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Dessin de notre collègue M. Dissard, d'après le nôtre.
Le Blant, France littéraire, 2\ novembre 1857 — Inscr. chrét, de la Gaule, II, p. sss. pi. n° S27.
/// hoc tumolo requiescit boue memoriae S diacunus, qui
vixit in pace a nu us LX. . .; obiit tertio (?) halendas agustas
post consulatum Iustini viri clarissimi consulis, i\ndictione (?)
« Dans ce tombeau repose S de bonne mémoire, diacre,
« qui a vécu en paix soixante (?) ans et est mort le 3 des calendes
IOÔ INSCRIPTIONS CHRÉTIENNES
« d'août (30 juillet) ans après le consulat de Justinus Claris*
« sime, indiction ».
Le nombre des années après le consulat de Justinus et le nombre des indictions manquant à la fois, il n'est pas possible de reconstituer la date de cette épitaphe ; quant au quantième du mois, si la lettre que nous supposons un I au commencement de la cinquième ligne était un T, il y aurait à substituer au mot tertio, l'un des mots quarto, quinto ou sexto et il s'agirait du 29, du 28 ou du 27 juillet.
Après 534. année du consulat de Paulinus junior, le dernier des consuls d'Occident, on s'est remis, à la suite d'une abstention systématique poursuivie presque sans interruption pendant au moins quarante ans, à dater dans la Gaule par les noms des consuls d'Orient jusqu'en 541, année du consulat de Basile, le dernier particulier qui ait été consul. Le nom de celui-ci a alors ouvert une série de post-consulats employée dans tout l'ancien empire romain et qui a duré, à Vienne par exemple, jusque dans les premières années du cinquième siècle. A Lyon, au contraire, et seulement à Lyon et dans quelques localités voisines de Lyon, le nom de Basile est resté comme inconnu, et c'est celui de Justinus (Flavius Justinus), consul en 540, qui a été seul en usage et a fourni une ère de post-consulats non moins longue , peut-être plus longue encore, que celle de Basile. On n'est pas jusqu'à présent parvenu à connaître la raison de ce fait extrêmement singulier.
Pour ce qui est de l'indiction, si c'est d'elle qu'il s'agit à la suite de la mention consulaire, ce serait sa première apparition sur les inscriptions de Lyon. La lecture étant très douteuse, nous renvoyons à plus loin, à I'épitaphe d'Eugenis de l'an S4S, le commentaire à ce sujet.
Tu moto = tumulo. Diacunus = diaconus. Annus = a 11 nos. Agustas = augustas, déformation devenue, à ce qu'il paraît, habituelle et qui devait répondre au langage.
Epitaphe de Necteria, datée de l'année après le Justinus = 541.
Perdue. — « Découverte avec quelques autres sur la montagne « de SAINT- IRENÉE ; au bas de l'inscription, l'on a gravé une « croix d'où sortent deux traits fleuronnés qui vont former un peu « plus bas de chaque côté une espèce de fleur ronde à six feuilles » (Journal de Trévoux); Lugduni ad S. Irenaeum (Maffei).
IN HOC TVMVLO REQ VIISCET BONAE M E M 0 R IAE NECTERIA QVI VIXIT ANNOS XXV OBIIT IN PACE PRIDIE KAL M A I A S PC I VST I N I
Journal de Trévoux, 1731, p. 1619. — Maffei, Gall. ant., p. 94. — De Boissieu, p. 484. — Le Blant, I, p. 109.
In hoc tumitlo requiiscet bonae memoriae Necteria, qui vixit annos XXV; obiit in pace pridie halendas maias, post consulatum lustini.
« Dans ce tombeau repose Necteria de bonne mémoire, qui a « vécu vingt-cinq ans; elle est morte en paix la veille des calendes « de mai (30 avril), l'année après le consulat de Justinus ».
Flavius Justinus a été consul en 540; l'année après son consulat
répond donc à 541. Le consul de 54 1 était Basile : Flavius Anicius Faustus Albinus Basilius, simplement dit ordinairement Basilius.
Il vient d'être expliqué qu'après Basilius junior consul en 541, on n'a plus daté pendant longtemps que par post-consulats et qu'à Lyon et dans quelques localités voisines, par exemple à Saint-Laurent-de-Mures, à Trept. à Luzinay, et pour une raison qu'on ne connaît pas, on s'est servi, non pas des post-consulats de Basile, mais de ceux de Justinus consul en S40. C'est conformément à cela que l'épitaphe de Necteria est datée du premier post-consulat de Justinus au lieu d'être datée du consulat de Basile.
Il y a aussi eu deux manières de supputer les post-consulats, l'une appelée le modi/s Marcellinianus et la seule officielle, qui excluait du compte l'année du consulat ; l'autre le modus Vidorianus, qui n'a pas commencé avant 566 et n'a jamais été officiellement reconnue; elle comprenait l'année du consulat comme premier post-consulat.
A Lyon, le mode marcellinien paraît avoir été seul usité.
Le nom lui vient de celui du comte d'Illyrie Marcellin, contemporain de l'empereur Justinien et auteur, comme on sait, d'une Chronique faisant suite à celle de saint Jérôme. Le mode victorien doit le sien à celui de l'évêque Victor, de Tunes en Afrique, qui avait composé une Chronique universelle, dont il ne nous reste qu'un fragment de 544 à 566.
Reqitiiscet = reqiiiescit.
Oiti = quae.
Necteria (Nectarea, Nedaria), nom pouvant être considéré comme emprunté à la mythologie.
Pour la formule in pace, qui s'est déjà rencontrée maintes fois et habituellement depuis le milieu du cinquième siècle, voir plus loin aux inscriptions non datées.
Fragment anonyme, daté de la cinquième année après le consulat de Justinus = 545.
Arcade XXXII. — Fragment de provenance non connue, entré au Musée en 1860 (Daussigny). — Hauteur o m. 22. largeur o m. 14.
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