‹ Inscriptions antiques de NîmesChapitre 71 sur 261 · M A X V M V S C O S XII COS DESIGNAT XIII · texte numérisé non relu

M A X V M V S C O S XII COS DESIGNAT XIII

5 IMP xïïïï Tribvnicia poTesTaTe XX

Guiran, Aise, cap. 6, pp. 60-61 . — Maffei, Gall. antiq. selectae, pp. 32-33. — Astruc, Mém. pour l'hist. nat. de Languedoc, p. 229» n. 1. — Ménard, 7, p. 453. — Séguier, i38oi, pi. 5, n. 2. — Trenquier, Notice sur Milhau, p. 23. — Pelet, Col. itin., p. 25, n. 3. — Aurès, Bornes mill. du Gard, p. 75. — E. Germer-Durand, Notes manuscrites.

Imperator Caesar, divi filius, Angustus, pontifex maxumus , consul XII, consul designatus XIII, imperator XII II, tribunicia potestate XX.

« L'empereur César Auguste, fils du dieu, sou- « verain pontife, consul douze fois, désigné pour « un treizième consulat, imperator quatorze fois, « revêtu de la puissance tribunicienne pour la « vingtième fois, (a réparé la route) ».

Milhau se trouve assis sur la voie romaine, à peu près sur le quatre-vingt-sixième emplacement. Il n'y a donc pas à chercher ailleurs l'ancienne place de la borne d'Auguste, qui soutenait, en compagnie d'une borne de Claude, la voûte de l'église de ce village.

C'est le dernier des milliaires retrouvés de la série partant de Narbonne & numérotée, sur les bornes de Tibère, de i à lxxxxi, le quatre-vingtonzième finissant à la Porte d'Auguste, où il était, suppose-t-on, représenté par la colonnette qui se voit au-dessus du pilier de séparation des deux arcades de cette porte. De cette même colonnette recommençait une nouvelle série milliaire, poursuivant la même direction vers Ugernum & le Rhône, d'un parcours de quinze milles. A cette série appartiennent les bornes qui suivent (n° 66).

Nîmes. — Fragment paraissant provenir d'une frise; trouvé en 1742, « dans la cave d'une maison « située près de la porte de la Magdelaine » (Mén.), ancienne rue des Etuves, actuellement de la Charité. Une moulure, qui régnait au-dessous de l'inscription & formait le bord inférieur de la frise, a été retaillée. — Hauteur, om27; longueur, im64. Hauteur des lettres, o:ni5.

M-AGRIPPA-L-F^COs . m

L'M privée de son premier jambage vertical & de la moitié supérieure de son premier jambage biais; l'O réduit à une partie de son orbe du côté gauche.

Ménard, 7, p. 117. — Maucomble, Aïit. de la ville de Nismes & de ses environs (1789), p. 41. — Vincens & Baumes, Topogr. de Nismes, p. 573, n. 26. — Perrot, Hist. des ant. de Nismes (1829), p. 83. — Teissier-Rolland, Confid. du dieu Nemausus, p. 100, & Eaux de Nimes, 3, p. 176. — Pelet, Nymphée de Nimes, p. 34, & Ane. thermes de Nem., p. 14. — Herzog, App. epigr., n. 93. — E. Germer-Durand, Notes manuscrites.

M. Agrippa, Lucii filius, consul III, (colo-

niae dat).

« Marcus Agrippa, fils de Lucius, consul trois a fois, (fait don de cet édifice à la colonie) ».

I \6 COLLECTION EPIGRAPHIQUE I)L NIMES.

Agrippa a été consul pour la troisième fois en 727, avant J.-G. 27.

A cause de sa grande situation & conformément à l'usage adopté dans la plus haute noblesse, il ne se nomme pas par son nom de famille, mais seulement par son prénom & son cognomen.

En Tan 71 5, avant J.-C. 3g, il était venu avec Auguste dans la Gaule & y avait réprimé un soulèvement de l'Aquitaine. Il y revint une seconde fois, dix-neuf ans après, envoyé par Auguste pour combattre une révolte des Cantabres, & y séjourna depuis le milieu de Tan 734, avant J.-C. 20, jusque vers le mois d'avril ou de mai de l'année suivante. Investi d'une autorité à peine inférieure à celle d'Auguste lui-même, il créa, pendant ce séjour, ces quatre grandes voies, qui, de Lyon, divergeaient vers les extrémités de la Gaule : à la mer du Nord, à la Manche, à l'Océan & à la Méditerranée, & c'est sans doute alors aussi qu'il aura voulu décorer la colonie de Nimes de l'édifice dont ces débris d'épigraphie nous apportent l'incomplet souvenir. Dans la pénurie de renseignements où ils nous laissent, il serait téméraire de vouloir déterminer la nature de cet édifice.

Nîmes. — Fragments, au nombre de deux, paraissant provenir d'une frise; bordés d'une moulure en haut; découverts en 1740 (Mén.), parmi des débris amoncelés dans les aqueducs situés à l'extrémité méridionale du bassin romain voisin de la Fontaine, « & qui ont leur direction vers la « ville » ; restés longtemps déposés dans le Temple de Diane. — Hauteur, om43; longueur, im35. Hauteur des lettres, om20.

MyAGRIPP**./ c„s. m

L'A partagé de haut en bas par la cassure.

Ménard, 7, p. 78. — Séguier, Notes volantes, i3 8o2, 4, p. 8. — Teissier-Rolland, Eaux de Nismcs, 3, p. 284. — Pelet, Nymphée de Nimes, p. 33, & Ane. thermes de Nem., p. 14. — Herzog, App. epigr.j n. 94. — E. Germer-Durand, Notes manuscrites.

M. Agrippa, Lucii filius, consul III, (colo-

niae dat).

« Marcus Agrippa, fils de Lucius, consul trois « fois, (fait don de cet édifice à la colonie) ».

Débris provenant peut-être du même édifice que le fragment précédent. L'inscription y aurait été, comme cela arrive souvent, répétée plusieurs fois. Peut-être aussi Agrippa a-t-il construit à Nimes deux édifices différents l'un de l'autre.

m8 COLLECTION ÉPIGRAPHIQUE DE NIMES.

Don d'un xyste à Nimes par Gains César,

patron de la colonie. — Avant. J.-C. 6

s à i de J.-C.

>j Nîmes. — Fragments, au nombre de

O trois, d'un grand1 bandeau de pierre, qui

^ doit avoir fait partie d'une frise; trouve-,

on H en 1810, dans le déblaiement de l'am-

> < phithéâtre romain. L'inscription était ren-

«^ fermée dans un encadrement de moulu-

es

*- res. — Hauteur, om 76 ; longueur totale

du bandeau restitué, 6ra73. Hauteur des lettres de la première ligne, omi9; de la •3 seconde, o'n 1 1 .

-q Lettres delà meilleure forme. Les points

* figurés par de petites feuilles cordiformes.

V Aubanel, Notice des trav. de l'Acad.

du Gard pendant l'année 18 10, p. 392. —

y1 Ç. Perrot, Hist. des antiq. de la ville de

£ Nismes, 1829, pp. 39 & 86; Lettres sur

>h Nismes & le Midi, 1, pp. i83 & 190. —

> * Teissier- Rolland, Confid. du dieu Ne-

sC mausus, p. 100; Eaux de Nimes, 3, p. 176.

? — Pelet, dans les Mém. de l'Acad. du

q Gard, 1862, p. 202; 1 863, p. 71. — Her-

Z zog, App. epigr., n. 96. — Alrès, Encore

le pied gaulois, dans les Mém. de l'Acad.

^ de Nimes, 1878, p. 1. — E. Germer-Dl-

Cj rand, Notes manuscrites.

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