ET AE^VA'LIS • ET • CONSTANTIVS
FlLI ■ PATRI PIISSIMO PONEN
15 DVM CVRAVERVNT- ET ■ SVB
ASCIA DEDICAVERVNT
Lettres d'assez bonne forme; le 0 de AEQVALIS à la treizième ligne figuré par un trait curviligne en la forme d'un C rétrograde intercalé après coup entre I'E et l'V ; accents sur l'A de AETERN. sur l'O et les deux I de CONSTANTINL sur les deux A de AEQYALIS, sur l'O de HOMINIS, sur les deux derniers A de BARBARICARIAE. sur le dernier V de LVGVDVNI. sur les deux A de GERMAN1CIANI, sur le second A de AEQyALIS et sur l'E
SÉVIRS AUGUSTAUX 403
de CVRAVERVNT et peut-être sur le second E de DEDICAVE- RVNT.
Allmer, dans le Courrier de Lyon du 26 mars 1885; Revue épigraphique, II, p. 98 ; Découverte de monuments funéraires et d'objets antiques au quartier de Trion, 1885, p. 25. — Pariset. dans le Bulletin des soies et des soieries du 11 avril 1885. — Mowat, dans le Bulletin épigraphique, V, p. 107. — Allmer et Dissard, Trion, p. 91. — Dissard, Catalogue, p. 114.
Dits Manibus et memoriae âeternae Cônstantinii Aequâlis, bôininis optimi, artis barbaricàriàe, seviri Augusialis colonia Copia Claudia Augmta Lugudûni, civis Germâniciâni, qui vixit annos XXXXVl, mêmes III, dies XII; Pacatia Servanda couiugi harissimo et incomparabili et sibi viva et Cônstantinii : Servatus et Aequâlis (?) et Constantius, filii, patri piissimo poneudum curavèruni et sub ascia dedicaverunt.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Constantinius « Aequâlis, homme plein de bonté, exerçant la profession de « barbaricaire, sévir augustal de la colonie Copia Claudia Augusta « de Lyon, citoyen de Germanicia, mort à l'âge de quarante-six « ans, trois mois et douze jours ; Pacatia Servanda à son époux « très cher et incomparable, et, de son vivant, pour elle-même ; « et leurs enfants : Constantinius Servatus, Constantinius Aequâlis « et Constantinius Constantius à leur excellent père, ont élevé ce « tombeau et l'ont dédié sous X ascia ».
L'inscription ne présente rien de particulier au sujet du sévirat du barbaricaire Constantinius Aequâlis, mais il n'en est pas de même de sa profession ; l'occasion ne devant plus se représenter d'en parler, nous allons dire ici ce que nous en savons.
Le mot barbaricarins a servi a désigner deux industries différentes : un travail de broderie d'or sur étoffe et un travail
d'incrustation d'or et d'argent sur métal, notamment sur des armes. Mais la seconde de ces deux acceptions paraît avoir été moins ancienne que la première, et, à l'époque de notre inscription qui, par la forme de ses lettres aussi bien qu'à cause des accents qu'elle présente, doit appartenir au deuxième siècle ou au plus tard aux premières années du troisième, les barbaricaires étaient des brodeurs ; car c'est comme brodeurs qu'ils apparaissent déjà bien longtemps auparavant et encore beaucoup plus tardivement. Lucrèce et Ovide parlent des étoffes brodées par les barbaricaires; Lucrèce (II, 500) appelle ces étoffes barbaricae vestes; Ovide (Métam. , VI , S76) : stamina barbarica. L'édit par lequel Dioclétien établit, en l'an 301, un tarif général des marchandises, nomme les barbaricaires dans un chapitre spécialement relatif aux salaires « des ouvriers en soie » (C. I. Z.., III, p. 836) : article 42, « à un « barbaricaire pour ouvrage à faire avec de l'or, travail en première « qualité, 1000 deniers », c'est-à-dire 21 fr. 20 centimes d'après la valeur de o fr. 0212 attribuée par M. Lépaulle (l'Èdit de Maximum et la Situation monétaire de l'empire sons Dioctétien, Lyon, 1885) au denier employé dans l'Edit; — article 43, « travail en seconde « qualité. 7^0 deniers ». soit 15 fr. 90 centimes; — article 44. « à un barbaricaire pour travail en soie pure » ou « sur étoffe de « soie pure, par once de matière employée 500 deniers », soit 10 fr. 60 centimes; — article 45, « travail en seconde qualité, par « once de matière employée 400 deniers », soit 8 fr. 48 centimes.
Les barbaricaires brodaient donc en or et en soie, mais surtout et spécialement en or. Ils viennent dans le tarif après les plumarii, qui étaient aussi des brodeurs, mais en couleurs, et, d'après Marquardt (Handbuch, VII, p. 521), brodaient à points linéaires disposés parallèlement à plat comme les barbes des plumes des oiseaux, ce en quoi ils différaient des phiygiones, autres brodeurs en couleurs, mais brodant à points croisés.
M. Waddington, qui a donné le premier en France un commentaire de l'Edit de Dioclétien, traduit barbaricarius par « brodeur
SÉVIRS AUGUSTAUX 4OS
« en or », et plumariws par « brodeur en couleurs », et fait la remarque qu'en raison de la matière plus précieuse qu'ils emploient et sans doute aussi de leur travail plus difficile et de leur talent supérieur, les barbaricaires sont payés à un taux infiniment plus élevé que celui des plumavii, qui n'est coté qu'à 300 deniers, c'est-à-dire 6 fr. 36 centimes par once de matière employée. Quant aux phrygiones, il n'est pas question d'eux dans le tarif. Les barbaricaires brodeurs sont encore mentionnés dans un document postérieur d'un demi-siècle au moins à l'édit de Dioclétien. Un commentateur de Virgile, le grammairien Donatus (ad Aeneid., XI, 777). définit ainsi l'ars barbaricaria : « On appelle du nom « de barbaricaires les ouvriers qui tracent sur de l'étoffe, avec « de l'or et des fils de couleurs variées, des figures d'hommes, « d'animaux divers et autres motifs, qu'ils représentent avec une
« fidélité d'imitation qui atteint à la vérité » ; et hoc nomen
est, nom qui banc (artem) exercent barbaricarii dicuuiur, cxprimenics ex auro et coloratis filis hominum formas et diver son un anifndlium et specierum, imitantes subtiliîate veritatem.
Quant aux barbaricaires métallurgistes appliquant l'or et l'argent en ornementation sur des armes, et, comme on serait tenté de dire, brodeurs sur métal, ils sont souvent mentionnés dans les lois romaines et autres documents, mais d'une époque plus basse. Les textes qui les citent sont : i° la Notifia dignitatum Orientis, X, 45-49. Nous y trouvons sous les ordres du magister officiorum quatre préposés aux barbaricarii : Orientis unus, Asianae unus, Ponticae unus et Il/y r ici unus; 20 la Notifia dignitatum Occidcntis, XI, 74-77. Cette notice nous montre trois praepositi barbaricariorum sive argentariorum, placés sous les ordres du cornes sac r arum largitionum. Ces praepositi dirigent, l'un les barbaricarii d'Arles, le second les barbaricarii de Reims, le troisième les barbaricarii de Trêves; — 30 la loi I, Cod. Just., de Excusationibus artificum, 10, 64 (cf. L. 2, C. Tbcod., eodem titulo. XIII, 4), qui accorde la vacaiio ab universis muneribus aux architectes, aux médecins aux
argentarii, aux barbaricarii, aux aerarii, aux fusores, etc.; — 40 la loi 7, C. ///*/., i& Palatinis sacrarum largitionum, 12, 24, qui règle ainsi les dignitates pour les barbaricaires, après avoir réglé celles des argentarii : Barbaricarii num. II, epistolares num. V, for mac primac nu ni. VIII, for mac secundae num. I. — Un autre texte du Code Théodosien (10, 22) cite les barbaricarii comme faisant partie d'ateliers impériaux établis à Antioche et à Constantinople, et chargés de l'ornementation or et argent à faire à des casques.
D'après les vers ci-dessous du grammairien poète Corippus, qui florissait au sixième siècle et a composé un panégyrique de l'empereur Justin II, on pourrait croire que les barbaricaires s'occupaient aussi d'appliquer l'or en ornement sur des vases :
Ipse triumpborum per stugtila vasa suorum Barbarico bistoriam fieri mandaverat auro, Tempore quo captis injccit vincla tyrannis Justinianus ovans.
Notre très honoré confrère à l'Académie de Lyon, M. Caillemer, pense, avec Joseph Partsch, le dernier éditeur de Corippus (1879), qu'il doit s'agir ici, non pas d'or employé à orner des vases selon les procédés de Vais barbaricaria, mais bien plutôt « d'or enlevé « aux barbares » : barbarico auro, . c'est-à-dire auro barbaris adempto.
En résumé, l'art des barbaricaires des Ve et VIe siècles est, suivant toute vraisemblance (Marquardt. VII, p. 673), particulièrement celui auquel le haut degré de perfection qu'il a atteint dans la ville de Damas a fait donner plus tard le nom de « damasquinure ».
Mais ce n'est pas à cet art qu'appartenait le barbaricaire de l'inscription de Lyon. Le barbaricaire de notre inscription, qui a toute apparence d'être du second siècle et a été trouvée au milieu d'autres inscriptions toutes du second siècle, était un brodeur en or ou en soie et or sur étoffe, et peut-être même un brocheur, se
SEVIRS AUGUSTAUX 407
servant pour broder, non pas d'une aiguille, mais d'une navette. Une navette, trouvée à Lyon en 1880, aujourd'hui dans la collection de M. Lépaulle, le traducteur de l'Édit de Dioclétien, ne peut, en effet, avoir servi qu'à un travail de brochage. Elle a 17 centimètres de longueur totale. Elle est en bronze. La finesse, la légèreté, l'élégance de sa facture dénotent une bonne époque de l'art. Elle représente extérieurement un oiseau, une sorte de cygne, dont le long bec, recourbé à sa pointe en un crochet arrondi, forme l'extrémité relevée qui servait à la tenir, et les ailes, très étroites et repliées, le surplus, c'est-à-dire la partie creuse, longue de 13 centimètres. Ainsi faite et impropre, à cause de son bout
ÛTMM tlfl«JVK.J(lU,
relevé, à être lancée d'un côté à l'autre de la chaîne d'une large pièce, elle ne quittait pas la main de l'ouvrier et tissait seulement, en déposant à chaque va-et-vient deux fils entre les lices, une largeur correspondante à la longueur de sa partie creuse, c'est-àdire une bordure qui ne pouvait guère excéder 13 centimètres de large. Le fil qu'elle logeait était introduit par un petit trou (A) pratiqué sur le dos de l'oiseau à la naissance des ailes et allait sortir par un autre trou (D) à leur extrémité, après avoir eu à contourner, un peu avant sa sortie, la tranche inférieure d'une sorte de diaphragme transversal (BCE), destiné à maintenir sa tension.
Il y avait donc à Lyon, au plus tard au deuxième siècle, d'après
l'âge présumable de notre inscription et de l'objet que nous venons de décrire, des ouvriers qui brodaient en or ou en soie et or avec une navette et étaient de véritables tisseurs et, comme déjà nous avons cru pouvoir dire, de véritables « canuts », précurseurs, en avance sur nous de dix-sept siècles, de cette industrie reine dont Lyon tire plus que de toute autre sa gloire et sa richesse.
La broderie était une invention orientale originaire de la Babylonie et de la Phrygie, où elle florissait de toute antiquité; de cette origine barbare était venu le nom de barbaricarii pour désigner ceux qui exerçaient cet art. Aussi Constantinius Aequalis était-il un Oriental ; il était de la ville de Germanicia, Caesarea Germanicia, indiquée par Ptolémée et par l'Itinéraire d'Antonin dans la partie de la Syrie appelée Commagène ou Syrie euphratésienne. Cette ville figure sur la carte de Kiepert (Voy, Mommsen, Hist., V. carte IX), au centre de la Commagène, au nord-est du mont Amanus et au sud du Taurus sur la route conduisant d'Anîbiocbia ad Taiirum à Doliché dans la direction d'Édesse. Elle avait rang de civitas. Des monnaies grecques à son nom : KANAPEIA2 TEPMANIKIIC y ont été frappées depuis Hadrien, jusqu'à Valérien, et l'ethnique qu'elles donnent est TEPMANIKEQN et riIPMANIKAIQN. Elle a ensuite formé un évêché que l'on trouve désigné par l'ethnique Germmiiciensis. Elle a donné le jour à l'hérésiarque Nestorius. C'est aujourd'hui la ville de Merasch, dont le nom est la contraction, encore reconnaissable quoique bien défigurée, du nom antique; elle a aussi celui de Banicia, dans lequel l'altération est moins sensible. Elle est le chef-lieu d'un grand gouvernement.
Constantinius était un de ces nombreux Syriens qui venaient exercer en Occident et particulièrement à Lyon les industries de leur pays, alors extrêmement florissant, aujourd'hui déchu et plongé dans la barbarie.
C'est ici le lieu de parler aussi du fil d'or. Les anciens étaient, sous le rapport de l'emploi de l'or dans la confection des étoffes.
plus avancés que nous ne le supposons. Ils savaient faire un fil d'or pur et ils tissaient avec ce fil. Les témoignages sont trop nombreux pour que cela puisse faire l'ombre d'un doute. Nous laissons la parole au Manuel d'Antiquités de Marquardt (VII, p. 518) : « Une branche particulière de l'art oriental est celle qui « produisait des étoffes faites de laine et de soie avec de l'or ou « même entièrement tissées de fil d'or. Pline attribue cette inven- « tion au roi Attale, mais sans autre fondement que le terme « technique d'Attalica peripetasmata ou aulaea sous lequel ces « étoffes étaient connues des Romains ; car ces tissus, qui déjà « apparaissent dans l'ancien Testament, étaient d'usage en Perse « depuis une haute antiquité. Ils furent connus en Grèce à partir « des temps d'Alexandre et de Diadochus. Dans l'Italie méridio- « nale, des vêtements d'or étaient employés déjà au temps de « Pythagore, et, à Rome, c'est une tunique de ce genre que doit « avoir portée Tarquin l'Ancien. Des étoffes d'or ont été trouvées « non seulement dans des tombeaux de l'époque romaine, mais « aussi dans des tombeaux étrusques. Ce genre d'étoffes a com- « mencé à se propager avec le luxe asiatique en même temps que « la soie. Déjà des vêtements de la fabrique de Cos étaient faits « avec de l'or, et, depuis les poètes contemporains d'Auguste, « des étoffes à raies ou à dessins d'or sont souvent mentionnées, « tandis que l'usage des étoffes entièrement en or doit être con- « sidéré comme un luxe qui ne se montre qu'occasionnellement « sous l'empire ».
L'abondance des témoignages qui attestent que les anciens savaient faire un fil d'or propre au tissage ne permet pas de les rapporter. 11 peut être cependant intéressant d'en citer au moins quelques-uns. Pline (Hist. nat., VIII, 48), dit (1) :. « C'est aussi en « en Asie qu'a été trouvé par le roi Attale le moyen de tisser
(1) Pline, H. N., VIII, 48 : Aurum intexere in cadem Asia inveuit Attalus rcx, unde nomeii AUalicis.
410 INSCRIPTIONS MUN'ICIPALES
« l'or, d'où le nom d'attaliques donné aux tissus d'or » ; Pline encore (i) : « On sait filer l'or et le tisser, soit avec de la laine « ou sans laine. Verrius nous apprend que Tarquin l'Ancien « triompha, revêtu d'une tunique faite d'or, et nous-mêmes « n'avons-nous pas vu Agrippine, la femme de l'empereur Claude, « lorsqu'il donna le spectacle d'un combat naval, assise à ses « côtés, revêtue d'un manteau d'or tissé sans aucune autre « matière : indutam paludamento aureo textili sine alla materia ». Ovide (2) parle de vêtements de pourpre et d'or tissé; Virgile, dans l'Enéide (3), d'une chlamyde auro intextatam, « tissue d'or »; Suétone (Ncr., 50) rapporte que Néron fut enseveli siraguîis albis auro intextis, « dans des draps blancs tissus d'or ». Sénèque (Ep., 90, 4<j) parle du temps où nondum texébatur auniin, « où l'on ne « savait pas encore tisser l'or ». Saint Jérôme (Ep. 22, 16) et ensuite le poète Claudien (In Prob. et Olybr. cous.. 181) expliquent clairement qu'il s'agit bien d'un fil d'or pur et non pas d'un fil d'une autre matière enveloppée d'un ruban d'or : In quorum vestibus attenuata infilum auri metalla texuntur, « vêtements dans « la tissure desquels entre de l'or aminci en fil » ; Et longum tenues tractus producit in aiiruni \ Filaque eoncreto cogit squalere métallo; « il amincit l'or en longues tirées et oblige un métal « concret à se transformer en fil ».
On a plusieurs fois trouvé dans des tombeaux antiques des poignées de fils d'or fins comme des cheveux, et Winckelmann (Hist. de l'art, p. 70) parle d'un fragment de tissu d'or pur trouvé à Rome et pareil à un autre fragment d'un tissu semblable conservé au cabinet d'Herculanum. Le musée de Lyon possède un bout de
(1) Pline, XXXIII, 3 : (Auium) netur et texitur lanae modo vel sine latia. Tunica aurea triumpbasse Tarquinium Piiscum Verrius docet. Nos vidimw Agrippiiiam Claudii piiucipis, edeutj eo naval is proclii spcctacuhim , assidentem et indutam paludamento aureo textili sine alia materia.
(2) Ovide, Met., III, 556 : Purpuraque et pictis intextum vestibus aurum.
(3) Virgile, Aeneid., VIII, 107 : Discedens chlamvdemque auro dédit intextatam.
SEV1RS AUGUSTAUX 4 1 I
galon antique trouvé à Lyon, large de 9 millimètres, long de 8 centimètres, fait d'un fil d'or pur, non très fin, mais rond, parfaitement régulier et, à ce qu'il semble, tréfilé.
Que l'art de tréfiler l'or ait été connu autrefois, on ne peut se refuser à le croire. Déjà le passage ci-dessus rapporté du poète Claudien :
Et longum tenues traetus producit in aurum Filaque concreto cogil squalere métallo,
est presque une définition technique du tréfilage de l'or ; mais voici une définition absolument claire qui nous montre le procédé pratiqué au dixième siècle et, sans doute, dès longtemps auparavant et de toute antiquité, tel à peu près qu'il se pratique encore de nos jours. Elle est donnée par le moine Théophile dans son curieux livre intitulé : Diversaritm artium schedulae (éd. Firmin Didot frères, 1843), ch. VIII, p. 132 : De ferris per quae fila tràbuntur : Ferri duo latitudine trium digitorum, superius et inferius stricti, per omnia tenues et tribus ordinibus aut quatuor perforati, per quae foramina fila trahuntur. « Des filières : Deux fers larges « de trois doigts, étroits à la partie supérieure et à la partie « inférieure, minces partout et sur trois ou quatre rangs percés « de trous par où se tirent les fils » (Traduction de M. le comte de l'Escalopier). Nous devons à l'obligeance de notre collègue, M. Giraud, la connaissance de ce passage, qui, probablement sans lui, aurait échappé à nos recherches. Le dixième siècle est une époque où l'on n'inventait rien, où l'on vivait sur les inventions des civilisations précédentes; le tréfilage, usité au dixième siècle, ne peut donc avoir été autre chose qu'un héritage d'un temps antérieur, et ce qui du reste le prouve, c'est de trouver dans Ledit ci-dessus cité de l'empereur Dioclétien , de l'an 301, un article consacré au salaire du tréfileur d'or (Lépaulle, l'Édit de Maximum, p. 113. n" 757) : XfjvaovYiGTpLEt t/jç 1. a, 2500, « au tréfileur d'or. « par livre, 2500 deniers, soit 53 fr. ».
Pour ce qui est de la soie, ce n'est que tardivement que les Romains l'ont connue, et bien plus tardivement encore qu'ils en ont produit. La première fois qu'ils virent des étoffes de soie, ce fut dans la guerre des Parthes de Crassus, 56 av. J.-C. ; mais vers le milieu du sixième siècle seulement, sous le règne de Justinien, fut introduit à Constantinople l'élevage des cocons ; deux moines, envoyés dans le Kothan par l'empereur, en rapportèrent, en l'an 5 52, de la graine cachée dans des cannes de bambou. Jusque-là, ils tiraient la soie de la Chine, d'abord en étoffes, ensuite aussi en écheveaux écrus ou teints, qu'ils mettaient en œuvre chez eux dans des ateliers établis notamment dans les villes de Tyr, de Béryte et d'Alexandrie. Ils ignoraient, du reste, ce qu'était la soie et comment elle se produisait, car les Chinois étaient les seuls qui sussent la dévider et ils en gardaient soigneusement le secret. Dans l'île de Cos et dans l'Inde croissaient cependant des mûriers sur lesquels vivaient des vers à soie ; mais l'unique procédé de filage connu dans ces pays consistait à carder les cocons après le départ du papillon et à en faire de l'étoupe que l'on filait à la quenouille. Le fil relativement grossier ainsi obtenu différait tellement de la soie chinoise que l'on n'avait pas même eu l'idée que la matière pût être la même. Au temps d'Aurélien, c'est-à-dire de 270 à 275, la soie teinte valait 51 57 fr. le kilogramme (Pariset, Hist. de la soie, I. p. 140); trois siècles plus tard, lorsque la fabrication fut devenue le monopole des gynécées impériaux, elle valait 17190 fr., et teinte en pourpre 69000 fr. (Giraud, Origines de la soie. p. 28).
Constantinius, enrichi par le commerce, avait conquis à Lyon une situation honorable. Il y était sévir augustal. Les barbaricaires ne formaient sans doute pas à Lyon une corporation, et, pour cela vraisemblablement, il aura, bien que de condition ingénue, mais étranger, ambitionné d'entrer dans la corporation des sévirs augustaux, généralement composée d'affranchis.
11 avait trois fils. Il avait donné à l'aîné un surnom dérivé de
SÉVIRS AUGUSTAUX 4 1 3
celui de sa femme ; au second son propre surnom et au troisième un surnom tiré de son nom gentilice, qui n'est lui-même qu'un cognomen transformé. Il se peut que celui de ses fils que nous avons appelé Aequalis se soit appelé Aevalis, et que le trait pris par nous pour l'équivalent de la lettre Q ne soit qu'accidentel.
Épitaphe faisant mention d'un sévir augustal de Lyon, orfèvre -argentier.
Arcade VII. — Table de marbre retaillée à gauche; « autrefois « à SAINT-IRÉNÉE, engagée sous un degré en descendant à « l'église d'embas, ce qui a fait que je ne l'ay pas pu lire entière » (Spon); « à Saint-Irénée » (Maffei) ; « au jardin des GÉNOVÉ- « FAINS » (Artaud); « trouvée à Saint-Irénée, en construisant « le couvent du Refuge Saint-Michel » (Comarmond) ; entrée au Musée avant 1816. — Hauteur o m. 48, largeur o m. 70.
D es M
SU l pt Cl AE PLACIDAE
S ttlpi CI APHRODISI FILIAE C.fl. tan VARI o ARGENTARI S vi vir AVG LVG CLAVDIA
P 1 a C ID A MATER MISERRIMA q U a E SVPERVIXIT P O S V IT
Un C incomplet au commencement des troisième et sixième
lignes; le point entre les sigles D M et après . . .VA RI figuré par une hedera.
Spon, Recherche, p. 73; éd. 1857, P- 84, note de Renier; MiscelL, p. 219. — Maffei, Ga/l. ont., p. 75. — Muratori, 944, 9. — Millin, Voy., I, p. 513. — Artaud, Notice, 181 6, p. 10 ; Musée lapidaire, arcade VI. — De Boissieu, p. 423. — Comarmond, Description, p. 49; Notice, p. 17. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 4. — Dissard, Catalogue, p. 114.
Restitution de M. Mommsen dans les Annales de l'Institut archéologique de Rome, 1833, P- 8o :
Diis Manibus Sulpiciae Placidae, Sulpicii Aphrodisii filiae, C. Fl(avii) lauuarii, argeniarii, seviri Augustalis Luguduni, Claudia Placida, mater miserrima quae supervixit, posuit.
« Aux dieux Mânes de Sulpicia Placida, fille de Sulpicius « Aphrodisius, femme de Caius Flavius Januarius, orfèvre-argen- « tier. sévir augustal de Lyon. Claudia Placida, sa mère, très « malheureuse de lui survivre, a élevé ce tombeau ».
Le mari de la défunte était très vraisemblablement sévir. La restitution qui lui attribue cette qualification est empruntée à Maffei qui donne le mot comme s'il l'avait vu sur la pierre et l'y a peut-être en effet vu, si l'inscription était alors moins mutilée qu'elle ne l'est aujourd'hui.
Remarquer le surnom de la mère passé à la fille.
SÉVIRS AUGUSTAUX 4 I S
Épitaphe d'un sévir augustal de Lyon, batelier de la Saône, honorât de la corporation des centenaires, négociant marchand de blé.
Arcade LVIII. — Cippe avec base et couronnement; « découvert « en 1839 sur la rive droite de la SAONE, au-dessus du rocher « de PIERRE -SCISE, en creusant les fondations du nouveau « quai » (Comarmond). — Hauteur i m. 13, du dé o m. 67 ; largeur o m. 60.
D ET ■ QVITI AE^ERNAE M
/•TOVTI • INCITATI • ITTTTI • VI R A/G ■ LVG-ET-NAVT-ARAR- I "E M CENTONARIO • LVG • CONSIS 5 TNT- HONORATO- NECOTIA
TOR1 • FRVMENTARIO /•TOVTIVS M A RC ELL VS • L IB
/>ATRONO-PlISSIMO-"E-SIBI-VI US pOSVlT • ET • S V B • ASCIA •DEDICA' 10 0/)/o-FELIX-ET-HILARIS-VI\AS-QVI
/e^ERIS-ET-MANIBVS-MEIS-BE NE OPTA/ER1S
Le premier T de TOVTI à la seconde ligne réduit à sa moitié droite, et celui de TOVTIVS à la septième, à l'extrémité droite de sa traverse, l'E et le T de Q.VIETI, le T et le second E de
AETERNAE à la seconde. l'A et TV de AVG, le T et l'E de ITEM à la troisième, le T et l'E de CONSISTENT à la cinquième, l'E et le T de ET à la huitième, l'A et le V de DED1CAV à la neuvième, le second V et l'A de VI VAS à la dixième, l'A et le V de OPTAVERIS à la dernière, liés en monogrammes; un accent sur l'A de ce même dernier mot.
De Boissieu, p. 197. — Comarmond, Description , p. 348 ; Notice, p. 126. — Monfalcon, Suppl. à Spon, éd. 1857, p. 344; Musée lapidaire, p. 23. — Wilmanns, 2229, — Dissard, Catalogue, p. 116.
Diis Manibus et quieli aeternae ... Toutii Incitati, seviro Augustali Luguduni, et naiitae ararico, item centonario Luguduni consistenti bonorato, negotiatori frumentario ; . . . Toutius Marcellus, libertus, patrono piissimo et sibi vivus posuit et sub ascia dedicavit. — Opto felix et hilaris vivas qui legeris et Manibus meis bene optâveris.
« Aux dieux Mânes et au repos éternel de .... Toutius « Incitatus, sévir augustal de Lyon et batelier de la Saône ; « centonaire demeurant à Lyon, promu aux honneurs de la cor- « poration; négociant marchand de blé; .... Toutius Marcellus, « son affranchi, à son excellent patron et pour lui-même, a, de « son vivant, élevé ce tombeau et l'a dédié sous X ascia. — Vis « heureux et joyeux, passant qui liras ces lignes et souhaiteras « du bien à mes Mânes ».
Toutius nom celtique, connu par d'autres exemples tant sous la forme gentilice que sous la forme primitive Toutus et Touta ; on trouve aussi Toutillus, Toutonus, Toutiorix et le génitif Toutonis.
SEVIRS AUGUSTAUX 4 1 7
Fragment d'épitaphe faisant mention d'un sévir augustal de la colonie Copia Claudia Augusta de Lyon, patron de la corporation.
Arcade XXVI. — Fragment incomplet en haut et de chaque côté ; découvert dans la SAONE « parmi les matériaux antiques « que recelait l'arche du Pont-du-CHANGE dite des Merveilles » (de Boissieu) ; « en 1847, dans la démolition de la troisième arche « du Pont-du-Change, rive gauche » (Comarmond). — Hauteur o m. 91, largeur o m. 69.
iiiiii v I R ' A V G ' C ' C ' c . au g . lu g patRONVS ■ CORPoris eiusdem
DI • VESCENDî
HESPERIDIS -FI/
5 postcris Q V E • S V I S • F A tien d. curavit et in
latere rfEXTRO ?OSuit
cum suO OMNI • INstrumento . . .
De Boissieu. p. 211. — Comarmond. Description, p. 179 ; Notice, p. 65. — Monfalcon. Musée lapidaire, p. 11. — Dissard. Catalogue, p. 116.
sévir Aitgustalis colonia Copia Claudia Augusta Luguduni,
pair omis cor paris eiusdem dit Vescendi et Hesperi-
4Io INSCRIPTIONS MUNICIPALES
dis filins, sibi posterisque suis faciendum curavit et in latere dextro posait cum si/o oiuiii instrumente).
« sévir augustal de la colonie Copia Claudia Augusta de
« Lyon, patron de la corporation, fils de dius Vescendus
« et de Hesperis, a préparé ce tombeau pour lui-même et
« ses descendants et a placé au côté droit tel objet avec tout le « mobilier nécessaire ».
L'anonyme qui a élevé ce tombeau était sévir augustal de la colonie Copia Claudia Augusta de Lyon et en même temps patron de la corporation. 11 avait établi, au côté droit du monument, quelque chose dont la désignation a disparu avec la fin de la sixième ligne, et il l'avait pourvu d'un mobilier.
La syllabe DI, qui commence la troisième ligne, ne peut être que la fin d'un nom gentilice, Claudius, par exemple; le mot Vescendi qui suit est évidemment un eognomen et probablement un ancien nom d'esclave. Hesperis paraît être aussi un nom servile.
Fragment d'épitaphe, peut-être relatif à un sévir augustal de la colonie Copia Claudia Augusta de Lyon, parvenu à tous les honneurs de la corporation, négociant farinier.
Don Brevard.
Arcade XXXIII. — Fragment présentant la moitié droite, incom-
SÉVIRS AUGUSTAUX 419
plète en haut et en bas, d'un cippe qui devait être pourvu d'une base et d'un couronnement; trouvé en 1859, 'l SAINT-JUST, en creusant les fondations d'une cave dans la maison de M. le docteur Brevard, rue de Trion. — Hauteur o m. 65, largeur o m. 30.
et securt'TATi a e t e r N A E
roarTIALIS
atm quo v.a. I ■ M ■ V I I negotiat. «rTALICAR IIÏIÏIvirauG- HONOR 10 c.c.c. aug luG V DV N I
c 0 n i V G I piissimae OPT1MAE saiictissimAE • E T si bi vivus pou en cl. cur et sub ascia cledicavit
Le premier T de seciiriTATi à la seconde ligne réduit à la partie inférieure de sa haste ; les lettres AR ET à la treizième, à leur partie supérieure.
Monfalcon, Suppl. à Spon , Recherche, éd. 1857, p. 372. — Martin-Daussigny, n° 930 de son Registre d'entrées. — Allmer, Revue êpigraphique , I, p. 296. — Allmer et Dissard, Trion, I, p. 28. — Dissard, Catalogue, p. 122.
Diis Mauibus et securitati aeternae, oriae anae;
Martialis, cum quo vixit an no /(?), mensibus VU, negotiator artis alicariae, sévir Augustalis honoratus colonia Copia Claudia Augusta
Lugudimi, coniugi piissimae, optimae, sanctissimae et sibi vivus ponendum curavit et sub ascia dedicavit.
« Aux dieux Mânes et au repos éternel de oria ana ;
« Martialis, son mari avec qui elle a vécu un an et sept
« mois, négociant farinier, sévir augustal de la colonie Copia « Claudia Augusta de Lyon, promu à tous les honneurs de la « corporation , a élevé à son épouse excellente et vertueuse et « pour lui-même ce tombeau et l'a dédié sous V ascia ».
Le nom gentilice, à la quatrième ligne, pourrait être Sertoria. Le surnom, réduit à la finale auae, à la ligne suivante, peut se compléter de trop de manières pour qu'il soit possible de s'arrêter à aucune.
Les suppléments negoliat(or) art(is) alicar(iae) et même 77777/ vif Aug(ustalis) ne sont rien moins que sûrs.
Épitaphe d'un sévir augustal de la colonie Copia Claudia Augusta de Lyon, curateur de la corporation; batelier du Rhône, préfet de la corporation; charpentier-entrepreneur, patron de la corporation.
Arcade LIX. — Fragment présentant le dé, incomplet en haut, en bas et de chaque côté, d'un cippe dont la face antérieure portait deux inscriptions parallèles séparées par un trait vertical ;
SEVIRS AUGUSTAUX 42 1
découvert en 1844, à VAISE, « dans les fondations de la vieille « église » (Comarmond). — Hauteur 1 m. 30, largeur o m. 68.
: . . c . pr imi A E
secuND\ IïTîlI RlAnae q. cum
vir AVG CCC CONiuge in
5 a u G L V G C V R COncordiali
n'wSDCOrP-N ad f cet 11 vixi
r h OD • PRAEF T- AN ni s . . . .
«»sD- COR-FAB M-X- DUb . . .
tignLVG ■ CONS SINE V//a «ws
10 omNIB • HO NO A n I M I / aesio •
ribaPVD EOS FV NE C-PRimius
ne T- PAT- ElVSD SECVNDms co;/
c 0 R P-PRIM- SE 1VG1 ■ Op t i
c u NDIANVS-FiL MAE ITE» «fgw
'5 />«/R INCOMP STOVNIco /;7
mon OJ/OD SIBI vl PR1MI fratr. po
vuspOSWïT INSC NEND et insc
n'^ND CVR ET S Ribend. eur. et
ub aseik dedieav s. a. dedieavit
L'N et le D de S^//NDIANVS à la quatorzième ligne, l'R et l'I de patKl h la quinzième, liés en monogrammes.
De Boissieu, p. 211. — Comarmond, Description, p. 271; Notice, p. 100. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 18. — Wilmanns, 2227. — Dissard, Catalogue, p. 115.
Dits Manibus.
Ae[ \rianae, quae cum coninge in concordiali adfectu
vixit annis mensibus X, diebus sine alla eins a ni mi
laesione ; C. P ri m in s Secundus couiugi optimae ; iiem Aitgusto, unico filio Primi, frottis, ponendum ei inmcribendum curaviï et sub ascia dedicavit ;
C. Primii Secundi, seviri Augustdlis colonia Copia Claudia Augusta Luguduni, curatoris eiusdem corporis, nautae Rbodanici, praefedi eiusdem corporis , fabri tignuarii Luguduni consistentis omnibus bonoribus apud eos functi, patron i eiusdem corporis; Primius Secundianus, filins, patri incomparabili monumentum quod sibi vivus posuit inscribendum curavit et sub ascia dedicavit.
« Aux dieux Mânes
« d'Ae riana, qui a vécu avec son mari en affectueuse
« union pendant ans, dix mois et jours, sans lui avoir
« jamais causé aucune peine ; Caius Primius Secundus à sa femme « très chère, et aussi à Augustus, fils unique de son frère Primius « Primus, a élevé ce tombeau, y a fait graver cette épitaphe et « l'a dédié sous V ascia.
« (Aux dieux Mânes) de Caius Primius Secundus, sévir augustal « de la colonie Copia Claudia Augusta de Lyon et curateur de « la corporation, batelier du Rhône et préfet de la corporation, « charpentier demeurant à Lyon, promu à tous les honneurs et « patron de la corporation ; Primius Secundianus a fait graver « cette épitaphe à la mémoire de son père incomparable sur le « tombeau qu'il s'était préparé de son vivant, et a dédié ce « tombeau sous l'ascia ».
Il s'agit d'un tombeau que Primius Secundus avait élevé à sa femme, morte avant lui, au fils de son frère aîné, et s'était en même temps préparé pour lui-même.
Des noms de sa femme il ne reste que le commencement du gentilice et la fin du surnom, d'après lequel elle paraît avoir été de condition libre. Son père se nommait Primius Primus, ce qui fait voir qu'il était l'aîné. Le fils unique de ce frère probablement
SÉVIRS AUGUSTAUX 423
décédé, qu'il élevait avec les siens et qui est mort jeune, s'appelait P ri mi 11s Augustus (voir l'iriser, suivante).
L'auteur du tombeau, Caius Primius Secundus, était non seulement sévir augustal de Lyon , mais aussi curateur de la corporation, c'est-à-dire, comme on dirait aujourd'hui, administrateur ou syndic. Il faisait partie, outre cela, de plusieurs autres corps. Il était batelier du Rhône et préfet de la corporation. Ce titre de préfet, au lieu du titre ordinaire de curateur, semble indiquer qu'il avait été, non pas élu par les membres de la compagnie, mais imposé par l'autorité municipale ou par le gouvernement. Il était, de plus, ou avait été jaber tignuarius, avait parcouru tous les honneurs de la corporation et même en avait le patronage.
Voir son fils Secundianus sur l'inscription suivante.
Épitaphe d'un sévir augustal de la colonie Copia Claudia Augusta de Lyon, curateur de la corporation; batelier du Rhône naviguant sur Saône ; membre de la corporation des charpentiers-entrepreneurs; marchand de saumures.
Arcade XXXVI. — Grand et beau sarcophage avec couvercle de forme prismatique pourvu d'antéfixes au milieu et aux angles; découvert en 184s. à VAISE, dans les travaux de terrassement pour asseoir les fondations de la nouvelle église (De Boissieu),
« vers la fin de 1845, sur l'emplacement de l'ancien cloître des « BÉNÉDICTINS, à Vaise » (Comarmond). L'inscription est ren- , fermée dans un encadrement de moulures accosté d'appendices en queue d'aronde contenant les sigles D M. Une ascia est gravée dans l'angle supérieur de l'appendice de gauche. — Hauteur du couvercle o m. 45, longueur 2 m. 55 ; hauteur de l'auge o m. 87. longueur 2 m. 46 ; hauteur de la partie encadrée o m. 60, longueur 1 m. 40 et avec les appendices 2 m. 20.
ET • MEMO RI A E ■ AETERNAE
m- prImisecvndiani • IîTTiI VIR- AVG rf ccc- avg- lvgcvratoreIvsd cor