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EVSEBES • LlB
De Boissieu, p. 191. — Comarmond, Description, p. 153, pi. II ; Notice, p. 54. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 9. — Dissard, Catalogue, p. 11 s.
Dits Manibus L. Lucretii Campant, sévir i / igustalis Luguduni,
Eusebes liber tu s.
« Aux dieux Mcânes de Lucius Lucretius Campanus, sévir « augustal de Lyon, Eusebes son affranchi ».
Épitaphe faisant mention d'un sévir augustal de Lyon.
Don des Dames de Saint-Michel.
Arcade XXX. — Cippe retaillé de chaque côté et dont la base et le couronnement ont été affleurés au dé ; autrefois à Saint-
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Irénée, « dans le jambage d'une porte d'écurie à l'ancien monas- « tère des GENOVÉFA1NS » (Millin), quartier SAINT-IRÉNÉE ; « ensuite dans un mur de façade donnant sur un petit jardin du « Refuge Saint-Michel » (De Boissieu) ; entré au Musée en 1856 (Daussigny). Une ascia est gravée à la première ligne entre les initiales DM. — Hauteur 1 m. 4s ; du dé 9 m. 94, largeur o m. 60.
D « ïï & M eT ■ QVIETI ■ AE^ERNAf pKlM.ni VI ■ ANIMAf OPTIMAE QVI ■ VIXI/ 5 rtNNXXVMVIIIDI..
QVI SEPELLITVS EST L il NAEPISAEINTVSCIrt a D F LV ME N • M A C R A • C / rtPFRODISI VS • Ifîîïl V/Y 'o aVG ■ LVGVD • ALVMNo
S//OKARISSIMO ETSIB/
VlVVS o FECIT et 5VB ASCIA DEDICAV/7
Le T et le second E de AETERNAE à la seconde ligne. l'M et l'E de FLVMEN à la huitième, l'H et l'R de APHRODISIVS à la neuvième, liés en monogrammes ; les points, à la première et à l'avant-dernière, figurés par de petites hederae.
Millin, Voy., I, p. 505. — De Boissieu, p. 186. — Monfalcon, Suppl. à Spon, Recherche, éd. 1857, p. 368, — Martin-Daussigny, n° 806 de son Registre d'entrées. — Dissard, Catalogue, p. 115.
Dits Manibus et qiiieti aeteniae Primitivi, animae optimae, qui vixit annis XX y, mensïbus Vlll , diebus /... ; scpellitus est Lunae
Pisae in Tuscia ad flumen Macra; Claudius Aphrodisius, sévir Augustalis Luguduni, alumno suo karissimo et sibi vivus fecit et sub ascia dedicavit.
« Aux dieux Mânes et au repos éternel de Primitivus, excellente
« âme, qui a vécu vingt-cinq ans, huit mois et jours, et a
« été enseveli à Luna de Pise en Toscane sur le fleuve Macra; « Claudius Aphrodisius, sévir augustal de Lyon, a élevé à son « alumnus très cher et pour lui-même ce tombeau et l'a dédié « sous X ascia ».
Par suite de la retaille du côté droit de la pierre, le nom du sévir lyonnais mentionné dans cette inscription est réduit à sa première lettre, qui est un C; mais cette retaille n'ayant emporté qu'une lettre à la fin de chaque ligne. — car très probablement l'I et l'R de VIR, l'I et le T de DEDICAVIT des neuvième et dernière lignes étaient liés, — le nom dont il s'agit ne peut avoir été que Claudius, qui très fréquemment s'abrégeait par ses deux premières lettres.
De ce Claudius Aphrodisius il n'y a rien à dire, si ce n'est qu'il apporte un exemple de plus d'un sévir qui paraît n'avoir été qu'un affranchi.
Primitivus était un enfant-trouvé; telle est la signification du mot alumnus. La condition des alumni chez leurs hôtes n'était que celle d'esclaves. Il ne paraît pas que Primitivus soit sorti de cette condition , puisque son épitaphe ne le nomme que par son nom servile sans lui donner de gentilice.
Ce jeune homme qu'Aphrodisius avait recueilli et élevé n'est pas décédé à Lyon; il est mort sur la côte d'Italie, dans la petite ville étrusque de Luna à l'embouchure du fleuve Macra et à la limite entre la Ligurie et l'Etrurie (Pline, III, 5; XIV. 6), aujourd'hui le port et le lieu en ruines appelés Lunegiano. A non moins d'une cinquantaine de kilomètres de là, se trouvait Pise sur l'Arno, une des vingt-huit colonies militaires mises par Auguste en Italie;
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mais comme, sans doute, Pise était beaucoup plus connue que le petit port de Luna, le rédacteur de l'épitaphe aura cru devoir réunir les deux noms. Le fleuve se nomme actuellement Magra.
C'est à Luna que Primitivus avait sa sépulture. Le tombeau que lui a élevé à Lyon son bienfaiteur était un tombeau vide, néanmoins dédié à ses Mânes et honoré des mêmes cérémonies religieuses que si ses cendres y eussent été contenues.
11 y avait entre Lyon et Mâcon une station du nom de Lunna.
Épitaphe d'un sévir augustal de Lyon.
Don de l'abbé Caille.
Arcade LV. — Sarcophage, autrefois, c'est-à-dire vers le milieu du seizième siècle, à FOURVIÈRE; « en ung vas avec sa couver- « ture, inter moles jactas au-devant de la pile de la maison des « Cailhes que despuys le sire Benoist Rochefort ha retiré en ung « sien jardin » (Bellièvre), quelques années plus tard « le jardin « d'Humbert Faure » (Paradin) ; vers la fin du dix-septième siècle, « dans la cour d'une maison qui est derrière le jardin de « l'Hôtel de Ville » (Spon, renseignement erroné) ; « dans le « jardin de l'abbé Caille » (Artaud); « au sommet du coteau de « Fourvières, au nord de l'église » (Comarmond); entré au Musée avant 1808. Le couvercle paraît avoir été séparé de l'auge lors du transport dans le jardin de Benoist Rochefort. L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures accosté d'appendices en queue d'aronde. — Hauteur o m. 72, longueur 2 m. 27;
hauteur de la partie encadrée o m. 42, longueur sans les appendices 1 m. 30, les appendices compris 1 m. 88.
C • SALVI • MERCVRI
IÏÏÏÏI VI RI- AVG LVGVD
IN SVO « SIBI • POSITVS
LlBERISVPERSTITESPstC
La première ligne, empruntée à la plus ancienne copie, était sans doute gravée sur le couvercle; le point après SVO, figuré par une hedera; dans l'intervalle entre P et C, à la fin de la dernière ligne, un petit oiseau au repos et tourné à gauche.
Bellievre, Lugd. priscum, p. 84. — Paradin, p. 440. — Gruter, 46s. 7. — Spon. Recherche, p. 182 ; éd. 18^7. p. 211. — Ménestrœr, Hist. cous., p. 3. — Artaud, Notice 1808, p. 46; 1816, p. 70; Musée lapidaire, arcade LI. — De Boissieu, p. 184. — Comarmond, Description, p. 327; Notice, p. 120. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 21. — Dissard, Catalogue, p. 116.
Diis Manihus et iiieinoriae C. Salvii Mercurii, seviri Augustalis Luguduni, in stto sibi positus, liber i superstites ponendum curaverunt.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire de Caius Salvius Mercurius, « sévir augustal de Lyon, enseveli dans son fonds à lui ; ses « enfants survivants ont élevé ce tombeau ».
Le surnom Mercurius indique à peu près sûrement que Salvius était, comme la plupart des sévirs, un affranchi. Comme aussi la plupart des sévirs, il doit avoir été riche, puisque l'épitaphe affecte de faire savoir qu'il a été enseveli « dans son propre fonds ». locution, du reste, connue par plus d'un exemple et à Lyon
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même où elle reparaît précisément sur la tombe de deux autres Salvii.
Un oiseau, ressemblant assez à une colombe, est gravé au trait à la fin de la dernière ligne entre les sigles P- C: poncudum curaverunt. « Serait-ce », dit M. de Boissieu, « l'image de la liberté « dont jouit l'âme après la mort ou de l'essor qu'elle prend à « ce moment suprême ? » Mais l'oiseau est au repos, les ailes repliées et la tête levée comme s'il chantait. Serait-ce alors une allusion à la félicité des Champs-Elysées ? C'est tout simplement, avec bien plus de vraisemblance, une pure fantaisie du graveur, à qui l'on prêterait peut-être beaucoup trop d'imagination en lui supposant l'idée d'un jeu de mots entre Salve, nom du défunt, et ave, « oiseau » et en même temps « adieu ». Ave et plus souvent hâve qui était le salut du matin, vale qui était celui du soir, employés isolément ou associés, salve joint à l'un ou à l'autre comme synonyme d'ave, apparaissent fréquemment dans les textes funéraires pour exprimer l'adieu suprême.
Artaud, dans sa Notice de 1808, dit que l'épitaphe de Salvius fut remarquée avec intérêt par le pape Pie VII, lorsque, pendant son séjour à Lyon en 1800, il traversa le clos Caille pour bénir du haut de la terrasse de ce clos la ville de Lvon.
Épitaphe d'un sévir augustal.
Arcade XXXIV. — Cippe dont la base a été abattue à fleur lu dé et dont le couronnement est brisé en partie ; autrefois au
quartier SAINT- GEORGES, dans le jardin des TRINITAIRES : « le jardin des Antiques » (Spon) ; « de la collection du jardin « des Antiques du président Bellièvre » (Comarmond). — Hauteur i m.; du dé o m. 55, largeur o m. 43.
DEMINCILIAE • ET • C /OL L I • PE L 1 O D O k • II I II 1
VIR • AVGVSTALIS PRIMIA- PRl M A • MA TRI • KARISSIMAE • ET CONIVGI • PIENTIS SIMO • PONENDVM CVRAVIT ET SVB A S C 1 A • DEDICA V I T
Gruter, d'après Scaliger, 418, 5. — Spon, Recherche, p. 95 ; éd. 1857, p. 104. — Menestrier. Histoire cons. p. 78. — Artaud, Notice 1808, p. 58 ; 181 6, p. 30 ; Musée lapidaire, arcade XVIII. — De Boissieu, p. 193. — Comarmond, Description, p. 129 ; Notice, p. 45. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 7. — Dissard, Catalogue, p. 114.
[Dils Manlbus] Crassiae Demlncillae (pour Deminclllae) et Caii Sol lli (?) Heltodorl, sevlri Augustalis; Primia Prima matrl karlsstmae et coiitugi pientisslmo ponendum curavlt et suh ascia dedlcavtt.
« Aux dieux Mânes de Crassia Demincilla et de Sollius Helio- « dorus, sévir augustal ; Primia Prima a élevé à sa mère très « chère et à son excellent époux ce tombeau et l'a dédié sous « Yascta ».
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Heliodorus était sans doute sévir augustal de Lyon. Son nom gentilice, dont la première lettre manque, peut se restituer de plusieurs manières : Lollius, Pollius, Sollius ; toutefois, aucun exemple des deux premiers de ces noms ne se rencontre à Lyon, tandis que Sollius y apparaît au moins deux fois, d'abord dans l'épitaphe d'un Sollius Amandus, aujourd'hui perdue, autrefois « hors la porte de Vèze » (Spon, Recherche, exemplaire interfolié à la Bibliothèque nationale), puis au cinquième siècle, porté avec éclat par Sidoine Apollinaire, Caius Sollius Apollinaris Sidonius, le gendre de l'empereur gaulois Avitus.
C'est probablement par faute de gravure que la femme de notre personnage s'appelle Demincilia au lieu de Demincilla.
Épitaphe d'un Romain, sévir augustal de Lyon et de Pouzzoles, patron de navire.
Arcade XLII. — Très grand cippe avec base et couronnement, trouvé dans le RHONE, au quartier de la GUILLOTIÈRE; « retiré « du Rosne en 1718 au mois de juin et transporté proche l'an- « cienne église de la Guillotière » (ms. Ruolz-Dissard) ; ante annos XV in Rhodani alveo repertum ; stat in via prope veterem siiburhii ecclesiam (Maffei, lettre datée d'octobre 1722), « employé « pour servir de base à une croix, à l'extrémité du faubourg de « la Guillotière » (Artaud) ; sur la place de la Croix, à la Guillotière , devant l'ancienne église ; entré au Musée avant 1808. Une ascia est gravée de chaque côté sur les volutes de la
lysis du couronnement. — Hauteur 2 m. 48 ; du dé 1 m. 45, largeur o m. 90.
Q- CAPITONI PROBATI SENIORIS DOMO ROM IÏÏTÏl VIR AVG ■ LVGVDVN 5 ET PVTEOLIS
NAVICLARIO MARINO NEREVS ET PALAEMON
LIBERTI PATRONO QVOD SIBI VIVVS INSTI <o T VIT POSTERISQ SVIS
ET SVB ASCIA DEDICAV
Maffei. Gall. mit., p. 22. — Ms. Ruolz-Dissard. — Artaud, Notice, 1808, p. 47 ; 181 6, p. s8 ; Musée lapidaire, arcade XXXIX. — Orelli, 4242. — De Boissieu, p. 214. — Comarmond, Description, p. 247 et planche i6; Notice, p. 91. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 16. — Wilmanns. 2231. — Dissard, Catalogue, p. 114.
Dits Manibus Q. Capitonii Probati senioris, donio Roma ; seviro Augustali Luguduni et Puteolis, naviclario mariuo; Nereus et Palaemon , liber ti patrono . quod sibi vivus instituit poster isque et sub ascia dedicaverunt.
« Aux dieux Mânes de Quintus Capitonius Probatus senior, de « Rome, sévir augustal à Lyon et à Pouzzoles, trafiquant sur %x mer; Nereus et Palaemon. ses affranchis, (ont fait graver cette
« épitaphe sur) le tombeau que leur partron s'est, de son vivant, « élevé pour lui-même et ses descendants et qu'ils ont dédié sous « l'ascia ».
Ce texte est conçu de telle sorte qu'il est presque incompréhensible. Si le défunt a pourvu" de son vivant à la préparation de son tombeau, on se demande ce que ses deux affranchis Nereus et Palaemon ont eu à faire, à moins qu'il ne leur soit resté à y ajouter l'épitaphe. On vient de voir (ci-dessus n° 149) l'inscription d'un tombeau préparé d'avance, dans laquelle il est dit que l'épitaphe a été gravée par les survivants : scribendum curaverunt.
Capitonius Probatus était de Rome et citoyen romain. Il s'appelait par second surnom senior en distinction peut-être d'un frère junior ou d'un fils s'appelant aussi Capitonius Probatus.
Il était maître d'un navire avec lequel il faisait le trafic du cabotage, et il visitait sans doute fréquemment Lyon et Pouzzoles. Il n'est pas étonnant de le voir sévir augustal dans deux villes que reliaient de nombreuses relations de commerce. Des plombs de douane, trouvés à Lyon et aujourd'hui la collection de M. E. Récamier, témoignent de la fréquence de ces rapports.
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Épitaphe d'un Syrien, sévir augustal de la colonie Copia Claudia Augusta de Lyon, exerçant la profession de barbaricaire.
Arcade XVI. — Cippe avec base et couronnement, trouvé le
19 mai 1885, à TRION, quartier SAINT-JUST, dans les travaux de terrassement du chemin de fer de Saint-Just à Vaugneray et Mornant, entre le pied du bastion n° 4 et la place de Trion. Une ascia, gravée en creux, occupe le milieu du bandeau de la corniche. — Hauteur 1 m. 58 ; du dé 1 m. 05, largeur o m. 70.
D * ET * M
MEMOR1AE AETERN
CÔNSTANTINl' • AEQVALIS HO MINIS-OPTIMI- ARTISBARBARI ■5 CARIAEITTîïI VIRI- AVG CCCAVG LVGVDVNI • CIVISGERMÂNI CIANI QVLVlxiT ANNOS XXXXVI MENSESIIIDIES- XII -PAC ATI A SERVANDA CONIVGI • KARISSI
'o MO ET- INCOMPAR ABILI ET