‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 187 sur 210 · MIN · texte numérisé non relu

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arnaLiae Le reste n'offre en fait de divergences que des fautes de lecture sans

On ne peut, Monsieur, rétablir d'une autre manière cette inscription, ni plus juste que cela. L'espace se trouvant tout juste dans la première ligne pour les lettres qui manquent a [texte de première main; de deuxième main, au-dessus de « pour. . . a » : avec ces trois lettres] MIN qui i sont restées pour s'adiuster les autres qui font mercurio et minervae ; les noms des patrons et saints de la chapelle qui sont saint Hermès et saint Augustin nous donnant outre cela lieu de le croire comme nous venons de le dire et que nous le dirons dans la suitte ; Mercure et Minerve estant d'ailleurs des divinités vénérées dans les Gaulles, comme César nous l'enseigne dans ses commentaires. » J'ai tenu à donner in extenso le texte de ces notes informes, à cause des renseignements précieux qu'elles fournissent. Il en résulte en effet 1° que Nicaise supplée la première ligne d'après MIN qui reste encore sur la pierre ; 2° que la deuxième ligne porte ARNALIA écrit avec un i. Le mémoire destiné à Spon a été rédigé en latin : il en existe deux copies. Or il n'y est plus question des suppléments ingénieux de Nicaise, il semble que de tout temps la pierre portait Mercurio et Mineruae; pour la deuxième ligne, l'orthographe Arnalia est maintenue, mais on voit apparaître déjà l'étymologie Xuew ou ao-jsTv. Spon mourut en 1685, et la dissertation changea de titulaire. C'est à Bellori qu'elle dut être dédiée. En effet, dans le Mercurius Cissonius1 (B. D., ms. 406, 4 ff. 34-50), Nicaise dit à Boisot, abbé de Saint-Vincent de Besançon (f° 35) : « accipe igitur vir Illmc pro mea erga te obseruantia singulari primam hanc de hermathena nostra dissertationem, quae de Mercurio Cissonio, dum altéra de minerva arnalia Bellorio nostro adornamus. » Je n'ai pas retrouvé d'exemplaire de la Miner ua Arnalia sous cette forme. Bellori meurt en 1696. C'est vers cette époque que doit se placer la

importance. Vignier discute la lecture de la ligne 1. Il discute les deux leçons qui lui paraissent possibles : numinibus et numini, et déclare préférer numini. Les compléments imaginés par Nicaise n'étaient donc pas encore gravés sur la pierre.

1. Il existe une copie de cette dissertation dans le ms. 291 des nouv. acq. lat. Cf. sur Nicaise et sa bibliographie l'ouvrage excellent et malheureusement trop sobre de détails de M. Caillemer, Lettres de divers savants à Vabbé Claude Nicaise. Lyon, 1885, in-8.

lettre à Santeuil publiée par M. Beaune (Santeuilf 1697). C'est alors que la dissertation reçoit une dernière forme. Elle est dédiée à Noris sous le titre de Minerua Arnalya (cf. plus haut). Dans cette rédaction, que la mort de Nicaise, survenue en 1701, a rendue définitive, l'auteur non seulement rétablit sans le dire le texte de la première ligne, mais encore substitue à l'orthographe ARNALIA, qui est celle de la pierre, l'orthographe ARNALYA, sans en avertir davantage, et évidemment pour satisfaire à l'étymologie qu'il a découverte : àxo toO Xuetv zxq à[j.va;. On voit d'après cet exposé le progrès de la pensée ou plutôt du sans-gêne de Nicaise. On ne peut plus guère conserver de doutes.

DIJON. — Aux Poussots, Inscription grecque à l'intérieur d'une urne et formant deux cercles concentriques. Trouvée par Guénebaud, le 2 novembre 1598. Monument disparu.

M{QpY]ç ev opY«Si yjày& to aw^a xaXÙTUiei XuSovoeutsç lepéwv àp^yoD.

Aua[ff]s0[iaç] aTur/cu Auci(ou) oTx(ov) ôpw[v].

Cf. pour la bibliographie et l'explication, Corp. inscr. gra.ec, 6798 ; pour les raisons que Ton a de douter de l'authenticité de l'inscription, Montfaucon, Antiq. expliq., II, 2, 429 ss.

DIJON. — Castrum. Autour d'une niche présentant en haut-relief un personnage tenant un arc.

En haut :

0 AYPEA CTOS

Sur la marge droite :

TQ TEPENTIÙTII HPETH

En bas :

Tû MHTPA TENETH

Nicaise, Monument um diuionense, commentariis illustration, B. D., ms.406, l1; 405, 4, f° 17; B. N., nouv. acq. ht, 291, p. 41. — Reinesius, Syntagma, p. 880. — Montfaucon, Antiq. expliquée, II, 2, 432 ; IV, 1, 37 et pi. 18, 2. — Legouz, p. 130 et pi. xxi. — Millin, Voyage, I, 266. — Baudot-Lambert, 25 et 39. Orig. dij., p. 114. —Van Hoof, Acta SS.Nou., t. I, 141 c.

Je donne ce texte d'après une lettre anonyme, datée de Dijon, 12 octobre 1689 et conservée dans les papiers de Nicaise, B. D., ms. 406,2. Ce texte serait la copie d'une copie prise directement sur la pierre, d'après « M. Dubois ». Le texte porte même TENITH, mais l'auteur de la lettre avertit qu'il faut corriger en TENETH. C'est, à ma connaissance, la seule copie ancienne qui soit dérivée d'une manière sûre de l'inscription elle-même, si elle a existé. Les auteurs postérieurs 2 l'ont publiée de seconde ou de troisième main. Cette inscription est fort suspecte. L'orthographe en est détestable. De plus on y trouve les noms de deux personnages qui jouent un rôle dans la légende de S. Bénigne, l'empereur Aurèle et Terentius. Elle paraît bien avoir été imaginée pour le besoin de la cause. En effet les savants bourguignons n'ont ja-

1. Table des chapitres incomplète avec dédicace : Illustrissimo atque ampli ssimo uiro Theodorico Bignonio in majori Regiae consilio proto presidi (f 19 juin 1697).

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