‹ Inscriptions antiquesChapitre 14 sur 66 · V I V I S COR V M · texte numérisé non relu

V I V I S COR V M

I N Q V I S I T Ô R I ■o TRES • PROVIN

CIAE • GALLIAE

Accents sur l'V de FVNCTO. sur l'V et l'O de CVRATORI, sur l'O de VlVISCORVM et sur l'O de INQyiSITORI.

Martin-Daussigny, n° 8 1 s de son Registre d'entrées. — Monfalcon, Suppl. à Spon, éd. 1 857, p. 367; Musée lapidaire, p. 11. — Bernard, Autel d'Auguste, p. 92, pi. 9, fac-similé Perrin. — Dissard, Catalogue, p. 109.

L. Lentulio Censorino, Pictavo, omnibus honoribus apud suos fùncto, cûralôri Biturigum Viviscorum, inquisitôri , très provinciae Galliae.

« A Lentulius Censorinus, pictave, promu dans sa cité à tous les « honneurs, curateur de la cité des Bituriges Vivisques, inquisitor, « les trois provinces de Gaule ont élevé cette statue ».

On attribue à Domitien, si ce n'est à Néron (Corp., III, 291), l'institution des curatores civitatum; mais cette institution, primitivement extraordinaire, a dû mettre un certain temps à se généraliser. Il est peu probable que Lentulius Censorinus ait été curateur des Bituriges Vivisques dès la création de la fonction. Notre inscription doit être d'une époque plus ou moins postérieure aux règnes de ces princes.

Statue d'un Biturige Cube, juge de la Caisse des Gaules.

Don de M. Gayet.

-Bloc le milieu de sa

Arcade LIX. — Bloc quadrangulaire, fendu transversalement vers : milieu de sa hauteur et retaillé à une époque moderne pour

faire partie d'une corniche dont les moulures ont diminué d'un tiers sa face antérieure; trouvé dans les premiers mois de 1884 dans l'épaisseur du mur ouest de la cave d'une maison en reconstruction située rue LANTERNE, quartier des TERREAUX, près de l'angle nord-est de la rue, et appartenant à M. Gayet, Président de la Société lyonnaise des Amis-des-Arts. — Hauteur 1 m. 50, largeur totale o m. 70, de la partie inscrite o m. 50

Il I 110 SILV/// bituRlGl CVbo o;im/1B-HONOR apttD • S VOS 5 /VNCTO

iiidicl ARCAc

galîiaRV M

très PROVINr

fALLIAE

L'R de bituRlGl à la deuxième ligne réduite à un minime reste de l'extrémité de sa branche inférieure, l'R de HONOR à la troisième à sa haste et à l'amorce supérieure de sa boucle, le D de apuD à la quatrième à sa partie courbe, l'I de iudicX à la sixième à sa moitié supérieure, le P de PROVINS*? à la huitième à la partie la plus avancée de sa panse, le premier A de oALLIAE à la dernière à l'extrémité inférieure de son jambage du côté droit.

io Silv Biturigi Cubo, omnibus honoribus apud suos

functo, judici arcae Galliarum, très provinciae Galliae.

« A ius Silv biturige cube, promu dans sa cité à

« tous les honneurs, juge de la caisse de Gaules, les trois provinces « de Gaule ont élevé cette statue ».

Le personnage de cette inscription s'appelait de son surnom Silvinus ou Silvanus. Député de sa cité, il a été élu aux fonctions de juge de la caisse de l'association, et c'est en témoignage de sa bonne gestion qu'une statue lui aura été décernée par les trois Gaules.

Statue d'une femme Biturige, très probablement l'épouse d'un prêtre.

Arcade XIII. — Grand bloc quadrangulaire. ébréché dans le haut, provenant d'un stylobate qui portait des statues; « découvert « en 1847 dans les fondations de la seconde pile du PONT DU « CHANGE, rive gauche de la SAONE » (Comarmond). — Hauteur 1 m. 52, largeur i m. 13.

balBILLAE

/ILIAE

.... Ii/liVS BALBVS BITVRIX

L'V au début de l'inscription de gauche réduit à sa moitié droite; peut-être un accent sur l'V de BITVRIX.

De Boissieu. p. 532. — Comarmond, Description, p. 91,

r'^Ln;vcrs77^v^ BIBLIOTHECA )

IOO INSCRIPTIONS RELIGIEUSES

Notice, p. 31. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 5. — Bernard, Autel d'Auguste, p. 67. — Dissard. Catalogue, p. 108.

Iuliae Balbillae, filiae; — Vi ; — :

lutins Balbus, Bitùrix exs (pecunia sua ?).

« A Julia Balbilla, sa fille ; — à Vi ; — ;

« Julius Balbus, biturige a élevé ce monument à ses

s\ frais ».

Le donateur du monument est le personnage mentionné au nominatif à l'avant-dernière ligne de l'inscription . et l'on voit d'abord, d'après le nom gentilice de sa fille qui s'appelait Iulia à peu près certainement puisqu'il ne manque que la première lettre du mot, qu'il devait lui-même s'appeler Julius, ensuite d'après son surnom de Balbus que le surnom de cette fille, parvenu incomplet, devait être Balbilla.

La disposition de la ligne au commencement de laquelle est nommé . . . .Julius Balbus avec la qualification de Biturige indique qu'elle était beaucoup plus longue et que probablement elle embrassait dans son étendue toutes les inscriptions qui se lisaient sur la face du stylobate au-dessous des statues dont chacune d'elles décorait

la base. On peut supposer à la suite des mots Julijus Balbus

Biturix la mention du parcours des honneurs municipaux : omnibus bonoribus apud suos fuuctus. Que Julius Balbus ait été prêtre à notre autel, ce n'est guère vraisemblable ; il eût été par trop malséant qu'il se fût lui-même érigé à ses frais une statue que ne lui avaient pas décrétée les trois Gaules ; mais il peut très bien avoir été le beaupère d'un prêtre à l'autel du Confluent, et, dans ce cas, les lettres VI qui apparaissent au commencement de la seconde inscription appartiendraient peut-être au nom de son gendre.

L'état incomplet du texte ne permet pas de savoir si Balbus était de la cité des Bituriges Cubi, aujourd'hui Bourges, ou de celle des Bituriges Vivisci. aujourd'hui Bordeaux.

Inscriptions perdues ou non entrées au Musée.

Arverne (?) — Anonyme (inscr. autrefois « en la grange de la « Violette, près la GUILLOT1ÈRE. sur le chemin de la Vulpillière, « en une bâchasse qui a esté cavée pour l'inscription » ; voy. de Boissieu. p. 87). sacerdos Arvemus, ou peut-être plutôt arensis; honoré d'une statue par les très provinc[iae Galliae].

Santon. — Anonyme (inscr. au seizième siècle. « dans l'égout « du cimetière SAINT-NIZIER »; voy. de Boissieu, p. 530),

[sacerdos ad te]iiipl(iiin) Rom[ae et Aug inter confi\uentes

[Araris et Rhodani]... ; honoré d'une statue par les [très provinciaé]

Galliae.

Inscriptions étrangères.

Arverne. — Anonyme (fragments au" musée de Clermont ; voy. Revue épigraphique, I, p. 11), [omnibus h\onorib[us injpatria su[a functus] ; honoré d'une statue à Clermont par les [très pro[yinciae Galliae].

Pétrucore. — Marcus Pompeius Libo, fils du prêtre Caius Pompeius Sanctus (inscr. à Périgueux ; voy. Revue épigraphique, 1. p. 12), sacerdos arensis, qui templum deae Tutelae et fbermas

publiais u traque opéra vetustate collabsa sua pecunia restituit , v.s.l.m. Il élève, à Périgueux. un autel à Apollon Cobledulitavus en accomplissement d'un vœu.

Cadurque. — Marcus Lucterius Léo, fils de Lucterius Senecianus (inscr. à Pern près Cahors, dép. du Lot ; voy. de Boissieu, p. 95),

omnibus honoribus in patria finie tus, sacerâos arae Aug inter

confluences) Arar(is) et Rbodani, à qui sa cité : civitas Cadurcorum ob mérita, a élevé, à son chef-lieu, une statue.

Santon. — Caius Julius Rufus. fils de Caius Julius Otvaneunus. petit-fils de Caius Julius Gedemo, arrière-petit-fils d'Eposterovidus (inscr. de l'arc de Saintes; voy. de Boissieu. p. 96), sacerdos Romae et Augusti ad aram quae est ad conflueniem Araris et Rbodani. L'inscription est répétée sur l'autre face de l'arc ; on y lit Epotsorovidus (probablement la vraie forme), au lieu de Eposterovidus.

Santon. — Caius Julius Victor, fils de Conconnetodubnus, petit-fils de . . . omopatès (inscr. au musée de Saintes, extraite en 1887 du mur de soutènement de la terrasse du jardin de l'Hôpital général ; voy. Espérandieu : Inscriptions récemment découvertes à Saintes, Melle, 1887), praefectus fabrinn, tribu[nus

miiitum cobort\is I a ru m], sacerdos Romae et Aug[us\H

ad conjiiientem. Son fils, qui s'appelle comme lui Caius Julius Victor, lui élève une statue à Saintes.

Vellave. — Anonyme (fragments au musée du Puy-en-Velay ;

voy. Revue épigrapbique, l, p. 116) sace]rdos [ad aram

inter] con[Jiuentes Araris et Rbodani]? ? La restitution n'est nullement certaine ; le personnage n'était peut-être pas prêtre à l'autel du Confluent, ni attaché d'aucune manière à l'association.

La Belgique à l'assemblée.

Les inscriptions relatives à la représention de la Belgique à l'assemblée nous montrent des personnages appartenant aux cités des Séquanes, des Médiomatriques. des Suessions, des Viromanduens, des Nerviens.

Deux Séquanes :

Quintus Adginnius Martinus. fils d'Urbicus (inscr. perdue), prêtre

Romae et Aug ad aram ad confluentes Ara ris et Rhodani. Il

dédie, sous le règne de Vespasien, à la déesse Epona et à Mars Ségomon un autel, à l'érection duquel concourent les trois Gaules. Il avait été dans sa cité flamine augustal et duumvir.

Quintus Julius Severinus (ci-après n° 127), inquisitor Galliarum ; honoré d'une statue au Confluent par les trois Gaules. Il avait précédemment rempli dans sa cité toute la carrière des honneurs municipaux, et elle lui avait deux fois décerné des statues <s à « cause de sa bienveillance et de son intégrité ». Il était patron de la splendidissime corporation des bateliers du Rhône et de la Saône.

Peut-être un Médiomatrique :

Anonyme, fils de Celer (inscr. étrangère), prêtre Romae et

Aug Il donne, en l'honneur de la maison de l'empereur, aux

habitants de Divodurum : Metz, et aux étrangers qui y viennent, une piscine et un emplacement. Rien n'indique d'une manière sûre qu'il ait été prêtre des trois Gaules plutôt que simple prêtre municipal de sa cité.

Un Suession :

Lucius Cassius Melior (ci-après n° 128), inquisitor Galliarum, honoré d'une statue au Confluent par les trois Gaules. Il avait précédemment rempli dans sa cité toute la carrière des honneurs municipaux.

Deux Viromanduens :

Lucius Besius Superior (ci-après n° 129), alledor arkae Galliarum, honoré d'une statue au Confluent par les trois Gaules. Il avait précédemment rempli dans sa cité toute la carrière des honneurs municipaux. Il était chevalier romain et patron de la corporation des bateliers de la Saône et du Rhône et d'autres corporations batelières.

Caius Suiccius Latinus (inscr. étrangère), inquisitor Galliarum. Il était chevalier romain et curateur de la cité des Suessions. De plus, il avait été préfet légionnaire, c'est-à-dire probablement préfet de camp, et, dans sa propre cité, croyons-nous, prêtre municipal de Rome et d'Auguste : sacerdos Romae et Aug. . . .

Un Nervien :

Lucius Osidius , fils de Quietus (inscr. non entrée au

Musée), prêtre ad aram Caes(aris) n(osiri) [apud temjplum Romae

et [Aug in]ter confluences Araris] et RboJa[ni], honoré

d'une statue au Confluent par les trois Gaules. Il avait précédemment parcouru dans sa cité toute la carrière des honneurs municipaux.

INSCRIPTIONS RELIGIEUSES lO^

Statue d'un Séquane, inquisitor des Gaules.

Arcade XIV. — Piédestal avec base et couronnement, retiré en 1824 (Artaud) de l'église SAINT- PIERRE où il servait depuis plusieurs siècles de support au côté gauche du maître-autel. La base a été retaillée et affleurée au dé par-devant et sur le côté gauche. — Hauteur i m. 75; du dé 1 m. 20, largeur o m. 73.

Q: I V L I O SEVERNO

S E QV A N O [ O M N I B ]

HONORIBVSIN

TER SVOSFVNCTO

5 PATRONO • SPLENDI

D I S S I M i' ■ CORPORIS

"N • RHODANICOR ET

ARÂR • CVÏ • OB • l>NOC

MORVM • ORDO • cfvi

■o TATISSVAEBIS-STATVAS

DECREVIT • INQVISITO

RI ■ GALLIARVM • TRES

PROVINCIAE • GALL

L'R et l'I de SEVERINO à la première ligne, les deux N de INNOC à la fin de la huitième liés en monogrammes: accents sur

l'O de IVLIO, sur l'A de SEQYANO, sur le second O de HONO- RIBVS, sur celui de FVNCTO, sur les deux de PATRONO, sur l'I final de SPLENDIDISSIMI, sur l'O de RHODANI, sur le second A de ARAR. sur l'I de CVI, sur l'O de INNOC, sur celui de MORVM. sur le premier I de CM. sur l'A de SVAE, sur l'O de INQyiSITORI, sur l'O et sur l'A de PROVINCIAE ; le mot OMNIB à la seconde ligne gravé dans une retaille.

Bellièvre. Lugdunum priscum, p. 101. — Paradin, 424. — Symeoni, ms. p. 31. — Gruter. 425. 1. — Spon. p. 130; éd. 1857. p. 41 avec planche. — Artaud. Musée lapidaire, arcade XIII. — De Boissieu, p. 265. — Comarmond, Description, p. 100. pi. 13; Notice, p. }). — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 6. pi. 10. — Bernard, Autel d'Auguste, p. 93. — Dissard, Catalogue, p. 109.

Q. Iuliô Severino, Sequàno, omnibus houôribus inter suos functà, patrônô splendidissiini corporis nautarum Rhôdauicorum et Arâricorum, cui ob innôcentiam morum ordô civitatis suâe bis statuas decrevit, inquisitôri Galliarum, très prôvinciâe Galliae.

« A Quintus Julius Severinus, séquane, promu dans sa cité à « tous les honneurs, patron de la splendidissime corporation des « bateliers du Rhône et de la Saône, honoré deux fois de statues « en témoignage de son intégrité par le Conseil des décurions de « sa cité, inquisitor des Gaules, les trois provinces de Gaule ont « élevé cette statue ».

L'inscription ne donne pas le nom du père du personnage ; c'est que celui-ci n'était pas prêtre et qu'au prêtre provincial seulement appartenait, ainsi qu'on le voit par la loi de Narbonne, le privilège d'insérer dans l'inscription qui décorait le piédestal de sa statue, élevée sur le terrain sacré, le nom de son père.

Statue d'un Suession, inquisitor des Gaules.

Arcade XXI. — Piédestal avec base et couronnement, détérioré à droite; « découvert le 18 juillet 1824 en creusant pour le « prolongement du chœur de l'église SAINT-PIERRE » (Artaud). — Hauteur 1 m. 85 ; du dé 1 m. 05, largeur o m. 81.

L • CASSIO M E L L I O R i S V E S S I O N I OMNIBVS-HO 5 NORIBAPVDSV

OS-FVNCTO-IN QVISITORIGA/ ÏÏÏ'PROV-GALLm*

L'V de SV à la fin de la cinquième ligne réduit à sa moitié gauche. Cet V, la syllabe G AL à la fin de la septième ligne, le mot GALLIAE à la fin de la huitième, étaient entiers lorsque Artaud a copié l'inscription, reproduite dans son Musée lapidaire.

Artaud, dans le Journal des savants, novembre 1824, p. 697;

Musée lapidaire, arcade XX. — De Boissieu, p. 266. — Comarmond, Description, p. 142; Notice, p. 51. — Monfalcon, Suppl. à Spon, p. 316; Musée lapidaire, p. 8. — Wilmanns, 2218. — Dissard, Catalogue, p. 109.

L. Cassio Meliori, Suessioui, omnibus bonoribus apud suos functo, inquisitori Galliarum, très pr ovine iae Galliae.

« A Lucius Cassius Melior, suession. promu dans sa cité à tous « les honneurs, inquisitor des Gaules, les trois provinces de Gaule « ont élevé cette statue ».

Statue d'un Viromanduen, allector de la caisse des Gaules.

Arcade XIII. — Piédestal dont la base manque et dont le couronnement a été retaillé à fleur du dé ; autrefois dans les fondations de l'arche du PONT DU CHANGE dite des Merveilles; « il y a une autre inscription sous ce pont, insérée sous « l'arcade la plus proche de Saint Nizier et qui est assés « difficile à lire parce qu'elle est couchée en travers et qu'elle « ne paroit pas hors de l'eau si la Saône n'est bien basse » (Spon); « à la base de la première arche rive gauche du pont « du Change du côté du quai Villeroy, où l'inscription faisait « face à la rivière, la fin des lignes tournée du côté du sol ; « restée après la démolition du pont dans les remblais du quai ;

« retirée de là et apportée au Musée à la fin de 1847 >y (Comarmond). — Hauteur 1 m. 59, largeur o m. 82.

L • B E S I O s il P E R I O R i VIROMAND • Eq • R OMNIBVS HONORA APVD S// os fuNcto 5 PATRONO NAVTAR

ARARICOR ET RHO DANICOR • PATRON c ON DE I I I u M I / / / /R/ARIOR LVGVD ■ o CONSISTENTIVM

ALLECT ARK GALLIAR OB ALLECTVR FIDELI TER aDMinistrataM tREs pKOVlnc galllAE

La première lettre de la neuvième ligne entièrement disparue, la seconde une R réduite à sa moitié inférieure, la troisième à une faible trace de son extrémité inférieure et non reconnaissable.

Bellièvre, Lugdunum priscum, p. 86. — Paradin, p. 417. — Gruter, 475, 3. — Spon, p. 127; éd. 1857, p. 142 avec note de Renier. — Ménestrier, Histoire cous., p. 117. — De Boissieu, p. 260. — Comarmond, Description, p. 110; Notice, p. 30. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 6. — Bernard, Autel d'Auguste, p. 97. — Wilmanns. 2219. — Dissard, Catalogue, p. 109.

L. Besio Super iori, Viromanduo, equiti Romano, omnibus bonoribus apud suos functo, patrono nautarum Araricorum et Rbodanicorum , patrono [C]ond[eatiu]in et [a]r[c]arioruiu Luguduni consisteiitium,

allectori arkae Galliarum, ob allecturam fideliter administratam très provinciae Galliae.

« A Lucius Besius Superior. viromanduen , chevalier romain, « parvenu dans sa cité à tous les honneurs, patron des bateliers « de la Saône et du Rhône, patron des Condéates(?) et des « arcarii (?) domiciliés à Lyon ; allée for de la caisse des Gaules. « les trois provinces de Gaule en témoignage de sa fidélité dans la « gestion de sa fonction d'allector ont élevé cette statue ».

Les arcarii et les Condeates ont déjà paru sur l'inscription d'un Venète, patron des bateliers de la Saône et de la Loire et de deux autres corporations dites : arecarrorum et ponderatium (Paradin, p. 416), arecairor(um) et Condeatium (Symeoni, ms. Bréghot. p. 6}). Malgré ce secours, le nom ni des uns ni des autres n'est entièrement certain. Condeates, dont la première partie a

été lue par Paradin (p. 417) CONDI semble préférable à

pondérâtes, et l'état actuel de la pierre, qui permet de distinguer encore assez nettement /R/AR10R. dénonce comme fautives les lectures ARECARRORVM et ARECAIRORVM. Les deux corporations étant expressément désignées comme lyonnaises, il paraît vraisemblable que les Condeates pouvaient tirer leur nom du Condate du confluent de la Saône et du Rhône, et que les arcarii devaient peut-être le leur à une forme particulière de leurs barques.

Inscriptions perdues ou non entrées au Musée.

Séquane. — Quintus Adginnius Martinus, fils d'Urbicus (inscriptions, au nombre de deux, autrefois « en la tour de SAINCT

« PIERRE LES NONAINS, au cimetière », quartier des TERREAUX ; voy. de Boissieu, pp. S et 9). Dans la première, qui est un autel à

Jupiter, il est qualifié Se(quanus), sacerdos Romae et Aug ad

confluentes Araris et Rbodani, flamen, Il vir in civitate Sequaiioniin ; dans la seconde, qui était réduite à sa moitié gauche et a été savamment restituée par Renier, il dédie un monument élevé par l'assemblée des trois Gaules à la déesse Epona et à MarsSégomon, que cette assemblée appelle « ses sauveurs » : Eponae et Ma[rti Segomoni] ex stipe [anima], Q. Adginnius, Ur[bici fil(ius), Mariinus], Sequanus,

sac[erdos Romae et Aug ], dedicavit, M. Ner[atio Pansa cos.],

postulante ci[vitate Sequanorum], très provinciale Galliae honores] conservatorib[us suis decreverunt]. — « C'est », explique Renier (Spon, Rech., éd. 1857, pp. 154. 155), « un monument de la vic- « toire remportée par les Séquanais en 70 de notre ère sur les Lingons « conduits par Julius Sabinus, le mari d'Eponine (voy, Tacite, « Hist., LXVI1), victoire qui, en arrêtant les progrès de l'insurrec- « tion vers le sud-ouest, sauva la colonie de Lugudunum ». Cette victoire sauva surtout les grands seigneurs gaulois qui étaient, comme prêtres nationaux de Rome et d'Auguste, les représentants du dévouement à la domination romaine ; en même temps elle préserva les trois provinces de la guerre désastreuse qu'eût amenée la participation de toute la Gaule au soulèvement.

Nervien. — Lucius Osidius fils de Quietus (grand bloc

quadrangulaire, trouvé le 17 août 1847 dans la rue MARTIN, quartier d'AINAY, dans les fondations de l'ancien couvent SAINT- MICHEL, et tout de suite réemployé dans la maçonnerie d'une maison en construction; voy. de Boissieu, p. 114), Nervius, omnibus bonorib[us apud] suos functus, sa[cerdos] ad aram Caes(aris)

nostri [apud tem]plum Romae et [Aug in]ter confluences Araris]

et Rhoda[ni], très prov[inciae Galliae]. Une autre inscription à la gauche de celle-ci est réduite à des fins de lignes et paraît se rapporter à un gendre d'Osidius : [ ] lio[ ]no, [Os]idii

[ ] ini [generjo? Au-dessous se voit en très grandes lettres le

mot [Gjalliae, fin de la formule très provinciae Galliae. Le développement que devait avoir la ligne formée de ces trois mots permet de calculer qu'elle embrassait six inscriptions répondant à six statues placées au-dessus.

Inscriptions étrangères.

Médiomatrique. — Anonyme fils de Celer (inscr. à Metz;

voy. Ch. Robert, Epigraphie de la Moselle, 2e fascicule, p. 20),

sacerd(os) Rom(ac) et Aug qui donne in bonorem domus

Augustae piscin(am) et cainpum Mediomatricis et advenis. 11 se peut qu'il ait été sacerdos Romae et Augusti, non à l'autel des trois Gaules, mais dans sa cité et alors simplement prêtre municipal.

Viromanduen. — Caïus Suiccius La[tinus?], (inscr. « trouvée « en 1866 dans les fondations du chœur de l'église de Saint- « Quentin, dép. de l'Aisne ; » voy. Bulletin des Antiquaires de France, 1881 , p. 119), sac(erdos) Ro(mae) et Au[g...], praej(ectus) l(egionis) VIII , cu[rator] civitatis Sue[ssionum] ,

inquisitor Ga\lliarum, le]gatus 11 élève dans sa cité Augusta

Viromanduorum , Saint - Quentin , un autel dédié num(inibus Aug(ustorum) et d[eo Voï\kano civit(atis) Vi[romanduorum] ; (restitution de M. Héron de Villefosse). 11 n'appartient à l'assemblée des trois Gaules que par la fonction d'inquisitor Galliarum. Le sacerdoce Romae et Aug . . . . peut se rapporter à la cité des Viromanduens et avoir été une fonction municipale. L'autel qu'il consacre à Vulcain est sans doute contemporain des autels dédiés à

Vesta et à Vulcain à Lyon par le prêtre sénonais Sextus Julius Thermianus , et à Sens par le gendre de ce dernier. Magilius Honoratus (ci-dessus n° 115). Comme praefectus legionis, notre Viromanduen n'est pas antérieur à Domitien, parce qu'autrement son titre eût été celui de praefectus castrorum; comme curateur de cité, il n'est pas antérieur au second siècle.

Fragments relatifs à l'Assemblée sans indication de cité.

Les fragments contenus dans ce paragraphe nous montrent :

Huit prêtres :

1 — Anonyme (ci-après n° 130). prêtre ad aram Caes(aris ii(ostri). Il avait été préfet d'une colonie dont le nom manque, et avait rempli dans sa cité, dont le nom manque aussi, les plus élevés des honneurs de la carrière municipale.

2 — Caius Ju (ci-après n° 130), prêtre ad aram; peut-être

le même que le précédent.

3 — Taurus (ci-après n° 131), prêtre avant l'âge ad [tem-

plum Romae et Augg. [inter confluences Araris et Rhodani.

4 — Anonyme (ci-après n° 132), prêtre arae inter confluentes Araris et Rhodani. 11 avait précédemment parcouru dans sa cité toute la carrière des honneurs municipaux.

5 — Anonyme (inscr. perdue), prêtre ad aram Romae et Augustorum. Il avait précédemment parcouru dans sa cité la carrière des honneurs municipaux.

6 — Titus Belgisius (?) (inscr. perdue), prêtre ; honoré

d'une statue au Confluent par les trois Gaules et le premier de sa

cité à qui ait été accordée cette distinction. Il avait précédemment parcouru toute la carrière des honneurs municipaux.

7 — Tiberius Eppius Bellicus (ci-après n° 133), prêtre. Sa femme et peut-être aussi sa petite-fille ont été honorées de statues au Confluent par les trois Gaules.

8 — Anonyme (ci-après n° 134), prêtre. Son fils est honoré d'une statue au Confluent par les trois Gaules.

Un juge :

Tiberius Sulpicius (ci-après n° 135), judex arcae GaUiarum, honoré d'une statue au Confluent par les trois Gaules. Il avait précédemment parcouru dans sa cité toute la carrière des honneurs municipaux.

Plusieurs personnages dont le titre manque :

Anonyme (inscr. perdue), probablement fonctionnaire; honoré d'une statue au Confluent par les trois Gaules.

Anonyme (inscr. non entrée au Musée); honoré d'une statue au Confluent par les trois Gaules. Il avait, à la demande des trois provinces, obtenu quelque faveur de l'empereur Hadrien.

Caius Carantius Junianus, fils de Proclianus (inscr. perdue) ; prêtre ou fonctionnaire.

Priscus et sa sœur (inscr. perdue), honorés chacun d'une

statue au Confluent par les trois Gaules, probablement comme étant les enfants d'un prêtre.

Marius Florentinus (ci-après n° 136). honoré d'une statue au Confluent comme frère d'un prêtre ou moins probablement d'un fonctionnaire.

Tiberius Claudius Genialis (ci-après n° 1 37). vraisemblablement prêtre.

Un affranchi de l'association :

Publius Claudius Abascantus (inscr. étrangère), affranchi des trois Gaules.

Statue d'un prêtre à l'autel de « notre César ».

Don de M. Dutillieu.

Arcade XLVI. — Moitié inférieure d'un très grand bloc quadrangulaire provenant d'un stylobate qui portait des statues ; trouvé vers la fin du siècle dernier « dans les démolitions de « l'église SAINT-COME , maison Gayet », et de là transportée dans le jardin de M. Dutillieu. rue Masson. à la Croix-Rousse (Artaud). — Hauteur o m. 96, largeur 1 m. 75.

AD Ara m Yiliae C-RES- ■ • •

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