‹ Inscriptions antiques de NîmesChapitre 223 sur 261 · DARD · texte numérisé non relu

DARD

Allmer, dans la Revue épigraphique, l, p. 222.

— HlRSCHFELD, C, XII, 2952.

Dits Manibus G. Secundii Musclosi , Coelius Aemilianus, hères.

« Aux dieux Mânes de Gaius Secundius Mus- « closus ; Coelius Aemilianus, son héritier ».

Kpitaphe de Titia, fille de Vegetianus.

Fragment présentant l'angle supérieur gauche d'une tablette encadrée; trouvée avant i863 au Serre-de-Brien, près Brignon. — Hauteur, o'"4o; largeur, o'"35.

VEGETIAni fil . . I T I I

Copies dessinées de M. Allmer & de M. Fr. Germer-Durand. Lettres de bonne forme; celles de la dernière ligne réduites à leur partie supérieure.

Pelet, Catalogue, [863, p. 77. — Notes E. Germer-Durand. — Hirschfei.d, C, xii, 2002 : litteris bonis.

Diis Manibus Titiae , Vegetiani filiae

« Aux dieux Mânes de Titia , lille de Vege-

« tianus, ».

La restitution Vegetiani filiae, proposée par M. Hirschteld.

çj6 COLLECTION ÉPIGRAPHIQUE DE NIMES.

Enseigne d'une marchande de couronnes.

Table brisée de tous côtés, primitivement quadrangulaire & entourée d'un rebord saillant, dont il subsiste un reste vers le bas à droite; trouvée en juin 1890, à Vic-le-Fesc, dans un champ non loin du château du Fesc, & donnée peu de jours après à la ville de Nimes. Au milieu de la face inscrite, se voit la silhouette d'un bas-relief mutilé anciennement, dans laquelle on parvient à reconnaître une femme assise derrière une banque & tenant de la main droite une couronne. L'inscription est disposée de chaque côté de la place occupée par la tête & les épaules du personnage du bas-relief. — Hauteur, om24; largeur, om3o; épaisseur, om2o.

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Si AMA NTIBVS

cORO NAS

Estampage & renseignements de M. Estève, Conservateur du musée de Nimes.

Journal de Nimes, le Petit Républicain du Midi, 7 juin 1890.

X on vendo nisi amant i bus coronas.

« Je ne vends des couronnes qu'aux amou- « reux ».

Cette bizarre inscription est plus propre à éveiller la curiosité qu'à la satisfaire. On en est réduit aux conjectures.

Il y donc lieu de supposer, qu'il existait, à Vicle-Fesc, un temple de quelque divinité réputée favorable aux liaisons amoureuses. Jeunes filles & jeunes garçons, désireux de se marier, devaient affluer en pèlerinage à cet aimable sanctuaire, & ne s'en allaient pas sans avoir déposé à l'autel du dieu ou de la déesse une couronne en souvenir de leur visite. La marchande, qui, installée sans doute aux abords du temple, avait cette clientèle spéciale, pouvait dire avec vérité, sur son enseigne, « qu'elle ne vendait qu'aux amoureux ».

Fragment.

Petit fragment incomplet de tous côtés, trouvé à Gailhan (Gard); transporté en 1874 à Nimes & déposé au musée par M. Fr. Germer-Durand. — Hauteur, om 10; largeur, om20.

Estampage de M. Fr. Germer-Durand. Copie dessinée de M. Allmer.

HlRSCHFELD, C, XII, 5 0,33.

Inscription celtique.

Chapiteau carré, « dont il reste l'angle droit « avec la moitié à peu près des côtés adjacents » (Aur.); trouvé en octobre 1886 dans les fondations d'un vieux mur, chez M. Fabre. Ce qui reste de l'inscription est gravé sur la tranche du tailloir. — Hauteur du tailloir, o'" 07 ; longueur, om40.

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ÏIBPATOVAEKA

Estampages de M. Maurin & de M. Goudard :

lettres de la même forme remarquablement élégante que celles de l'autel aux Mères Namausiques du musée de Nimes, ci-dessus n. 104. Lettre & estampage de M. Aurès.

Guillemaud, Rev . archéol., série 111, 1886, p. 36 1. — Comptes rendus de V Institut, 1886, p. 468. — Bertrand, Ibid., 1887, p. ii'*>; Bulletin des Antiquaires, 1886, p. 234. — Allmer, Revue épi graphique, II, p. 258. — Mowàt, dans le Bulletin épigraphique de i88t), p. 294, d'après une communication de M. Aurès. — De Barthélémy, Rev. celtique, 1887, p. 307. — Hirscufeld, C, xi i, p. 833.

[ ]a8peooixvo{ [ o]ui ppaxouBe Kafvtevoc].

[ ]adressicnos [ }vi posuit libens.

« , fils de adressos, à tel dieu, a offert

« cet autel avec reconnaissance ».

La partie manquante devait contenir, à la première ligne, le nom du dévot, dont le deuxième nom, adressienos, peut-être lui-même incomplet, marque seulement la filiation : « fils de

adressos », &, à la seconde, probablement le

nom d'une divinité dont les deux lettres YI seraient la fin. M. Movvat propose [r«fe*©o]»i, datif de Tapavooç : le Jupiter tonnant des Celtes. Restent les mots 3?a-to'j$s xa[vTêvo]. Le langage employé sur les inscriptions celtiques du midi de la Gaule paraissant être, le plus souvent, bien moins du celtique pur qu'un idiome gréco-celtique, il se peut, comme déjà nous l'avons dit ailleurs, que le verbe PpatouSe soit l'équivalent du grec ^poé-r-.^ . posuit, obtuht, & que l'adverbe «av-ceva, d'autres fois un™ & même *av«n, soit celui de l'adverbe grec Tav(J? : grato animo, ce qui répondrait à la formule habituelle libens des dédicaces latines. Les deux premières lettres de ce mot, qui finissent la seconde ligne & arrivent juste à l'angle de la pierre sans fai.re5retour sur l'angle, ne pouvant être une abréviation, il y a nécessité d'admettre que la fin se voyait soit au-dessous du chapiteau, soit plus probablement, à ce qu'il nous semble, sur la tranche de l'abaque d'un autre chapiteau placé, immédiatement ou non, à la droite de celui-ci & lui faisant suite dans l'ordonnance du monument.

Épitaphe de & de Lutonia.

Pierre oblongue, incomplète à gauche & bordée de moulures encadrant l'inscription; 0 trouvée « vers 1871 dans la vigne du sieur Louis Cour- « desse, à droite du chemin haut de Galvisson à « Cinsens, à un kilomètre environ du bourg. Elle « servait, avec d'autres pierres, à couvrir l'oririce « d'un puits » (E. G. -Dur.). — Hauteur, om43 ; longueur, im; hauteur de la partie encadrée,

S-SIBI-ET-LVTONIAE

Copie dessinée de M. Allmer.

E. Germer-Durand, Découv. archéol. en 1870, II, p. 17, d'après un dessin de M. Flouest. — Hirschfeld, C, xii, 4 1 56 : îitteris bonis saeculi, opinor, primi.

vivus sibi & Lutoniae, uxori.

« a, de son vivant, élevé ce tombeau pour

« lui-même & pour Lutonia, son épouse ».

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