PATERNO
Lapérouse, p. 63. — Com. Arch., 6, lv.
Sur un tombeau chrétien : monogramme et inscription. Monogramme à apices ; la lettre R a la forme d'un P grec, le C est carré, l'S se rapproche du Y grec ( (). Monument disparu.
Haut., imio. Larg., si cent-
XPI>—
— < H IL E^T Chri(stus) hic est.
Le Blant, C. B. Ac. Inscr., 16 mai 1873, pp. 169-170. — Revue de l'Art chrétien, 1873. — Bull. arch. du dioc. de Dijon, 2, 42.
D'après M. Le Blant, l'hostie aurait été déposée sur le corps du défunt pour le protéger contre les attaques du démon. Il rapproche de cette inscription celle que les habitants d'Antioche avaient gravée aux murs de leurs maisons pour les préserver des tremblements de terre : « Le Christ est avec nous, arrêtez. » On pourrait citer également un pieux amulette que certaines personnes aujourd'hui portent sur elles ou collent à la porte de leurs habitations. On y voit une image du Sacré Cœur et au-dessous l'inscription : « Arrête ! le Cœur de Jésus est là ». — M. Le Blant croit que l'inscription de Vix est du ve siècle : le r ne parait pas en Gaule avant 506 et le ( (=5) est usité à partir de la fin du ve siècle. — Le mot Christus est abrégé ici comme dans les manuscrits latins par XP; mais d'ordinaire le nominatif se présente sous la forme XPC.
Ali
se.
Autel votif à quatre faces, trouvé en 1784 par Laureau de Saint-André.
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( EiE • VICTORIAE
( ARGVTVS 2e face.
/ SABINII
3e face. LVPI-SEPT-
4e face. V • S • L • M
Laureau de Saint- André, Histoire de France avant Clovis, p. 223. — Corn. Arch., 1838-41, 112. — Corn. Arch., 4, 271.
Cette inscription n'a été vue que par Laureau. Or 1° le nom de la Victoire n'est pas d'ordinaire précédé de la qualification de dea ; Orelli et Henzen en citent, il est vrai, trois exemples provenant de Germanie ; il pourrait se faire que Laureau eût mal lu et qu'il y eut [deo Marti \ et] Victoriœ. — 2° Le nom du père est donné dans un ordre défectueux. Sept[imus) est le prénom, Sahinius le gentilice, et Lupus le surnom ; il aurait donc fallu Sept{imi) Sabinii Lupi. Ce fait est une grave présomption contre l'authenticité du monument. — 3° Il est étonnant que le nom du fils se compose d'un surnom, tandis que le père a les tria nomma ; le contraire serait plus vraisemblable ; s'il s'agissait d'un affranchi, sa qualité serait exprimée.
Châtillon-sur-Seine.