèle de celle-ci à pousser vers la foi véritable ses enfants : Sigismond et Godomar, et ses petits-enfants : Sigéric et Suavegotha le fils et la fille de Sigismond, enfin une mort paisible et douce.

D'après M. Jahne (II, p. 37 et suiv.), on ne saurait penser au fils de Sigismond comme dulcis nepos, encore « trop jeune, puisque « son père ne s'était marié qu'en 494 », et il propose d'interpréter la phrase praeclaram sobolem dulcesque gavisa nepotes ad veram doctos sollicitare fidem dans ce sens que « Carétène se réjouissait « d'enfants et de nièces habiles à solliciter les conversions à la vraie « foi »; les nièces seraient les filles de Chilpéric II : Clotilde et Sedeleuba, celle-ci religieuse fervente, Clotilde dont les sollicitations avaient converti Clovis et avec lui la nation des Francs. Mais, outre que cette interprétation oblige à admettre une construction

de phrase dont la subtilité contrasterait avec le reste, il nous paraît invraisemblable au plus haut degré, impossible même, que l'épitaphe veuille dire que Carétène, femme de Gondebaud, se serait réjouie d'un zèle de conversion qui avait attiré sur son mari le plus grand malheur de son règne, la guerre désastreuse de l'an 500, où, vaincu par Clovis, il avait failli perdre la vie et ses Etats, avait été forcé de se reconnaître tributaire du roi franc, et après laquelle il n'était parvenu à recouvrer son royaume, encore non entièrement, qu'au prix d'une lutte fratricide. Les dulces nepotes sont simplement les enfants de Sigismond, qui certainement, leur père étant déjà acquis au catholicisme, étaient élevés dans la loi catholique, bien qu'ils ne l'aient embrassée publiquement qu'en 516 ou 517, après la mort de Gondebaud.

La piété de Carétène ne s'en est pas tenue à des efforts de prosélytisme ; « obéissant à une inspiration sublime », dit son épitaphe, « elle n'a pas dédaigné de déposer le diadème pour se « soumettre au joug spirituel ». c'est-à-dire embrasser la vie religieuse.

L'église qu'elle a construite et dédiée aux Anges et où elle a été déposée, est l'église Saint-Michel, aujourd'hui détruite, mais dont le souvenir subsiste par son nom conservé à l'endroit qu'elle occupait dans le quartier d'Ainay. Un manuscrit d'Artaud (actuellement en la possession de notre collègue M. Dissard), relatif à la découverte faite, de son temps, d'une partie des fondations de cette église, contient un renseignement curieux : « Là se trouvent « les traces d'un ancien cimetière, et quelques gens du voisinage « racontent qu'on y a déterré, il y a près de 40 ans, un tom- « beau en marbre qu'on appelait le Tombeau de la Reine ».

M. Le Blant n'hésite pas à considérer l'épitaphe de Carétène comme faite postérieurement à sa mort et à en attribuer la composition au poète Fortunat, à cause de la fin de vers sine fine dies qui se retrouve dans plusieurs morceaux du même poète. La précision, l'exactitude et l'abondance des détails qu'elle contient,

la réticence relative au nom du roi , semblent indiquer plutôt , ainsi que le pense M. Jahne, une inscription contemporaine. Gondebaud, mort en si 6, a survécu dix ans à sa femme.

Epitaphe de Susane, datée de la seconde année après le consulat de Messala = 508.

Arcade XXXII. — Epaisse tablette, de provenance non connue, (De Boissieu). — Hauteur o m. 35, largeur o m. 59.

IN HOC TVMVO REQVIESCIT BONE MEMO RIAE S V S A NE QVAE VIXIT A N N V S XX PENETENTIA CONSECVTANI EST OBIET IN PACE S V h d i A E KL OC 5 /"ÔBRTs PC CONS ITERVM MESALE

Te C 0 Ni

De Boissieu, p. 578. — Comarmond, Description, p. 189. — Le Blant, Inscr. ebret. de la Gaule, I, p. 144. pi. n° 35.

I NHOCTVMVOREQVIE SUT BONE MEMC RlAEW5ANfc"aVAEVIxiTANNV5 XXPENETfNTIACONSFCVTAN ES ToBl ET INPACESV ^ E lt C 0 c pBR LS P(C0N5lTERVfAMEiAk?

V C C O Nj

Dessin de M. Djssard. La pierre est très fruste au milieu.

In hoc laniii(l)o vequiescit bone memoriae Susane, quae vixit annus XX (et) penetentiam consecuta est; obiet in pace sub diae halendas octobris post consul a tu m iteruni Mesale viri clarissimi consulis.

« Dans ce tombeau repose Susane de bonne mémoire, qui a « vécu vingt ans et, après avoir obtenu la pénitence, est morte en « paix le jour des calendes d'octobre (ie'' octobre), la seconde « année après le consulat de Mesala clarissime ».

Messala ayant été consul en 506, la seconde année après celle de son consulat répond à 508.

Les deux années qui ont suivi le consulat de Messala ne sont cependant pas restées sans consuls en Occident. Un Venantius, dit quelquefois junior en distinction du Venantius de 484, a été consul en =507, et un autre Venantius encore, dit aussi junior et plus explicitement alius junior, en 508, mais en raison des événements contemporains sont tous deux demeurés inconnus dans les royaumes franc et burgonde (Voy. de Rossi, I, pp. 420, 424, 608).

En 507. malgré les tentatives conciliatrices du roi d'Italie, la paix est rompue entre les Francs et les Visigoths. Clovis, qui a pris hypocritement pour prétexte de la guerre son zèle catholique, a pour associé le roi arien Gondebaud, déterminé sans doute à cette alliance par l'espoir de rentrer, par l'aide des Francs, en possession de sa ville forte d'Avignon et de la Provence méridionale, que, dans l'embarras de ses affaires en l'an 300, il s'est laissé enlever par Théodoric et que celui-ci a ensuite données aux Visigoths, déjà maîtres depuis 476 de ce qui avait appartenu aux Burgondes à la droite du Rhône. On sait le résultat. Clovis, vainqueur à Vouillé, s'est emparé en S07 et 508, puissamment aidé par les Burgondes, des deux Aquitaines, de la Novempopulanie et de la Narbonnaise Première, après quoi les alliés, conduits par Thierry, fils aîné de Clovis, et par Gondebaud, accompagné de

ses fils Sigismond et Godomar, sont entrés dans la Provence; mais il s'en faut maintenant de beaucoup que les Burgondes reçoivent des Francs un aussi efficace secours que celui qu'ils leur ont fourni, car, entre autres faits d'armes, ce sont eux qui, en so8. Gondebaud à leur tête, ont enlevé Narbonne aux Visigoths. Arles, défendue par un général ostrogoth, résiste à tous leurs efforts, et tandis que, à peu près abandonnés des Francs, ils s'acharnent vainement à un siège qui traîne en longueur depuis deux ans, une armée du roi d'Italie envahit et ravage en 509 tout le sud de la Burgondie, leur fait subir dans un combat décisif livré devant la ville en 510 une défaite désastreuse, et, poursuivant sa victoire, reprend, à l'exception de Toulouse, toute la Narbonnaise Première. Puis, est alors conclu un traité qui reconnaît à Clovis ce qui lui reste de sa conquête : Toulouse, la Novempopulanie et les deux Aquitaines. Quant aux Burgondes, ils rentrent simplement dans leurs limites, et plus affaiblis qu'auparavant; ils n'ont pu reprendre ni Avignon, ni aucune partie de la Provence, dont la restitution était vraisemblablement le prix convenu de leur alliance ; ils ont pour maigre et unique dédommagement la récupération du Vivarais. Vis-à-vis de Clovis, accru de presque tout le- royaume d'Aquitaine et devenu un plus dangereux voisin que les Visigoths, Gondebaud est dans une situation précaire : son royaume est à la merci des Francs, et il n'a d'appui contre eux que le vain prestige du nom romain et l'intérêt de Théodoric à empêcher qu'ils ne s'agrandissent davantage.

11 est plus que jamais d'une extrême importance pour la domination des Goths d'avoir par la Gaule une communication assurée entre leurs deux royaumes des deux péninsules. La Provence à la gauche du Rhône est retenue par les Ostrogoths et annexée à l'Italie; la Septimanie est jointe à l'Espagne, restée aux Visigoths.

Le jeune fils d'Alaric II étant en minorité, Théodoric réunit en ses puissantes mains jusqu'à sa mort, c'est-à-dire jusqu'en 526, les deux Etats : l'Italie comme roi vassal de l'empire, l'Espagne comme roi indépendant.

Susaiie, nom juif ou persan ; tumiio = tumiilo, par faute de gravure; au uns — aniios; obiet = obiit; sub diae = sitb die.

Penetentia consecutam est = penitentiam consecuta est; peut-être faut-il lire PENETENTIA/// CONSECVTrt AN//o 1 EST; Susane aurait fait pénitence toute l'année qui a précédé sa mort.

Epitaphe de Saraga . . . , datée de l'année après le consulat d'Importunus = 510.

Arcade XXXII. — Tablette de marbre, très ornée, brisée en « plusieurs fragments; « trouvée récemment (1816) à SAINTw JUST, dans une tombe grossière » (Artaud). — Hauteur o m. 43, largeur o m. 59.

HIC C V I V s in hoc

C 0 N D V N / h r 1» c N B R A SEPVLCHRo

SARAGA III II II VS EST NoMINE QVIC

V M o M n ib u s

5 ETAPVToMnes 0 V I X I T A

V T NOMINis $«i V 0 C A B o L u m VITAE Kl E R I T I S C o M M E N D A R E T Q V I VIXIT ANNoS oBIIT

Mil NoNAS DECEMBRIS 10 PoST CoNSoLATo INPoR

TVN o V V "C~C L E X X X X

Artaud, Notice 1816, p. 19. — De Boissieu, p. 578, en facsimilé et plus complète qu'aujourd'hui : ligne 1, HIC CVIVS IN

HOC; 7, MERITIS. — Comarmond, Description, p. 97. — Le Blant. Inscriptions chrétiennes delà Gaule, I, p. 137, pi. n° 38.

Dans toutes les transcriptions, omission du chiffre XXXX intercalé dans les ornements qui courent au-dessous du texte.

PuiccvivfiNH 0 à^Z^yQ

C'oNOVN

Page 1