‹ Inscriptions antiques (volume 4)Chapitre 15 sur 276 · ENS QVI VIXIT ANNVS · texte numérisé non relu

ENS QVI VIXIT ANNVS

. . Il ET DIES XX OBIIT 5 in PACE S E P T E M o k septem

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De Boissieu, p. 58s. — Comarmond, Description, p. 13 3; Notice, p. 46. — Le Blant, I, p. 80, pi. n° 27.

"Vl IVLOR^ l\TBO NAtNE MVSINNO X)T"ANMV5 X\XOBllT J E M

Dessin de notre collègue M. Dissard : la pierre partagée en deux.

/// hoc tiimulo requiescit bonae memoriae Firnius, iiiiiocens, qui vixit aiuu/s . .II et dies XX ; obiit in pace septein[o kalendas septemb]ris, VI post consulat il m Justin i viri clarissimi, indictione noua.

« Dans ce tombeau repose Firnius de bonne mémoire, innocent « enfant, qui a vécu .... ans et vingt jours ; il est mort en paix « le 7 des calendes de septembre (26 août), la sixième année « après le consulat de Justinus clarissime, indiction neuvième ».

Le sixième post-consulat de Justinus répond à l'an 546, la neuvième indiction à l'annuité qui a couru du 1" septembre 54s à pareil jour de 546. Il faut, pour que l'épitaphe appartienne à la fois au sixième post-consulat de Justinus et à la neuvième indiction que Firmus soit mort le 26 août : sepiem[o kalendas septemb]risr de 546; car s'il était mort en septembre, octobre, novembre ou décembre, il s'agirait de l'an 545 et alors, contrairement au texte, du cinquième post-consulat du consul de 540.

Annus = annos. Scptemo = septimo.

Epitaphe d'Aurélien, évêque d'Arles, datée de la onzième année après le consulat de Justinus, indiction quatorzième = ss 1 .

Perdue. — Epitaphe sur marbre, une de celles qui ont été relevées dans l'église de SAINT-NIZIER , dans la Recherche de l'année 1108. Elle est la troisième dans l'ordre du procès-verbal,

et était près de celle de saint Sacerdos : Item consequenter , propc altare S. SacerdoHs, invenimus tmiibam S. Aureliani., prout in script itra in marmoreo lapide superposita, comprehensa apparebat.

Plusieurs lignes à la fin de la partie métrique n'avaient pu être lues : et sequuntur plures versus qui, propter fracturant marmoris. legi non possuni.

La dernière ligne était tout en bas : in margine tuinuli.

ORBIS CELSA GRAVI VEXANTVR C V L M I N A LAPSV

VRBIS CRIMINA VTI FLVMINA CLARA RVVNT DAMNAQVE R E R V M NVNC P0SITARVIV1 MORTE PATESCVNT

CVM SIBI SVBLATIS M Y S T I C A DICTA TENENT 5 GEMMA POLORVM ETIAM PLEBIS LAMENTA RESVLTANT

CONSOLITI PASTVS DOGMATA SANCTA DOCENT QVO PROBAT AMISSVM POPVLORVM E PECTORE PLANCTVM

HEV DECVS HEV NIMIVM AVRELIANE TVVM PONTIFICIS CLARO FVLSERVNT DOGMATA CVLTV 10 CVMQVE ARELAS MAGNO M V N E R E LAETA FVIT

HIC ANIMAM SANCTAM EVECTAM CONSORTIA COELI

QVAS HINC CORPORIBVS LAXAT ABIRE DEVS ERGO OMNES RECTE CAPIVNT SOLAMINA DEMPTI

QVOS VIDES MERITIS ASTRA SVBISSE POLI 15 NON RETINET MVNDVS ARCTANTIS IVRA SEPVLCHRI

QVEM RECIPIT SVMMi DEXTERA CELSA DEI NEC QVOQVE VENTVRIS MORIETVR NOMINE SECLIS

VIVERE QVEM SEMPER INCLYTA DICTA DOCENT PRAECEPIT HEV CVRSVM NVMERVS QVINQVENNIA Q.VINQ.VE 20 ET TRIBVS ADIECTIS METAS VOLVENTIBVS ANNIS

DESERVIT FRAGILEM TERRENI CORPORIS VSVM HIC SENIBVS LINQVENS P R I M A E V 0 TEMPORE F 0 R M A M ILLIC SVSCIPIENS AETERNO A IVDICE VITAM POLLICITAM PLECTENS REDDENTIS PROEMIA CHRIS Tl 25 QVISQVIS SOLLICITVS LVSTRAS MONVMENTA DOLORVM

HIC PARILEM SORTEM INGEMIS IPSE TVA M

OBIIT XVI KAL IVLIARVM VNDECIES PT9 IVSTINI INDICTIONE Xllll

Severt, Cbronologia historien , I, p. 191. — Aetasanct., III, juin, p. m. — Art de vérifier les dates, I, p. 360. — Journal des

Mb INSCRIPTIONS CHRETIENNES

Savants, février, 1770, p. 108. — De Boissieu, p. 586. — Le Blant. Inscriptions chrétiennes de la Gante, I. p. 54.

Orbis celsa gravi vexantnr culmina lapsu,

Urbis crimina iitiflttmina clora rtitint, Damnaqite reritm nunc positarum morte patescunt

Cum sibi sublatis mystica dicta tenait S Gemma polornm etiain plebis lamenta résultant

Consoliti paslus dogmata sancta docent Otto probat amissum populornm e pectore planctnm

Heu decus, heu nimium Au relia ne tu 11 m Pontifias claro fulserunt dogmata ail tu 10 Cumque Arelas magno munere laetafuit

Hic animam sauctam evectam consortia coeli

Qjias bine corporibits taxât abire Deus. Ergo omnes recte capiunt solamina dempti

Qjios vides meritis astra subisse poli, 15 Non retinet mundus arctautis jura sepulcbri

Quem recipit summi dextera celsa Dei Nec quoque venturis morietur nomine seclis

Vivere quem semper inclyta dicta docent. Praecepit heu cursum numerus quiuqueuuia quiuque 20 Et tribus adjectis metas volve ntib us a unis Deseruit fragilem terreni corporis usum, Hic senibus l in q tiens primaevo lempore forma m Illic suscipiens aelerno a judice vitain Pollicitam plectens reddentis proania Christi. 25 Qjiisquis sollicitus lustras mouumenta dolorum

Hic parilem sortent ingemis ipse tuant

Obiit XVI liai juliaruiii uudecics post consulat 11 m Jttstini indictione Xli/I.

Les phrases de cette longue pièce de vers sont tellement interrompues par la faute, soit de la rédaction, soit plus vraisemblablement des copies, qu'on y aperçoit moins des pensées formulées que des intentions à peine saisissables.

« Les combles élevés du ciel se renversent vers leur chute, les « crimes de la ville (?) s'écoulent comme les brillants fleuves, et « l'inanité des choses, apaisées par la mort, apparaît au grand jour, « lorsque, leur étant enlevés ceux qui, par l'enseignement des « paroles mystiques, leur distribuaient la nourriture habituelle des « saints dogmes, les peuples font retentir leurs lamentations jusqu'à « l'étoile du pôle, montrant combien est douloureuse la perte qu'ils « ont faite en celui qu'ils pleurent du fond de leur âme. Grand « honneur pour toi, Aurélien, trop grand même, hélas! qu'Arles « ait eu la joie d'avoir vu briller avec éclat le culte des dogmes de « son pontife et de savoir que son âme sainte est du nombre de « celles que Dieu, à la sortie des corps, élève au Ciel, pour prendre « place, en récompense de leurs mérites, parmi les astres. Ni le « monde ni les droits de l'étroit cercueil ne peuvent retenir celui « que reçoit la puissante droite de Dieu. Ne mourra pas dans les « siècles à venir, le nom de celui qu'une merveilleuse éloquence « nous montre devoir vivre toujours.

« La course des ans, tournant autour des metae dans la carrière « du temps, en était arrivée au nombre de cinq lustres plus trois, « lorsque, quittant l'usage fragile de son corps terrestre, Aurélien « a laissé aux vieillards le souvenir de sa personne douée de la « beauté de la jeunesse, et a reçu du juge éternel la vie promise, « don du Christ rendant avec usure.

« Passant attristé, qui visites ces monuments de la douleur et « gémis de la pensée qu'un sort pareil t'est réservé

« Il est mort le 16 des calendes de juillet (16 juin), la onzième « année après le consulat de Justinus, indiction quatorzième ».

La onzième année après le consulat de Justinus, consul en 540,

Il8 INSCRIPTIONS CHRÉTIENNES

est l'année 551, qui répond exactement à la quatorzième indiction. Quant au 16 des calendes de juillet, il tombe au 16 juin, et non au 15 comme le dit, par distraction, De Boissieu.

Aurélien, comptant huit lustres à la fin de sa vie, est mort à l'âge de quarante ans.

On ignore entièrement par suite de quelle circonstance il a été enterré à Lyon. Sa longue épitaphe, rédigée dans le goût de l'époque, où l'on ne trouvait rien de si beau que de parler abondamment pour dire peu ou même rien, ne nous en instruit pas.

Epitaphe de Stefanus, datée de la 12e année après le consulat de Justinus, indiction quinzième = 552.

Arcade XXXII. — Table oblongue, bordée de moulures encadrant l'inscription; trouvée à SAINT-IRÉNEE en 1678; disparue, puis retrouvée à Saint-Irénée en 1859, cachée derrière un sarcophage anépigraphe. — Hauteur o m. 50, largeur 1 m. 40.

+ IN HOC LOC.O REQVIESCIT FAMOLVS DÏ STEFANVS P R I M I C I R i~V S

SCOLAE LECTORVM SERVIE NS EGL LVGDvFlNSI VIXIT ANNOS £- V I

5 OBiiT vint kT decembris dvodeciesFc

IVSTINI INDICTIONE XV

Spon, Miscellanea, p. 314. — Greppo, Rev. du Lyonnais, XIII, p. 185. — De Boissieu, p. 582. — Le Blant, I, p. 142 et II,

p. 554, n° 533 des pi. — Daussigny, n° 908 de son Registre d'entrées. — Ai.i.mer, dans la Revue dit Lyonnais, 1858, p. 340.

Dessin de notre collègue M. Dissard : le mot SERVIE NS, à la troisième ligne, coupé en deux parties par un accident de la pierre.

/// hoc loco requiescit famolus Dei Stefanus, primicirius scolae lectontm servions ecclesia Lngdiinïnsi ; vixit annos LXVï, obiit Vllll kalendas decembris, dnodecies post consitlatum Iustini, indictione XV.

« En ce lieu repose Stefanus, serviteur de Dieu, primicier de « l'école des lecteurs de l'église de Lyon; il a vécu soixante-six « ans, et est mort le 9 des calendes de décembre (23 novem- « bre), la douzième année après le consulat de Justinus, indiction « quinzième ».

La douzième année après le consulat de Justinus est l'année 552. La quinzième indiction est celle qui, ayant commencé le 1" septembre précédent, a fini la veille du Ier septembre de cette même année. La mort de Stefanus, arrivée le 23 novembre, aurait donc eu lieu en 551, mais onze ans seulement, non douze, après le consulat de Justinus, ou en 552, mais pendant l'indiction première, non pendant la quinzième. Devant cette discordance, on serait assez tenté de supposer les post-consulats peut-être calculés ici d'après le niodiis VictorianuS) qui comptait pour le premier l'année même du

consulat. Cependant aucun autre exemple de l'emploi du mode Victorien, qui d'ailleurs n'a commencé qu'après l'an 566, ne se montrant à Lyon, tandis que le mode Marcellinien, le seul officiel, paraît y avoir été exclusivement en usage et même s'y être prolongé au moins jusqu'à la fin du siècle, il y a complète évidence que c'est l 'indiction qui est fausse et aura été fautivement étendue au delà de son terme, puisque depuis le 1e1' septembre 552 on était dans l 'indiction première. Cette extension erronnée de l'année indictionnelle plus ou moins loin dans les derniers mois de l'année ordinaire par suite d'inadvertances, d'ailleurs faciles à comprendre, doit avoir été fréquente, et de là seront nées les prétendues indictions des 4, 14 et 24 septembre, Ier octobre et icr janvier, qui pour cette époque ont toute apparence de n'avoir jamais existé (Voyez Mommsen, Das romische-germanische Herrscberjabr , p. 16).

De Boissieu a adopté pour la date de la mort de Stefanus l'année 536, la douzième après le consulat de l'empereur Justin Ier, collègue d'Opilion en 524, et dans laquelle le mois de novembre appartient en effet à l'indiction quinzième. Malgré cela, il faut renoncer à cette date ; c'est un fait absolument certain que le consulat de l'empereur Justin est resté inconnu en Occident et qu'on n'y a daté en 524 que par le consulat d'Opilion. En 536, la date usitée dans la Gaule a été exclusivement le second post-consulat de Paulinus junior (Voy. De Rossi, pp. 610, 611). Outre cela, l'usage n'était pas encore venu de dater par l'indiction.

On savait déjà par une lettre de Leidrade à Charlemagne l'existence d'une école de lecteurs dans l'église de Lyon : Habeo,

écrivait-il, scholam cantorum , praeter banc vero scbolam lecto-

rmu non solnm qui officioriim lectionibiis exercentur, sed etiam in divinorum librontm meditatione spiritalis intelligentiae fnictus consequantur. L'épitaphe de Stefanus en reporte l'ancienneté à deux siècles et demi en arrière. Une pareille école, du même temps, dans l'église de Reims, est désignée par l'évêque saint Rémi comme schola clarissima militiaque lectonnn.

Les lecteurs formaient un ordre : le second des ordres mineurs, et l'on voit par ce qu'en dit Isidore de Séville (Eccl. off. II, 1 1), que leurs fonctions demandaient une certaine supériorité d'instruction : Qiii aittem ad hujusmodi gradum provebetur, iste erit doctrina et libris imbutiis, saisi/unique ac vcrborum scientia peroniatus. Aussi, ne pouvaient- ils, d'après une novelle de l'empereur Justinien, parvenir à ce degré de la hiérarchie ecclésiastique avant l'âge de vingt-deux ans. Ils lisaient, aux offices, les leçons de l'Ecriture et, dans quelques églises, celles de l'Evangile. « A l'origine », ajoute l'abbé Greppo (Rev. dit Lyoïin., XIII, p. 1 86 et suiv.), « ils « étaient chargés de la lecture de l'Epître à la messe. Ce ne fut « que plus tard que les lecteurs chantèrent les leçons qui faisaient « partie de l'office disposé comme nous l'avons aujourd'hui » (Voyez De Boissieu, /. c).

Le chef de la schola des lecteurs de l'église de Lyon avait le titre de primicerius.

Stepbanus = « couronné », un des noms les plus recherchés des chrétiens.

Famolus — famulus. Lugduninsi = Lugdunensi. Decebris = decetnbris.

Fragment anonyme, daté d'un post- consulat de Justinus, indiction quinzième = 552 (?).

Non entrée au Musée. — Pierre retaillée à gauche, servant actuellement de marche à l'escalier extérieur devant la porte de la

chapelle de SAINT- ALBAN de BR.ON, voisine de l'Hospice de Bron. — Hauteur o m. 40, largeur, 1 m. 2s.

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