partie d'une autre inscription dédiée à la Fortune de Bon Retour
se lisait à la gauche de celle-ci : [Fortunae] reJuci [ Ajugusti,
[ ]ns, Carn[utinus]
Turon. — Paternius Ursus (inscr. autrefois « dans un jardin « hors la PORTE D'ALINCOURT » ; voy. de Boissieu, p. 267), Turonus, oninib(us) houorib(us) apiuï snos fuuct(us), i[nquisitor] Galliar[um] p\rimits miquam ex civitate sua], le premier de sa cité à qui les ires provinc(iae) Galliae aient élevé une statue.
Vénète. — Lucius Tauricius Florens, fils de Tauricius Tauricianus (inscr. autrefois « auprès de la BOUCHERIE SAINT-PAUL, « devant la porte d'un logis où il y a pour enseigne un aigle « d'argent », ensuite employée dans la construction d'un égout de l'Hôpital; voy.de Boissieu, p. 259), Venetus, allector Gall(iariun), pûiron(us) nautar(um) Araricorum et Ligericor(um), item Areearrorum et Fonder atium, honoré d'une statue par les très provinciae Galliae. Symeoni (ms. Bréghot, 63) donne Condeatium au lieu de Ponderaiium ; l'inscription ci-après (n° 129) du Viromanduen L. Besius Superior parle de [C]ond[. . .]m et de [a]r[c\arior(um) Luguduni consistentium .
Veliocasse ? — Anonyme (inscr. autrefois « en la rue de la « FONTAINE près du monastère des Sœurs Religieuses de « SAINCT DOMINIQUE, qu'on nomme de l'hermitage »; Paradin, p. 418): . ..ALICL. .. | ...AD ARAM... | Q.EIVS VELIO- CANIVS | V-S-L-M. — Ménestrier (Prèp. 20; voy. De Boissieu, p. 71) donne une copie très différente: . ..LIQ. .. I Q • EIVSD-CO... | CIVES... | VELIOCAN... | V-S-L- M. Renier (dans Spon, 2e éd., p. 103) propose la restitution
INSCRIPTIONS RELIGIEUSES 8l
suivante: ...aedihl, Qnaestori, dunniviro Quinquennali EIVSDm COloniae , en l'accompagnant de la remarque qu'elle s'accorde difficilement avec la formule finale. Peut-être s'agit-il d'un vœu à Vulcain et le fragment se rattacherait-il au monument de Thermianus (ci-dessus n° lis).
Inscriptions étrangères.
Ségusiave. — Caius Ulattius (inscr. découverte à Vienne
et aujourd'hui perdue; voy. Inscriptions de Vienne, I.. p. 104),
sacerd[os ]. civis S[egusiavus\; il élève, à Vienne, une
statue à Caracalla.
Ségusiave. — Sextus Julius Lucanus (inscr. sur bronze trouvée en 1846 à Marclop, aux environs de Feurs ; voy. de Boissieu, p. 119), // viro civitatis Segiisiavor(uin), sacerdotaîi ; ses appariteurs, qui étaient en même temps ses affranchis, dédient un buste à son Génie. La plaque de bronze sur laquelle est gravée l'inscription s'adaptait au cou du buste. Julius Lucanus, qualifié de sacerdotalis . c'est-à-dire ancien prêtre, a peut-être été prêtre municipal de la cité des Ségusiaves plutôt que prêtre provincial des trois Gaules.
Ségusiave. — Tiberius Claudius Capito , fils d'Aruca (inscr. trouvée à Feurs en 1887; voy. Revue èpigraphique, II, p. 349), sacerdos Aug(usti). Il rebâtit en pierre le théâtre de Feurs, qui n'était primitivement qu'en bois, et il le dédie au dieu Auguste pour la conservation des jours de l'empereur Claude. Il se peut
que, comme Julius Lucanus, il n'ait été que prêtre municipal de la cité de Feurs.
Éduen. — Latinius Catapanus, fils d'Aulus Latinius (inscr.
trouvée à Morriat. en 1734. en Franche-Comté ; voy. de Boissieu, p. 87). Aeduus, sacerdos trium provinciarwm Galliarum, officiis et honoribus omnibus fitnctus, à qui la cité des Séquanes : Sequani publiée, élève une statue.
Viducasse. — Titus Sennius Sollemnis, fils de Sollemninus (inscr. trouvée à Thorigny, dép. de la Manche, actuellement à Saint-Lô ; voy. de Boissieu, p. 262) ; oriundus ex civitaie Viducassium, où il était primus sacerdos de Mercure, de Mars et de Diane; in patria inter ceteros legatus creatus, et à qui, en 238, les trois provinces élevèrent une statue dans sa cité, honneur qui n'avait encore été décerné à aucun - autre Viducasse : très provinciae Gatliae primo Viducassi monumentum in civitate sua posuerunt, Pio et Proculo cos. Le piédestal de cette statue porte trois inscriptions : la face antérieure est consacrée à la dédicace, accompagnée d'un long détail des fonctions et des mérites du personnage ; sur la face latérale gauche est la copie d'une lettre de recommandation en sa faveur, et sur la face latérale opposée la copie d'une lettre d'envoi de divers et nombreux présents à lui adressés. La première des deux lettres est écrite par un préfet du prétoire, Aedinius Julianus, ancien gouverneur de la Lyonnaise : in provincia Lugdunensi quinqitefascalis cum agerem, et elle est adressée à un gouverneur de la même province ; il y expose que l'assemblée des Gaules, concilium Galliarum, ayant voulu mettre en accusation son prédécesseur, Claudius Paulinus, ce projet avait été arrêté par l'opposition de Sollemnis, qui avait objecté que sa cité, en l'élisant député entre plusieurs autres, ne lui avait pas donné de mandat pour cette accusation et avait, au contraire, témoigné n'avoir qu'à se louer du gouverneur sorti de fonctions : provocatione scilicet interjecta quod patria ejus, cum inter ceteros legatum creasset, nibil de accusatione mandasset, imo
contra laudassel. Qua ratione effectuai est ut oinues ab accusatione désistèrent. L'autre lettre est de Claudius Paulinus, devenu légat de Bretagne.
L'Aquitaine à rassemblée.
Les inscriptions relatives à la représentation de l'Aquitaine à l'assemblée nous montrent des personnages appartenant aux cités des Arvernes, des Cadurques, des Pétrucores, des Lémovices. des
Santons, des Pictaves, des Bituriges Cubes, des Bituriges
des Vellaves.
Trois Arvernes :
Caius Servilius Martianus (ci-après n° 118). prêtre ad templitm Romae et Augustorum, honoré d'une statue au Confluent par les trois Gaules.
Anonyme (inscr. perdue), prêtre, honoré d'une statue au Confluent par les trois Gaules.
Anonyme (inscr. étrangère), prêtre ou fonctionnaire, honoré d'une statue à Clermont par les trois Gaules. Il avait précédemment rempli dans sa cité toute la carrière des honneurs municipaux.
Deux Cadurques :
Marcus Lucterius Léo (inscr. étrangère), prêtre arae Ang
honoré d'une statue à Pern près Cahors par ses concitoyens. 11 avait précédemment rempli dans sa cité toute la carrière des honneurs municipaux.
Tiberius Pompeius Priscus (ci-après n° 1 19). judex arcae, honoré d'une statue au Confluent par les trois Gaules. Il avait précédemment rempli dans sa cité toute la carrière des honneurs municipaux.
Deux Pétrucores :
Marcus Pompeius Libo (ci-après n° 120 et inscr. étrangère), prêtre, honoré d'une statue au Confluent par ses concitoyens.
Caius Pompeius Sanctus, fils du précédent (ci-après n° 120 et inscr. étrangère), prêtre, honoré d'une statue au Confluent par ses concitoyens. Le même honneur a été accordé aussi à sa fille.
Deux Lémovices :
Licinius Tauricus (ci-après n° 121 ), prêtre, honoré d'une
statue au Confluent. Il avait précédemment parcouru dans sa cité toute la carrière des honneurs municipaux.
Quintus Licinius Ultor. fils du précédent (ci-après nos 122 et 123), prêtre à l'âge de vingt-deux ans. honoré d'une statue au Confluent par ses concitoyens.
Trois Santons :
Caius Julius Rufus. fils de Caius Julius Otvaneunus, petit-fils de Gedemon, arrière-petit-fils d'Eposterovidus ou Epotsorovidus, (inscr. étrangère), prêtre Romae et Augtisti ad aram quae est ad confluentes Araris et Rbodani ; le donateur de l'arc de Saintes, dédié à Tibère, à Germanicus et à Drusus.
Caius Julius Victor, fils de Conconnetodubnus, petit-fils de . . . omopatès (inscr. étrangère), prêtre, honoré par son fils d'une statue à Saintes; il était chevalier romain et avait été précédemment à sa prêtrise préfet des ouvriers et tribun militaire.
Anonyme (inscr. perdue), prêtre ad templum Romae et Aug
honoré d'une statue au Confluent par les trois Gaules.
Un Pictave :
Lucius Lentulius Censorinus (ci-après n° 124), inquisitor, honoré d'une statue au Confluent par les trois Gaules. 11 avait précédemment rempli dans sa cité toute la carrière des honneurs municipaux.
Un Biturige Cube :
ius Silv (ci-après n° 12^,), judex arcae, honoré d'une
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statue au Confluent par les trois Gaules. Il avait précédemment rempli dans sa cité toute la carrière des honneurs municipaux.
Un Biturige
Anonyme (ci-après n° 126). On ignore quelle fonction il a rempli à l'assemblée. Une statue a été élevée au Confluent à sa fille, et probablement aussi une à lui-même.
Peut-être un Vellave :
Anonyme (inscr. étrangère), prêtre (?), honoré d'une statue au Puy-en-Velay. Rien n'est moins certain que sa qualification de prêtre des trois Gaules. L'inscription qui le rappelle est brisée en fragments incomplets et appartenait plus vraisemblablement à un tombeau qu'à un piédestal de statue.
Statue d'un Arverne, prêtre au temple de Rome et des Augustes.
Don de M. Dutillieu.
Arcade XXXIV. — Bloc quadrangulaire. détérioré à sa partie supérieure; au seizième siècle, « près la porte de la chapelle « SAINCT COSME » (Bellièvre) ; « à l'escalier d'une petite « maison qui joint l'église de S. Cosme qui est au fonds de la « place de S. Pierre , on void cette pierre engagée dans le « mur » (Spon); « chez M. Dutillieu, rue Masson, engagée
« sens dessus dessous dans un mur » (Artaud) ; entré au Musée avant 1816. — Hauteur 1 m. 47, largeur o m. 61.
C • s^RVILIO
5 DOMITl FILIO
SACERDOTl • AD
TEMPLVM • ROMAE
ET • AVGVSTORVM
TRES PROVINCIAE
Bellièvre, Lugdunum priscum, p. m. — Spon, Recherche, p. 138; éd. 1857, P- !59- — Ménestrier, Hist. cons., p. 7s. — Colonia, I, p. 91. — Artaud, Notice 1816, p. 50; — De Boissieu, p. 86. — Comarmond, Description, p. 207; Notice, p. 76. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 13. — Bernard, Autel d'Auguste, p. 66. — Wilmanns, 2221. — Dissard, Catalogue, p. 108.
C. Servilio Martiano, Arverno, Caii Servilii Domiti filio, sacerdoti ad templum Rowae et Augustorum, très provinciae Galliae.
« A Caius Servilius Martianus, arverne, fils de Caius Servilius « Domitus ; prêtre au temple de Rome et des Augustes, les trois « provinces de Gaule ».
Cette inscription était surmontée de la statue de Servilius Martianus. La forme de la pierre indique qu'elle faisait partie d"un ensemble formant probablement un stylobate servant de piédestal commun à plusieurs statues.
Statue d'un Cadurque, juge de la caisse des Gaules.
Arcade XII. — Grand piédestal avec base et couronnement; au seizième siècle, « en l'esglise de SAINCT PIERRE LES « NONAINS au cousté dextre du grand aultier rière ung banc » (Bellièvre) ; extrait de là et entré au Musée dans l'intervalle de 1 8 1 6 à 1825. La base a été retaillée et affleurée au dé pardevant et sur le côté droit. — Hauteur 2 m. 17 ; du dé 1 m. 45.
TIB • POMPEIO POMPEIIVSTIFlL PRI'SCO ■ CADVR CO • OMNIBVS • HO 5 NORB ■ APVD ■ SVOS
FVNCT ■ TRIB • LEG • V M ACEDONIC A E IVDICI • ARCAE GALLIÂRVM ■ ÏTÎ PRÔVNCGALLIÂE
L'I et le B de HONORIB à la cinquième ligne. l'I et l'N de PROVINC à la dernière, liés en monogrammes ; des accents sur l'V de IVSTI. sur l'I de PRISCO, sur l'O de SVOS, sur l'V de
FVNCT et de IVDICI . sur le second A de GALLIARVM et de GALLIAE, sur l'O de PROVINC ; il n'y en a pas sur l'E de POMPEIO.
Bellièvre. p. ioo. — Spon, p. 132; éd. 1857, p. 149 et planche. — Ménestrier, Prèp., pp. 29 et 96. — Artaud, Musée lapidaire 1825, arcade XI. — De Boissieu, p. 278. — Comarmond, Description, p. 84, pi. 3 ; Notice, p. 29. — Monfalcon. Musée lapidaire, p. 5, pi. 10. — Bernard. Autel d'Auguste, p. 94. — Wilmanns, 2217. — Dissard, Catalogue, p. 108.
Tibcrio Pompcio, Pompeii Iùsti filio, Prisco, Cadurco, omnibus bonoribus apud suôs juncto, fribuno legionis V Macedonicae, h'idici arcae Galliârian, ires prôvinciae Galliâe.
« A Tiberius Pompeius Priscus, fils de Pompeius Justus; cadur- <v que, promu dans sa cité à tous les honneurs, tribun de la « légion Ve Macédonien, juge de la caisse des Gaules, les trois <s provinces de Gaule ont élevé cette statue ».
Malgré l'ordre apparent de l'énumération des fonctions, Pompeius Priscus a débuté par le tribunat légionnaire et c'est après avoir acquis par ce grade le rang et le titre de chevalier romain, s'il ne les avait déjà, qu'il est rentré dans son pays pour y fournir la carrière des honneurs municipaux. Envoyé ensuite comme député de sa cité à l'autel du Confluent, il a été élu par l'assemblée aux fonctions de judex arcae Galliarum , fonctions qui lui ont valu l'honneur d'une statue décernée par les trois Gaules.
La pierre qui portait cette statue n'entrait pas dans la composition d'un piédestal en forme d'un stylobate ou d'hémicycle pouvant recevoir plusieurs statues. Le prêtre provincial avait seul le privilège de pouvoir grouper avec sa propre statue celles des membres de sa famille. La statue de Pompeius Priscus, qui n'était que fonctionnaire de l'association, formait un piédestal isolé.
Statues d'un fils et petit-fils, d'une petite-fille et arrière-petite-fille de deux Pétrucores, prêtres des trois Gaules.
Don de M. Gérard.
Arcade VIII. — Très grand bloc quadrangulaire provenant d'un stylobate qui portait des statues; « trouvé en novembre 1 86 1 sous « la maison Gérard à l'angle de la rue de l'Impératrice » (aujourd'hui de l'Hôtel-de-Ville) « et de la rue Pizay » (M.-Daussigny). quartier des TERREAUX. — Hauteur i m. 30. largeur 1 m. 50. Hauteur des lettres de la dernière ligne o m. 24 1/2.
/>OMPEIAE C • POMPEIO
SABINAE MPOMPEILIBO
FlLIAE NIS • SACERDOTIS