C. Pinario, L. filio, Albo, aedili coloniae, ex testamento
« A Caius Pinarius Albus, Mis de Lucius (Pina- « rius), édile de la colonie. Tombeau élevé en « exécution de son testament ».
D'après la forme de ses lettres, cette inscription paraît remonter au temps même d'Auguste.
Fragment relatif à un édile « de la colonie A ugusta de Nîmes ».
Fragment présentant la partie gauche d'une pierre quadrangulaire bordée d'une moulure qui encadrait l'inscription; trouvé en 1807 dans les ruines du monastère de Saint- Baudile ( Pel.), derrière les collines dites « des Moulins-à-Vent ». — Hauteur, om 42; largeur, om23; hauteur de la partie encadrée, om28.
NIGER'Aetf. col
AVG-NEM'
Copies dessinées de M. Ai.lmer & de M. Fr. Germer-Durand.
Pelet, Catal. msc. de la Porte d'Auguste, n. 38. — Notes E. Germer-Durand.
Cn. Ro Niger, aedilis coloniae Augustae
Nemausensium, vivus sibi fecit.
« Cneus Ro Niger, édile de la colonie Au-
« gusta de Nimes, s'est, de son vivant, préparé
« ce tombeau pour lui-même ».
Kpitaphc d'un édile « de la colonie Augusta de Nîmes », avec les faisceaux de sa dignité & divers attributs de ses fonctions.
Cippe avec base & couronnement, incomplet en haut à droite; trouvé à Nimes, antérieurement à 1826 (Perr.). L'inscription est renfermée dans un encadrement de moulures. Des faisceaux de chaque côté & divers attributs en haut & en bas accompagnent cet encadrement. — Hauteur, imo5; largeur, om6i; hauteur de la partie encadrée, ora34; largeur, om 37.
S E V H H I M O AHD'COL-AVG' NSM T * P » I
Copie dessinée de M. Allmer : accents sur le second E de SEVERII & de SEVERINO; l'N c^ l'E de NEM, à la tin de la quatrième ligne, liés en un monogramme.
Verrot, A ntiq. de Nimes, p. 86. — Pelet, Catal., p. 54. — Acad.du Gard, 1869-70, p. 5i. — Herzog, n. 140. — Allmer, Rev. épigr., 1 883, 1, p. 342.
Diis Manibus L. Sevcrii , Voltinia, Severino,
aedili coloniae Augustae Nemausensium ; testamento poni jussit.
« Aux dieux Mânes de Lucius Severius Severi- « nus, de la tribu Voltinia, édile de la colonie « Augusta de Nimes. Tombeau élevé en exécution « de son testament ».
L'encadrement qui renferme cette épitaphe est accompagné de sculptures des plus curieuses. De chaque côté se voit, en manière de pilastre s'elevant de la base à la corniche, un groupe de trois verges apparentes, assujetties au moyen d'attaches symétriques autour d'un bâton central terminé en bas par un pied ouvragé & à son extrémité supérieure par trois feuilles de laurier. Ce sont les faisceaux que les édiles de Nimes avaient le droit de faire porter devant eux, comme insignes de leur dignité. Nous ne savons pas en quel nombre étaient ces faisceaux des édiles. Déjà nous avons eu l'occasion de remarquer (ci-dessus, n. 1 33) que, si les sévirs augustaux avaient réellement six faisceaux, comme il le semble d'après les sculptures d'un tombeau du musée de Vérone (Maffei, Mus. Vér., p. 117, n. 2), il n'est pas présumable que les édiles aient pu être en cela moins privilégiés que les sévirs & en avoir eu eux-mêmes moins de six. Il faut cependant ne pas oublier que la loi de la colonie de Genetiva (ch. 62), mentionnant au complet la composition de l'escorte des édiles de cette colonie, ne leur accorde pas de licteurs; elle leur attribue seulement quatre
appariteurs, dont elle a même soin de fixer le salaire : un scribe à 800 sesterces, un haruspice à 100 (?) sesterces, un crieur à 3oo sesterces, un trompette au même gage de 3oo sesterces, & ajoute à ce personnel quatre esclaves publics vêtus du jupon traverse obliquement par une bande de pourpre : le cinctum limum.
Dans la marge supérieure, réduite par la détérioration du monument à sa moitié gauche, sont représentées une balance & une série de poids gradués, objets certainement destinés à rappeler le droit d'inspection des édiles sur les poids & les mesures. La balance est pourvue de son anneau de suspension & d'un plateau circulaire avec ses cordes d'attache, enroulées autour du fléau. Les poids, au nombre de trois, sont de petits disques marqués, le premier à gauche d'un point au milieu, le second d'un point au milieu d'un cercle, le troisième de trois points disposes en triangle. La mutilation de la pierre ne permet pas de savoir si la série se continuait, ni si la balance était la libra pourvue de deux plateaux, ou la statcra avec plateau unique & fléau divisionnaire parcouru par un poids mobile. Une hachette à large tranchant <Sc à dos de marteau, figurée sur la marge inférieure, se rapporte, suivant la juste observation de M. Fr. Germer-Durand, aux attributions des édiles sur les bâtiments publics & prives.
Cette hachette est placée horizontalement, entre deux bonnets d'affranchis. Un troisième pileus
pareil se voit au milieu de la plinthe de la base. Trois affranchis cl c Scverius avaient peut-être droit de sépulture dans le tombeau dont il avait ordonné l'érection par son testament, ou bien ses affranchis, au nombre de trois, ont voulu donner, par la représentation de cet emblème de leur condition sur le tombeau de leur patron, une marque durable & manifeste de leur respect & de leur piété envers sa mémoire, ou bien encore Severius aura affranchi en mourant trois de ses esclaves.
Remarquer la rédaction incorrecte qui met le surnom au datif après le nom au génitif. Ordinairement la transition du second cas au troisième ne se produit qu'à la suite de tous les noms, distingués par ce moyen des qualifications qui viennent après.
Fragment rappelant un édile « de la colonie ».
Bandeau de pierre sans ornements, retaillé en biseau par en bas dans toute sa longueur; vu, aux dix-septième & dix-huitième siècles : In muro interiore aedium D. Baudani de Vestrico (Guir.); « à la porte de M. Baudan » (Baux). Cette maison, devenue ensuite celle de M. Novi-Cambon (Mén., Ség.), avocat, était en 1 858 celle de M. Riboulet, dans la rue des Lombards; la pierre y servait de linteau au-dessus de la porte d'entrée (Pel.), & c'est en la retirant de là, à cette époque, qu'elle s'est brisée par le milieu en deux fragments, dont un seul, celui de droite, a été conservé. — Hauteur du fragment, om4o; longueur, om70.
T- rV/?P/LIO*T»F*VOL
C/1P/7ÔN I- AED'CoL
Copie de Guiran pour la partie détruite : T- TVRPI|CAP1T; copie dessinée de M. Allmer pour le fragment conservé : LIO • T • F -VOL | ONI • AED-COL. Un accent sur l'O de ONI, à la seconde ligne.
Rulman, Inv. msc., p. 27. — Guiran, Msc., p. 49, & Explic. duor. nummorum, p. 24. — Muratori,
II l3, 2. — MÉNARD, 7, p. 281. — SÉGUIKR, MSC.,
i38oi, pi. i3. — Pelet, Catal. du mus., p. 88. — Notes E. Germer-Durand.
T. Turpilio, T. filio, Voltinia, Capitoni, aedili coloniae.
« A Titus Turpilius Capito, fils de Titus (Tui- « pilius) ; de la tribu Voltinia, édile de la colonie ».