‹ Inscriptions antiques de NîmesChapitre 87 sur 261 · LEG-VII-GEMIN-FELICIS · texte numérisé non relu

LEG-VII-GEMIN-FELICIS

BENEFICIARl

5 I VNlI*OMVLLI*CONSVLAR

CVRA-T-VlTRASlI-POLLION

LEGATl'AVG

Copie de M. Fr. Germer-Durand.

Rulman, Msc, pp. 23 & 3i. — Guiran, Msc, p. 57. — Grasser, 1607, p. 27. — Spon, Miscell., p. 253. — Reinesius, p. 532. — Hist. de Langue-

CHAP. III. — INSCRIPTIONS PUBLIQUES. 23o

doc, i, Pr., p. 1 3 ; édit. Dumège, p. 617. — Baux,

MSC, p. IO7. — MÉNARD, 7, p. 2(j5. — SÉGUIER,

Msc, p. 24. — De Boissieu, Inscr. de Lyon, p. 221"), notes. — Herzog, n. 164. — Borghesi, Œuvr., 8, p. 416. — Héron de Villefosse, Note sur T. Pomponius Proculus Vitrasius Pollio, 187g.

Rulman, Baux, Reinesius, Spon, ligne 6 : CVRAT. — Grasser, Baux, Spon, 7 : LEGATI.

Diis Manibus Umidii Aviti, militis legionis Vil Geminae Felicis, beneficiarii Iunii Omulli consularis, cura Titi Vitrasii Pollionis, legati Augusti.

« Aux dieux Mânes d'Umidius Avitus, soldat « de la légion VIIe Gemina Félix ; bénéficiaire du « consulaire Junius Omullus; tombeau élevé par « les soins de Titus Vitrasius Pollio, légat impé- « rial ».

Appelée par Tacite {Hist., 2, 56; 3, 21) tantôt légion Galbienne, tantôt légion Espagnole, la légion dans laquelle Umidius Avitus a servi comme soldat & comme bénéficiaire du consulaire avait été, en effet, créée par Galba & levée en Espagne. D'après Borghesi (Œuvr., 4, 219), elle reçut de Galba le nom de Septième afin de faire suite à la Sixième, par laquelle il venait d'être proclame empereur. Elle l'accompagna à Rome, & de là fut envoyée en Pannonie. A la suite de la guerre civile, où elle prit parti d'abord pour Othon & ensuite pour Vespasien sous le commandement du Toulousain Antonius Primus, devenu le chef

240 C0LLKCT10N EPIGRAPHIQUK IjK NIMES.

du parti flavien, elle fut réorganisée au moyen des débris de quelqu'une des légions qui avaient été trop maltraitées pour pouvoir être maintenues, & prit alors les noms de Gemina Félix. Nous avons essayé d'établir, à propos d'un fragment d'inscription au musée d'Aix, publié dans le Bulletin d'archéologie de la Drame ( 1873, p. 445), que ces débris furent les détachements venus en Italie de la Ve Alaudae & de la XVe Primigenia laissées sur le Rhin & bientôt après massacrées à Vetera. De retour en Espagne, elle y campa à demeure, d'abord avec une autre légion, puis seule à partir du règne de Domitien, & le lieu où elle avait ses quartiers dans la province Tarraconaise devint peu à peu une ville à laquelle resta le nom de Legio, aujourd'hui la ville de Léon. N'ayant sans doute pas combattu contre Albin, elle manque sur les médailles de Septime Sévère. On ne la trouve pas non plus sur celles de Gallien. Elle existait encore au temps de la Notifia dignitatum, qui indique un praefectus legionis Septimae Geminae en Occident.

L'Espagne Tarraconaise, gardée, à la fin du règne d'Auguste, par trois légions, était une province impériale gouvernée par un ancien consul. Tel était encore le rang du gouverneur de cette province à l'époque de cette inscription, puisque Umidius Avitus y est qualifié de bénéficiaire du consulaire, c'est-à-dire du personnage consulaire chargé à la fois du gouvernement de la province & du commandement de l'armée qui y résidait.

On ne sait pas à quelle année se rapporte le consulat de Junius Omullus, qui était alors gouverneur de la Tarraconaise; son nom ne se rencontre sur aucune liste de consuls. Ce serait peut-être, suivant une conjecture de Borghesi (Œuvr., 3, p. 417), le même qu'un des familiers de Trajan, T. Junius Homullus, dont parle Lampride (Sev. Alex., G5).

Les bénéficiaires étaient des subalternes, ordinairement soldats légionnaires, qu'avaient particulièrement à leur disposition les officiers supérieurs, en nombre déterminé d'après le grade, & qu'ils employaient, sans titre distinctit' & en dehors de l'avancement régulier, à des services de diverses sortes. (Marquart, Handbuch., 5, p. 53 1.) Une inscription de la Numidie(RÉNiER,i27)nommc trente bénéliciaires attachés au consulaire gouverneur de la province d'Afrique; une autre (57) en attribue cinq à un tribun semestre de la légion IIIe. Les beneficiarii étaient compris dans la catégorie des principales, qui tenaient le rang intermédiaire entre les simples soldats & les centurions.

Le tombeau a été fait par les soins de Titus Vitrasius Pollio, légat impérial. Borghesi (ibid., p. 41Ô) pense qu'il s'agit du père de Vitrasius Pollio, parent par alliance de l'empereur Marc- Aurèle; il aurait été légat gouverneur de la Lyonnaise sous Hadrien. D'après M. Héron de Villefosse, s'appuyant sur l'opinion de M. Waddington, ce serait cet illustre personnage lui-même. Il

242 COLLECTION ÉPIGR A l'HIQUE DE NIMES.

s'appelait de tous ses noms T. Pomponius Proculus Vitrasius Pollio (Fita, dans la Academia, 2, 1877, n. 5, p. 06; Hubner, dans YEphem. epigr., 4, p. 17, n. 23); il fut consul la première t'ois sous Antonin le Pieux (C. I. L., 3, 762), par conséquent non avant 1 38 (Klein, Fastes, p. 128), eut comme légat impérial le gouvernement des provinces consulaires de la Mésie Supérieure & de l'Espagne Citérieure ou Tarraconaise, & comme proconsul celui de la province d'Asie en 1 53 (Waddington, Fastes asiat., p. 217) ou en i56 (Wilmanns, 639), & fut consul une seconde fois en 176, sous Marc-Aurèle, plus de trente ans après son premier consulat. Voici comment M. Héron de Villefosse trace sa carrière publique. T. Vitrasius Pollio avait épousé Annia Faustina, fille de L. Annius Libo, consul en 128, frère d'Annius Verus, le père de Marc-Aurèle. Annius Libo était donc l'oncle paternel de l'empereur, dont T. Vitrasius Pollio devint le cousin germain par son mariage. Vitrasius Pollio fut un des grands personnages de Rome à cette époque. Deux statues lui furent élevées par le sénat, à l'instigation des empereurs Marc-Aurèle & Commode : cum habitu militari in foro divi Trajani, alteram habitu civili in pronao aedis divi PU. (C. I. L., 6, 1540.) Une inscription de Rome indique les fonctions qu'il exerça : triumvir monetalis , quaestor, praetor, praefectus alimentorum. Il obtint le gouvernement de plusieurs provinces, il accompagna en Germanie les empereurs Marc-Aurèle & Lucius Vérus

en qualité d'aide-de-camp, remplit les mêmes fonctions près de Marc-Aurèle & de Commode pendant les guerres contre lesSarmates; dans ces deux guerres, il se distingua par sa valeur & reçut de nombreuses récompenses militaires. Enfin, probablement pendant les dernières années de sa vie, il fut sodalis Antoninianus, c'est-à-dire membre du collège sacerdotal chargé du culte d'Antonin divinisé. (Voyez Capitolin, Pius, 23.)

Le gouvernement de l'Espagne Citérieure de Vitrasius Pollio & Pépitaphe d'Umidius remonteraient au règne d'Anonin le Pieux.

Inscription rappelant un soldat de la légion XVI*.

A l'ancienne maison Séguier, aujourd'hui celle de M. Cabane de Florian ; stèle quadrangulaire, peut-être incomplète en haut, trouvée « en if>GG, « près du Jeu de Mail sous les ruines des ancience nés murailles de la ville » (Méx.); transportée, au dix-huitième siècle, dans le jardin de l'historien Ménard : « in viridario Ménard » (Ség.); delà, passée dans la collection Séguier. — Hauteur, im27 ; largeur, omf)i.

TI-CAESARIS DlVhAVGrFrAVGVSTl

M I L E S « M I S S I C I V S * T - I V L I V S FÉSTVS-MILITAVIT'ANNOS'XXY 5 IN ' LEGIONE » XVI - DECRETO - DECVRION

ACCEP1T » FRVMENTI * M - L* BALKEVM - ET SVI - GRATVITVM » IN » PERP-ET'AREAM - IN TER-DVOS-TVRRES-PER-P-PYSG-NIV.M-PERE GR1N VM - IIII - V1R - ET - XI - VIR - ADSIGN AT AM

Copies dessinées de M. Allmer & de M. Fr. Germer-Durand : lettres serrées & tendant à la forme cursive; les T à traverse rlexueuse; les G terminés

en spirale; celui du mot AVGVSTI prolongé en haut en un trait effilé au-dessus du niveau des autres lettres. Un accent sur TE de FESTVS, à la quatrième ligne.

Fr. Graverol, dans Spon, Miscell., p. 2 3<j. — Ménard, 7, p. 3o5. — Séguier, msc. ï38oi, p. 24.

— Catalogue des inscr. de l'Académie, p. 22 (msc. des archives de l'Acad. de Nimes). — Oreli.i, 3579.

— IIkrzog, n. ioq. — Wilmanns, 22o5. — Fr. Germkr-Durand, Enceintes de la ville de Nimes, 1874, p. 23.

Tibcrii Caesaris , divi Augusti filii , Augusti, miles missicius , T. Iulius Festus militavit annos XXV in legione XVI; decreto decurionum accepit frumenti modios L} balneum & s(er)vi gratuitum in perpctuum & aream inter duos turres per P. Pusonium Peregrinum quattuorvirum & undecimviros adsignatam.

« Titus Julius Festus, soldat congédié de Tibère « César Auguste, fils du dieu Auguste, après vingt- « cinq ans de service dans la légion XVIe, a obtenu « par décret des décurions une pension perpé- « tuelle de cinquante modii de froment & le bain « gratuit pour lui & un esclave, également à perce pétuité ; de plus, l'emplacement compris entre « ces deux tours, ainsi qu'il lui a été assigné par « Publias Pusonius l'eregrinus, quattuorvir, & par « les undecemvirs ».

M. Herzog, en rapportant cette inscription dans YAppendix jointe à son Histoire de la Gaule nar-

bonnaise, fait remarquer l'intérêt tout particulier qu'elle reçoit de son rapprochement avec un passage de Suétone (Tib., 48), où il est question du peu d'empressement que mettait Tibère à accorder le congé aux vétérans; « les laissant mourir « de vieillesse sous les enseignes afin de n'avoir « pas h les retraiter » : missiones veteranorum rarissimas fecit, ex senio mortem, ex morte compendium captans. La durée du temps de service avait été fixée par Auguste à vingt ans pour les légionnaires; Julius Festus, plus heureux que beaucoup de ses compagnons d'armes, n'avait donc servi que cinq ans en plus de la .durée du temps légal.

La légion XVIe, à laquelle il avait appartenu, portait le nom de Gallîca ; mais étant alors la seule qui eût le numéro XVI, elle pouvait trèsbien, sans aucun risque de confusion, n'être désignée que par son numéro. Elle résidait, au temps de Tibère, à Mayence, dans la Germanie Supérieure; elle fut transférée de là, sous Claude, dans la Germanie Inférieure, où elle avait ses quartiers à Novesium, puis, à la suite des guerres civiles qui, en l'espace de quelques mois, précipitèrent successivement du trône Galba, Othon & Yitellius, elle fut, au commencement du règne de Yespasien, refondue en une légion nouvelle du nom de XVIe Flavia.

Pour des raisons que l'inscription ne fait pas connaître, mais qui autorisent à penser que la retraite accordée par Tibère était loin d'être suf-

lisante, la cité de Nimcs vint en aide à Julius Festus par des secours de diverses sortes. Elle lui servait à perpétuité une pension, annuelle sans doute, de cinquante modii de blé, lesquels, à raison de 8 litres 671 au vnodius (Aurès, Tableaux indicatifs des mesures de capacité romaines & attiques), équivalent, en mesures actuelles, à quatre hectolitres & un tiers. Elle lui donnait aussi le bain gratuit pour lui-même & un esclave, car c'est une abréviation incorrecte du mot SerVI qu'il nous a paru nécessaire de supposer dans le mot SYI, sans cela inintelligible. A ces bienfaits elle avait ajouté la concession régulière d'un emplacement que lui avait assigné Pusonius Peregrinus, qualifié par le texte « de quattuorvir & d undecemvir ». On sait ce qu'étaient les quattuorvirs municipaux; mais le titre d'undecemvir est peut-être sans autre exemple connu. Pusonius taisait, croyons-nous, partie d'une commission spéciale composée de onze membres : lui-même, comme président, en raison de sa haute position municipale, & dix décurions chargés de l'assister dans le choix & la délimitation du terrain dont il s'agit. Ce terrain, adossé au rempart & remplissant l'intervalle compris entre deux tours, n'avait besoin d'être limité que du côté opposé au mur; deux bornes sur lesquelles sont rappelées la concession, l'autorisation du conseil des décurions & l'intervention de Pusonius Peregrinus (voyez, au chapitre des Inscriptions municipales, le paragraphe relatif aux décurions), ont été, en effet, re-

trouvées au même lieu. M. Fr. Germer-Durand, qui a fait un travail spécial sur les enceintes de la ville de Nimes aux différentes époques de son

histoire, a constaté que le Jeu de Mail, aujourd'hui l'emplacement du Marché aux Bœufs, où les trois pierres ont été découvertes, était établi près & à l'ouest de la porte romaine encore debout, connue sous le nom de Porte-de-France, & que le terrain cédé à Festus entre deux tours, actuellement disparues, devait être situé à l'intérieur du rempart : « Cette partie de la ville présentait », remarque-t-il, « un quartier bas, où les fouilles « n'ont jamais fait retrouver que de rares vesti- « ges d'habitations. L'amphithéâtre, un ou deux « autres édifices publics, s'y élevaient seuls au « milieu d'une large étendue de terrains vagues. « Les maisons étaient toutes groupées sur les « pentes des collines, où elles trouvaient plus « d'abri contre le vent du nord ». La distance entre les deux tours, mesurée sur le plan joint à la notice de M. Germer-Durand, était approximativement de quatre-vingts mètres.

L'inscription est contemporaine de l'empereur Tibère.

Remarquer les mots duos turres, qui font moins d'honneur à l'atticisme des décurions nimois que n'en font à leur bienfaisante générosité les divers secours accordés au soldat Julius Festus.

Fragment rappelant un tribun légionnaire.

Fragment, incomplet en haut & à droite, d'une grande & épaisse table quadrangulaire qui devait faire suite à une autre table pareille contenant le commencement des lignes, & être elle-même suivie d'une troisième qui en contenait la tin; extrait, en 1864, de la démolition du moulin Magnin à l'extrémité du quai Roussy. Un reste de la moulure qui encadrait l'inscription apparaît au-dessous de la dernière ligne. — Hauteur, rn 10 ; largeur, om38. Hauteur des lettres de la première ligne, o"'2o; de la seconde, om i3; de la dernière, omoo,.

iV S* .. f-VOl

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// j/i/ e n ■ R O M A e ■ e t ■ a u g ust i

NNIA N c? e

Copie dessinée de M. Allmer : le point après VS, à la première ligne, figuré par une feuille cordi forme. Au commencement de la troisième, apparaît l'extrémité droite d'un jambage horizontal qui ne peut avoir appartenu qu'à une F ou à

25o COLLECTION ÉPIGRAPHIQUE DE M

un T; à la fin de la cinquième, un I qui, placé tout au bord de la cassuie, est peut-être le reste d'une lettre incomplète.

E. Germer-Durand. Notes epigraphiques, i8G5, p. 4.

ius, filius, Voltinia, , tribunus militum

legionis , , pontifex, Jlamen , flamen

Romae & Augusti, nnianae

« ius , fils de , de la tribu Voltinia,

« tribun des soldats de la légion , , pon-

« tife, flamine de , rlamine de Rome & d'Au-

« guste, à nniana, sa ».

Le commencement de la première ligne devait être rempli par le prénom & le nom gentilice du personnage, & la fin par la filiation, la tribu & le cognomen; le commencement de la seconde pouvait contenir la mention de la préfecture des ouvriers, qui accompagne souvent le tribunat légionnaire, & la fin de la même ligne le numéro & le nom de la légion à laquelle se rapportait le grade de tribun ; le commencement de la troisième une des hautes fonctions municipales, par exemple celle de 7/77 vir jure dicundo ou ab aerario, & la fin la désignation du Jlamonium indiqué par le mot FLAmen, à compléter peut-être par les mots German,ici Caesaris. Le commencement & la fin de la quatrième étaient vraisemblablement vides. La cinquième devait présenter les noms & la qualification de la personne pour laquelle avait

ctc fait le tombeau : Annianac (?), Herennia-

nae (?), conjugi ou filiac piissimae.

Le tribunat légionnaire peut avoir é*té le tribunat fictif dont il a ete précédemment question dans le commentaire du numéro 104.

ibz COLLECTION ÉPIGRAPHIQUE l>F. NIMES.

Fragment rappelant peut-être un commandant de cavaliers auxiliaires.

Fragment de marbre extrait des fouilles faites, en i85o, près de la Fontaine, & déposé alors au Temple de Diane. — Hauteur, om 1 5 ; largeur, ora32. Hauteur des lettres, om023.

.... a V A R T A .... . . . BE LL A D ÂCI ca . . .

<iM.v/'LIÂRIBVS

Copies de M. Fr. Germer-Durand & de M. Allmer : Accents sur l'A de DAGI & sur TA de auxiLÏA- RIBVS.

praefecto cohorti quartae , donato ab

imperatore Trajano ob bella Dacica donis militaribus , praefecto (r) equitibus auxiliaribus

« A , préfet de la cohorte quatrième ,

« gratifié par l'empereur Trajan dans les guerres

« de Dacie des décorations militaires , préfet

« de cavaliers auxiliaires ».

Le peu de texte que nous a conservé ce fragment ne nous permet guère que des conjectures. Dans le groupe LIARIBVS de la troisième ligne nous croyons reconnaître la tin du mot auxiliari-

bus, mot dont nous n'apercevons la possibilité de faire emploi qu'en supposant le personnage que concernait l'inscription pourvu du commandement, comme pracfectus ou comme praepositus, d'un corps d'equites auxiliares. C'est pour cela que le mot QVARTAe de la première ligne nous a paru indiquer le numéro, non pas d'une légion, mais d'une cohorte que le même personnage aurait commandée avec le titre de préfet, celui de tribun ne se rencontrant qu'avec les cohortes qui avaient le numéro I. Il en avait, sans doute aussi, commandé une autre, car il est peu vraisemblable que ce soit à la tête de la même qu'il ait gagné les décorations militaires dans chacune des deux guerres de Trajan contre les Daces. Les décorations qu'on voit avoir été obtenues le plus fréquemment dans ces guerres par des officiers de son grade sont les couronnes murale & vallaire, qui, l'une & l'autre, étaient d'or.

Si, contre notre supposition, Ton croyait avoir quelque raison de penser que le mot QVARTAe indique plutôt le numéro d'une légion, nous ferons remarquer, dans ce cas, que des deux légions qui, au temps de Trajan, portaient le numéro I III, une seule a combattu contre les Daces; c'est la 1111° Flavia Félix, qui fut alors tirée de la Pannonie où elle résidait, pour aller prendre part à cette guerre.

Il est, du reste, tout à fait insolite de trouver les numéros soit des légions, soit des cohortes, soit des alae, écrits autrement qu'en chiffres.

254 COLLECTION ÉPIGRÀPHIQUE I>K M

Fragment relatif à un praefectus fabrum, personnage municipal.

Fragment d'une très-grande table de pierre, autrefois engagé dans le mur d'une maison située sur le chemin de Beaucaire; transporté de là, vers 1880, à la Maison-Carrée. L'inscription était renfermée dans un encadrement de moulures, dont un reste apparaît au-dessus de la première ligne. — Hauteur, imi5; largeur, omr]b. Hauteur des lettres de la première ligne, omi4; de la seconde, omio 1/2; de la troisième, omo8 1/2; de la quatrième, om07 1/2; de la cinquième & de la sixième, omo6 1/2.

// a m in • ro m a E Y ET ▼ Dl Vl yAV«- u s ti

fl a m • g e r m a N I C I ▼ C A E S A R i s ■ d ■ d

5 iiiivir po «TIF^PR AEF^FAB r » m ..

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