Millin, Voyage, I
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IVLIA • VIRGVLA • FILIA • MOERENS • POSVIT •
Ti(berius) Cl(audius) Professus Niger, omnibus honoribus apud Màixos et Lingonas functus, Deo Moritasgo porticum testamento poni iussit suo nomine, Iuliae Virgulinae uxoris, et filiarum Claudiae Professae et Iulianae Virgulae (s. ent. nomine).
Iulia Virgula, filia, m[ae]rens posuit.
Spon, Miscell.f 169 et ignot. deor. arae 6, 5. — lieinesius, Syntagma, I, 189. — Cellarius, Notitia Ofbis anliqui, 1701-1706, I. — Fleetwood, Inscriptionum sylloge, 37. — Reinesius, Epist. 217 (p. 683). — Lempereur, Dissertation sur div. sujets d'antiquité, p. 5. — Bouquet, Scriptores rer. Ga.ll. J , in Ep. ex inscr. gr., 130. — Martin, Religion des Gaulois, II, 367. — Schœpflin, Alsatia illustrata, I, 17. — D'Anville, Eclaircissements sur l'ancienne Gaule, p. 494. — Tablettes de Bourgogne pour Vannée 1755, 148 (mention). — Abbé Mongault, Mémoires de V Académie des Inscriptions, anc. sér., 3. — Laureau, Histoire de France avant Clovis, Paris, 1789, in-4, p. 2*23. — Millin, Voyage, I, 207 (et Mag. encycl, 1807, 1, 12.) V— Gom. Arch., 1838-1841, p. 111. — Corn. Arch., 4, 267. — Orelli, 2028. — Mémoire sur le dieu Moritasgus et V inscription trouvée a Alise en 1652. Semur, 1822, 8 (mémoire de G. X. Girault). — Gourtépée, III, 536. — Wal, p. 127, n. 173.
1. Ti. C 'l(aitdius) . Deux empereurs ont porté ces noms : Ti. Claudius Nero (Tibère), et Ti. Claudius Nero Germanicus (Claude) ; les noms de particuliers semblables à ceux des empereurs nous reportent souvent à l'époque de la dynastie où ces noms étaient en usage. Cette inscription monumentale serait donc du milieu du premier siècle. Je croirais volontiers que le personnage dont il est ici question est un contemporain de Claude. On sait en effet que ce prince prononça en 48 un discours pour obtenir aux primores de la Gaule Chevelue le ius honorum* . Le Sénat ne l'accorda qu'aux seuls Eduens. Or précisément Professus Nige?' est un de ces primores, ayant rempli sa carrière municipale chez les Eduens comme chez
1. Une partie de la bibliographie est empruntée à Millin, /. /.