‹ Inscriptions antiques de la CorseChapitre 5 sur 21 · FECIT ' SIBI • ET • SVEIS INFR • P • XX • IN • AGR • P • XXV · texte numérisé non relu

FECIT ' SIBI • ET • SVEIS INFR • P • XX • IN • AGR • P • XXV

Il faut remarquer, de plus, que le gentilice Naevius ne semble pas avoir été très répandu, et que les deux inscriptions sont à peu près de la môme époque.

Un personnage du nom de C. Napvius Balbus^ ayant été triumvir monetalis vers Tannée 680 (74 av. J.-G.), il se pourrait parfaitement, — mais ce n'est là qu'une simple présomption de ma part, — que les Naevii d' Alerta, aussi bien que ceux d'Ostie, eussent été les affranchis de ce triumvir ou de sa famille. Quoiqu'il en soit, on peut, dans une certaine mesure, établir le degré de parenté des iVami d'Aleria. De son contubernium avec Dioclea^ l'esclave Apollinaris avait eu un fils qui s'était appelé Castor. Toute la famille fut affranchie, sans doute en même temps.

par un Publius Naevius dont les deux hommes reçurent le prénom et le gentillce, et la femme, le gentillce seulement, conformément à Tusage qui voulait que les femmes ne portassent pas de prénom.

Il est plus difficile de savoir quel était le lien de famille qui valut à Titus Castor d'être placé dans le tombeau des Naevii. On peut croire qu'il était né de Publius Castor^ mais il est au moins assez curieux que Tépitaphe ne le dise pas et ne lui donne pas de gentilice.

Il est à présumer que Velogium ne se composait tout d'abord que de trois lignes, et que la dernière a été ajoutée après coup. L'incorrection grammaticale de celte ligne semble provenir, en efTet, de ce que le graveur a été trompé par l'apparence génitive des deux mots Naevi.

Apollinaris et Castor^ — le premier surtout, — sont des noms serviles très connus. Celui de Dioclea semble avoir été beaucoup plus rare, bien qu'on l'ait

déjà signalé en d'autres lieux (1). 11 rappelle par sa forme, — et certainement tout*à-fait par hasard, — le nom d'une cité de Dalmatie d'où l'on prétend, sans preuves bien certaines, que l'empereur Dioclétien était originaire.

(1) MoMMSEN, InscripL regni Neap., n^ 150.

Epitaphe de Tellia Materna.

Cette epitaphe, qai est connue depuis assez longtemps, parait avoir été découverte en même temps, et au même lieu, que lUnscription ci-dessus page 17 (1). Elle appartient à M. de Matra, qui Ta fait déposer dans la cave du fort.

M. l'instituteur Casanova a bien voulu m'en faire parvenir un estampage qui me permet d'en donner le fac-similé que voici (2):

(t) Grassi, Alerta, p. 30. Cf. également Gal- LETTi, Hisi. illustrée de la Corse, p. 179, (avec omission des mots maternab optinab ; le mot lv- GiYsy est écrit, de plus, en toutes leltres) ; Rénier, Revue des Soc, sav.^ 4» série, t. VI, 1867, p. 319 ; MuRATORi, Iscrizioni romane dei Vagiennit n» 67 ; Corpus inscf'ipt. latin., t. X, n® 8036.

(2) Le dessin est à réchelle de 1/10.

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