‹ Inscriptions de la cite des LemovicesChapitre 11 sur 129 · DO-NO · texte numérisé non relu

DO-NO

♦ C - PIOESVVIO • TE -TRICO - NOBILIS -SIMO CAES-FII.IO - IMP • C - PII • ESVVI -TETRICI - P - F - IN -VICTI AVG- P-M T RI B pOt. II COS

Après les travaux du baron de Witte (2) et de bien d'autres savants, parmi lesquels il faut citer surtout M. Mowat (3), tout le monde est aujourd'hui d'accord pour reconnaître que l'empereur des Gaules, dont Orelli, et bien plus récemment encore Wilmanns, ont écrit le nom Pœsuvius, s'appelait en réalité Pius Esuvius.

La découverte de Béziers ne laisse plus subsister d'ailleurs le moindre doute à ce sujet, puisque les noms de Tetricus le père y sont donnés au génitif et sous la forme complète PU Esuvii.

(1) Allmer, Rev. épigr. du Midi de la France, t. III, p. 27.

(2) Revue numismat. belge, 4e série, t. V, 1867, et Revue archéol., n. s., t. XVI,

(3) Revue numismatique, 1890, p. 69.

Il y a lieu de croire que ce prince, dont le gentilice était Esuvius, avait pour cognomens Tetricus Pius et s'appelait, de tous ses noms : Gains Esuvius Tetricus Pius. Pour éviter une confusion possible, ou même simplement une consonnance désagréable, Tetricus dut changer de place son dernier cognomen en arrivant au pouvoir suprême et prenant le titre ordinaire de pius. Ce fut alors sans doute qu'il se fit appeler officiellement : C. Pius Esuvius Tetricuspius, etc. (1).

Par analogie, on a voulu décomposer de même le gentilice Piavonius (ou Piavvonius) de l'empereur Victorin et appeler ce prince M, Pius Avonius Victorinus (2), mais il ne semble pas qu'il puisse en être ainsi. Grâce à la découverte récente de quatre milliaires faite par M. Decombe dans les anciens murs de Rennes, Victorin nous esta présent connu par onze monuments, et sur tous on lit uniformément PIAVONIO (ou PIAVVONÏO), alors que les textes relatifs à Tetricus portent non moins invariablement PIO ESVVIO.

Comme il serait au moins étrange que le mot PIO eût été constamment abrégé par ses deux premières lettres dans les seuls textes relatifs à Victorin, il me semble plus rationnel d'accepter le gentilice Piavonius, qui n'est pas autrement connu, sans doute, mais n'a rien d'impossible à coup sûr (3).

Je dois ajouter, toutefois, que M. Allmer n'accepte pas la lecture Piavonius (&) . Gela doit suffire pour que la question ne soit pas considérée comme résolue définitivement.

(1) Cf., à ce sujet, Mowat, loc. cit.

(2) Cf. Cagnat, Cours d'épigraphie latine, 2" édit. Paris, 1890, p. 200.

(3) Cf. à ce sujet, et pour plus de détails, le travail que je publierai dans les Mémoires de la Société archéologique d'Ille-et-Vilaine, anuée 1890.

(4; Voir à ce sujet : Revue épigr. du midi de la France, t. II, p. 372, et t. III,

ÉPITAPHES

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