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Martin-Daussigny, n° 802 de son Registre d'entrées. — Le Blant, II, p. 556, pi. n° 537.
Dessin de notre collègue M. Dissard : au-dessus et au-dessous du texte, un rinceau de pampre; dans la marge à droite et tourné vers l'inscription, un vase entre deux colombes.
Hic requiescit innocens(J), valde et omnibus car a, infautula iiomine Diones condedimus qnam in hoc sepulcbro; quae vixit in pace annos (ou menses) sex, menus dies X; obiit in pace die Vlll kalendas septembres, o viro clarissimo consule.
« Dans ce tombeau repose, déposée par nous, une innocente « enfant, très chérie de tous, nommée Diones, morte en paix à « l'âge de six ans (ou six mois) moins dix jours, le 8 des calendes « de septembre (2 s août), sous le consulat de . . .us clarissime ».
Réduit à sa dernière lettre, le nom du consul dont était datée cette épitaphe n'est pas restituable.
Les consuls dont le nom se terminait en us et a été promulgué à Lyon dans la seconde moitié du cinquième siècle ou pendant le cours du sixième sont en beaucoup trop grand nombre pour qu'il soit possible de s'arrêter à aucun ; tout ce qu'il est permis de dire, c'est que l'inscription n'est pas postérieure à 540, année du consulat de Justinus, le dernier des consuls qui apparaissent dans les dates des inscriptions de Lyon. Après 540, on n'a plus daté que par post-consulats, et ce n'est pas le cas ici.
En 526, après trente-trois ans de règne, a fini Théodoric le Grand, laissant à un petit-fils en bas âge, Athalaric, son royaume, composé de l'Italie, de la Provence, de la Rétie, du Norique (?), de la Pannonie et de la partie occidentale de l'Illyrie. La régence est tenue par Amalasonte, sa fille, qui gouverne pour le jeune prince avec les qualités d'un grand roi et dans un sens favorable aux Romains, mais après la mort de son fils, en 534, est emprisonnée et tuée par son parent Théodat, qu'elle a fait monter sur le trône et dont le crime fournit à l'empereur Justinien un prétexte pour reconquérir l'Italie par les armes de Bélisaire (536 à 340) et de Narsès (552); celui-ci, après en avoir de nouveau fait une province romaine et l'avoir gouvernée pendant quinze ans avec le titre de duc, en y ramenant tous les abus de la
rapacité administrative des Romains, la livrera, en 568, aux Lombards par ressentiment d'une insulte reçue de la cour de Constantinople.
Dès 539, la Provence a fait retour à la Burgondie franque; Vitigès, successeur de Théodat, en guerre avec Constantinople, a acheté, au prix de cette cession, du roi d'Ostrasie Théodebert, une alliance, que le perfide roi des Francs a en même temps vendue à l'empereur. Une armée burgonde, envoyée en Italie au secours de celui-ci, mais avec ordre secret de se joindre aux Goths, y périt misérablement.
Diones, exemple d'un nom mythologique porté encore au milieu du sixième siècle.
Condedit = condidit.
Qiii = quae.
Menus = minus.
La partie de l'épitaphe qui précède la mention de l'âge était peut-être en vers ou intentionnée d'un désir de versification.
Epitaphe anonyme, datée d'un post- consulat de Justinus et peut-être d'une indiction = après 540.
Non entrée au Musée. — Épaisse table de pierre retaillée et diminuée de près de moitié à droite et ornée, sur son bord gauche retaillé en biseau, d'un large rinceau qui paraît être du onzième siècle; extraite en 18S7 de la pyramide qui forme le couronnement
du clocher de l'église d'AINAY et déposée alors dans le jardin du presbytère. — Hauteur o m. 55, largeur 0 m. 40.
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L'I au commencement de la cinquième ligne, mutilé à sa partie supérieure, incertain, peut-être un T.
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