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Martin-Daussigny, n" 945 de son Registre d'entrées.
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Dessin de notre collègue M. Dissard : au-dessous du texte, un rinceau.
/// hoc tumulo requiescit bonae memoriae , qui vixit amios ;
obiit nouas? V posl consulatum Justini
IIO INSCRIPTIONS CHRÉTIENNES
« Dans ce tombeau repose de bonne mémoire, qui a
« vécu ans ; il est mort le jour des nones de ,
« cinq ans après le consulat de Justinus ».
La cinquième année après le consulat de Justinus répond à l'an 545.
Epitaphe d'Eugenis, datée de la cinquième année après le consulat de Justinus, indiction huitième
Non entrée au Musée. — Tablette de marbre dans la crypte de SAINT-IRÉNÉE (De Boissieu). — Hauteur et largeur o m. 25.
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De Boissieu, p. 582 en fac-similé. — Le Blant, I, p. 79, pi. 25.
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Dessin de M. Dissard, d'après celui de Perrin dans De Boissieu.
/// hoc tumolo requiiscil boue memoriae Eugenis, iiinox, qui vixit annis y III; obiit septimo kalendas ianuarias, V [post] consulat uni Ins/iiii, indictione octava.
« Dans ce tombeau repose Eugenis de bonne mémoire, inno- « cente enfant, qui a vécu huit ans; elle est morte le 7 des « calendes de janvier (26 décembre), la cinquième année après « le consulat de Justinus. indiction huitième ».
C'est la première fois que l'indiction apparaît d'une manière certaine sur les inscriptions de Lyon ; mais le plus ancien exemple en Gaule est fourni par une inscription de Vézeronce, aux environs de Vienne, de l'an 491 (Allmer, Inscr. de tienne, IV, p. 268; voy. Le Blant, Inscriptions chrétiennes de la Gaule, I, pp. X et XI) :
Aisberga transiet d(ie) If/I h(alendas) dec(embres), ind(ic-
iione) XV, Olibrio juniore cuns(ule), « Aisberga est morte
« le 4 des calendes de décembre (28 novembre), indiction quin- « zième, sous le consulat d'Olibrius junior ». Le consulat de Flavius Anicius Olybrius junior, consul d'Orient et seul, répond à l'an 491.
On sait que l'indiction était une période de quinze ans, dont chaque année, appelée abusivement de ce nom, partait du 1" septembre. L'indiction huitième, marquée sur l'inscription de Lyon, est celle qui avait commencé le Ier septembre de 544 pour finir la veille de pareil jour en 545. Le 26 décembre, date de la mort de la jeune Eugenis, appartiendrait donc à l'année 544 répondant au quatrième post-consulat de Justinus, non au cinquième. C'est d'après cela que M. Le Blant a rectifié l'erreur probable du texte en substituant aux sigles V CON qu'il interprète par v(iri clarissimi) con(sulis) et qui, dit-il, auraient dû suivre, non pas précéder le nom du consul, la correction i'V p. CON, c'est-à-dire quater post consulatuin. Il se peut cependant que ce soit l'indiction qui pèche, parce que c'est très souvent qu'il en
est ainsi et qu'il est beaucoup plus grave de corriger un consulat qu'une indiction, alors surtout que, l'introduction de celle-ci dans les dates étant une mesure nouvelle, on pouvait n'être pas encore familiarisé avec son emploi.
Il n'y avait que huit ans que l'empereur Justinien avait prescrit par une ordonnance du 31 août 537, encore existante, la triple indication, dans les dates officielles, de l'année du règne de l'empereur, du nom des consuls et de l'année indictionnelle (Mommsen, Das romiscb-germanische Herrscherjahr, p. 54). Le royaume burgonde étant alors sous la domination des Francs, on n'eût pas à y tenir compte de l'ordonnance en ce qui concerne le rappel du nom de l'empereur et l'année de son règne, mais la mention de l'indiction à la suite du nom consulaire ne tarde pas à s'y montrer à peu près régulièrement.
Si nous ne nous trompons, ce serait bien en 545 que serait morte Eugenis, la cinquième année après le consulat de Justinus : V [p.] CON IVST1NI, mais pendant l'indiction neuvième, non la huitième.
In hoc timuilo requiescit, formule initiale qui depuis les dernières années du cinquième siècle est devenue habituelle à Lyon en remplacement de celle précédemment employée d'une manière non moins ordinaire, hic jacet ou hic requiescit.
Tu moto = tumulo.
Requiiscit - = requiescit.
Qid = quae.
O plus petit, particularité épigraphique qui devient très fréquente.
Eugenis, nom probablement féminin plutôt qu'à corriger en Eugenes, qui serait un nom masculin.
Epitaphe de Firmus, datée de la sixième année après le consulat de Justinus , indiction neuvième = ^46.
Arcade XXXII. — Tablette de pierre, découverte à f OBSER- VANCE en 1847 (De Boissieu), rive droite de la SAONE. — Hauteur o m. 35, largeur o m. 30.
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