L. Gavius Fronto, sevir[Augustalis Luguduni ] Benignae
uxori, et L. Gav[ius . matri (?).
« Lucius Gavius Fronto, sévir augustal de Lyon, à
« Benigna son épouse, et Lucius Gavius à sa mère ».
Épitaphe d'un sévir augustal de Lyon.
Arcade XXXV. — Cippe avec base et couronnement; « sous- « tient la voûte de la tour ronde de SA1NCT IREGNY » (Paradin); « au pied de la tour Notre-Dame, au chevet de l'ancienne église « de Saint-Irénée, du côté du cimetière » (De Boissieu) ; « en « 1863 dans la crypte de la chapelle de la Recluse » (Daussigny). L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures. — Hauteur i m. 40, du dé o m. 88, largeur o m. 60; hauteur de la partie encadrée o m. 67, largeur o m. 44.
Q IGNI SILVINI
IÏTÏÏI V I R I
AVG LVG 5 IGNIA • HELPIS
COLLIB- OPTIMO
Le G de IGNI et de IGNIA à terminaison courbe.
Bellièvre, p. 86. — Symeoni. p. 43. — Paradin, p. 431. — Gruter, p. 420, 5. — Spon, p. 71; éd. 1 8s7- p. 82. — Ménestrier, Hist. cous., pp. 78 et 113. — Cochard, Archives historiques, 6, p. 319; 13. p. 436. — De Boissieu, p. 194. — Martin-Daussigny. n° 1014 de son Registre d'entrées. — Dissard, Catalogue, p. 115.
Diis Manibus Q. Ignii Silvini, seviri Augmtalis Luguduni; Ignia Helpis colliberto optimo.
« Aux dieux Mânes de Quintus Ignius Silvinus, sévir augustal « de Lyon; Ignia Helpis à son co-affranchi excellent ».
Ignius Silvinus était un affranchi, bien que l'épitaphe s'abstienne de le désigner expressément « affranchi de tel » ; mais le fait que sa femme, du même nom que lui. l'appelle son « co-affranchi », révèle clairement sa condition.
Une Ignia Helpis apparaît sur une inscription de Narbonne comme femme d'un Quintus Ignius Merops : V I CL* IGNIVS I MEROPS-S1 1 BI-ET-IGNIAE | /;ELPIDL VXORI | ETs//IS (notre copie). Il est peu vraisemblable qu'il s'agisse de la même personne sur les deux monuments ; l'inscription de Narbonne paraît plus ancienne que celle de Lyon.
■53 Fragment faisant mention d'un sévir augustal.
Arcade XXVII. — Fragment incomplet de tous côtés; « trouvé <.* en 1844 dans les fondations de la vieille église de VAISE »
SÉVIRS AUGUSTAUX 389
(Comarmond. De Boissieu). — Hauteur o m. 44, largeur o m. 50.
d . m ivl ■ felicis
i i i i i i vu • a v g ivlia • verec vn5 a collIb-pientissim
L'N et le D de VERECVNDA liés en un monogramme.
Notice, p. 100. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 18. — Dissard, Catalogue, p. 115.
Diis Manibus lulii Felicis, sévir i Augiistalis ; lu lia Verecunda colliberto pientissimo.
« Aux dieux Mânes de Julius Félix, sévir augustal ; Julia Vere- « cunda à son co-affranchi excellent ».
Epitaphe faisant mention de deux sévirs augustaux, l'un de Lyon et de Vienne, l'autre de Lyon.
Arcade XXX Vil. — Bloc quadrangulaire bordé de moulures encadrant l'inscription ; « servant autrefois de jambage à une « porte de remise dans la cour du bâtiment des GÉNOVÉFAINS » (Artaud), quartier SAINT-1RÉNÉE; entré au Musée avant 1816. —
Hauteur i m. 51, largeur o m. 79; hauteur de la partie encadrée 1 m. 24, largeur o m. 50.
SEX IVLI SEX FlL PALATIN ■ HELI TITVS • CASSIVS 5 MYSTICVS SOC31
ITTÎTI VIR • AVG LVG ET • V1ENNA GENERO SIBI REVEREN 'o TISSIMO ET
CALLISTVS ■ LlB IÏÏÏÏlviR AVG LVG PATRONO-OPTIMET INDVLGENTISSIMO
L'E et l'R de SOCER, l'A et l'E de V1ENNAE liés en monogrammes.
Millin, Voyage, I, p. 591. — Artaud, Notice 1816, p. 54; Musée lapidaire, arcade XXXV. — De Boissieu, p. 213. — Comarmond, Description, p. 223, pi. 17; Notice, p. 82. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 14. — Allmer, Inscriptions de Vienne, II, p. 311, n°2si de l'atlas. — Dissard, Catalogue, p. 115.
Dits Manibus Sex. lulii, Sexti filii, Palatin a, Helii; Titus Cassius Mysticus, socer, sévir Augustalis Luguduni et Viennae, genero sibi rêver enlissimo, et Callistus, liber tus , sévir Augustalis Luguduni, patrono optimo et indulgentissimo.
« Aux dieux Mânes de Sextus Julius Helius, de la tribu Pala-
SEVIRS AUGUSTAUX 391
« tina, fils de Sextus (Julius); Cassius Mysticus, sévir augustal « de Lyon et de Vienne, à son gendre très respectueux, et « Callistus, son affranchi, à son excellent et très bienveillant « patron ».
On vient de voir un sévir augustal de Lyon et de Pouzzoles; voici un sévir augustal de Lyon et de Vienne, deux villes qui, pour être voisines, n'en vivaient pas pour cela en meilleur accord. Animées l'une contre l'autre d'une ancienne haine et se faisant réciproquement à l'occasion tout le mal possible, « elles étaient « encore plus largement séparées par leur inimitié que par le « fleuve qui coulait entre leurs territoires ». Notre inscription fait foi qu'à l'époque à laquelle elle appartient, cette désunion dont parle Tacite (Hist., I, 65) au sujet des événements qui ont suivi la chute de Néron, avait fait place à des sentiments meilleurs.
Voir au paragraphe précédent relatif aux flamines et aux flaminiques (n° 146) une Julia Helias, une Julia Heliane et une Julia Callistate qui paraissent être les filles de Julius Callistus. Une d'elles, Julia Helias, a été flaminique augustale de Lyon.
Epitaphe d'un sévir augustal de Lyon.
Arcade XXV. — Cippe dont la base a été retranchée et dont le couronnement a été abattu à fleur du dé ; « trouvé à SA1NT- « IRENÉE en 1824 en creusant les fondations de la nouvelle « église » (Comarmond) ; « dans les fouilles pratiquées en 1825 « dans la cour qui est devant l'église Saint-Irénée pour jeter les
« fondements de la prolongation de cet édifice » (De Boissieu). L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures. — Hauteur i m. 30; du dé om. 80. largeur o m. 65.
DÏS MAN1B
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