TEMPS PRÉHISTORIQUES
Une grosse pierre, qu'on voyait, il y a deux siècles, « tout « joignant la Croix sur la place devant la porte Saint Just », et qu'on appelait la « Pierre-qui-Branle », parce que, rapporte le chroniqueur, « on peut l'ébranler du bout du doigt et la faire » pencher de côté ou d'autre pourveu qu'il n'y ayt pas dessous « de la terre qui rende son équilibre inutile », était, suivant toute apparence, un monument des temps préhistoriques et très probablement un bloc déposé par la période glaciaire. 11 est certain que le glacier du Rhône, qui, à l'époque de cette période, s'étendait sur le plateau bressan et arrivait par-dessus le Rhône et la Saône jusqu'à Sainte-Foy, a dû couvrir alors le sommet de Fourvière.
Plusieurs autres blocs erratiques se voient à l'ancien Jardin des Plantes au penchant de la colline Saint-Sébastien; les uns laissés sur place, les autres apportés du plateau.