DAT
Accents dans l'inscription principale sur le premier V de IVLIVS; sur le second A de SABINIANVS, sur le second O de HONOREM, sur le second A de NAVTARVM, sur le second O de RHODA- NICOR ; dans celle de la face gauche sur l'E de DEC ; dans celle de la face droite, sur l'E. l'A et l'Ode DEDICATIONE, sur l'O de
DON], sur le premier A de NAVIGANTIBVS; les points entre L-D et N*R, figurés par de petites hederae. L'inscription de la face antérieure est répétée sur la face postérieure, actuellement appliquée contre le mur et invisible par suite de cette circonstance.
Artaud, Notice 1816, p. 51; Musée lapidaire, arcade XXXIII. — De Boissieu, p. 392. — Comarmond, Description, p. 213, pi. 10; Notice, p. 79. — Monfalcon, Suppl. à Spon, Recherche, éd. 1857, p. 336; Musée lapidaire, p. 14. — Wilmanns, 2237. — Dissard, Catalogue, p. 117.
C. lâlius Sabiniânus, nauta Rhodaniens, in honorent nautàrum Rhodanicôrum dat. — Dédicâtiône déni huius omnibus nâvigantibus denarios très dédit. — Locus datus dêcreto nautàrum Rhodanicôrum.
« Caius Julius Sabiniânus, batelier du Rhône, donne en l'hon- « neur des bateliers du Rhône, ce monument, pour la dédicace « duquel il a donné, à chacun des bateliers naviguants, trois « deniers.
« L'emplacement a été donné par un décret des bateliers du « Rhône ».
Nous ne savons pas précisément quel était le monument élevé par Julius Sabiniânus en l'honneur de la corporation des bateliers du Rhône ; mais la pierre qui nous a gardé le souvenir de sa libéralité, étant inscrite sur ses quatre faces, ne peut avoir été qu'un piédestal ou, pour parler plus exactement, le dé d'un piédestal qui, dans son état complet, devait reposer sur une base et être surmonté d'un couronnement portant une statue ou plus vraisemblablement, d'après sa forme oblongue, un groupe. On pourrait peut-être supposer une statue couchée du Rhône.
L'emplacement a été donné par un décret de la corporation ; cela fait voir que le monument était dressé, non sur le sol public, mais sur un terrain appartenant à la société des bateliers du
Rhône, et que le port, auquel attenait sans doute ce terrain, devait être au quartier Saint- Georges, sur la rive droite de la rivière.
Le confluent de la Saône et du Rhône n'était pas à l'époque romaine comme aujourd'hui à la Mulatière. à l'extrémité du quartier Perrache, qu'on sait être un prolongement artificiel de la presqu'île fait seulement au siècle dernier. Il était beaucoup plus en amont. Une première jonction des eaux avait lieu, comme cela a été expliqué (ci-dessus p. 333), entre le passage de l'Argue et la rue des Archers par un bras de 200 mètres de large; puis, au bout de l'île d'Ainay, non loin de l'endroit où est l'église, s'effectuait le confluent principal.
Situé à Saint-Georges, le port des bateliers du Rhône était à proximité de l'embouchure de la Saône dans le fleuve.
Le chiffre de trois deniers est en rapport avec la distribution faite par Novellius (ci-après n° 177) aux bateliers de la Saône.
Epitaphe d'un patron des bateliers du Rhône naviguant sur Saône, patron de plusieurs autres corporations.
Arcade IV. — Grand bloc quadrangulaire présentant la partie gauche d'une inscription dont le surplus devait occuper deux autres blocs pareils; « trouvé en 1865 dans les eaux de la SAONE, « rive droite, vis-à-vis la montée du GREILLON, sous les fonda-
« tions des anciennes maisons de Bourgneuf » (Daussigny). — Hauteur i m. 76, largeur 0 m. 94.
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