‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 100 sur 210 · Cf. Grotefend, p. 18 et Villefosse et Thédenat, I · texte numérisé non relu

Cf. Grotefend, p. 18 et Villefosse et Thédenat, I

deux noms seulement se lisent sur la face b aurait dû cependant le faire réfléchir ; pourquoi les trois noms associés sur la première face ne se lisent-ils pas sur la seconde ? Pour éviter de résoudre cette question, il prétend que nous sommes en présence de noms d'inventeurs. Je suis obligé de rappeler le principe établi par M. de Villefosse : quand le nom d'un inventeur se trouve indiqué, le cachet porte en même temps, mais sur une autre face, le nom du possesseur du cachet ; l'inscription de plusieurs noms sur la même face ne peut indiquer que l'association de praticiens1. Les noms que présente notre cachet sont donc les noms de ses possesseurs. De plus, les oculistes ont le plus ordinairement leurs tria nomina et ils les inscrivent d'une manière constante sur leurs cachets. Il y a très peu d'exemples d'oculistes ayant deux noms seulement. Le défaut d'espace est sans doute seul cause de la mention unique du gentilice de Iulius.

Reste à répondre à la seconde question. Devons-nous penser que le nominatif était Atticius, Latinius ? On sait que ces formes en -ius sont dérivées de surnoms en -us. Un grand nombre d'étrangers, ayant reçu successivement le droit de cité, se créèrent un gentilice en transformant ainsi leur surnom. Ainsi Atticus est un surnom : T. Pomponius Atticus, Ti. Claudius Atticus Herodes (le rhéteur) ; Atticius est au contraire un gentilice : C. Atticius Speratus2. De même on a C. Latinius Reginus 3, mais Q. Cœlius Latinus*. Puisque nous admettons que la première ligne de a contient les trois noms de la même personne, il faut considérer comme nominatif C. Atticius Latinus.

a. Pline nous donne sur le chelidonium les détails suivants : « Les hirondelles se servent de la chélidoine pour ouvrir les yeux à leurs petits dans le nid, et elles leur rendent la vue, suivant quelques-uns, même quand on leur a arraché les yeux. ... On fait couler le suc des chélidoines

1. Villefosse et Thédenat, 1, 176 et B. M., 1883, 339. Je n'insiste pas sur ce qu'il y a d'étonnant à voir deux et trois oculistes s'unir pour l'invention d'un collyre, le fait n'étant pas impossible.

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