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Mongès, dans les Mèm. de l'Académie des inscriptions, 2e série, I, p. 248. — Artaud, Notice, 1808, p. 81 ; 181 6, p. 26. — De Boissieu, p. 559. — Comarmond , Description, p. 110; Notice, p. 37. — Le Blant, I, p. 74, n° 14 des planches; Èpigra-
phie chrétienne, p. 15. — De Rossi, Inscriptions chrétiennes de Rome, I, p. 321 .
Dessin de notre collègue M. Dissard : au-dessous du texte, une ligne ondulée gravée au trait, peut-être le reste d'un rinceau.
Hic jacet décora Mcrciirina , qui vixit annos XX ; oviit XIII kalendas matas vigelia Pasce, Calipio viro ciarissimo consule.
« Ici gît Mercurina, belle en sa vie; morte à l'âge de vingt ans, « le 13 des calendes de mai (19 avril), la veille du jour de Pâques, « sous le consulat de Calipius clarissime ».
Mercurina ne doit pas avoir eu deux noms ; le mot décora n'est autre chose qu'un adjectif qui, du reste, convient au mieux à une jeune femme morte à l'âge de vingt ans. De même, sur l'épitaphe suivante du jeune Ursus, mort à l'âge de quatre ans, on trouve placée, comme ici avant le nom, l'épithète également très convenable de innox infans.
« La mention chronologique qui termine l'inscription est », dit M. Le Blant, « d'une exactitude parfaite. En effet, l'an 447 où « Callipius a été consul, la fête de Pâques tombait le 20 avril; la « veille de cette fête coïncide exactement avec le 13 des calendes « de mai ».
Calepius, Callepius, Calypius, Calipius, consul d'Occident en 447, avait pour collègue d'Orient Ardabur (non Ardaburias), qui n'a été que tardivement ou même jamais promulgué en Occident. Lui-même paraît n'avoir pas été connu en Orient avant le Ier octobre (voyez de Rossi, Inscr. chrétiennes de Rome, I, tables, p. 602).
Les Romains ont continué à perdre du terrain dans les Gaules. En 435, les Armoriques se sont rendues indépendantes et n'ont pu être ramenées sous le joug, bien que vaincues en 437 et une seconde fois quelques années plus tard; les Goths d'Aquitaine se sont étendus dans la Narbonnaise, ont, en 436, assiégé inutilement Narbonne et, en 439, battu les Romains devant Toulouse; en 440, des Alains, admis par Aetius à occuper des terres incultes aux environs de Valence, ont été obligés de s'en emparer par force. Une grande partie de la Gaule est parcourue et dévastée par des bandes de bagaudes renforcées d'esclaves fugitifs.
Les Burgondes ne sont plus dans la Germanie Première. Ayant tenté, en 435, de s'agrandir par des conquêtes aux dépens de la Belgique, ils ont été battus cette même année et, attaqués l'année suivante par les Huns auxiliaires des Romains, ont subi une désastreuse défaite dans laquelle a péri avec l'élite de la nation leur roi Gonther, puis, en 443, ont été transportés par Aetius dans la Sapaudie, avec autorisation de l'empereur de partager, dans la proportion probablement d'un tiers, les propriétés avec les habitants. C'est là qu'ils sont depuis trois ans comme gardiens des Alpes pour les Romains sous leur roi Gondeuch, un des fils de Gonther tué dans la bataille de 436. La capitale du royaume est Genève.
La Sapaudie d'alors est, suivant toute probabilité, à peu près la partie de la Viennoise représentée par les actuels départements de la Savoie et de la Haute-Savoie y compris Genève. C'est à tort qu'on a cru. d'après de fausses identifications de la station navale dite Ebrudunum Sapa udiae dans la Notice de l'Empire, pouvoir l'étendre au nord jusqu'à Iverdun et au sud jusqu'à Embrun. Cet Ebrudunum de la Sapaudie était situé, comme l'a démontré M. Mommsen (Epb. epigr., IV, p. 516; C. /. L., XII, p. 20), à l'extrémité orientale du Léman, où est aujourd'hui Villeneuve, et semble avoir laissé une trace de son nom dans celui de la petite ville d'Ivorne à la rive droite du Rhône, à quelques kilomètres de son entrée dans le lac (Ducis, dans la Rev. èpigr., III, p. 29).
Mercurina, nom mythologique. Il ne paraît pas que les chrétiens aient vivement répugné aux noms tirés de la mythologie. Nous venons de voir une religieuse nommée Leitcadia; les inscriptions de Lyon nous offrent encore les exemples d'une femme appelée Dioues, d'une autre femme appelée Necteria (Nectarea), d'un de ses évêques appelé Nicetins, nom qui, à la vérité, à cause de l'idée de victoire qu'il exprime, peut prendre place parmi ceux affectionnés des chrétiens. Il y a aussi à mentionner l'illustre lyonnais Apollinaris Sidoniiis. Cependant, depuis la fin de l'ère des persécutions, les noms dérivés de ceux des divinités du paganisme étaient proscrits par les conciles. M. Le Blant (I, p. 76, note 5) cite une décision conciliaire recommandant aux chrétiens de ne donner à leurs enfants que des noms chrétiens (Concil. Niceno- Arabie, cap. XXX): Fidèles nomina geiitiliuni fîliis suis non imponant, sed potins onmis natio christianorum suis nominibus utatur ut gentiles suis utuntur, imponanturque nomina christianorum secundum Scripturam in baptismo.
Oviit pour obiii, par confusion du b et du v, alors commune, mais dont il ne manque pas d'exemples antérieurs.
Vigelia = vigilia, avec e pour i, orthographe qui prépare celle de notre mot « veille ».
Epitaphe d'Ursus, datée du consulat de Postumianus et de Zenon = 448.
Arcade XXXII. — Tablette de marbre, « trouvée chez les GÉNO- « VÉFAINS », quartier SA1NT-1RÉNÉE, « où elle était encastrée
« dans une des murailles de leur jardin » (Artaud), o m. 36, largeur o m. 25.
Hauteur
hic REQIISCIT INNOx in fans VRSVS QVI V I X i l « « N V S Q V A T T V 0 / et IW E N S E S H OCT o obiit die VENERIS SEPTEiuo de C E M 0__K A L E N D a s fe
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6 f « A R I A S POSTEMIAN»
Millin, Voyage, I. p. 512. — Artaud, Notice, 1816, p. 12. — De Boissieu, p. 559 en fac-similé. — Comarmond, Description, p. 60. — Le Béant, 1, p. 159, pi. n° }6.
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Dessin de notre collègue M. Dissard : au-dessus du texte, une sorte de palme entre des colombes.
Hic requiiscit innox infans Ursns. qui vixit annus quattuor et menses bocto; obiit die Veneris septemo decemo kalendas febru arias, Postemiano et Zenone viris clarissimis consiilibus.
« Ici repose Ursus, innocent enfant, mort à l'âge de quatre ans « et huit mois, le vendredi 17 des calendes de février (16 janvier), « sous le consulat de Postémianus et de Zenon clarissimes ».
De Boissieu rétablit justement ici le mot febrn ARIAS en faisant observer que, l'année 448 ayant commencé par un jeudi, le vendredi
noté sur l'épitaphe d'Ursus ne peut correspondre qu'au 17 des calendes de février, c'est-à-dire au 16 janvier (voy. Le Blant, /. c).
Postumianus, ou de tous ses noms Rufius Praetextatus Postumianus, consul d'Occident en 448, apparaît seul dans les dates jusque vers le mois de mai; Zenon, son collègue d'Orient, est encore inconnu à Rome au mois d'avril. M. de Rossi (voy. p. 324) pense que les mots et Zenone vv ce, qui sont intercalés sur l'inscription de Lyon au commencement du dernier interligne, ont été ajoutés après coup : cela lui paraît plus vraisemblable que d'admettre que le consul d'Orient aurait été promulgué à Lyon plus tôt qu'à Rome. Malgré l'apparente justesse de ce raisonnement, l'examen de l'inscription permet de reconnaître d'une manière entièrement sûre que les mots placés dans l'interligne, élargi à dessein, n'ont pas été ajoutés postérieurement et qu'ils appartiennent par conséquent à la rédaction primitive.
Hoeto, forme étrangère à l'orthographe latine aussi bien qu'à l'orthographe grecque ; on y voit apparaître 17; de notre mot huit.
Septemo decemo = septimo deeinio;
Postemiano = Postitmiano, par substitution assez rare d'e à //.
Épitaphe de Sanctulus, datée du consulat d'Asturius = 449.
Arcade XXXII. — Tablette de marbre trouvée en 185 1 dans des travaux de réparations à la maison Teste, à l'entrée de la cour de l'église SAINT- IRÉNÉE, « sous la cave d'une maison contiguë à
« l'église Saint-Irénée » (Martin-Daussigny). — Hauteur o m. 29, largeur o m. 22.