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Dessin de notre collègue M. Dissard : I fait comme T dans DIE à la cinquième ligne, non systématiquement, mais par suite de la maladresse du graveur; les lignes, contenues entre des traits de réglure.
Hic jacet Sanctulus, famulus Dei, annos III et meseses IIII, pansât die Mercurii, Astorio viro clarissimo cou s nie.
« Ici gît Sanctulus, serviteur de Dieu, mort à l'âge de trois ans « et quatre mois, déposé un mercredi sous le consulat d'Astorius « clarissime ».
Mort âgé de moins de quatre ans, Sanctulus n'était pas voué par profession à la vie religieuse; la qualification de famulus Dei qui lui
est donnée signifie simplement qu'il était chrétien. Il a été déposé dans la tombe un mercredi de l'année du consulat d'Asturius : Quel mercredi? l'épitaphe oublie de le dire.
Asturius, consul d'Occident en 449, n'était pas encore connu en Orient au mois d'avril. De même, son collègue d'Orient, Protogènes, n'a été connu en Occident qu'après le mois de mars (voy. de Rossi, Tables, p. 602). L'inscription de Lyon n'est donc probablement pas postérieure au mois de mars 449.
Asturius n'est pas à confondre avec Asterius , consul avec Praesidius en 494. Son nom est écrit ici Astorius par confusion de ï'o avec Vu.
Meseses pour menses, barbarisme qui se rencontre assez fréquemment et avait sans doute cours dans le langage ordinaire.
Épitaphe de Primulus, datée de l'année après le consulat d'Opilion = 454.
Perdue. — Provenance précise non connue.
FAMVLVS DEI P R 1 1YI V L V S VIXIT ANN S LXXA IN BONO
HIC DEDITVS IN RELIGIONE REQVIEVI V DXq I KA SEPTEMB PC OPILIONIS VCC
Dessin d'ARTAUD sur un exemplaire interfolié de sa Notice 1808 à la bibliothèque de l'Académie de Lyon : au-dessous de l'inscrip-
tion, un vase entre deux colombes. — De Boissieu, p. 561, en fac-similé d'après Artaud. — Le Blant, I, p. 118, pi. 22.
Famulus Dei Primulus vixit annis LXXV in bono. Hic deditus in religione reqnievit die XVlï halendas septembres, post consulalaiii Opilionis viri clarissimi consulis.
« Primulus, serviteur de Dieu, a vécu dans le bien soixante-quinze « ans; voué à la vie religieuse, il est entré en repos le 17 des « calendes de septembre (16 août), l'année après le consulat « d'Opilion clarissime ».
Deux consuls se sont appelés Opilio, tous deux d'Occident, l'un en 453, l'autre en 524, le premier continué par post-consulat pendant toute l'année 454, le second remplacé, sinon du commencement de l'an 525, au moins dans le cours de janvier ou de février, par le consul de l'année, Probus junior.
L'épitaphe de Primulus, datée du mois d'août, ne peut donc pas appartenir à l'an 525 ; elle est de l'an 454.
Remarquer le quantième de la date exprimé par le signe numéral qu'on appelle l'épisème /3aû et qui avait la valeur du nombre VI. Le nom lui vient de celui de la lettre qui, dans l'alphabet hébraïque et dans d'autres alphabets des anciennes langues orientales, était la sixième. Les Grecs l'empruntèrent pour leur numération soit aux Hébreux, soit aux Phéniciens, avec cette même valeur, mais sous une forme différente de celle de la lettre hébraïque, au contraire, semblable à celle de la lettre phénicienne : un g majuscule à queue tombante : C. Resté inconnu à l'épigraphie latine des trois premiers siècles de notre ère, il n'apparaît que tardivement sur les inscriptions chrétiennes. On a à se demander s'il est bien réellement tiré de la chiffraison grecque ou s'il ne serait pas tout simplement plutôt une abréviation des chiffres V et I liés en un monogramme dans lequel, la branche droite du V et l'I se relevant de moins en moins et l'angle inférieur du V s'émoussant de plus en plus, la
INSCRIPTIONS CHRETIENNES 2e,
figure serait devenue celle qu'il a ordinairement : une faucille, l'ouverture tournée à droite.
Ce signe se rencontrera encore plus d'une fois dans les inscriptions qui suivent.
La rédaction présente des singularités qui probablement résultent d'inexactitudes de la copie.
Épitaphe de Porcaria, datée de l'année après le consulat d'Opilion = 454.
Perdue. — « Découverte avec quelques autres sur la montagne « de SAINT-1RÉNEE » (Journal de Trévoux) ; Lugduni ad S. Irenaeum (Maffei). En tête du texte se voyait, entre deux colombes, le monogramme en forme de croix dans un cercle et accompagné de Y alpha et de Y oméga.
HIC REqviISCIT
BONE MEMORIAE PORCARIA QVAE MVNDANA RELIS VIT ET TRADEDIT ANIMA DÔ V I X I T ANNIS XL OBIITQIII K FEI