‹ Inscriptions antiques de NîmesChapitre 96 sur 261 · ND O · texte numérisé non relu

ND O

. . . . iïîf VI r

Copies dessinées de M. Allmer & de M. Fr. Germer-Durand.

E. Germer-Durand, Découv. archéol., 1870, Ier semestre, p. 45.

Secundo, ... quattuorviro

« Secundus, ..., quattuorvir ».

Secundus n'étant pas un surnom servile, le personnage de notre fragment ne peut guère avoir été sévir augustal, mais peut très-bien avoir été quattuorvir.

Fragments rappelant peut-être un quattuorvir quinquennal.

Fragments, au nombre de quatre, provenant d'un large panneau composé de plusieurs pierres à la suite les unes des autres; les deux premiers formant par leur réunion une très-grande table quadrangulaire fendue transversalement à peu près par le milieu, sur laquelle apparaissent des sculptures ci-dessous décrites & le côté gauche d'un encadrement de moulures placé dans le haut du panneau & renfermant l'inscription; le troisième présentant le côté droit du même encadrement; le quatrième offrant un reste de sculptures qui devaient se joindre à celles de la pierre en deux morceaux. De ces quatre fragments, le premier, trouvé en 1776 hors de la ville, près de l'ancien chemin d'Arles, & égaré depuis, ne nous est connu que par un dessin de Séguier; les trois autres, dont on ignore la provenance, ont été Reposés, il y a environ trente ans, au Temple de Diane. — Hauteur des deux premiers fragments réunis, 2"'5o; largeur, i'"25; hauteur du troisième fragment, om75; largeur, o'"65; hauteur & largeur du quatrième fragment, i"'. Hauteur de la partie encadrée, imio. Hauteur des lettres, o'"io & omo8.

ai

Copie dessinée de Skguier pour le premier fragment, aujourd'hui perdu; de M. Allmer pour les trois autres fragments, de M. Fr. Germer- Durand & de M. Albin Michel pour le deuxième & le quatrième.

Séguier, msc. i3 8o2, 5, p. 32. — Pelet, Essai sur le Nymphée , i852, pp. 25 & 41. — Notes E. Germer-Durand. — Allmer, Rev. épigr., i883, 1, p. 343.

, quattuorvir quinquennalis.

« , quattuorvir quinquennal ».

L'inscription dont il ne nous reste que cet insuffisant débris était accompagnée de sculptures qui paraissent avoir été les ornamenta de la dignité du personnage qu'elle concernait. Un vase allongé à anse, à large col & à panse godronnée} & un aspersoir de crins de cheval, figurés l'un au-dessous de l'autre près du bord de la pierre partagée en deux fragments, rappellent la cérémonie par laquelle les duumvirs ou quattuorvirs quinquennaux, faisant fonction de censeurs, fer-

maient tous les cinq ans le lustre, à la suite de l'opération du recensement. Au-dessous de ces objets & en même temps plus près du cadre de l'inscription, se voit, représenté à trois quarts de grandeur naturelle un personnage debout, tourné à droite, la tête nue, vêtu de la toge & portant, légèrement appuyés sur l'épaule gauche, deux longs bâtons. M. Fr. Germer-Durand reconnaît dans ce personnage certainement un appariteur.

Un autre personnage, entièrement semblable à celui-ci, était figuré sur le monument. Il ne reste de son image que la partie inférieure, conservée sur le quatrième fragment, mais suffisante pour permettre de reconnaître qu'il était vêtu aussi de la toge, tourné aussi à droite, marchait dans la même direction & ne faisait par conséquent pas le pendant de celui qui est conservé entier, mais lui faisait au contraire suite sur une pierre appartenant au côté gauche du panneau. Il résulte de cet arrangement, auquel devait répondre un arrangement pareil de l'autre côté du tableau renfermant l'inscription, que les appariteurs représentés étaient au nombre au moins de quatre, si même ils n'étaient plus nombreux, & qu'il faut se figurer un panneau assez développé pour avoir contenu de chaque côté du tableau central une tile de deux ou de plus de deux appariteurs marchant à la suite & à distance les uns des autres.

Ne portant pas de faisceaux, mais seulement deux bâtons non liés, ces appariteurs étaient sans doute des huissiers, viatores, plutôt que des lie-

teurs, ce qui semblerait appuyer l'attribution de notre débris épigraphique à un quattuorvir quinquennal, les censeurs de Rome, avant leur suppression, n'ayant en eifet pas de licteurs dans leur escorte. (Mommsen, Droit public, i, p. 370. Il faut toutefois rappeler ici qu'Apulée [M étant., 10) attribue des faisceaux aux quinquennaux, & que la loi de la colonie de Genetiva (ch. 12), de l'an 45 avant notre ère, énonçant en détail toute la composition de l'escorte des duumvirs : deux scribes, un accensus, deux licteurs, un haruspice, deux viateurs, un crieur, un copiste, un trompette, n'indique pas d'exception à l'égard des licteurs pour l'année où les duumvirs auront à remplir les fonctions de la quinquennalité.

Le monument était, selon toute apparence, un tombeau, <fui, à en juger d'après ses restes, devait être construit dans des conditions extrêmement remarquables d'ampleur & de magnificence.

Il se peut que la façade de ce tombeau splendide ait été composée de deux rangs de grandes pierres superposées. Le rang supérieur aurait alors contenu le commencement de l'inscription, & à ce commencement aurait appartenu peut-être la lettre S, dont nous avons fait à tout hasard la fin du mot quinquennalis & qui est plus grande que les autres lettres.

Fragment présentant une liste de quatre personnages peut-être quattuorvirs.

Fragments, au nombre de cinq, présentant la partie supérieure incomplète d'une très -grande table de pierre bordée de moulures qui encadraient l'inscription ; extraits des fouilles faites en 1742 au bassin romain de la Fontaine. — Hauteur, ora6'2; longeur, im85.

L-TREBONIVS'SECVNDVS P'SHRVILIVS'FRONTO jEX'TROGIVS'SEVERVa . . . AE^IVS-VIRILIS

Copie dessinée de M. Allmer. Une copie dessinée de M. Fr. Germer-Durand ajoute des vestiges de lettres aujourd'hui entièrement disparues : à la quatrième ligne, le mot BAEBIVS réduit à la partie supérieure de ses cinq premières lettres; à une cinquième ligne, L'extrémité supérieure des lettres PO ou BO ou RO, au-dessous du mot VIRILIS.

Mknard, 7, p. 400. — Séguier, msc. 1 3 802, I, 2 ; IV, pp. 1 & 8. — Pelet, Essai sur le Nymphée, p. 3o. — Notes E. Germer-Durand.

L. Trebonius Secundus, P.Servilius Fronto, Sex. Trogius Severus, ... Baebius (?) Virilis

« Lucius Trebonius Secundus, Publius Servi- « lius Fronto, Sextus Trogius Severus, ... Baebius « Virilis ».

Les surnoms de ces personnages ne permettent pas de supposer une liste d'affranchis. Nous proposons très-dubitativement une liste de quattuorvirs. Les débris de lettres vus autrefois à une cinquième ligne, qui manque aujourd'hui en totalité, pourraient être un reste du mot pat\\()ni.

Kpitaphe d'un personnage ayant droit aux faisceaux, probablement un quattuorvir ou un édile.

Gippe avec base & couronnement; connu dès le seizième siècle (Scalig.); au palais du Presidial (Guir.), « dans l'auditoire du juge des conventions » (Mén.), in Curia (Séc); transporté de là au musée, en 1824 ( Pel.). L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures, entre deux faisceaux terminés en haut par des feuilles de laurier. Sur la plate-bande de la base, sont figurés au trait trois pilei. Les faces latérales sont, comme celle de devant, encadrées de moulures. — Hauteur, omo,6; largeur, om47- Hauteur de la partie encadrée, om4o; largeur, o'" 3o.

D * M TrBO DVAC II

K ARl GAIAE'MESSORJS'F

3 C'BODVACIVS

SIBhET-PARENTIB V • F

Copies dessinées de M. Allmer & de M. Fr. Germer-Durand : le G de GAIAE à terminaison spi-

raie; l'I de MESSORIS prolongé inférieurement en forme de J.

Gruter, 722, 7 : missa Scaligero. — Grasser, 1607, p. 54; 1614, p. 218. — Rulman, p. 45. — Guiran, Msc, p. 83. — Ménard, 7, p. 341 . — Séguier, 1801, p. 33. — Perrot, Antiq., p. 98. — Pelet, Catal., 1 863, p. 66. — Notes E. Germer- Durand.

Diis Manibus T. Boduacii Kari. Gaiae, Messoris filiae; C. Boduacius Karus sibi & parent ibus vivus fecit.

« Aux dieux Mânes de Titus Boduacius Karus « & de Gaia, fille de Messor; Caius Boduacius « Karus a, de son vivant, préparé ce tombeau « pour lui-même & pour ses parents ».

Les faisceaux sculptés aux deux côtés de cette épitaphe font voir qu'il s'agit d'un personnage municipal.

Les inscriptions de Nimes donnent des faisceaux aux quattuorvirs (ci -dessus, n. io5), aux édiles (voyez ci -dessous) & aux sévirs augustaux. Ces faisceaux, sur celles de ces inscriptions qui sont complètes, apparaissent comme ici au nombre de deux, composés, comme ici également, de baguettes fixées, au moyen d'attaches symétriquement disposées, autour d'un bâton central à pied ouvragé dépassant par en bas & terminé en haut par trois feuilles de laurier. Nous ne savons dire quel était le nombre de

licteurs qui escortaient les quattuorvirs, les édiles & les sévirs augustaux de Nimes. — A Gapoue, les préteurs avaient deux licteurs, ainsi qu'on l'apprend de Cicéron {De lege agr., 2, 34) dénonçant le ridicule orgueil des magistrats de cette ville, qui se faisaient précéder de deux licteurs portant, non pas des faisceaux composés seulement de bâtons, mais avec deux haches, comme les licteurs qui marchaient devant les préteurs de Rome. Ce sont aussi deux licteurs que la loi de la colonie de Genetiva de César (ch. 62), de l'an 43 avant J.-C, donne aux duumvirs de cette colonie; elle les y fait figurer dans une escorte de onze appariteurs, dont elle a la précaution de fixer le salaire : deux scribes à 1 200 sesterces (chacun), un accensus à 700 sesterces, deux licteurs à 600 sesterces (chacun), un haruspice à 5oo sesterces, deux viateurs à 400 sesterces (chacun), un crieur à 3oo sesterces, un copiste à 3oo sesterces également, un trompette dont le gage n'est pas indiqué. — La même loi ne donne pas de licteurs aux édiles; elle leur accorde seulement une escorte de quatre appariteurs : un scribe à 800 sesterces, un haruspice qui n'aurait reçu que 100 sesterces mais dont le gage est probablement marqué d'une manière incomplète, un crieur à 3oo sesterces, un trompette au même gage de 3oo sesterces, & de plus quatre esclaves publics vêtus du cinctum limum. (Mommsen, dans YEphem. epigr., 3, pp. 91 & 107.) Mais on sait expressément, par Apulée (Métam., 1), qu'au

33o COLLECTION ÉPIGRAPHIQUE DE NIMES.

temps de l'Empire les édiles municipaux avaient des faisceaux, composés de verges & portés par des appariteurs qu'il appelle, non pas lictores, mais lixae. — Deux tombeaux du musée de Vérone (Maffei, p. 117, n°' 2 & 3), sur lesquels se lisent des épitaphes mentionnant des sévirs augustaux, sont décorés de sculptures où se voient des faisceaux au nombre de six, trois de chaque côté d'un bisellium. On a déjà fait la remarque (Furlanetto, Mus. di Este, p. 1 1 9 , note) qu'il ne résulte pas clairement de ces sculptures que les faisceaux qu'elles représentent doivent être attribués aux sévirs rappelés dans les deux épitaphes, parce que, à l'égard de l'une qui est incomplète, ils peuvent se rapporter à un autre personnage dont le nom manque, &, à l'égard de l'autre épitaphe, à celui des deux personnages qui y est nommé sans qualification. Si toutefois, en considération principalement de cette dernière, il paraissait admissible que les sévirs augustaux aient eu six faisceaux, il y aurait lieu de penser que non-seulement eux, mais aussi les quattuorvirs & les édiles devaient en avoir également six, car il serait bien peu vraisemblable que les édiles & encore plus les quattuorvirs pussent avoir été inférieurs en honneurs aux sévirs. Les quattuorvirs se seraient en cela modelés sur les préteurs de Rome, qui très-anciennement n'avaient, il est vrai, que deux licteurs, mais ensuite & déjà longtemps avant le commencement de l'Empire, en eurent certainement six. (Polybe, 2, 24 ; 3, 40.)

Quant aux édiles de Rome, ils n'avaient pas de faisceaux.

Boduacius Karus, qui n'a pas de surnom servile, n'a sans doute pas été sévir augustal, mais aura été plus probablement quattuorvir ou édile.

Son nom, transformé en gentîlice romain & dont la forme primitive devait être Boduacus, est évidemment gaulois. Il est un de ceux qui se lisent, ainsi que le rappelle M. Fr. Germer-Durand d'après Maftei (Gaîl. ant., p. i 58), sur les boucliers des trophées de l'arc d'Orange. Les Commentaires de César (GalL, II, 23) font connaître un chef nervien du nom de Boduognatus.

Trois bonnets d'affranchis, pilei, se voient audessous de l'épitaphe, alignés horizontalement sur la plinthe du cippe, pour marquer peut-être que Boduacius avait accordé en mourant la liberté à trois de ses esclaves.

Dans les inscriptions qui rappellent des édiles, le titre d'aedilis est presque toujours suivi du complément coloniae ou coloniae Nemausensium ou, plus au complet, coloniae A ugustae Nemausensium, très-certainement pour éviter de désigner par le même titre l'édilité municipale & l'édilité du sénat de Rome. De plus, la mention de l'édilité s'y montre constamment sans le rappel d'aucune autre magistrature précédemment ou postérieurement exercée. C'est que les personnages mentionnés ne se sont pas élevés au-dessus de l'édilité & que, s'ils ont auparavant été questeurs, on n'a pas jugé nécessaire d'enregistrer le souvenir d'une magistrature d'un degré inférieur. Car il n'y a pas à douter que l'édilité ne formât, à Nimes, le degré ascendant intermédiaire entre la questure & le quattuorvirat.

Tandis que quelques-unes des inscriptions qui concernent des quattuorvirs appartiennent à des piédestaux de statues, celles qui se rapportent à des édiles sont toutes des épitaphes.

Une de ces dernières offre des sculptures trèsintéressantes, représentant les faisceaux qui faisaient partie des insignes de la dignité d'édile, & divers emblèmes des attributions des édiles sur les bâtiments publics & sur la police des marchés (n. i3c)).

Kpitaphe d'un édile « de la colonie », avec mention de noms gaulois.

Gippe avec base & couronnement; trouvé, en 1774, au palais du présidial (Ség.), aujourd'hui le Palais-de-Justice. L'inscription est renfermée

dans un encadrement de moulures. — Hauteur, om 90; largeur, om5o; hauteur de la partie encadrée, om35 ; largeur, ora 38.

D I S ' M AN IB HELVl «-ECIMA.RII

VOI.T»VlTÙIS AED CL F. T T V X Ô R I S

3 TOGÎACIAF.

Copie dessinée de M. Allmer & copie de M. Fr. Germer-Durand : accents sur l'A de MANIB à la première ligne, sur l'A de VITALIS à la troisièmej sur l'O de VXORIS à la quatrième, sur le premier I de TOGIACIAE à la cinquième.

Séguier, Msc, 1 3 802. — Perrot, A nt. de Ximes, 182(3, p. 89. — Pelet, Catalogue, p. 40. — Her-

ZOG, n. l3(). — WlLMANNS, 2 206.

Lecture de M. Fr. Germer-Durand :

Diis Manibus Helvii Ecimarii, Voltinia, Vitalis, aedilis coloniae, & uxoris Togiaciae Erucinae.

« Aux dieux Mânes d'Helvius Ecimarius Vitalis, « de la tribu Voltinia, édile de la colonie, & de « son épouse Togiacia Erucina ».

On serait extrêmement tenté de lire : Helvii, Ecimari {filii), c'est-à-dire : « Helvius, fils d'Ecimarus », avec la filiation exprimée à la manière gauloise par le nom du père au génitif sans le mot filins ; mais d'autres inscriptions de Nimes, notamment les deux qui suivent, présentant des exemples de prénoms tout aussi insolites : Verus, Priscus, Tertius, Quartits, &c, nous avons, conformément à la lecture proposée par M. Fr. Germer-Durand, considéré Ecimarii comme le nom gentilice du défunt & Helvii comme son prénom.

M. Fr. Germer-Durand fait remarquer que les noms gaulois latinisés Ecimarius & Togiacia se rencontrent, le premier comme nom de famille plusieurs autres fois à Nimes, & l'autre comme surnom sur une inscription de Narbonne.

Kpitaphe d'un édile « de la colonie de Nimes », avec mention d'un nom gaulois.

Partie supérieure d'un cippe dont le couronnement a été retaillé à rieur du dé; trouvée, en 1860, dans la démolition d'une maison de la rue Curaterie, & transportée alors au musée. L'inscription était renfermée dans un encadrement de moulures. — Hauteur, o"'G4; largeur, o'"56; largeur de la partie encadrée, ora42.

AED'Co/'NEM

Copie dessinée de M. Allmer : accents sur l'E de VERI & sur l'A de INDAMI, à la seconde ligne, & sur l'A de SERVATI, à la quatrième.

Courrier du Gard, i5 septembre 1860. — Pelet,

Catal., p. 2 i<S.

Lecture de M. Fr. Germer-Durand :

Diis Manibus Yeri Indamii, Voltinia, Servati, aedilis coloniae Nemausensium

« Aux dieux Mânes de Yerus Indamius Scrva- « tus, de la tribu Voltinia, édile de la colonie de « Nimes ».

L'emploi du surnom Verus comme prénom se justifie par l'inscription précédente, où Ton vient de voir l'ethnique Helvius faire office de prénom. Il est remarquable que dans chacune des deux inscriptions c'est un nom gaulois qui vient à la suite du prénom.

Epitaphc d'un édile.

Pierre quadrangulaire, brisée en plusieurs fragments; trouvée en 187^ à Aramon, dans les travaux du chemin de fer de Nimes à Lyon, près d'une chapelle du nom de Saint-Martin; donnée en [880 au musée de Nimes. — Hauteur, o"'4o; largeur, om5o; hauteur de la partie encadrée, 0'" v2 ; largeur, o'"4o.

T'IVVENTIVS

VOL SECVNDVS'AED SI BI » ET

•> CORNELHE'SAMMl'F'VtORI

Estampage de M. Aurès, de l'Académie de Nimes, & copie dessinée de M. Allmer : TV & l'X de VXORI liés en un monogramme.

Allmer, Rev. épigraph. du midi de la France, p. 188.

T. Iuventius, Voltinia, Secundus, aedilis, sibi & Comeliae, Sammii filiac, uxori, vivus fecit.

« Titus Juventius Secundus, de la tribu Voltil nia, édile, a, de son vivant, élevé ce tombeau

« pour lui-même & pour sa femme Cornelia, fille « de Sammius ».

Cornelia était Bile d'un Sammius; elle devait donc s'appeler Sammia. Le nom de Cornelia, par lequel elle est désignée dans l'inscription sans autre nom, n'était probablement que son surnom ; nouvel exemple, entre beaucoup d'autres, de l'emploi d'un nom gentilice pour cognomen.

CHAP. IV. INSCRIPTIONS MUNICIPALES. 33o

Epitaphe d'un édile « de la colonie ».

Pierre quadrangulaire en forme de bandeau; trouvée à Nimes entre iS2f) & 1829 (Perr.); bordée d'une moulure encadrant l'inscription. — Hauteur, om4(3; longueur, 1 "' 7 5 ; hauteur de la partie encadrée, o'"34; longueur, im4<).

OPlNÀRIOrl/rFrALBO

aedii>co]>ex^TesTam

Copie dessinée de M. Allmer & copie de M. Fr. Germer-Durand : lettres d'apparence très-ancienne.

Perrot, Antiq. de Nimes, 182g, p. 106. — Pelet, Catal., p. 5y. — Herzog, n. [3g.

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