‹ Inscriptions concernant Les Grands Prêtres D'Amon Romé-Roy Et AmenhotepChapitre 2 sur 33 · PAR · texte numérisé non relu

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«Je viens (b) vers toi, maître des dieux, Amon, chef de la Neuvaine

divine. J’adore ta beauté tous les jours, je satisfais tes désirs. Donneü protégé sur terre; Je l'ai servi avec droiture (c), et je vieillis (d) dans ta

moi ta belle face, car Je suis ton serviteur fidèle, que tu as béni et

maison ; 5 comblé de tes faveurs, mes yeux voyant tes deux uræus (e).» Pour le ka du chef des prophètes de tous les dieux, HÉRpUE prophète

d'Amon, Romè (); JV.

(a) Cest en faveur du ka du Premier prophète que plus tard, après sa mort, les visiteurs du temple devront réciter la formule de proscynème

qui précède.

(b) sure On sait que, dans cette expression et dans les formules du même genre accompagnant les scènes rituelles, la forme $dm-n-f n’exprime pas le temps passé, mais a la valeur d’un présent. Cf. Juxker, Gramsi der Denderatxte, S 131; Gun, Studies in Eoyptian syntax, p. a

(ce) = |} avec ie a an à la justice. Même expres-

: sion Calal. gén., n° 9155, texte c, L 9 ES" A Sert Comparer

aussi l'emploi de m3° dans cette phrase (Urk., IV, 890, 7) : Y'ÉENBE Se À LS UN «j'étais le très fidèle du souverain, v.s. f.».

(d) lei, constatation d'un fait plutôt qu'expression d'un vœu. CT.

inscriptions 3, . 3 et 5, 273

(e) %. Le mot est généralement accompagné du déterminatif 14: Moner, Rituel, p.108; Devéria, Bakenkhonsou, inscription du socle (où le déterminatif est réduit à 4 Garniver, Hymn to Amon, dans Aeoypt. Zeüschrifi, ha, 1905, p. 27: et ci-après, inscription 16, 1. 4. — C'est Ganniner, op. laud., qui a proposé le sens «tes deux uræus ».

(f) On notera que le Grand prêtre porte alternativement, dans cette

inscription, ses deux noms : d’abord Roÿ (1. 2), puis Romé (1. 5). De

: DA ot te même, dans linscription 5.

(2) Ixscr. 1, b (côté gauche de la statue) (1)

Apr AREAS ARR et ARE ECM fe NS Pre NES PS PAS GE RS NT te en TN Me Vie eue ER ii

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Ligne 9, fin, lire Fa Le . — Ligne 8, vers la fin, LS est précédé d'un petit signe (ressemblant vaguement à @, @ ou +) qui me paraît avoir été accidentellement gravé.

) Huit lignes verticales.

ROMÈ-ROŸ ET AMENHOTEP. 7

1 Le Premier prophète d’Amon, Roÿ, |. v. I dit :

«Moi, je suis grand directeur des travaux à Karnak, ! donnant toutes directives aux artisans: (je suis) un (homme) estimé pour (ses) connaissances, avancé dans la science : Ÿ il ny à pas de matière qu'il ne connaisse (a); toute bonne qualité est dans son cœur; on se trouve satisfait de ses conseils; ‘ (un homme) au ka duquel labondance (?) d’Amon est profitable; ayant une place prépondérante dans le cœur de Sa Majesté, car il sait (b) Ÿ ce qui fait plaisir à son roi (c); grand favori de son dieu Amon, qui (lui) donne ses biens, qui (lui) procure sa nour-

riture, ? (au point que) les aliments et les provisions (sont) sur tous

ses chemins; aimant (d) les horames, changeant (? ) le cœur, qui devient (ainsi) content et sans 7 tristesse (e ); disant et agissant (f) (de sorte que toutes choses) se réalisent immédiatement, car il s’est soumis aux volontés Ÿ de son dieu (p).

«Que (son) existence se prolonge dans la soumission (4) à Amon jusqu’à ce que (lui) soit apportée sa fin (accompagnée) de bonheur, comme il doit être fait (2) pour un (homme) équitable et juste, utile dans la maison de son maître!»

(a) Noter ici, devant = =, la préposition * 4 qui ne s'explique pas grammaticalement, et qui ne devait pas être prononcée. Sethe a cité ( Verbum, IL, $ 570 et note 1) des exemples de cette préposition employée abusivement (à l'époque du Nouvel Égyptien) devant l'infinitif, le pseudoparticipe et le temps $dm.f : dans la présente inscription, c'est devant la

forme relative (hm(w dr que nous la rencontrons. — Pour l'idée, cf. rs Nromhs3ri &° N == |, «il n’y avait absolument rien

qu'il ne connüt».

(b) to rh au lieu de iw-f rh ou à rh-n:f.

(c) Littéralement : «son Horus» LA ss Cie Uhr AN 942, + = & ® na 4 — «faisant du bien à son roi (son Horus)». (Par contre, dans l'inscription 7, 1. 5, K— signifie «son dieu ».)

(d) On pourrait aussi interpréter Æ comme la forme relative $dm-f : «qu’aiment les hommes ».

(e) a parait être le verbe $bi (anse) «changer, transformer » ; la phrase est elliptique : «changeant le cœur (qui était triste), el qui devient ainsi content et sans tristesse ». Le pseudo-participe IL marque le résultat de l'action, comme dans la phrase de Pyr. 1148 citée en exemple par Erman, Gram.ÿ, 339.

(f) DT à lire ddw, participe : cf. Dre r = (ddw mi°t) dans une inscription de Bakenkhonsou (Catal. gén., n° h2155, texte c, 1. 6 — |ErRBvRE, Revue Égypte anc., À, 1927, p.139 et p.140, note 1h).

L'expression ral NT LS est appliquée à Senousert IT dans une inscription de Semnéh, Lersius, Denkm., IE, 136 k : «je suis un roi qui dit et agit (dd irw), ce que mon cœur pense, céla se réalise par mon bras ». C'est à une variante de la formule employée à toutes époques, depuis l'Ancien Empire, pour définir le pouvoir des rois et des reines dont le «commandement, une fois énoncé, engendre des faits, par exécution immédiate, par l’obéissance aveugle de ses sujets» (Morer, Le Ml et la civilhisakon égyptienne, p. 184). Naville et Sethe ont donné (Aegypt. Zeitschrift, 36, 1898, p. 143-144) les exemples connus de cette formule, avec ses variantes, jusqu'à la AVIIT dynastie. Ajoutons que la même épithète se rencontre dans la titulature de l'épouse de Chabatoka : Ph —æ TT #fl «disant toutes choses et on les exécute pour elle» (Leresvre, Annales, XXV, 1925, p. 29).

L'association de TX et de =- (ou #&) n'est d’ailleurs pas rare quand Fe il s’agit, non plus de souverains, mais de divinités (Recual, 37, 1915, Dir 0% & Ne «ce qu'il a ordonné s’accomplit»), où de simples particuliers (Paysan, R 54 : Ra | te Z. son agit à ton ordre»). Un des exemples les plus caractéristiques se trouve dans un passage de la Stèle d'Antef du Musée du Louvre, Urk., IV, 96%, 17 : D = À FRA WE

Ce 7 rm 7 4 «disant, et lon agit, et (Tes choses) se réalisent im-

DUR 1 à Ê A 1

médiatement, comme à la parole sortant de la bouche d’un dieu». De même on trouve associés (toujours en parlant d’un dieu) le verbe & (ordonner, décréter) et les verbes tr ou Apr : Urk., IV, 351,53; 1074, 9. (g) Littéralement : «il s’est appuyé sur les desseins de son dieu». Le verbe hnn (ou hu), qui signifie «incliner», peut être suivi du pronom

ROMÉ-ROŸ ET AMENHOTEP. 9

dépendant (jouant le rôle de pronom réfléchi) et avoir le sens : «S'appuyer sur, avoir confiance en». On le rencontre souvent avec cette accephon dans les textes de la XIX° dynastie. Comparer en particulier avec notre phrase :

; 4 È EE + 6 ni Catal. gén. (Lecran), n° 49155, texte d : DS ENT DO ee: Devénra, Bakenkhonsou, inseription du socle : M 2 4 LS APS G. Lerssvre, Annales, XXIV, 1994, p. 134: DT LIFE ns —

Au lieu de hn, on trouve aussi rhn, qui se-construit de la même facon,

de = El De ES 1 VE D Ne ANUS EN ma et 1e-

par exemple : Urk.,1V, 493, 7: m=2h90r7 D ma À appuie toi sur (aie confiance en) ce qui sort de ma bouche».

(h) ‘up «sur les mains (d’Amon)», c’est-à-dire «soumis (à Amon)».

(1) mi irrl x ainsi qu'il doit être fait et qu'il est fait en réalité pour tout homme- équitable». Sur le sens et la valeur du participe DRpar ii cf. Guxx, Studies, p- 102-103.

(3) | Inscr. L, c (côté droit de la statue) 1)

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