Q'VI
Les vers étaient alternativement hexamètres et pentamètres.
« Nonnusus avait, pendant sa vie, consacré ses veilles à chanter les saintes hymnes. D'origine évangélique, cette coutume, dont l'existence est constatée à différentes époques, était une des pratiques de piété le plus en honneur chez les chrétiens. C'est dans les Actes des apôtres que s'en trouve la première mention : Media autan nocte, Paulus et Silas orantes iaudabant Deiini, et audiebant eos qui in cnstodia erant (XVI, 25). Dans YHistoria Francorum (IV, 6), le prêtre Caton, faisant valoir ses titres à l'épiscopat, rappelle qu'il a rigoureusement observé cette pieuse coutume : Nostis eniin, fama currenté, me ab initie aetatis meae semper reli-
giose vixisse continuas saepius exer cuisse vigilias psallentio
vero jugi crebra persfitisse statione noctuvna ».
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M. Le Blant ajoute que l'épitaphe de Nonnusus lui paraît être le seul monument épigraphique qui témoigne en même temps des veilles et de ces chants pieux des premiers fidèles.
Perdue. — Epitaphe de Rapso (voy. De Boissieu, p. 597, n° 58; Le Blant, I, p. 135), du temps de Spon, « à la place SAINT-JUST, « à la face d'une maison qui est proche des Minimes et qui leur « appartient ». Au-dessus du texte, une croix.
-f- Hoc tumiilo | iacet bonom ine\memoriom \ Rapso cm vixit ann | XXXV.
Rapso, nom latin ou grec plutôt que germanique.
Bonom memoriom, forme barbare de bonae memoriae. Si les deux mots ont été mis au neutre afin de s'accorder grammaticalement avec Rapso, c'est que ce nom serait lui-même de forme neutre et alors un nom de femme plus probablement qu'un nom d'homme.
L'épitaphe de Rapso est la dernière des épitaphes chrétiennes de Lyon sur laquelle se lise un nom. Des 67 inscriptions non anonymes qui précèdent, 2 seulement : celle de Flavius Flori[...] et celle de Fl(aviits) Ur statuts, toutes deux du IVe siècle, fournissent un gentilice accompagné du cognomen. Il y avait cependant infiniment de temps que tous les sujets libres de l'empire étaient citoyens romains, et tous, comme tels, devaient avoir un nom gentilice. On les appelait et ils s'appelaient eux-mêmes, non pas Gaulois, non pas Gallo-romains, mais simplement Romains. L'omission constante de ce nom et la désignation par le surnom seul montrent que la qualité de citoyen romain et le nom qui en était la marque n'étaient plus tenus en honneur. Il n'y avait guère que le nom de Flavius, parce qu'il venait de l'empereur, qu'on eût encore quelque souci d'indiquer.
Non entrée au Musée. — Fragment anonyme (De Boissieu, p. 594, n° 49 ; Le Blant, I, p. 159, n° 47 des pi.), d'une plaque de marbre, à SAINT-IRENÉE, « dans le vestibule du couloir qui con- « duit à la crypte ». — Hauteur o m. 26, largeur o m. 33.
LATIAE POLLENS DE RAS NVLLA DOC NVNC PRAECIPVV ERAT TANTAE INDO SI TENER AM FIRM LE DISCENT...
M. Le Blant suppose, à cause du dernier mot DISCENT..., que l'épitaphe était celle d'un jeune homme.
Non entrée au Musée. — Fragment anonyme d'une épitaphe métrique (De Boissieu, p. 595; Le Blant, I, p. 159, n° 48 des pi.); sur une tablette de marbre, à SAINT-IRENÉE, dans la chapelle souterraine. Au-dessus du texte un rinceau et un raisin, que becquette une colombe.
ENERARIS MENTE TRINV QVE FVNDE PRECIS SVMMO DIGNVS HONOcf
La fin des lignes permet de reconnaître des distiques.
Non entrée au Musée. — Fragment de marbre (Revue épigrapbique, 11, p. 249), trouvé vers 1870, sur la place de CHOULANS, en creusant les fondations de la maison n° 1 ; aujourd'hui encastré
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dans le mur de cette même maison, à son angle sud-est. — Hauteur et largeur o m. 10.
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