‹ Inscriptions antiques de la Côte-d'OrChapitre 46 sur 210 · Musée, n · texte numérisé non relu

Musée, n

autre personnage pétrit du pain \ Enfin un curieux monument, trouvé à Thil-Chatel2, mais qui se rapproche des précédents par le même caractère, présente une série de boutiques, dont une seule malheureusement est intacte. Elle comprend deux étages reliés par un escalier. Au bas, un personnage très grand tient un vase à la main. Au-dessus, un homme est installé devant une table et verse le contenu d'un pot dans un plat. Au plafond, sont suspendus des pots semblables de dimensions variées. Au plafond des deux autres boutiques, on voit suspendus de même des paniers (?), des pieds de cochon, des jambons. Pour être complet, il faut ajouter cependant que des fragments trouvés aussi à Dijon témoignent de l'influence de l'art gréco-romain. Mais ils paraissent avoir appartenu à des monuments publics, à des temples peut-être. Dans les monuments d'un caractère privé, comme les tombeaux, la sculpture indigène a suivi ses tendances propres.

La destruction des murs du Castrum commença en 1443, époque où Philippe-le-Bon l'autorisa. Lorsqu'on construisit le collège des Godrans, dont la première pierre fut posée le 7 mars 1581, on trouva quantité de monuments antiques. Jean Richard dans ses Antiquitates diuionenses publia les inscriptions ; mais son livre, paru en 1585, ne les renferme pas toutes, car les Jésuites ne purent prendre possession du collège que le 29 juillet 1587. Mais c'est à partir du début du xvme siècle que les trouvailles se succèdent pour ainsi dire sans interruption. En 1710, une tour est démolie près du collège et les inscriptions qui en proviennent sont transportées dans la maison de François Baudot, à l'angle de la rue de l'Ecole-de- Droit et de la rue Chabot-Charny. En 1733, on trouva l'inscription de Biracattus décrite par Bouhier. La même année, en construisant une partie de l'aile occidentale de la mairie actuelle, des fragments de monuments furent découverts ; malheureusement, ils furent détruits presque aussitôt sans avoir été décrits. La démolition de la tour qui était au sud du chœur de Saint-Etienne amena au jour en 1781 un certain

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