‹ Inscriptions antiques de NîmesChapitre 85 sur 261 · mmmmtmmmmmmmmmmm · texte numérisé non relu

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S E V E 11 I N O EX-V»DECVRlISrEQVO -s PVBLICO'LYPERCO

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FLÂMIN'I'PROVINCIA E

NARBONÊNSIS

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Cl V I TAS * F O R O I Y 1. 1 E N S 1 V M

Copie dessinée de M. ALLMER.

Accent sur le second A de AERAR, à la sixième ligne; sur TA de FLAMINI, à la huitième; sur VE de NARBONENSIS, à la neuvième; sur le premier \' de IVLIENSIVM, à la onzième; sur le premier O de PATRONO, à la dernière. — Le point aj PVBLICO, à la cinquième ligne, figuré par une feuille cordi forme.

Poi.do d'Albbnas, ch. 27, p. i65. — Gruter, 470, 6. — Grassur, Ant. Nem., p. 2o\ — Rulmann, Msc., p. 58. — Guiran, Msc.f p. 53. — Bouche, Chrogr. de Prov., p. 246. — Baux, Msc, p. 11 3.

MÉNARD, 7, p. 291. SÉGUIER, IÏ1SC. I 3 8oO,

p. 273; i38oi, pi. 17, n. 1. — Hist. de Langued., 1, Prêt., p. 10; éd. Dumège, p. (5i5, n. 52. — Her-

ZOG, n. 106. — ■ WlLMANNS, 219g.

Poldo & Séguier, ligne 1, aujourd'hui effacée : ET- PHILOMVSO.

Q. Solonio, Quint i filio, Voltinia, Severino,

ex quinque decuriis, equo publico, luperco, quattuorviro ab aerario, pontifici, flamini provinciae Narbonensis, tribuno militum legionis VIII Augustae ; civitas Forojuliensium patrono.

a , à Quintus Solonius Severinus, riis de

« Quintus (Solonius); de la tribu Voliinia, mem- « bre des cinq décuries (de juges), chevalier ro- « main equo publico, prêtre luperque, quattuorvir « trésorier, pontife, rlamine de la province Xar- « bonnaise, tribun de la légion VIIIe Augusta; la « cité de Fréjus à son patron ».

CHAP. III. — INSCRIPTIONS PUBLIQUES. 2l3

C'est à la suite de son pontificat & de son quattuorvirat à Nimes que Solonius Severinus tut (lamine de la Narbonnaise.

Membre de la noblesse équestre, l'inscription nous le montre remplissant dans Tordre civil les fonctions de juge des cinq decuries, dans Tordre religieux le sacerdoce de prêtre luperque, & dans l'armée le grade de tribun légionnaire. — La légion VIIIe AugUSta, dans laquelle il exerça ce grade, avait, à la mort d'Auguste, ses campements en Pannonie, (\: les eut, à partir de Ycspasien, dans la Germanie supérieure. — Quatre decuries de juges avaient été laissées par Auguste : la première composée de sénateurs au cens de huit cent mille sesterces, élevé plus tard à douze cent mille, la seconde de chevaliers au cens de quatre cent mille sesterces, la troisième & la quatrième composées de plébéiens aux cens de trois cent mille <\ de deux cent mille sesterces; Caligula en institua une cinquième, dont on ignore la composition. Comme chevalier cquo publico, Solonius appartenait sans doute à la seconde décurie, ne pouvant avoir été ni de la première, ni de la troisième, ni de la quatrième. — Les prêtres luperques, dont le collège passait pour le plus vieux de Rome, se recrutaient plus particulièrement parmi les chevaliers. Leur temple, connu sous le nom de Lupcrcal, n'était primitivement autre chose que la grotte située au pied du mont Palatin & consacrée à Pan, dans laquelle Remus

214 COLLECTION Ll'ICRÀPHIQUE DE NIMES.

& Romulus avaient été, suivant la légende, allaités par la louve.

Notre personnage était, de plus, patron de la cité de Fréjus, & c'est à ce titre que cette cité lui a érigé la statue qui se voyait autrefois à Nîmes.

En conséquence, la mention des quinque decuriae assigne à l'inscription une époque non antérieure au règne de Caligula.

Voyez, aux Inscriptions municipales, un Quintus Solonius Severinus honoré d'une statue par la corporation des f abri tignarii de Nimes.

CHAP. III. — INSCRIPTIONS PUBLIQUES. 2l,rJ

Statue en l'honneur d'un Ximois, chevalier romain, flaminc de la Narbonnaise.

Grande pierre quadrangulaire retaillée à gauche,

qui a dû former le Je d'un piédestal de statue; trouvée, eu 17^), près de la Fontaine, dans les ruines du Nvmphéc romain, & déposée alors à l'Hôtel-de-Ville, puis successivement au Temple de Diane & dans l'enceinte extérieure de la Maison-Carrée. L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures. — Hauteur, i"'o6; largeur, o'"74. Hauteur de la partie encadrée, om85; largeur, o'"(>4.

L^SAM MI O r L y FIL^ VOL a e mmmm ianoyeq»pvbl

S 1 S - P R \ EF-COHORTIS-II H I S P A N A E - V A S C O N V M C I V I V M - ROMAN O R V M L ' S A M M I V S - M A T E R N V S

IO \l \M\VS'I.-SAMMI'H \Ty C» I

A R C II 1 E REVS"SYKHODI

Copie dessinée de M . Au mir, re\ ue par M. Albin Michel, de l'Académie du Gard.

216 COLLECTION ÉPIGRAPH1QUE DE Nil

L'H de EVTYCHI inscrite dans le C.

MÉNARD, 7, p. 2CJ7. — SÉGUIER, I11SC. [3802, 4,

pp. 2 & 82. — Muratori, 2o38, i. — Mém. de l'A cad. des inscr. & belles-lettres, 14, p. 107. — Hist. de Languedoc, éd. Dumège, p. G3(j, n. 35.

— ORELLI, 2043. — HERZOG, I07. — WlLMANNS, 22o3.

L. Sammio, Lucii filio, Voltinia, Aemiliano (r), equum publicum habenti, allecto in quinque decurias , luperco, jlamini provinciae Xarbonensis , praefecto cohortis II Hispanae Vasconum civium romanorwn , L. Sammius Matemus, alumnus Lucii Sammii Eutychi, archiereus synhodi.

« A Lucius Sammius Aemilianus (?), fils de Lu- « dus (Sammius); de la tribu Voltinia, chevalier <( equo publico, membre des cinq décuries, prêtre « luperque, flamine de la province Narbonnaise, « préfet de la cohorte IIe Hispana de Yascons « citoyens romains, Lucius Sammius Maternus, « alumnus de Lucius Sammius Eutychus; grand- « prêtre du synode ».

Il y a toute apparence que Lucius Sammius, inscrit dans la tribu Voltinia & honoré d'une statue à Nimes, était Nimois. L'inscription ne lui attribue, avant le iîamonium de la Narbonnaise, aucune fonction municipale, soit que réellement il n'en ait eu aucune, soit qu'on ait jugé à propos de ne mentionner que ses honneurs les plus élevés. Elle nous le fait voir, comme Q. Solonius de l'inscription précédente, membre de la cheva-

lerie equo publico, juge des cinq décuries, membre du collège des prêtres luperques &, comme lui aussi, pourvu d'un commandement par le grade de préfet d'une cohorte auxiliaire, appelée ici II Hispana Vasconum civium romanorum, peutêtre la même qu'une cohors II Vasconum civium romanorum, mentionnée par un diplôme de Trajan (C. I. L., 3, p. 866), & alors, c'est-à-dire en io5, attachée à l'armée de Bretagne.

La statue dont a été honoré notre personnage lui a été dressée par un Lucius Sammius Maternus, élève & affranchi d'un de ses affranchis, Lucius Sammius Eutychus, avec lequel on a eu tort de le confondre. Ce Maternus s'intitule archiereus synhodi. Il s'agit ici, non pas d'une association nimoise, mais d'un de ces congrès musicaux & scèniques, d'origine grecque, remis en honneur par Hadrien, & qui ont joui de la plus grande vogue sous ce prince & ses premiers successeurs. Ils étaient sous le patronage de l'empereur associé à Bacchus & identifié même avec le

dieu : circa Bacchum & imperatorem novum

Bacchum. Des artistes s'y rendaient de tous les points du monde romain. Y remporter le prix était une grande gloire, célébrée avec un luxe raffiné d'épithètes elogieuses : incredibilis, soins & primus omnis memoriae, &c. Parmi les villes où ont eu lieu des synodes, les inscriptions ne font connaître pour l'Europe occidentale que Rome, Pouzzoles & Naples. (Voyez l'excellente thèse de M. Foucard : De collegiis scenicorum.)

210 COLLECTION KPIGRAPHIQL K D

Nous ne savons dire si un congrès se serait tenu à Nimes; mais la supposition qu'il en aurait été ainsi est des plus vraisemblables. On sait, en effet, qu'Antonin le Pieux était, par sa famille paternelle, originaire de Nimes. Aucun prince, plus que lui & son prédécesseur Hadrien, n'a été particulièrement honoré dans les réunions synodales. Il est à remarquer aussi que dans notre inscription les mots archiereus synhodi ne sont suivis d'aucune indication de lieu, réticence inexplicable s'il s'y fût agi d'un synode tenu ailleurs qu'à Nimes. Nous voyons, par l'exemple de Maternus, que le grand-prêtre président du synode pouvait être un simple affranchi.

Il n'avait encore été donné de notre texte que des copies absolument mauvaises. Entre autres inexactitudes, on marquait, au commencement des lignes i, 5, 6, 7 & 11, des lacunes qui n'existent pas; on prêtait à tort à L. Sammius

L(ucii) — non pas P[ublii) — filius, de la première ligne, le surnom de Romanus & plus à tort encore celui A\Eutyci]anus; à la cohorte IIe Hispana de la sixième ligne les surnoms de [Rom]ana & d\Hadri]ana; à L(ucius) Sammius Maternus de la neuvième ligne le prénom de P[ublius), & à Lucius Sammius Eutychus de la dixième ligne le surnom &Eutici[anus\, erreur vraisemblablement faite avec intention pour pouvoir restituer par [Eutici]ANO la lacune du commencement de la seconde ligne.

Partie supérieure d'un piédestal, trouvée, en 1739, près de la Fontaine, dans les ruines du Nymphée. L'inscription était renfermée dans un encadrement de moulures. — Hauteur, o""45; lar-

L'SAMMIO L*F-VOLT

Séguier, msc. i3 8o2, 4, p. 9. — Lancelot, Hist. de VAcad. des Inscr., 14, p. 107. — Herzog, n. 172. — Pelet, Essai sur le Nymphée, p. 34.

Le personnage de ce fragment paraît être le même que celui de l'inscription précédente.

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