‹ Inscriptions antiquesChapitre 13 sur 66 · I BON I S Q V I R I N A S A N C T O · texte numérisé non relu

I BON I S Q V I R I N A S A N C T O

pelrucori? V B L I C E

Les lettres ANC de SANC à la fin de la cinquième ligne de la

QO INSCRIPTIONS RELIGIEUSES

dernière inscription, TIS de SACERDOTIS à la sixième, NA de Q.VIRINA à la huitième, frustes mais encore visibles.

Martin-Daussigny, n° 969 de son Registre d'entrées. — Bernard, Autel d'Auguste, p. 74 et pi. 8, fac-similé Perrin. — Dissard, Catalogue, p. 109.

Pompeiae Sabinae filiac [Caiï] Pompeii Saucti, nepti [Marci] Pompeii Libouis ;

C. Pompeio, Marci Pompeii Libouis sacerdotis filio, Caii Pompeii Sancti sacerdotis uepoti, Quirina, San do ;

[Petrucorii] publiée.

« A Pompeia Sabina. fille de Caius Pompeius Sanctus, petite-fille « de Marcus Pompeius Libo ;

« A Caius Pompeius Sanctus. de la tribu Quirina, fils du prêtre « Marcus Pompeius Libo, et petit-fils du prêtre Caius Pompeius « Sanctus.

« La cité des Pétrucores a élevé . des deniers publics . ces « statues ».

On ignorerait la patrie des personnes citées dans ces deux textes sans une inscription de Périgueux (Rev. êpigr. I, p. 12), l'ancien chef-lieu des Petrucorii, de laquelle on apprend qu'un Marcus Pompeius Libo. inscrit dans la tribu Quirina, fils de Caius Pompeius Sanctus et prêtre à l'autel du Confluent, sacerdos arensis, comme l'avait été son père, a relevé dans sa ville un temple à la déesse Tutèle et des thermes tombés en ruines et a consacré dans ce temple un autel à la divinité des Augustes et au dieu gaulois Apollon Cobledulitavus.

On peut donc restituer avec certitude la ligne incomplète qui courait sur toute la longueur de notre stylobate par [Petrucorii] publiée, et le développement du mot Petrucorii d'après celui du mot publiée montre que le stylobate devait contenir au moins quatre

inscriptions décorant les bases d'autant de statues : celle du prêtre Caius Pompeius Sanctus; celle de son fils, également prêtre, Marcus Pompeius Libo; celle d'un fils de celui-ci, des mêmes noms que son grand-père, Caius Pompeius Sanctus, non prêtre, et celle de Pompeia Sabina, fille de ce dernier, petite-fille du prêtre Marcus Libo et arrière-petite-fille du prêtre Caius Sanctus.

Statue de deux Lémovices, dont l'un probablement prêtre.

Arcade LIX. — Fragment, incomplet à gauche, à droite et en bas, présentant la partie supérieure d'un grand bloc provenant d'un stylobate qui portait des statues; extrait « en 1846 de la « première arche du PONT DU CHANGE, rive droite » (Comarmond). — Hauteur o m. 75, largeur 1 m. 24.

licinio /AVRICO -QJJCIN// filio

apud suos o;h///6-/»//W/'CIs-HONORIBVS FVNcto sacerdoti ad templiimrom-etaug-a /RIB PROVINCls GAlliis consentientibcreato item. . . . HciNlO LION SAbIn/ filio

L'N de LICINIO au commencement de la première ligne réduite à sa haste du côté droit, le C de pubiiClS au commencement

de la deuxième à sa partie inférieure, l'N de SABIN à la fin de la dernière à sa haste gauche avec une partie du jambage transversal.

De Boissieu, p. 92. — Comarmond, Description, p. 357; Notice, p. 129. — Monfalcon, Suppl. à Spon, éd. 1857, p. 3 1 6 ; Musée lapidaire, p. 2}. — Bernard. Autel d'Auguste, p. 69. — Dissard, Catalogue, p. 109.

Licinio Taurico. Q. Licinii filio, apud suos

omnibus pub! ici s honoribus functo, sacerdoti ad templutn Roiuae et Augustorum a tribus provinciis Galliis consentientïbus creato ; item Licinio. Licinii Sabi ni filio Lcntovices publiée.

« A Licinius Tauricus. fils de Quintus Licinius ;

« parvenu dans sa cité aux honneurs du duumvirat. créé, du « consentement unanime des trois provinces de Gaule, prêtre au

« temple de Rome et des Augustes, et à Licinius

« fils de Licinius Sabinus, la cité des Lémovices a élevé

« ces statues ».

Licinius Tauricus a probablement été, comme nous le supposons, prêtre de Rome et d'Auguste; il pourrait avoir eu aussi, non pas la prêtrise , mais une des fonctions d'inquisitor, de judex ou d'altector, propres à l'administration de la caisse des trois Gaules. Quant au personnage que l'inscription lui adjoint comme pareillement honoré d'une statue, il peut n'avoir eu d'autre titre à cet honneur que sa parenté avec Tauricus. Peut-être étaient-ils frères, et alors, dans ce cas, tous deux fils de Quintus Licinius Sabinus.

L'indication de la patrie paraît avoir manqué. Cette absence s'explique si une mention finale reliant toutes les inscriptions contenues sur le stylobate faisait connaître que le monument avait été érigé par la cité des Lémovices. Les inscriptions suivantes montrent que telle était, en effet, la disposition.

Statue d'un Lémovice, prêtre à l'Autel à l'âge de vingt-deux ans.

Arcade XLVI. — Fragment incomplet en bas, de provenance inconnue; entré au Musée postérieurement à 1825. -y Hauteur o m. 55, largeur 1 m. os.

QiLICINIO • VLTori LICINI-TAVRICI- FlL QVÏ ■ SACERDOTIVM APVD ARAMDVO ET viginti ■ a it no ru m

L'L et le T de VLT à la première ligne réduits à leur partie inférieure.

De Boissieu, p. 91. — Comarmond, Description, p. 239; Notice, p. 87. — Monfalcon, Suppl. à Spon, éd. 1 857, p. 3 1 6 ; Musée lapidaire, p. 16. — Bernard, p. 69. — Dissard, Catalogue, p. 108.

O. Licinio Ultori, Licinii Taurici filio, qui sacerdotium apud aram, duo et viginti anuorum natus, ex consensu triuiu proviuciarum Galliarum est post pa frein cou sec u tus, Lemovices publiée.

« A Quintus Licinius Ultor, fils de Licinius Tauricus, parvenu, « après son père, à l'âge de vingt-deux ans, du consentement « des trois provinces de Gaule, au sacerdoce près l'autel, la cité « des Lémovices a élevé cette statue ».

Voir pour le surnom et pour l'âge l'inscription suivante.

Statue du même Lémovice, prêtre à l'autel à l'âge de vingt-deux ans.

Arcade L. — Très grand bloc quadrangulaire, ayant autrefois fait partie d'un stylobate qui portait des statues ; trouvé avant 1808 au quartier SAINT-JEAN, « dans les fondations de l'église « SAINTE-CROIX » (Artaud). — Hauteur 1 m. 55, largeur 1 m. 2 s. Hauteur des lettres o m. 13 et o m. 17.

Q. licinio 7///ORI ■ LICINI taurici filio

cui duo et WGINTI ANNOrum nato

ante tempuS ■ SACERDo////;/; ad aram

post pafrein gEKEKE • Perniiserunt

très proVINC I AE galliae

liciniis sabinoQ) taurico, ul \ \j\sA LciVlO^z^s publiée

Le premier E de ^ERERE à la quatrième ligne réduit à sa

branche supérieure, le T de ///TORI à la dernière réduit à la moitié droite de sa traverse.

Artaud, Notice, 1808. p. 38; 1816, p. 67; Musée lapidaire. arcade XLVII. — De Boissieu,- p. 92. — Comarmond, Description. p. 294; Notice, p. 108. — Monfalcon, Suppl. à Spon, éd. 1857, p. 317. — Bernard. Autel d'Auguste, p. 69. — Dissard. Catalogue, p. 108. — Hirschfeld, Culte imp., p. 20. n. 86.

O. Licinio Ultori. Licinii Taurici fi Ho. cui duo et viginti anno-

ruin ua/o ante tempus sacerdotium ad aram post patron gerere

permiserunt très provinciae Galliae. — Liciniis : Sabino, ,

Taurico, Ultori, Leiuovices publier.

« A Quintus Licinius Ultor, fils de Licinius Tauricus, qui, à « l'âge de vingt-deux ans. a obtenu des trois provinces de Gaule « la permission de gérer, après son père, le sacerdoce à l'autel ;

« — à Licinius Sabinus, à Licinius à Licinius Tauricus.

« à Licinius Ultor, la cité des Lémovices a élevé ces statues ».

Le prénom Ultor et l'âge de « vingt-deux ans », incomplets ici comme sur le précédent texte, se complètent au moyen du rapprochement des deux inscriptions, qui paraissent ainsi se rapporter à un même personnage honoré de deux statues. L'une lui aura été décernée par les trois Gaules ; l'autre lui a été élevée collectivement avec plusieurs autres statues de ses proches sur un stylobate commun par la cité des Lémovices. sa patrie. Quatre membres de la famille nous étant connus : Ultor le jeune prêtre, Tauricus son père, Sabinus son grand-père, et un fils de ce dernier, le stylobate devait porter au moins quatre statues.

Parvenu à la prêtrise à l'âge de vingt-deux ans, Ultor n'avait pas rempli la condition ordinairement nécessaire d'avoir parcouru dans sa cité la carrière des honneurs municipaux ; car le premier échelon, la questure, n'était accessible qu'à l'âge de vingt-cinq

ans, et le plus élevé, le duumvirat, ne s'obtenait pas avant l'âge de trente ans; peut-être était-il chevalier et n'avait-il pas eu à passer par la filière des fonctions municipales.

Statue d'un Pictave, inquisitor des trois Gaules.

Arcade XXVI. — Grand piédestal avec base et couronnement, « découvert en septembre 1855 dans la rue de la CAGE » (M.-Daussigny), au quartier des TERREAUX. — Hauteur 1 m. 98; du dé 1 m. 35, largeur o m. 70.

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