‹ Inscriptions antiquesChapitre 55 sur 66 · n POR-NAVTAE-R-iODANIC-ARARE-NA ,yr · texte numérisé non relu

n POR-NAVTAE-R-iODANIC-ARARE-NA ,yr

5 VIGANTCORPORATINTERFABROS *"*•

TIGN- LVG-CONSIST- NEGOTMVRIAR

M • PRlMIVS • AVGVSTVS • fIl • ET • HERES PATRI

KARISSIM-PONENDCVRET-SVB-ASCDED

De Boissieu, p. 203. — Comarmond, Description, p. 217, pi. 9; Notice, p. 80. — Monfalcon, Suppl. à Spon, Recherche, éd. 1857. p. 33s, avec planche ; Musée lapidaire, p. 14, pi. 5. — Wilmanns, 2228. — Dissard, Catalogne, p. 115.

Dits Manibits et memoriae aeternae M. Primii Secundiani, seviri Augustalis colonia Copia Claudia Augusta Luguduni, curatoris eiusdem corporis, nau/ae Rhodanici Arare navigantis, corporali inter fabros tigmtarios Luguduni consistâmes, negotiatoris muriarii; M. Priniius Augustus, fi lins et hères, patri harissimo ponendum eu ravit et sub ascia dedicavit.

« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Marcus Primius « Secundianus, sévir augustal de la colonie Copia Claudia Augusta « de Lyon , curateur de cette même corporation ; batelier du

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« Rhône naviguant sur Saône ; membre de la corporation des « charpentiers demeurant à Lyon, négociant marchand de sau- « mures ; Marcus Primius Augustus, son fils et héritier, a élevé « à son père très cher ce tombeau et l'a dédié sous Yascia ».

Primius Secundianus, le fils de Caius Primius Secundus de l'inscription précédente, a parcouru une carrière à peu près pareille à celle de son père. Il était, comme avait été son père, non seulement sévir augustal de Lyon , mais aussi curateur de la corporation ; comme son père également, il faisait partie de plusieurs autres corporations ; il naviguait sur la Saône et néanmoins appartenait à la compagnie des bateliers du Rhône ; il était membre du corps des charpentiers-entrepreneurs de bâtiments. De plus, il exerçait un négoce, celui des saumures, article important dans une place de commerce aussi centrale et aussi fréquentée que Lyon. Notre inscription est, paraît-il, le seul monument épigraphique qui fasse mention de cette industrie. Columelle (12, 25) et Caton (R.r., 105) donnent les recettes de différentes sortes de saumures.

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Épitaphe faisant mention d'un sévir augustal de Lyon, curateur de la corporation; centonaire, patron de la corporation; dendrophore augustal, patron de la corporation.

Arcade XLIII. — Cippe , incomplet à gauche et dont la base et le couronnement ont été abattus à fleur du dé ; autrefois « dans la

« collection des GÉNOVÉFAINS » (Artaud), quartier SAINT- IRENÉE ; entré au Musée avant 1816. Une première ligne, aujourd'hui manquante, a dû être gravée sur le couronnement. — Hauteur 1 m. 78 ; du dé o m. 93, largeur o m. 78.

I -e gN ATI ■ LVCENSIs 1-egNATlWS ■ VENVSTVS I -egNATlVS ■ FELlCISSIMVS

5 ^natiavenerialIbert

karissimo /«veni innocentissimo

^5IBI-Vlvi POSVER CVRANV / -^NATIO FELICE IfïTlI VIR

'o rt VG LVGEIVSDEMQVECOR

p ORIS CVRATOR DENDRO p HOROAVGLVGEIVSDEMQ CORPORISCVRATPATRONO CEMONARIOR LVGCONSIST

'5 OMNIB-iONORIB-APVD-EOS-F////r/

S«B ASCIA o DEDICAVIT

L'N et le T de INNOCENTISSIMO, à la septième ligne, de CVRANTE à la huitième et de CENTONARIOR à la quatorzième, liés en monogrammes; H dimidiée dans HONORIB à la quinzième.

Millin, Voy., I, p. 515. — Artaud, Notice 1816, p. 6; Musée lapidaire, arcade XLI. — De Boissieu, p. 201. — Comarmond, Description, p. 263 ; Notice, p. 97. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 17. — Wilmanns, 22}}.' — Dissard, Catalogue, p. 114.

Dits Manibus ■ . . Egnatii Lucencis ; . . . Egnatius Venustus, . . . Egnatius Felicissimus , Egnatia Veneria, liberto karissimo, iuveni

innocentissimo et sibi vivi posuenint, curante Egnatio Eelice,

seviro Augitstale Lugudunense eiiisdemque corporis curatore, dendropboro Augustale Lugitdunense eiitsdemque corporis curatore, patrono centonarioruni Luguduni consistentium, omnibus honoribus apud eos functo. Sub a scia dedicavit.

« Aux dieux Mânes de . . . Egnatius Lucensis ; ... Egnatius « Venustus, . . . Egnatius Felicissimus, Egnatia Veneria, à leur « affranchi très cher et jeune homme excellent, ont élevé ce « tombeau en même temps préparé pour eux-mêmes; . . . Egnatius « Félix, sévir augustal de Lyon et curateur de la corporation, den- « drophore augustal de Lyon et curateur de la corporation, patron « des centenaires demeurant à Lyon et promu dans la corporation « à tous les honneurs, a pourvu à l'érection du monument et « l'a dédié sous ïascia ».

Egnatius Félix, qui a été chargé du soin de l'érection du tombeau du défunt, était, de même que les deux sévirs augustaux que l'on vient de voir, curateur de la corporation. Il appartenait également à deux autres corporations lyonnaises : celle des dendrophores augustaux, dans laquelle il remplissait la même fonction de curateur, et celle des centonaires fixés à Lyon, dont il avait le patronage après y avoir parcouru toute la série des honneurs.

Les dendrophores , dont il y aura à parler plus amplement au chapitre suivant, étaient des commerçants qui exploitaient les forêts. Ils formaient à la fois un corps industriel et une confrérie religieuse; ils étaient les ministres de Cybèle, la Mère des dieux, au nom de laquelle se faisaient les sacrifices tauroboliques. L'usage d'offrir ces sacrifices à peu près exclusivement pour la conservation de l'empereur et des membres de la famille impériale s'étant répandu jusqu'à devenir une sorte de fanatisme, les dendrophores ont pu en arriver à considérer le culte de leur déesse comme

une forme du culte augustal, et ainsi s'expliquerait que ceux de Lyon se soient intitulés dendrophores augustaux.

Inscriptions contenues dans les paragraphes précédents ou suivants.

Ci -dessus n° 5. — Sévir augustal et dendrophore. Lucius Aemilius Carpus. le tauroboliatus du sacrifice fait en l'an 160 pour la conservation d'Antonin le Pieux et pour la prospérité de la colonie de Lyon : ////// vir Aug. item dendrophorus.

Ci -dessus n° 30. — Sévir de Lyon Ajcutus lib\ertus

sc]x vir Lugud

Ci-dessus n° 54. — Sévir augustal de la colonie Copia Claudia

Augusta de Lyon. Gellius lu IlIIlI vir Augustalis c. C. C.

Aug. Lug.

Ci-dessus n° 101. — Sévir de Lyon. Anonyme qui donne à l'amphithéâtre des trois Gaules un capital avec détermination de l'emploi du revenu : Il]llll vir Lug f . . .ex quor]uiu rcdi[tu

Ci-dessus n° 102. — Sévir augustal inus Aug[usti libertin, dendro]ph[orus Ill]lll vi[r Aug. . . .] HS 11

CCXl [f]ecer[

Ci-dessus n° 100. — Sévirs augustaux. Ils ont peut-être des places réservées dans l'amphithéâtre des trois Gaules : lo]ca lax[ Augu]stal[ibus Aug]usta[l

Ci-dessus nn 144. — Sévirs augustaux. Ils viennent dans une distribution après les décurions, sur le pied d'égalité avec l'ordre équestre et les négociants en vins et avant les autres corporations : cuius doui dedicatioue decurionibus denarios V, ordini

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equestri, Illlll viris Aug(ustalibus), negotiatoribus vinariis denarios III, et omnib(us) corporib(us) Luguduni coeuntibus denarios II.

Ci-après n° 171. — Sévirs. Ils figurent dans une énumération de plusieurs corporations, à la suite des chevaliers et avant les utriculaires et les fabri : patron us eq(uittun) R(omanorum), Il II il vir(oruin), utriciar(iorum), fdbror(um) Lugduni consist(entium).

Inscriptions perdues ou non entrées au Musée.

Sévir augustal de la colonie Copia Claudia Augusta de Lyon, patron de la corporation. — Caius Ulattius Meleager (insc. autrefois sur un sarcophage « au monastère des JACOBINS que l'on nomme « NOSTRE-DAME DE CONFORT », actuellement au château de Ternay ; voy. De Boissieu, p. 206), Illlll vir Aug. c. C. C. Aug. Lug., patrouus eiusdem cofpor(is), et en même temps de toutes les autres corporations autorisées de Lyon.

Sévir augustal de la colonie Copia Claudia Augusta de Lyon. — T. Claudius Amandus (inscr. autrefois « en une base de la porte « du cloistre SAINCT JEAN auprès d'une tour qu'on nomme « vulgairement de Colognac quand l'on entre au cloistre venant « de vers Sainct Georges » ; voy. De Boissieu, p. 181). Illlll vir Aug. c. C. C. Aug. Lugud.

Sévir augustal de la colonie Copia Claudia Augusta de Lyon. — M. Caesonius (inscr. sur un sarcophage, autrefois au pavé de la « nef de SAINCT IREGNY »; voy. De Boissieu, p. 182). ////// vir Aug. c. C. C. Aug. Luguduni.

Sévir augustal de la colonie Copia Claudia Augusta de Lyon. — M. Danius Minuso (inscr. « écrite sur trois grands quartiers de

4iO INSCRIPTIONS MUNICIPALES

« pierre qui ont été déjoints et employés à bâtir la porte du « bourg SAINT IRÉNEE par où l'on va à Sainte-Foy » ; voy. De « Boissieu, p. 199), Illlllvir Ang. [c.C.C. Aug.] Luguduni; il était negotiator argentar\ius\ vascularius. Il dit avoir fait graver de son vivant son épitaphe ut animae àblatae, corpore condito, muttis ûiiuis celebraretur.

Sévir augustal de la colonie Copia Claudia Augusta de Lyon. — CL Vireius Laurentinus (inscr. faisant autrefois « l'un des « coins de la closture du JARDIN DE MONSIEUR DE SAINT « MARCEL », voy. De Boissieu. p. 183), Illlllvir Aug. c.C.C. Ang. Luguduni.

Sévir augustal de la colonie Copia Claudia Augusia de Lyon. — Anonyme (inscr. autrefois « dans le mur d'une vigne à SAINT- « IRÉNÉE v>; voy. De Boissieu, p. 215), Illlllvir [Aug.] c. C.C. IVLII LICINI, à corriger par Aug. Luguduni.

Sévir augustal de Lyon. — P. Aelius Serenus (inscr. « décou- « verte au quartier SAINT-JEAN, en février 1768, dans les fon- « dations d'une partie des bâtiments de la MANÉCANTERIE » ; voy. De Boissieu, p. 47), Illlllvir Aug. Lugud. L'inscription qui le concerne n'est pas une épitaphe, mais une dédicace à son Genius et à la Juno de sa femme.

Sévir augustal de Lyon. — Tib. Claudius Peregrinus (inscr. autrefois « en une base à la porte du Cloistre- SAINCT JEAN, « auprès d'une tour qu'on nomme vulgairement de Colognac. « quand l'on entre au Cloistre en venant de vers Sainct Georges » ; voy. De Boissieu, p. 182), Illlll vir Aug. Lugud.

Sévir augustal de Lyon. — T. Flavius Hermès (inscr. autrefois au quartier SAINT-JEAN « en l'estable de la maison archiépisco- « pale à Lion; servoit de pillier au dit estable »; voy. De Boissieu, p. 189), ////// vir Aug. Lug.

Sévir augustal de Lyon. — T. Munatius Félix (inscr. « décou-

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« verte en 1678 à SAINT-IRÉNÉE »; voy. de Boissieu, p. 200), cur. (?) Illlll vir Aug. Lug. Il se peut que Munatius ait été curateur des sévirs augustaux de Lyon : cur(ator) Illlll vir(ormn) Aug(ustalium) Lug(udunensium). La rédaction de l'inscription est singulière et fait douter de l'exactitude de la copie.

Sévir augustal de Lyon. — P. Pomponius Gemellinus (inscr. autrefois à « la porte du Cloistre de SAINCT JUST » ; voy. de Boissieu, p. 18 s). Illlll vir Aug. LuguJ.

Sévir augustal de Lyon. — Rusonius Hylas (inscr. autrefois « au quartier SAINT-IRÉNÉE »; voy. De Boissieu, p. 196), ////// vir Aug. Lug.

Sévir augustal. — C. Aucius Celer (insc. « découverte en 1676 » ou en 1690, au jardin Combet, d'après le ms. Ruolz-Dissard, « au faubourg de Vaise »; voy. De Boissieu, p. 190), inscrit dans la tribu Galeria, Il III I vir Aug. Il paraît avoir été de condition ingénue et citoyen romain.

Sévir augustal. — P. Sextius Florus (inscr. autrefois au quartier SAINT- VINCENT, « Lugduui iu ingressu templi Beiiedicti »; voy. De Boissieu, p. 194), Illlll vir Aug

Sévir augustal. — C. Urogenius (inscr. autrefois au quartier SAINT-JEAN, « in aedibus arcbidiaconi »; voy. De Boissieu, p. 193), VI vir Aug.

Sévir augustal. — Anonyme (inscr. en deux colonnes sur un cippe encore existant dans la crypte de SAINT-IRÉNÉE et dans

la face inscrite duquel a été creusée une auge), [ ]io conjulgi

et [liber]to [piissijmo, Illlll vir c. C. C. A]ug [et s]ibi

Inscriptions étrangères.

Sévir augustal de la colonie Copia Claudia Augusta de Lyon, co-affranchi d'un autre sévir augustal de Lyon, qualifié honorait/s. — Caius Rusonius Secundus et Caius Rusonius Myron ; voir l'inscription ci-dessous.

Cette inscription, quoique étrangère, étant au musée de Lyon et relative à Lyon, nous avons jugé à propos de la donner en copie épigraphique avec traduction et commentaire, au lieu de ne la rappeler que par une mention succincte.

Épitaplie d'un sévir augustal de la colonie Copia Claudia Augusta de Lyon, marchand de sayons, co- affranchi d'un autre sévir augustal de Lyon, marchand de sayons et honorât centonaire.

Arcade XLVI. — Grand cippe dont la base incomplète et le couronnement ont été abattus à fleur du dé; « découvert en 1757 « dans l'église de SAINT-ROMAIN EN GALLE, dont on refaisait « le pavé » (Charvet). On en avait fait un tombeau en y creu-

SÈVIRS AUGUSTAUX 433

y creusant une auge du côté opposé à l'inscription. — Hauteur 2 m. 05 ; du dé i m. 50, largeur o m. 59.

E T Q V I E T I P E R /> £ T V A E • C • RVSON/ï SECVNDI • IÏÏTÏI VIR aug 5 CCCAVG • LVG • I T E m

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