‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 180 sur 210 · IV · texte numérisé non relu

IV

Inscription trouvée à la même époque dans le mur du Castrum.

I • O • M • ET I(oui) o(ptimo) ma(ximo) et

FORTVNAE Fortunae

REDVCI-PRO reduci pro

SALVTE • ITV • ET salute, itu et

5 REDITV -TITI redituTiti

FL • VETERIS Fl(aui) Veteris

PATRON I patroni,

OPTIMO ET oplimo et

FIDELISSIMO fidelissimo {patrono),

10 LAPIDARI Lapidari

CLIENTESEIVS clientes eius

PAGANDOMO P&g(p) Andomo

COCISTENTES co(ji){s}istentes

EXVOTO ex uoto.

15 V • S • L • M V(otum) s(oluerunt) l(ibentes) m'erito).

Guénebaud, 134. — Spon, Mise, 223. — Gruter, 8, 2. — Reinesius, Syntagma, 263. — Sirmond, B. N. ms. fonds lat., 9696; f° 1, n° 8 (donne 1. 5, TIB en var. et omet la 1. 4). — B. E., I, 58 (Mowat). — Legouz, 166; pi. 32, 2.

Les principales différences entre les divers textes consistent en ce qui suit : 1° La division des lignes est incertaine, Guénebaud présentant 15 lignes et les autres auteurs seulement, 6 ; 2° L. 11- 12, Guénebaud présente seul le texte donné plus haut; les autres copies, CLIENTES IN EIVS PAGAN DOMO, ce qui est à bon droit suspect.

Cette inscription n'offre pas de raisons intrinsèques de l'écarter. Le COCISTENTES (probablement COSISTENTES) est même une garantie ; Guénebaud seul donne cette orthographe, tandis que tous les autres ont corrigé, en le copiant, par consistentes. La mention du pag(it s) A? idomus ne peut aussi se rencontrer que sur un texte authentique. J'y reviendrai plus loin, n° 294, p. 239. La seule objection qu'on puisse faire, c'est que cette inscription n'a pour elle, tout compte fait, que la médiocre autorité de Guénebaud : mais il la publie, dit-il, séparée des autres textes analogues, parce que la connaissance lui en est venue trop tard. Il est étonnant qu'il l'ait imaginée quand il n'en avait plus besoin : ce serait un raffinement extraordinaire. Une autre raison me porterait à l'admettre. Nous sommes en présence de trois et même de quatre inscriptions du même type, sans parler des variantes de détail. Ce •sont toutes des dédicaces à Jupiter et à la Fortune du retour et le nom de Titus (ou Tiberius) Flauius se rencontre sur trois textes. Ne serions-nous pas en présence de l'inscription seule authentique qui, par des confusions de copies et grâce à

un patriotisme local trop ardent, a donné naissance successivement à tous les autres textes ? Ou ces inscriptions ont été forgées de toute pièce à l'aide du recueil de Gruter qui parut à ce moment-là, ou l'on s'est servi d'un texte authentique et de provenance locale pour y inscrire le nom de Dijon. Cette dernière hypothèse me parait plus probable, d'autant que nous allons trouver un autre exemple du même fait1. Ainsi s'expliquerait l'inscription suivante.

Inscription trouvée dans le massif d'une tour du Castrum, lors de la construction du collège des Godrans (?).

i • o • M et fortvnae redvcipro salvte itv 31 reditv tib-fl veeris patrono 5 optimo aranposvervn"fabri f3rraridibionenses clientes

I(ouï) o(ptimo) m(aximo) et Fortunae reduci pro s a lut e itu et redit u Tib(eri) Fl(aui) Veteris ; patrono optimo aram posuerunt Jabri ferrari dibionenses clientes.

V(otum) s(oluerunt) l(ibentes) m(erito). L(ocus) d(atus) d(ecreto) pa(ganorum)

Sirmond, B. N., ms. fonds lat., 9695, f° 11, n° 79. — Legouz, 166; pi. 32, 1. — Fyot, Hist. de Saint-Etienne, 4 (cite seulement ce fragment FLABIAE GENTI FAVRI DIBIENSES, ce qui est bien différent). — Almanach de Ptolèmèe, 1733, p. 138

Page 1