Cf. n° 203 et la table VI
Lejay. Inscriptions antiques de la Câle-d'Or. 16
VIP
La Maladière, non loin de la voie romaine. Sur une pierre qui n'est pas décrite.
IMPERATOR CAESAR VESPASIANVS
Coin. Arch., 10, xxxvi.
L'absence de toute abréviation rend cette inscription très suspecte, non moins que la manière laconique dont la découverte en est annoncée. C'est peut-être seulement un texte difficile, mal relevé : on pourrait songer à un milliaire.
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Dé en pierre blanche fort tendre, creusé cylindriquement de part en part. On lui a adapté un fond de pierre pareille, percé au milieu d'un trou garni de fer et cloué sur les quatre coins comme une planche de sapin. Au-dessus, se trouve un couvercle carré qu'on lève par un anneau de fer retenu par un crampon de même métal. La face inférieure de ce couvercle présente un petit cercle central sur lequel convergent huit rayons dessinés comme les rais du blason. Chaque côté du dé a 32 centim. de longueur sur 22 de hauteur sans le couvercle qui en ajoute trois. La cavité intérieure a 19 cm. de diamètre. Sur un côté, on voit dessinés Yascia et un vase. Sur les trois autres est répartie l'inscription.
FORV DIVIO IÂCË
Description de Roget de Belloguet, qui a vu le monument chez Baudot, Orig. dijon.} 62-63.
Le caractère de l'inscription, le système d'abréviations et la singularité du monument doivent inspirer les plus graves soupçons. Il serait possible cependant que le monument fût antique, mais non pas l'inscription.
Villey-sur-Tille
Autel votif en pierre, muni d'une base avec moulures, mais privé de sa corniche supérieure. A la ligne 1, à gauche, il y a une partie creuse de plus d'un centimètre de profondeur, dans laquelle on a gravé après coup Mercurio et. Il y a entre r et n, ligne 2, un trait oblique qui semble être le résultat d'un accident. — Copie de M. de Villefosse, d'après un estampage.
MERCVRIO et
MINERVAE Mercurio et Mineruae
• ARNALIAE • Amaliac,
NVMINIB • AVGVSTOR NuminibÇus) Augustor(um)
• SACRVM • sacrum.
5 C • LVCCEIVS • MARCELLINVS C. Lucceius Marcellinus,
• DECVR • decur(io),
V • S • L • M • u(otum) s(oluit) l(ibens) m(erito).
Manuscrits de l'abbé Nicaise conservés à Dijon : 1° Notes écrites en français, devant servir de brouillon dune lettre adressée à Spon (et non à Bellori, comme l'indique le feuillet de garde), portant pour titre : Inscription, ms. Dijon, 406, 2 ; — 2° Mémoire latin dédié à Spon, ms. B. D., 406, 4; B. N., lat. nouv. acq., n° 291 ; — 3° Mixerva Arnalya una cum mercurio illius surn^Mmco, ara singularis et ad hune diem ignota Emmm0 Cardu de Noris consecrata. Unde multa depromunlur quae frustra alibi reperta Antiquitatihus , Romanis, Lingonensihus et Diuionensihus illustrandis insumentia. Cum Appendice Hermathenae sacrae ; ms. B. D., 406, 3, 127 ff. ; — 4° Brouillons des Lettres à M. Carel, ms. B. D., 406, 3. — Abbé Lebeuf, Recueil de divers écrits, 2, 274 (a précédé Nicaise auquel il doit son texte). — Abbé Nicaise, Lettre à Santeuil1, ms. du président Bouhier,
1. Cette lettre contient un passage intéressant pour l'histoire des superstitions populaires. « On regarde cette chapelle de saint Hermès comme le temple de Delfe. On y va comme à l'oracle demander à
de la bibliothèque de Lyon, publié par M. H. Beaune, La Chapelle Saint-Hermès, ap. Mèm. Ac. Dijon, 1880, p. 1. — Abbé Nicaise, Lettrée a M. Carel, ap. Nouvelles de la République des Lettres, 1703, p. 372. — J. Vignier, Décade historique, B. N., ms. fr. 5990, f° 271. — Bimard de la Bastie, ap. Muratori, Proleg., t. I, p. 50 (janvier 1730). — Ms. Séguier, bibliothèque de Nîmes, ms. 13725. — Saxe, Mise., I, p. 11; II, p. 203. — Gudius, p. 52, n° 12. — Edm. Thomas, Histor. Augustod., pars I, t. 3, p. 178. — Maffei, Galliae Antiquit., 1733, p. 26. — Courtépée, I, 16 et II, 261. — Orelli, 1961 (donne deux textes dont l'un est attribué à Villey et l'autre à Autun). — Wal, p. 15, n°22. — Rèp. arch., col. 111. — Héron de Villefosse, ap. Rèp. des trav. hist., I, n° 89.
M. de Villefosse, dans l'article cité, distingue trois parties dans cette inscription: la première, formée des cinq dernières lignes, parait authentique ; la deuxième: Minernae Arnaliae, est suspecte, la troisième: Mercurio et, est presque certainement fausse. Voici le résumé et la conclusion de la discussion à laquelle il soumet ce texte : « Cette particularité [de l'absence de corniche supérieure], rapprochée de la circonstance que l'inscription commence tout près du bord supérieur, me fait penser que les deux premières lignes ne font pas partie du texte primitif et ont été ajoutées. La même idée est venue à l'esprit de la personne qui a bien voulu prendre l'empreinte que j'ai sous les yeux. L'absence de la conjonction ET avant la mention des numina Augustorum, la place occupée par ces numina Augustorum qui devraient précéder les noms de de Mercure et de Minerve, la forme même des lettres des deux premières lignes, tout cela me confirme dans mon im-
nostre Apollon la santé du corps et de l'esprit ; on y accourt de toutes parts pour cela ; et l'on a remarqué que tous ceux qui ne guérissent pas ailleurs de la folie, venants à nostre saint martyr, le trouvoient toujours propice et favorable à leur prière.... J'ai ouï dire à des anciens du lieu qui l'avoient appris de leurs prédécesseurs, qu'on regardoit autrefois la pierre sur laquelle est gravée l'inscription de Mercure et 'de Minerve (qui est d'une espèce de marbre blanc) comme une autre pierre manale, dont vous sçavès l'histoire, et qu'on la rouloit par les champs, pour obtenir de la pluie, tant l'on donnoit dans la superstition. » Ib. p. 11.
pression. » Il est probable que le nom propre Arnalia a été introduit sous l'influence du nom actuel Arnay : mais Arnalia ne peut donner Arnay, ce qui décèlerait la main du faussaire moderne. Telles sont les raisons intrinsèques que l'on avait jusqu'à présent de suspecter ce texte.
En essayant de refaire l'histoire assez embrouillée des rédactions successives de la Minerua Arnalya, ouvrage inédit de l'abbé Nicaise, j'ai abouti à des résultats qui, sans être décisifs, confirment de la manière la plus grave les soupçons de l'éminent épigraphiste. Nicaise a eu quatre projets différents à cet égard, et à chaque rédaction nouvelle, il en prend plus à l'aise avec son inscription. Il devait d'abord dédier son mémoire à Spon. Dans ce but, il écrivit des notes, sorte d'avant-projet du mémoire qu'il méditait (B. D., ms. 406, 2). En voici un extrait: « Mais, Monsr, il fault vous en donner une [inscription] plus entière et qui soit digne de vostre curiosité et du genre de celle de vos dieux inconnus \ Il y a longtemps qu'elle est dans une chapelle dédiée à saint Hermès et à saint Augustin dans le village de Villey-sur- Tille. . . , au bout du village, au soleil levant, sur le chemin qui va à Soldux (sic) ; ceste inscription a donné le nom à la chapelle connue plus autrement que la chapelle mesmes et la chapelle en même temps où les noms de ses patrons saint Hermès et saint Augustin nous ont en partie donné la connoissance des noms effacés en parties et dont les lettres occupent l'espace juste et entier qui manque (sic)
MERCVRIO ET MINERVAE - ARNALIAE «
1. Cette allusion prouve bien que ces notes sont destinées à Spon.
2. Le reste de l'inscription est donné comme plus haut. Dans le ms. les lettres de la première ligne, sauf MIN, sont entourées d'un semis de points, qui, dans les copies épigraphiques de l'époque, indique une restitution. C'est cet état du texte que Vignier connaissait. Sa copie porte pour les lignes 1 et 2 :