‹ Inscriptions antiques de NîmesChapitre 94 sur 261 · P R I M I T I VO S · texte numérisé non relu

P R I M I T I VO S

Copies dessinées de M. Allmer & de M. Fr. Germer-Durand.

»oo COLLECTION ÊPIGRAPHIQUE DE NIMES.

Revoil, dans les Mém. de l'Acad. du Gard, p. 125. — Notes E. Germer-Durand.

Sex Virillio, Sexti filio , Voltinia , Severino, quattuorviro jure dicundo, pontijici, praefecto vigilant & armorum, Primitivos libertus.

« A Sextus Virillius Severinus, fils de Sextus « (Virillius), de la tribu Voltinia, quattuorvir- « juge, pontife, préfet des vigiles & des armes, « (Sextus Virillius) Primitives, son affranchi ».

D'après sa forme, le monument qui porte cette inscription n'était pas un tombeau. C'était une statue-hermès de Virillius vivant ou de son Génie sous ses propres traits, dressée par l'affectueux dévouement d'un de ses affranchis.

M. Fr. Germer-Durand rappelle qu'une autre inscription de Nimes fait connaître les noms de la femme de notre personnage; elle s'appelait Octavia Marcella, fille de Caius, & paraît avoir été honorée d'une statue, probablement par un Caius Curtius Primitivus & sa femme Celsina, qui se qualifient de « clients ».

CHAP. IV. — INSCRIPTIONS MUNICIPALES. 3oi

Statue en l'honneur d'un quattuorvir-trâsorier, préfet des vigiles & des armes & chevalier romain.

Piédestal incomplet à gauche & en bas, terminé en haut par un boudin appuyé sur un filet ; trouvé en 17M), près du bassin carré qui fait suite à celui de la source de la Fontaine, & déposé alors à l'Hôtel -de -Ville, puis ensuite à la Maison- Carrée. L'inscription était renfermée dans un encadrement de moulures. Les (aces latérales étaient également encadrées. — Hauteur, om 85; largeur, om75.

^•SOILLIO'T'F'VOLT

VALERIÂNO

i ïî I VIR» AB' AERÂR

/;ONTIFICI-PRAEFECT

5 VIGILVM-ET- ARMÔRVmi

eQ,WM'PVBLICVM"HABEiiM'

Copies dessinées de M. Allmer & de M. Fr. Gkrmer-Durand : accents sur le second A de VALE- RIANO Si. de AERAR, sur l'O d'ARMORVm & sur l'A de postVLAtione. Ls point entre D • D, à la septième ligne ligure par une hedera.

Lancelot, dans les Mém. de l'Acad. des inscr. £■ belles-lettres, 14, p. 1 1 3. — Muratori, 2025, 4.

3o2 COLLECTION ÉPIGRAPHIQUE DE NIMES.

— Mknard, 7, p. 29g.— SÉGUIEK, i38o2, 4" cahier, pp. g & 3o. — Pkrrot, Antiq. de Nîmes, 18 p. 210. — Pelet, Catal., i863, p. 4^. — Hbezog,

n. 124. — Notes E. Gkhmer-Durand.

Ligne 1. Séguier, qui a vu la pierre plus complète qu'elle ne l'est aujourd'hui, donne : Q-SOILLIO, la première de ces lettres réduite à sa queue; — 8 : post\'i*AT\one.

Q. Soillio, Titi filio, Voltinia, Valeriano, quattuorviro ab aerario, pontifici, praefecto vigilum & armorum, eqiium pitblicum habenti, décréta decurionum ex postulatione populi.

« A Quintus Soillius Valerianus, fils de Titus « (Soillius), de la tribu Voltinia, quattuorvir- « trésorier, pontife, préfet des vigiles & des ar- « mes, chevalier equo publico ; statue élevée par « décret des décurions à la demande du peuple ».

Le personnage à qui les décurions de Nimes, d'accord avec le peuple, ont élevé une statue, paraît être le même que le Quintus Soillius, Titi filius, Voltinia, Valerianus, rappelé par une inscription déjà présentée au lecteur (ci -dessus, n. 97), laquelle nous le montre, après le parcours de la carrière municipale, tiamine provincial de la Narbonnaise, curateur des cités de Cavaillon, d'Avignon & de Fréjus, & honoré d'une statue élevée à Nimes par la cité d'Apt, dont il était patron.

Le rapprochement des deux inscriptions n'avait pas échappé à M. Fr. Germer-Durand, qui signale en outre un fragment aux noms d'un Titus Soillius Valerianus, « peut-être », suppose-t-il, « le père du quattuorvir ».

CHAP. IV. INSCRIPTIONS MUNICIPALES. 3o3

Fragments d'un décret synodal en l'honneur d'un quattuorvir- trésorier, préfet des vigiles & des armes.

Fragments, au nombre de sept, d'une très-grande table bordée en haut & en bas de moulures encadrant l'inscription; « trouvés en 1742 près du bassin de la Fontaine » (Mén.); recueillis par Séguier & déposés dans le jardin attenant à son habitation. De ces sept fragments, quatre qui appartenaient à la partie supérieure de l'inscription & se raccordaient sans interruption sont aujourd'hui réduits à deux seulement; de trois qui dépendaient de la partie inférieure il ne reste plus qu'un seul. — Hauteur supposée, T" 10; largeur, ■>'" 20 : (Mén. « .le jugeai, par le haut qui était entier, qu'elle avait en tout 5 pieds de largeur ») = 1 '" 6 5 . Hauteur des lettres de la première ligne, o,no3 1/2.

Copie dessinée, restitutions, lecture, traduction & commentaire de MM. E. & Fr. Germer-Durand.

Les fragments perdus de la partie supérieure empruntés aux copies de Ménard & de Séguier; le fragment de la partie inférieure du côté droit pris à celle de Ménard, Séguier n'en ayant pas laissé de copie; celui au milieu de la partie inférieure pris à Séguier, Ménard n'en ayant pas non

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