‹ Inscriptions antiquesChapitre 8 sur 66 · L • D • D P • CON · texte numérisé non relu

L • D • D P • CON

L'I de IN, le T de CONDAT. la boucle du P de PRAESENTIB, l'E et le P de EPVLI, visibles sur la pierre; l'N et le D de COND à la dernière ligne liés en un monogramme.

Artaud, Notice, 1808, p. 72; 1816, p. 60; Musée lapidaire, arcade XLII. — De Boissieu, p. 19. — Comarmond, Description, p. 270; Notice, p. 99. — Monfalcon, Suppl. à Spon, Recherche, éd. 1857, P- 357! Musée lapidaire, p. 18. — Wilmanns, 2225. — Dissard, Catalogue, p. 119.

Dianae Augustae sacrum, in honorent pagi Condatensis, C. Gentius Olillus, magister pagi bis; cujus (sacri) dedicatione honorât is praesentibus dédit (loco) epuli denarios duos. — Locus datus decreto paganorum Condatensium .

« A Diane auguste, en l'honneur du pagus de Condate, Gaius « Gentius Olillus, magister du pagus pour la seconde fois, a élevé « cet autel et donné, à l'occasion de sa dédicace, deux deniers, \< au lieu d'un repas, à chacun des honorats présents.

« L'emplacement a été donné par décret des pagani de Con- « date ».

Le pagus de Condate c'est le pagus du Confluent, le pagus qui, à l'époque gauloise, s'appelait « le Confluent ». Il vient d'être expliqué que, suivant toute probabilité, il s'étendait d'un fleuve à l'autre jusqu'à la limite, d'ailleurs non très éloignée, qui avait séparé les Ségusiaves des Ambarres, et qu'il formait un territoire distinct de celui de Lyon, auquel il n'avait pas été adjoint, et de celui des Ségusiaves, dont il avait été distrait. C'est sur ce pagus, conservé intentionnellement avec son nom gaulois, qu'était situé l'autel national de Rome et d'Auguste, que les inscriptions désignent constamment comme placé « au Confluent » : inter confluentes Araris et Rhodani, sans jamais dire que ce fût « à Lyon ».

Le pagus de Condate constituait une petite commune, une respublica ayant en propre son culte, sa fortune, son administration, son conseil délibérant, sa hiérarchie d'honorés, ses magistrats suprêmes appelés magistri. Tout cela se retrouve dans notre inscription. A l'occasion de la dédicace d'un temple de Diane en l'honneur du

pagus dont il est magister pour la seconde fois, Olillus fait une distribution d'argent en remplacement d'un repas; il donne deux deniers, environ i franc 60 centimes, à chacun des honorats présents. Par ces honorats il faut entendre tous ceux qui remplissaient ou avaient rempli quelque fonction publique du pagus ou qui y avaient une dignité : les pagani, c'est-à-dire les conseillers, les questeurs, les édiles, les curateurs, les magistri, les patrons.

L'inscription a été découverte à sa place primitive, à côté d'une mosaïque qui était peut-être celle du temple de Diane. D'après ces données, ce temple de Diane et sans doute aussi le forum du pagus, auraient été situés près de la Saône, au bas de la colline, au couchant de l'autel de Rome et d'Auguste et de l'amphithéâtre. L'emplacement avait été donné par un décret des pagani.

Il se comprend de soi que ni l'autel ni le tènement religieux n'étaient placés sous l'administration du magister du pagus de Condate, et qu'ils ne relevaient d'aucune autre autorité que celle de l'association nationale des très Galliae.

L'Assemblée.

L'Assemblée s'appelait coneilium (inscr. de Thorigny : in concilio Galliarum); elle paraît s'être appelée aussi conventus arensis (ciaprès n° 1 10).

Elle se composait des délégués des soixante cités des trois Gaules. Ces délégués devaient être gaulois de naissance, et, à moins qu'ils ne fussent chevaliers, avoir parcouru chacun dans sa cité la carrière des honneurs municipaux ou au moins avoir rempli les plus élevés de ces honneurs, par conséquent être citoyens romains. Leur titre

était celui de legatus (inscr. de Thoiïgny : quod cum patria ejus eu m inter ceteros legatum creasset).

Un d'entre eux, comme on le voit par ce que rapporte Tite-Live (Epit., 139) du prêtre qui fit en l'an 742 de Rome la dédicace de l'autel : Ara Caesarl ad confluentem Araris et Rhodani dedicata, sarcedote creato C. Iulio Vercondaridubno Aeduo, était créé prêtre. 11 s'intitulait sacerdos ad templum Romae et Augusti ou Augiistorum

inter confluentes Araris et Rhodani ; — ad avant Cacs(aris)

n(ostri) ou Caess. n. n. apud templum Romae et Aug inter

confluentes Araris et Rhodani; — sacerdos arae Aug inter

confluentes Araris et Rhodani ; — sacerdos ad aram ; — sacerdos

arensis; — sacerdos Romae et Aug ad confluentes Araris et

Rhodani; — sacerdos triuin Galliarum; — sacerdos.

L'assemblée, de même que le mandat des délégués et le ministère du prêtre, était annuelle, ainsi que le montrent les exemples des assemblées provinciales de la Lusitanie, de la Germanie et de l'Etrurie (voy. Marquardt dans YEpheincris, 1872, pp. 200 à 214, et la loi de Narbonne dont il va être parlé : unde sit et quo anno flamen fuerit (ligne 12); annuorum flaminum (ligne 20).

Elle se réunissait, à l'anniversaire du jour de la consécration de l'autel, le premier d'août, mois auquel Auguste avait donné son nom, et elle durait tout le mois. Elle coïncidait avec une foire où on venait de tous les points du monde, mais qui se tenait sur un terrain séparé du domaine des trois Gaules par un bras du confluent et qui appartenait à Lyon.

Elle s'occupait, sous la présidence du prêtre créé par elle, de célébrer les sacrifices et les jeux du culte de Rome et d'Auguste, de dresser le budget de sa caisse, de décréter des statues à l'empereur, aux membres de la famille impériale, à des hauts fonctionnaires, à des personnages ayant bien mérité d'elle, à son prêtre sorti de fonctions et à de plus ou moins nombreux proches membres de la famille de ce prêtre; d'exprimer, sous forme de supplique, qu'un des délégués était chargé d'aller, au nom de tous, présenter

à l'empereur, des assurances de dévouement , des vœux , des doléances, des témoignages de satisfaction ou même de blâme au sujet de la gestion des gouverneurs des provinces, ce qui fait voir que ces gouverneurs non seulement n'étaient pas les présidents de l'assemblée, mais qu'ils n'en devaient même pas faire partie. Elle avait peut-être à déterminer, à chaque retour du recensement, le cens en bloc des trois provinces; une inscription encore existante (ci-après n° 117) a paru à M. Mommsen (Hist. rom., V., p. 85) pouvoir autoriser cette conjecture ; malheureusement le texte est tellement mutilé que la lecture proposée et la déduction entrevue ne sont nullement certaines.

La caisse de l'association était administrée par trois directeurs, choisis parmi les membres de l'assemblée : un inquisitor Galliarum, un judex arcae Galliarum et un allector arcae Galliarum, dont les attributions ont été ainsi expliquées par Renier (dans Spon, éd. 1857, note à la p. 144) : « L' inquisitor était une sorte de contrôleur chargé « d'établir l'assiette des contributions payées par les cités des trois « provinces gauloises pour subvenir aux frais du culte de Rome et « d'Auguste; le judex arcae, un juge devant lequel étaient portées « les réclamations auxquelles pouvaient donner lieu la répartition et « la perception de ces contributions ; \' allector arcae, un receveur « général ».

En dehors de ce qui vient d'être exposé, on sait peu de choses des devoirs et des honneurs du prêtre des trois Gaules. Un fragment d'une table de bronze récemment découvert à Narbonne et qui paraît détaché d'une loi par laquelle étaient réglées les attributions et les prérogatives honorifiques du prêtre de la Narbonnaise (voy. Bull, des trav. bistor., 1884, p. 376, communication de M. Berthomieu ; Bulletin critique, mars, mai et juillet 1888; C. /. L., XII, 6038; Revue èpigrapbique, II, p. 348), doit pouvoir répandre quelque lumière sur cette question.

L'institution du culte impérial n'ayant eu nulle part un aussi grand développement qu'à l'autel du Confluent, les privilèges du

prêtre de cet autel étaient sans doute au moins égaux, très probablement supérieurs à ceux du prêtre de Narbonne, et, si nous voyons celui-ci avoir le droit d'être escorté dans l'exercice de sa fonction par des licteurs, de s'asseoir dans les spectacles au premier rang en compagnie de sa femme habillée de blanc ou en robe de pourpre, et lui-même, devenu ancien flamine, de revêtir encore, pour y assister, la robe prétexte , c'est-à-dire la robe blanche bordée de pourpre, et à certains jours anniversaires de ses fonctions son costume d'officiant, il y a lieu de présumer qu'il devait en être de même à l'égard de celui-là. Si après l'année de ses fonctions, le prêtre de Narbonne peut, « à la condition de n'avoir « rien fait de contraire à la loi et qu'il n'y ait pas défense de « l'empereur », obtenir de l'assemblée, sur la proposition de son succeseur, la permission de s'élever une statue sur le terrain de l'autel avec inscription de son nom, du nom de son père, et indication de sa cité et de l'année de son flaminat, bien certainement le prêtre des trois Gaules avait, de son côté, accès à un honneur pareil. Ici. les inscriptions nous montrent que l'honneur était accordé dans une bien plus large mesure ; le prêtre obtient non-seulement pour lui-même une statue avec le droit d'inscription de son nom, mais encore le droit de grouper avec cette statue, sur un même piédestal, celles des siens les plus proches : son père, sa femme, ses fils et ses petits-fils, avec autant d'inscriptions, et, non-seulement sur le terrain du temple, mais souvent aussi au chef-lieu de sa cité ; de plus encore, permission est quelquefois laissée à celle-ci de lui élever, à lui et à ses proches, un groupe de statues près du temple du Confluent. Sur l'inscription qui le concerne ne figure pas, comme à Narbonne, l'année de son sacerdoce, mais on ne manque guère d'y rappeler, à moins qu'il n'ait été chevalier romain, qu'il a précédemment parcouru dans sa cité toute la carrière des fonctions municipales. Les fonctionnaires de l'association : }'inquisitor, le judex arcae et Yallcctor arcae, sont aussi admis souvent à l'honneur d'une statue.

II n'est pas facile de préciser les divers cas qui pouvaient motiver une défense de l'empereur d'élever une statue à un prêtre sortant de fonctions. Si, comme cela paraît vraisemblable, l'assemblée de la Narbonnaise avait, de même que celle de trois Gaules, un droit de contrôle sur la conduite administrative du gouverneur de la province et de référé à l'empereur, il a dû quelquefois arriver, lorsqu'elle a voulu user de ce droit, que le gouverneur accusé aura eu assez de crédit pour se disculper et même pour indisposer le prince contre ses accusateurs. Il a bien pu se faire aussi que, sous des empereurs exigeants, le zèle du prêtre provincial ait souvent été trouvé insuffisant.

L'oganisation n'étant pas entièrement la même de part et d'autre, certains devoirs ou privilèges du prêtre de la Narbonnaise peuvent ne pas s'appliquer au prêtre des trois Gaules. Pour la Narbonnaise, l'assemblée paraît avoir eu son siège à Narbonne et un étroit rapport avoir existé entre elle et le conseil des décurions. Au Confluent rien de cela ; Lyon et le conseil décurional restent en dehors. Le siège du culte, le lieu de réunion, le local des délibérations, le temple, l'autel, l'amphithéâtre propre au culte sont sur un territoire demeuré gaulois et appartenant en propre à l'association des soixante cités. Les trois Gaules sont là chez elles.

La loi avait, à ce qu'il semble, réglé le mode et l'ordre des votes de l'assemblée de Narbonne; le vote concernant l'autorisation à accorder au prêtre sortant de s'ériger une statue paraît y avoir été secret; cela est sans doute applicable à l'assemblée des trois Gaules. A Narbonne, aussi bien qu'au Confluent, toute décision prise en dehors du local des réunions de l'assemblée est non avenue.

Ici comme là, ce qui reste d'argent en fin d'année, après prélèvement des dépenses du culte, doit servir à dresser des statues et des images de l'empereur. De nombreux débris de statues équestres en bronze doré qui ne peuvent guère avoir été autres que des statues d'empereurs témoignent probablement d'un tel emploi d'une partie des fonds de la caisse des trois Gaules. Des piédestaux inscrits nous

montrent aussi que des statues ont été élevées par les trois Gaules à de hauts personnages en faveur à la cour.

11 est très remarquable qu'Auguste, voulant substituer le culte de l'empereur au culte des dieux, a emprunté au flamme de Jupiter une partie des obligations et des prérogatives du prêtre du nouveau culte ; le flamine augustal de Narbonne porte, comme le flamendial de Rome, la robe prétexte, a comme lui le droit d'assister aux délibérations du conseil des décurions, est comme lui tenu de s'abstenir de jurer par serment, de toucher un cadavre, d'entrer dans un lieu où est apprêté un bûcher.

L'institution du culte provincial des empereurs n'est pas émanée d'une loi publique ; le manque d'uniformité soit à l'égard de l'époque de l'adoption de ce culte dans les diverses provinces, soit à l'égard des particularités qui s'y manifestent, fait voir qu'elle avait été laissée à la libre volonté de chacune d'elles.

Le prêtre de la Narbonnaise avait le titre de flamen, et il en était de même des prêtres provinciaux de l'Espagne et des Alpes; le prêtre des trois Gaules, ainsi que ceux des provinces d'Afrique, de Sardaigne et des contrées danubiennes, s'intitulait sacerdos.

Le costume du prêtre de la Narbonnaise, du prêtre des trois Gaules, des prêtres des autres provinces de l'Occident, était la robe prétexte; les prêtres provinciaux de l'Orient, peut-être aussi celui de l'Afrique, portaient la robe de pourpre. La coiffure des prêtres des provinces orientales, de l'Afrique, de la Dacie et, au bas temps, de l'Italie, était la couronne d'or ; pour le prêtre des trois Gaules comme pour les autres prêtres provinciaux de l'Occident, ce devait être l'apex et le bandeau.

De même qu'au flamendial était adjointe sa femme comme prêtresse de Junon avec le titre de flaminique et que, d'après cet exemple, paraissent avoir été pareillement adjointes aux flammes municipaux des empereurs leurs femmes comme prêtresses, de même les prêtres provinciaux, mais non partout, étaient assistés par leurs femmes revêtues d'un caractère sacerdotal. On trouve

des flaminiques provinciales en Orient, en Narbonnaise, en Espagne ; au contraire, il n'apparaît d'elles aucune trace ni dans les trois Gaules, ni dans les autres provinces de l'Occident.

Pur déploiement de pompe et d'apparat à la glorification des empereurs, le culte impérial était si peu une croyance religieuse qu'il a pu survivre longtemps encore à la chute du paganisme. Réduit alors à la présidence des spectacles attachés à la tenue des assemblées provinciales, desservi par des prêtres chrétiens, accepté moyennant quelques modifications à ses cérémonies, notamment la suppression des sacrifices païens, par les empereurs même les plus ardemment dévoués au christianisme , il s'est maintenu jusque dans le cours du cinquième siècle , et bon nombre de formes extérieures, de noms et d'insignes adoptés par l'Eglise pour ses conciles et dans sa liturgie sont des débris de son héritage (Voir dans la Revue épigraphique, II, fisc. 51, et dans les Mémoires de l'Académie des Sciences de Berlin, 1888, XXXV, le travail de M. Hirschfeld : le Culte des empereurs romains).

Statues de divinités protectrices de l'assemblée.

Arcade IV. — Bloc quadrangulaire légèrement concave provenant d'un stylobate en forme d'hémicycle portant autrefois des statues; « trouvé en juin 1865 au quartier SAINT-JEAN, en « démolissant un ancien égout rue de la BALEINE » (M.-Daussigny). Les deux premières lignes de l'inscription étaient renfermées dans un encadrement de moulures. — Hauteur 1 m. 55, largeur

o m. 84; hauteur de la partie encadrée o m. 55. Hauteur des lettres de la dernière ligne o m. 15 1/2.

numinibus ■ augustorum ■ bono ■ E VENTVI et fortunae felici conventVS • ARENSIS

es p r 0 v i n CIAE'GAL//^

Lettres de la meilleure forme. Accents sur le premier E de EVENTVI, ;sur l'V de conventVS, sur l'A et l'E de ARENSIS.

Martin-Daussigny, n° 1038 de son Registre d'entrées. — Dissard, Catalogue, p. 108.

Numinibus Augustorum, Bono Êventui et Fortunae Felici conventùs ârènsis, très provinciae Galliae.

« Aux divinités des Augustes, au Bonus Eventus et à la For- « tuna Félix de l'assemblée de l'Autel, les trois provinces de « Gaule ».

L'accent qui marque comme voyelle longue l'V de la syllabe VS du commencement de la partie conservée de la deuxième ligne ne permet pas de voir autre chose dans cette syllabe qu'un génitif et rend alors très vraisemblable la restitution du mot conventùs. Le conventùs arensis était évidemment la même chose que le concilium Galliarum, c'est-à-dire l'assemblée provinciale des trois Gaules.

Les statues du dieu Bonus Eventus et de la déesse Fortuna se voyaient au-dessus de cette inscription et occupaient le sommet d'un hémicycle qui, d'après sa courbure : 2 centimètres d'écartement sur une longueur de 85 centimètres, avait un diamètre d'un peu plus de 8 mètres. Chacune des extrémités devait présenter une face inscrite surmontée aussi d'une statue.

La Lyonnaise à l'assemblée.

Les inscriptions relatives à la représentation de la Lyonnaise à l'assemblée nous montrent des personnages appartenant aux cités des Ségusiaves, des Éduens, des Tricassins. des Sénonais, des Carnutes, des Turons, des Viducasses et peut-être aussi des Veliocasses et des Venètes.

Deux Ségusiaves, peut-être six ou même huit :

Caius Ulattius (ci-après n° 1 1 1), prêtre « à l'autel de nos

« Césars qui est près du temple de Rome et d'Auguste », le premier de sa cité qui ait été promu à la prêtrise ; honoré d'une statue au Confluent par les trois Gaules.

Caius Ulattius (inscr. étrangère), prêtre.

Caius Ulattius Aper (ci-après n° 113). Il n'était peut-être pas prêtre, et il est alors douteux qu'il ait appartenu d'aucune manière à l'assemblée.

Caius Ulattius (inscr. perdue), non qualifié; honoré d'une

statue au Confluent par les trois Gaules.

Caius Ulattius Aspr (inscr. perdue), non qualifié. Il avait

précédemment parcouru dans sa cité toute la carrière des honneurs municipaux.

Publius Maglius Priscianus (ci-après n° 1 12), non qualifié; honoré d'une statue au Confluent par les trois Gaules.

Sextus Julius Lucanus (inscr. étrangère), sacenlotalis, « ancien prêtre » peut-être pas des trois Gaules, mais simplement de la cité des Ségusiaves.

Tiberius Claudius Capito (inscr. étrangère), sacerdos Aitgitsti,

peut-être, comme le précédent, simplement prêtre municipal de la cité des Ségusiaves.

Trois Éduens :

Caius Julius Vercondaridubnus (Tite-Live, Epit. 139), créé prêtre pour la dédicace de l'autel : Ara Caesari ad confluentem Araris et Rhodani dedicata, sacerdote creato C. Iulio Vercondaridubno, Aeduo.

Latinius Catapanus (inscr. étrangère), prêtre, honoré d'une statue en Franche-Comté par la cité des Séquanes. Il avait précédemment parcouru dans la cité des Éduens toute la carrière des honneurs municipaux.

Anonyme (ci-après n° 1 14), prêtre ad templam Romac et Aag

ad conjluentes Araris et Rhodani. 11 avait précédemment rempli dans sa cité toute la carrière des honneurs municipaux.

Un Sénonais :

Sextus Julius Thermianus (ci-après n" 115), prêtre. Il élève, à Lyon, en l'honneur de la maison de l'empereur, un monument à Mars, à Vesta et à Vulcain.

Un Tricassin :

Caius Catullius Deciminus (ci-après n° 116), prêtre ad temphim

Romae et Auggg ; honoré d'une statue au Confluent par les

trois Gaules. Il avait précédemment rempli dans sa cité toute la carrière des honneurs municipaux.

Deux Carnutes :

Caius Julius Ma (ci-après n° 117), prêtre. II avait précédemment parcouru dans sa cité toute la carrière des honneurs municipaux.

Titus Julius (inscr. perdue), prêtre.

Un Turon :

Paternius Ursus (inscr. perdue), judex ou inquisitor Galliarum ; honoré d'une statue au Confluent par les trois Gaules. Il avait précédemment parcouru dans sa cité toute la carrière des honneurs municipaux.

Un Viducasse :

Titus Sennius Sollemnis (inscr. étrangère), député: /'// patria inter ceieros legatus creatus; honoré d'une statue dans sa cité par les trois Gaules et le premier Viducasse à qui ait été décerné cet honneur. Il n'est pas expliqué qu'il ait fourni dans sa patrie la carrière des fonctions municipales ; mais il y avait, après plusieurs grades militaires, été prêtre de Mercure, de Mars et de Diane.

Un Veliocasse :

Anonyme (inscr. perdue) ad aram (?). Il est douteux qu'il

ait été prêtre et même qu'il ait appartenu à l'assemblée.

Un Venète :

Lucius Tauricius Florens (inscr. perdue), alledor; honoré d'une statue au Confluent par les trois Gaules. Il était patron de plusieurs corporations batelières.

Statue d'un Ségusiave, prêtre à l'autel de deux princes régnants, près le temple de Rome et des Augustes au confluent de la Saône et du Rhône, le premier de sa cité qui ait eu cet honneur.

Arcade XIII. — Grande pierre quadrangulaire. bordée d'un pilastre à gauche et paraissant avoir formé l'extrémité gauche d'un stylobate qui portait des statues; « trouvée en juillet 1867, dans « la rue LANTERNE, quartier des TERREAUX, presque à l'extré- « mité nord de la rue » (M.-Daussigny). — Hauteur 1 m. 85

largeur sans le pilastre o m. 45, avec le pilastre o m. 70. Hauteur des lettres de la dernière ligne o m. 29.

CVLATT/'o. . ulattii

PRISCI Fllio

SACERDO// ad aram

C A E S S • N n apud tcmpl R Ô M a' E et aug ■ inter CÔNF L Ventes ara ris E T • R H O D ani primo om N I V M • E X civitate segu S I A Y 0 r u m

s provinciae galliae

Accents sur l'O et sur l'A de ROMAE, à la cinquième ligne, et sur sur l'O de CONFLV T entes à la sixième.

Martin-Daussigny, n° 1086 de son Registre d'entrées. — Dissard, Catalogue, p. 110.

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