K~T S E P T E M BRIS Â V I E N
Spon, Recherche, p. 65, 66. — Maffei, Gall. ant., p. 93. — Ménestrier, Hist. cous., p. 204. — Artaud, Notice 1816, p. 30. — De Boissieu , p. 567. — Comarmond, Description, p. 124. — Le Béant, I, p. 147, pi. n° 49, ligne I, TVMVLON.
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Dessin 'de notre collègue M. Dissard : à gauche du texte, en
bordure dans la marge, une rosace entre deux colombes sur un rinceau; dans la marge à droite, une bordure festonnée.
/// hoc titmulo requiiscet bonne memoriae Tbalasia, qui vixiit annus XI; obiit in pace VUU kalendas scptembris, Avieno [viro clarissimo consule] .
« Dans ce tombeau repose Thalasia de bonne mémoire, qui a « vécu onze ans ; elle est morte en paix le 9 des calendes de « septembre (24 août), sous le consulat d'Avienus clarissime ».
L'absence de la fin du texte ne permet pas de savoir si l'Avienus mentionné est le consul de 501 ou celui de 502 ou même celui de 450. Son nom, dans ce dernier cas, devait être accompagné du nom de l'empereur Valentinien. et, dans le second des deux autres cas, de l'épithète junior.
Tbalasia, nom tiré du grec et n'indiquant nullement, à l'époque, la condition d'esclave ou d'affranchie.
Requiiscet = requiescit, avec i pour e et e pour i.
Qui vixiit annus = quae vixit annos, plutôt fautivement que par retour à l'aucienne figure de l'E exprimé par II.
Cj/// = VUU , avec emploi de l'épisème (Sav, déjà rencontré.
Fragment anonyme, daté du nom d'un consul qualifié junior = 502.
Arcade XXXII. — Tablette de marbre, fragmentée du côté droit,
et de provenance inconnue. — Hauteur o m. 25, largeur o m. 38.
IN HOC TOMVLO Hequieseit
BONAE MEMORIAE
QVI VIXIT IN PACE A»» ...obiil
DIAE IDV lANVARIAi
5 IVNIORE VVCON
Artaud, Notice, 1816, p. 30. — De Boissieu, p. 594. — Comarmond, Description, p. 122; Notice, p. 42. — Le Blant, Inscr. ebrèt. de la Gaule, I, p. 164, pi. n° 57.
IN HO C TOMVIOR BONAE ME MORUE aviVIXITlNPACEA DlAElDVIAMVARfA/ IVNIO REVVCOl/
Dessin de notre collègue M. Dissard : la lettre à la tin de la troisième ligne, incertaine, peut-être une M, peut-être plutôt un A suivi d'une N.
/// hoc tomulo requiescit bonae memoriae a[mios .... ; obiit] diae idu(s) januarias, (clarissimo) cou suie.
. , qui vixit in pace juniore viro
« Dans ce tombeau repose de bonne mémoire, qui
« a vécu en paix ans; il est mort le jour des ides de janvier
« (8 janvier), sous le consulat de junior clarissime ».
Plusieurs consuls apparaissent, aux cinquième et sixième siècles, avec la désignation distinctive de junior : Basilius junior (Caeciua Decius Maximus Basilius) en 480; Faustus junior (Flavius Probus Faustus) en 490; Avienus junior (Flavius Avienus) en 502; Venantius junior en 507; Venantius alius junior (Decius Marins
Venantius Basilius) en 508 ; Boethius junior (Manlius Anicius Severinus Boethius) en s 10; Probus junior en 525; Decius junior en 529; Paulinus junior (Flavius Decius Paulinus) en 534; Basilius junior (Flavius Anicius Faustus Albiuus Basilius) en 541. Mais si on élimine de ce nombre comme non promulgués dans les Etats burgondes les deux Venantius de S07 et de 508, Boethius de 510, Probus de 525, Decius de 529 et, de plus, Basilius de 541 dont le consulat et la longue série post-consulaire sont demeurés complètement inconnus à Lyon, il ne reste plus que les consuls Basilius de 480, Faustus de 490, Avienus de 502 et Paulinus de 534. De Basilius et de Faustus, les inscriptions de Lyon ni d'aucune autre localité de la Gaule ne nous fournissent d'exemple; de Paulinus, nous n'avons d'exemples que par postconsulats. Nous avons donc attribué par probabilité, mais sans une certitude entière, le présent fragment au consulat d'Avienus junior de 502, qui nous procure un anneau chronologique commode pour parler des lois de Gondebaud.
Gondebaud, bien qu'affermi dans sa domination par la mort de son frère Godegisèle et réunissant sous son autorité unique toutes les parties de la Burgondie, sent bien à quel point la désaffection de la population romaine, de beaucoup la plus nombreuse, excitée contre lui par le clergé catholique jusqu'à souhaiter son renversement et la conquête du pays par les Francs, est un danger pour le royaume, et il s'applique, par des lois plus favorables, par sa tolérance et une déférence telle envers les évêques qu'il semble être lui-même catholique plutôt qu'arien, à enlever à ses sujets romains tout motif réel de se dire opprimés dans leurs intérêts matériels ou dans leur croyance. En soi et en 502, c'est-à-dire tout de suite après son relèvement, il édicté plusieurs lois : la lex Burgundionum et la lex Romana, par lesquelles il s'efforce d'établir l'égalité entre tous sans distinction de nationalité, en réduisant d'une manière notable les avantages des nouveaux ou des derniers
partageants burgondes avec les propriétaires romains (voir ci-après à l'an 517), et, en ce qui concerne particulièrement la population romaine, restée soumise au droit romain, en réprimant la vénalité des juges, en réglant la marche des procédures et en limitant les exigences du fisc. Ces lois ont été préparées dans des assemblées générales des comtes et des grands de la Burgondie, et celle dite Constitutio prima est signée par trente et un comtes qui sont ceux des villes qui suivent : Lyon, Autun, Langres, Châlon, Nevers, Vienne, Genève, Grenoble, Die, Valence, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Vaison, Orange, Carpentras, Cavaillon, Apt, Gap, Sisteron, Embrun, Moutiers-de-Tarantaise, Martigny, Besançon, Avenches; puis encore, outre ces vingt-trois villes qui sont en même temps sièges de comtés et d'évêchés, huit autres, qui . bien que non épiscopales, étaient des chefs-lieux de comtés : Mâcon et Dijon dans la Lyonnaise Première, Sion dans les Alpes Pennines, Nyon, Iverdun, Portsur-Saône, Soleure, Mandeure dans la Maxima Sequanorum. Ces trente et un noms de villes qui accompagnent les signatures des comtes permettent de juger de l'étendue du royaume et en même temps des pertes subies; on n'y voit figurer ni Saint-Paulien, ni Antérieu, ni Aps, c'est-à-dire ni le Velay, ni le Gévaudan, ni le Vivarais, enlevés par les Visigoths en 476, ni aucune des villes situées au midi de la Durance , prises toutes aussi cette même année 476 par les Visigoths, ensuite récupérées vers 494, puis reprises encore avec Avignon en deçà de la Durance en 300 par les Ostrogoths, des mains de qui les Visigoths les ont reçues.
C'est vraisemblablement en 501 ou peu après que se place la restauration par Gondebaud de la ville et des murailles de Genève, constatée relativement à la ville par le texte d'une Notice postérieure des Provinces et Cités de la Gaule (Duchesne, Scr. Franc, hist., I, 1 s) : Civitas Genaveiisimn qitae mine Geneva a Gundebado rege Burgundionum restaurata, et, d'une manière plus précise à l'égard des murailles, par une inscription actuellement au musée de Genève, précédemment placée au-dessus d'une porte de la ville,
dite Porte du Bourg-de-Four; on y lit en grandes lettres « de quatre « pouces de haut » (copie de M. Hirschfeld, C, XII, 2643) :
«////JOBADVS REX CLEMENTISSî/////s . . . . EMOLVMENTO PROPRi'O...
....SPATIO MVLT/'/>LICATo . . .
Genève, présume M. Jahne (II, p. 169), avait sans doute reçu, en 500, pendant la courte domination franco-burgonde de Godegisèle, une garnison de troupes franques et n'avait pas été reprise sans résistance.
Epitaphe d'Ursus, datée de l'année après le consulat d'Avienus junior = 503.
Arcade XXXII. — Tablette de marbre découverte en juillet 1855, place SA1NT-IRENEE, « dans la fondation d'une maison appar- « tenant à M. Teste, située près de l'église Saint-Irénée » (Daussigny). — Hauteur o m. 20, largeur o m. 37.
+ I N HOC TVMVLO RE QVIESCIT BoNEME MoRIVS VRSVS QVI VI XIT IN PACE ANNVS XLV oBIIT"iriÀTp"c~ABIENI IVN V~C0N
Daussigny, n° 851 de son Registre d'entrées. — Le Blant, Inscr.
cbrèt. de la Gaule, \, p. 152, pi. n" 40; Epigrapbie chrétienne, p. 17.
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Q.V1E.TCI T60NEM E Mofc.IVjV RJV5 QVlVI X J T IJN PAC E A N NVJ" XW
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Dessin de notre collègue M. Dissard.
/// hoc titmulo requiescit bonememorius Ursus, qui vixit in pace annus XLV; obiit halendas januarias post consulatum Abieni junioris viri (clarissimi) comulis.
« Dans ce tombeau repose Ursus de bonne mémoire, qui a « vécu en paix quarante-cinq ans; il est mort le jour des calendes « de janvier (rr janvier), l'année après le consulat d'Avienus « junior clarissime ».
Flavianus ou plutôt Flavius (De Rossi, p. 608) Avienus junior a été consul d'Occident en 502; Probus, son collègue d'Orient, est resté inconnu en Occident. L'année après le consulat d'Avienus junior répond donc à l'an 503.
Le consul de cette année 503 était Volusianus pour l'Occident et employé seul toute l'année. L'inscription de Lyon étant du Ier janvier, il se comprend qu'on n'y ait pas eu encore connaissance de la nomination du nouveau consul et qu'on n'ait pu dater autrement que par le nom du consul de l'année précédente : post consulatum Avieni junioris.
Bonememorius, barbarisme déjà rencontré.
Annus = annos.
Abieni = Avieni, par confusion déjà vue plusieurs fois du b et du v.
Premier exemple sur les inscriptions de Lyon de la croix en
tête du texte; près d'un demi-siècle s'écoulera avant un second.
Fragment anonyme d'une épitaphe en vers, datée du consulat de Cytheus = 504.
Arcade XXXII. — Fragment d'une table de marbre, de provenance non connue. — Hauteur o m. 16, largeur o m. 2 1 .
EDERENECEM
ORIS CVRA REDEMTI
/ FLEN D / NI AN V