RE VISSE / / / / ORATIO INS
I I0RI ET NACTA T E M ///////////
,/;</ vixil IN PACE ANNVS LV OBIT QVINTV DECMEV h al / / . . p c j us t 1 N I V~C IN ÔTc X V
Ai.i.mer, Deuxième supplément aux I11scr.de Vienne, 1878, p. 13.
Ov • R F VI 33 f 1 Ni
'ORlFlMAC TaTE M
NPACj A NNV " LV O B I "QV I NTV DECMEf- ~TIKM VC 1 NDlC XV
Dessin de notre collègue M. Dissard d'après le nôtre : la pierre beaucoup plus grande en haut et à droite. Une partie de la pierre et peut-être du texte est cachée sous la marche supérieure.
qui (ou quae) vixit in pace anniis LV; obit quintu
deemeu kalendas , post cou s 11 la tu m Iustini viri
clarissimi, indictione XV
« mort (ou morte) à l'âge de cinquante-cinq ans, le
« 1 5 des calendes de ans après le consulat de
« Justinus clarissime, indiction quinzième ».
11 est clair que les lettres INI, par lesquelles commence la dernière ligne à la suite de la cassure qui a écorné l'angle inférieur gauche de la pierre, sont la fin d'un nom de consul. Il est non moins clair que, l'indiction ne s'étant montrée pour la première fois sur les inscriptions de Lyon que peut-être en 540, mais d'une manière certaine et suivie à partir seulement de 545, le fragment de Saint- Alban, marqué d'une indiction, ne doit pas être antérieur à la plus
ancienne de ces dates et appartient alors à l'ère des post-consulats de Justinus, le consul de 540. Après l'ordonnance ci-dessus rappelée de l'empereur Justinien du 31 août S37 prescrivant la mention de l'indiction dans les dates, la quinzième indiction revient aux années 552, 567, 582, etc. Les deux dernières de ces coïncidences nous conduisant à des époques où les inscriptions sont devenues plus rares, la probabilité reste en faveur de l'année 552.
Dans notre explication de l'inscription dans le Deuxième supplément aux Inscriptions de Vienne, nous avons attribué le fragment à un post-consulat de Paulinus junior, consul en 534, et, d'après l'indiction quinzième, à l'année 537; nous n'avons pas pris garde que ce serait reculer invraisemblablement de plusieurs années l'ancienneté de la première apparition de l'indiction sur les inscriptions de Lyon.
Nous ne savons pas dire d'une manière certaine si l'épitaphe de Saint-Alban appartient à Vienne ou à Lyon. Dans un des murs de la chapelle se voit un grand fragment d'une inscription romaine qui doit avoir été apportée de Lyon ; les inscriptions romaines trouvées à la Guillotière sont toutes lyonnaises et il en est de même de celles qui sont ou étaient, il y a peu de temps encore, à Villeurbanne, à Saint-Fons et à Feyzin ; elles y ont été, suivant toute probabilité, portées de Lyon. L'emploi d'un post-consulat de Justinus au lieu d'un post-consulat de Basile indiquerait sûrement aussi une provenance lyonnaise.
Annus = annos. Obit = obiit. Ouiutu = quinto. Decmeu, c'està-dire decemu = decimo.
La partie, aujourd'hui illisible, qui précédait la date de la mort, était peut-être en vers ; c'est ce que permettrait sans doute de reconnaître le dégagement de la pierre de dessous la marche qui actuellement la recouvre en partie.
Epitaphe de Maria et d'Eugenia, datée de la douzième année après le consulat de Justinus, indiction première = 552.
Arcade XXXII. — Table de marbre, incomplète en bas et partagée en deux fragments ; « découverte, au quartier d'AINAY, « en 1790, sur le terrain de l'ancien Arsenal, et restée déposée « dans la grande Bibliothèque jusqu'à l'époque de la formation du « Musée » (Comarmond); « doit provenir de l'ancien monastère « de Saint- Michel » (De Boissieu). L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures. — Hauteur, o m. 42, largeur o m. 45.
HIC IVNCTAE SAEPVLCHRIS IACENT MARIA VENERABELIS RELIGIONE ET EIVS EVGENIA NEPTS SED MARIA LONGVM VITAE C~R S M CE NT NO CONSOLE DVXIT Ô~B D I DS IA¥S EVGENIA XVIII ANN~S HABENS IVVENTATIS FLOREM AMISIT DVRAE V I 0 L I NT I A MORTIS Ô~B ~D III KALS I AN VARIAS XII FÔ IVSTINI IN) PRIM.
Artaud, Notice 1808, p. 80; 1816, p. 29. — De Boissieu,
p. 58e, en fac-similé, — Comarmond, Description p. 124; Notice, p. 43. — Le Blant, Inscr. cbrèt. tic ta Gaule, I, p. 102, pi. n° 28.
HICIVNCTÀESAEPWHRU
IACENTMARIAVENERA&EUS
TV5£¥fE4+lAhrm4l^ SEDMA RlAkONGVMVITAECRSM C E NI N 0 ( 0 N Su ^E DVxi TOB 5 1 D S JAWEVGENIAXVIIIANNSHABENS IVVENTATISFkORfMAMISITDVRAE VJOUSriAMoRTlSOBDHIKAL/ ^LlAJsiVARiA^IIPClVSTINIirÔPR iNA
Dessin de notre collègue M. Dissard : l'inscription renfermée dans un encadrement de moulures.
Hic junctae saepulchris jacent Maria vener abêtis religione et ejus Eugenia neptes ; sed Maria longum vitae cursum centeno console duxit; obiit die idus januarias. Eugenia, XVIII annos babens, juventatis florem amisit durae violiutia mortis ; obiit die III kalendas januarias, XHpost consulatum Justini, indictione prima.
« Ici gisent, réunies dans la tombe, Maria vénérable par sa piété « et Eugenia sa petite-fille ; mais Maria est morte, au terme d'une « longue existence, à sa centième année, le jour des ides de janvier sv (13 janvier), et Eugenia, dans la fleur de sa jeunesse et de mort « violente, à l'âge de dix-huit ans, le 3 des calendes de janvier « (30 décembre), la douzième année après le consulat de Justinus, « indiction première ».
Maria et Eugenia peuvent bien être mortes la même année 552, mais non dans le cours de la même indiction ; le 30 décembre appartient certainement à l'indiction première, indiquée dans la date;
mais le 13 janvier et toute la partie de l'an antérieure au Ier septembre appartiennent non moins certainement à l'indiction quinzième (voir l'inscription précédente).
De Boissieu conjecture, d'après la place où a été découverte l'inscription, près de l'ancien monastère de Saint-Michel, que Maria et Eugénia « ont été affiliées par un lien religieux plus « ou moins strict à l'asile créé par la reine Carétène ».
Remarquer le grand cage de Maria morte à cent ans et l'expression empruntée à Martial (8, 4s) centeno console pour centeno anno. M. Le Blant cite aussi octono consnle employé dans le même sens par Ausone (Epitaph., XXX) et tertio consnle nains sur une inscription de de Rome (Marini, Arv., p. 161).
Plusieurs passages de l'épitaphe semblent indiquer chez le rédacteur un esprit hanté de réminiscences littéraires.
Venercibelis = venerabilis. Neptes = neptis. Dnrae = dirae? Console = consnle. Violintia = violenlia. S après KL, peut-être un signe de ponctuation en forme d's.
Epitaphe de Sacerdos, évèque de Lyon, datée de la (douzième) année après le consulat de Justin, indiction première = 552.
Non entrée au Musée. — Une des épitaphes découvertes dans la Recherche de no8 à l'église SAINT-NIZIER. Elle était derrière l'autel qui portait le nom de saint Sacerdos : Item jnxta quoddam
alind altare, vocatum altare S. Sacerdotis, erat tumba ipsins, proitt apparebat per lifteras in qiiodam marmoreo lapide supposifo comprebcnsas, qnae sunt taies.
Une partie importante de l'inscription se voit encore actuellement dans le mur d'une des chapelles de l'église souterraine.
iNOMINE MENTE FIDE M E R I T I S PIETATE SACERDVSj
[OFFICIO CVLTV PRETIO CORDE GRADV] I. DOGMATE CONSILIO SENSV PROBITATE VIGOREJ
[STEMMATE CENSVRA RELIGIONE CLIENSJ LGAVDIA CVNCTORVM RAPIENS LAMENTA RELINQVENS
[ARCJOBVS HIC CLAVSVS LAVDIBVS AMPLA TENEfNSi ;PATERN]VMQVE DECVS EREXIT CVLMINE MORVM
rSICJ PARTOS FASCES FORTIA CORDA LEVANT iMAGNViM NAMQVE BONVM CAELESTI MVNIRE PERSTAT
[CORPjORA CVM DESINT INCLITA GESTA MANENT [ P I G N 0 R I S ANJNIXVS / A T I R I HVC SORTE SVPREMA
[SANGVI1NE QVOS VITA SVMIRE IVNCXIT AMOR [CVIVS QVANTA] VIRI MVNDO SAPIENTIA FVLSIT
[VENT V] RI SAECLI GLORIA TESTIS ERIT QVI VIXIT IjN AMORE ET TIMORE DEI ANNIS LXV I0BIIT III IDVS SEPTEMBRIS . . . POST CONSVLATVM [IVSTINjl VIRI C LrA R I S S I M I CONSOLIS INDICTIONE IJ
Notn* copie pour les parties non enfermées entre des crochets. CL1ENS ligne 4, à corriger par chiens; SVMIRE ligne 12. par funere.
De plus, ligne 6 : OBVS au lieu de VBVS; 8 : PARTOS au lieu de PARTAS ; 9 : CAELESTI MVNIRE PERSTAT au lieu de COELESTI NVMINE PRAESTAT; 10 : INCLITA au lieu
de INCLYTA : 11 : /ATIRI HVC SVPREMA au lieu de
LACERI HAC SVPINA ; 12 : VITA SVMIRE IVNCXIT au
lieu de VITAM SVMERE IVSS1T ; 15 : ÔT au lieu de DEL
Severt, Cbronologia historica, I, p. 105. — Colonia, Histoire littéraire, irc partie, p. 366. — De La Mure, Hist. eccl. du diocèse de Lyon, p. 79, — Journal des Savants, février 1770, p. 108. —
De Boiss'EU, p. 588, d'après le ms. des Archives de la Préfecture, p. 4. — Le Blant. I. p. 55.
Nomine, mente, fide meritis, pietate sacerdus,
Officio, cultu, pretio, corde, gradu, Dogmate, consilio, sensu, probitate, vigore, Stemmate, censura, religione chiens, 5 Gaudia cunctorum rapiens, lamenta relinquens, Arcobus hic clausus, laudibus ampla t eue 11 s, Pater numque decus erexit culmine mor uni .
Sic partos fasces fortia corda levant, Magnum namque boni/m caelesti munere perstat ■° Corpora cum desint. iuclita gesta marient,
Pignoris annixns lateri hue sorte siiprema :
Sanguine quos vita, funere junexit amor. Cujus quanta viri muudo sapientia fulsit Venturi saecli gloria testis erit.
Qui vixit in amore et timoré Dei annis LXV. Obiit III idus septembris, [XII] post consulatum lustiui viri clarissimi cousolis, indictione I.
« Prêtre de nom et d'âme, non moins que par la foi, les mérites
« et la piété; éminent par son ministère, son éducation, sa valeur,
« sa charité, son rang, son savoir, son conseil, son droit sens, sa
« probité, sa vigueur, sa naissance, sa rigidité, son zèle religieux,
« Sacerdos, regretté et pleuré de tous, ici renfermé à l'étroit sous
« ces arcs, mais répandu au loin par ses louanges, a élevé au plus
« haut comble des mœurs l'honneur de l'épiscopat. C'est ainsi que,
« pour les cœurs vaillants, le poids des faisceaux obtenus est
« allégé ; car c'est un durable et suprême bienfait de la providence
« céleste que, lorsque les corps périssent, les actions illustres
« demeurent. Il repose ici couché par le destin suprême aux côtés
« de son fils : réunis par l'amour dans le trépas comme dans la
« vie par le sang. De quel éclat a brillé sur le monde la sagesse
« de ce grand homme, sa gloire dans les siècles futurs en portera « témoignage.
« Il a vécu dans l'amour et la crainte de Dieu soixante-cinq ans « et est mort le 3 des ides de septembre (1 1 septembre), la (dou- « zième) année après le consulat de Justinus clarissime, indiction « première ».
On peut regretter avec De Boissieu que l'auteur de cette épitaphe ait trop compté sur la mémoire des siècles pour nous instruire des actions de saint Sacerdos et n'ait pas remplacé quelques-unes des antithèses banalement élogieuses qu'il lui prodigue par quelques renseignements plus précis et plus utiles. Nous eussions aimé à savoir, par exemple, si c'est bien réellement inspirée par lui que la reine Ultrogotha, femme de Childebert, a fondé à Lyon un hôpital pour les malades; ce ne serait pas le moindre de ses inclita gesta.
La date de sa mort, réduite « au III des ides de septembre et à « l'indiction Irc après le consulat de Justinus » par suite de l'omission du chiffre indicatif du nombre des post-consulats, n'est pas, malgré cela, difficile à fixer. Une seule indiction dite « première », se rencontre après le consulat de l'an 540 ; c'est celle qui commence le 1" septembre de l'an 552. Le 11 septembre de cette année indictionnelle appartient donc, à cette année 552, la douzième après le consulat de Justinus, ainsi d'ailleurs que l'explique clairement M. Le Blant : « C'est le 11 septembre 552 qu'est mort Sacerdos « et qu'est monté sur le siège épiscopal de Lyon son successeur « Nicetius, mort d'après Grégoire de Tours le 2 avril 573 au bout « d'un peu plus de vingt et un ans d'épiscopat, et. comme on sait « que Sacerdos est mort très peu de temps après le deuxième « concile de Paris, c'est aussi en 552 que devra être fixée la date, « très controversée, de ce concile ».
D'après son épitaphe (vers 11 et 12) : pignons annixits lateri... sanguine quos vita funere juuxcit amor, Sacerdos aurait été marié ; il avait eu un fils, mort avant lui, auprès duquel il fut enterré. Cette particularité biographique avait passé inaperçue.
Fragment daté de la vingt-deuxième année après le consulat de Justinus, indiction dixième = 562.
Arcade XXXII. — Fragment d'une tablette de marbre, trouvé « dans les dépôts du Musée » (Daussigny); provenance inconnue. — Hauteur o m. 14, largeur o m 18.
. . . pridi k a . . .
...as xx 11...