LA COLONIE };S
La constitution municipale de la colonie de Lyon était celle qu'avaient ordinairement les colonies romaines : un Conseil de décurions, deeuriones, or do, et une hiérarchie de magistratures échelonnées en trois degrés, c'est-à-dire en ordre ascendant, la questure, l'édilité et le duumvirat; pour la religion, un collège de pontifes, un flamine d'Auguste et une flaminique, un corps de sévirs augustaux ; outre cela, diverses corporations.
L'ensemble de la communauté s'appelle indifféremment colonia, respubliea, Lugudunenses ; c'est aussi cet ensemble que désigne l'expression publiée ; celle de civitas ne se montre que plus tardivement et non même d'une manière certaine.
En opposition avec Yordo apparaît le populus.
L'extrême et surprenante rareté des inscriptions rappelant des magistratures municipales a fait naître la pensée (voy. ci-dessus II, p. 225), que Lyon, jusqu'au temps des Antonins, aurait peut-être été administré directement par l'État. Cet agent de l'État était sans doute le gouverneur de la province ou un de ses délégués, qui alors devait prendre le titre de praefectus.
La communauté avait des patrons et aussi des curateurs.