‹ Inscriptions antiquesChapitre 11 sur 66 · C. lulio Ma , Carnutino, sacerdoti ad templum Romae · texte numérisé non relu

C. lulio Ma , Carnutino, sacerdoti ad templum Romae

et Augustorum, omnibus bonoribus apud suos functo, qui aequam formant totius cens us Galliarum dédit, très provinciae Galliae.

« A Caius Julius Ma fils de ; carnute, prêtre au

« temple de Rome et des Augustes, parvenu dans sa cité à tous « les honneurs et qui a donné une fixation équitable du cens « entier des Gaules, les trois provinces de Gaule ».

Le mot dedi[t], à la septième ligne, semble indiquer quelque acte marquant de libéralité de la part du prêtre Caius Julius envers l'association des trois Gaules et montrer assez clairement le sens dans lequel devraient être cherchés les compléments des lacunes des lignes précédentes. Nous nous sommes abstenu cependant de suivre cette direction en présence des résultats de minime considération auxquels elle nous eût conduit et de l'extrême intérêt que prend au contraire l'inscription si on y suppose la mention d'un totius cens[us Galliarum].

M. Mommsen , dans son Histoire romaine (V, p. 85; voy. Revue épi graphique du Midi de la France, II, p. 240), admet que les impôts dus par les trois Gaules étaient peut-être fixés, non par province, mais en bloc pour les trois Gaules, et qu'alors l'assemblée provinciale aurait eu à concourir à cette fixation ; il apporte à l'appui de cette thèse quelques données tirées d'autres documents : Une statue avec une inscription honorifique (cidessus n° 23) est décernée par les trois Gaules à un fonctionnaire

impérial qualifié a censibus accipiendis, qui aurait opéré, comme autrefois Drusus , la révision cadastrale de tout le pays , tandis que la répartition se faisait ensuite par des commissaires dans les diverses parties du territoire. Un sacerdos Romae et Augusti de la Tarraconaise (C. II, 4248) reçoit une distinction du même genre ob curam tabulant censualis fideliter administratam, d'où il résulterait que les assemblées provinciales participaient à la fixation des impôts.

La pierre qui porte l'inscription de Julius Ma se trouve

être justement, par hasard sans doute, de la même hauteur que celles qui formaient le dé d'un hémicycle découvert à l'angle nordouest de la place des Terreaux, sur l'emplacement de l'hôtel du Parc, l'ancien hôpital Sainte-Catherine (ci-dessous n° 133); on l'a insérée dans le groupe restitué de ce monument. Il n'est toutefois aucunement certain qu'il en ait fait partie et il n'y est dans tous les cas pas à sa place.

Inscriptions perdues ou non entrées au Musée.

Ségusiave. — Caius Ulattius Asper? (inscr. autrefois « dans la « rue de FLANDRES vis-à-vis celle qui vient de la Poste »; voy. de Boissieu, p. 122), Segusia\vus, omnibus] bonor\ibus apud suos] fu[nctus

Ségusiave ? — Caius [U]latti[us (inscr. peut-être en vers,

autrefois « en dehors de l'église SAINT PAUL »; Spon, éd. 1857 p. 35), honoré d'une statue a trib(us) provinciis Ga[lli\is. . .

Carnute. — Titus Julius (inscr. incomplète, découverte

en 1847 dans la rue MARTIN, dans les fondations d'un mur de l'ancien couvent SAINT-MICHEL, et tout de suite réemployée dans la maçonnerie d'une maison en construction ; voy. de Boissieu,

p. 90 et fac-similé), Carn\utinus\, qui sacé[rdotium Une

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