ALEC
Non entrée au Musée. — Epitaphe d'Audolena (De Boissieu, p. 509; Le Blant, I, p. 37, n° 13 des pi.), au village d'ALBIGNY, sur une tablette quadrangulaire, un peu moins haute que large, encastrée dans le mur d'une terrasse, chez M. Petit; au bas du texte, un rinceau entre deux colombes, dont celle de droite a disparu avec l'angle de la pierre.
+ IN HOC TVMOLO REQVIIS CIT IYIEMBRI BONE Kl E NI 0 R I E A/DOLENA BONA KARETATE SVAM +QVI VIXIT IN 5 PACE ANVS XXXvm Q V I A
HOC HOSSA REMOVIT A NATEMA SIT OB VII KALEN DAS IANVARIAS
Lettres extrêmement barbares; les O en losange; les Q ainsi : q.
-|- In hoc tumolo requiiscit membri bone memorie Audolena bona karetate sua m, -j- qui vixit in pace anus XXXV 11. Qui a hoc bossa removit (removerit) anatema sit. Ob(iit) VU kalendas januarias . -j-
Audolena, de bonne mémoire, morte à l'âge de trente-sept ans le 26 décembre, est louée d'avoir été bonne et charitable.
Le rédacteur de son epitaphe souhaite l'anathème au violateur de la tombe. Il s'agit ici, non pas de l'anathème juridique, qui
n'aurait pu être prononcé que par le pape, un évêque ou un concile, mais d'une simple formule de malédiction. M. Le Blant remarque que l'inscription d'Albigny est le seul exemple de souhait d'anathème qu'il connaisse dans la Gaule. Il en donne un deuxième exemple dans son Epigrapbie chrétienne, p. 56 :
Si quis cu\pam hanc aperire] volue\rit, sit iî\li anatbema...
Est-ce quelque idée superstitieuse, se rapportant à la même préoccupation, qui a fait placer, évidemment avec intention, une croix en tête, au milieu et à la fin du texte?
A cause de la forme extrêmement barbare des lettres, cette épitaphe n'est peut-être pas antérieure au VIIe siècle.
Audolena, nom vraisemblablement burgonde, le seul nom barbare fourni parles inscriptions chrétiennes de Lyon.
Perdue. — Lugduni, in memoria geminorum.