LES LEMOVICES A PARTIR DE DIOCLÉTIEN
La division territoriale d'Auguste ne paraît pas avoir subi de très grands changements jusqu'au règne de Dioclétien , mais à cette époque la Gaule tout entière fut répartie en douze provinces, et l'Aquitaine elle-même, déjà fort amoindrie sous Trajan, par la création d'une province nouvelle qui avait reçu le nom Novempopulanie, se subdivisa en deux commandements qui prirent les noms de première et de seconde Aquitaine.
Le groupement des peuples fut alors celui que voici :
Pe Aquitaine :
Bituriges Cubi.
Lemovices.
Arverni.
Petrucorii.
(1) Cf., à ce sujet, A. de Barthélémy, dans les Comptes rendus de VAcad.des J. et B.-L., 1889, p. 357 et suiv.
Cadurci.
Ruteni.
Gabales.
IIe Aquitaine :
Bituriges Vivisci (Burdigalenses).
Santon i.
Pictavi.
Valentinien Ier procéda plus tard à une nouvelle réorganisation de la Gaule, mais l'Aquitaine resta subdivisée en deux provinces dont les capitales devinrent les métropoles de Bourges et de Bordeaux.
Au ive siècle, sous Gratien, il y eut encore en Gaule un très sérieux remaniement dans le groupement des territoires (1). Dix-sept provinces furent alors formées et réparties entre deux grands gouvernements qui furent désignés l'un sous le nom de Galliae, l'autre sous celui de Septemprovinciae. Les deux Aquitaines, et avec elles tous les peuples qui les composaient à la suite du remaniement de Valentinien, entrèrent dans les Sept-provinces.
La Notice de la Gaule, qui fut rédigée en l'an 400, sous le règne d'Honorius, fait connaître que les dix-sept provinces comprenaient en tout cent quinze cités.
La première et la seconde Aquitaine avaient alors la constitution suivante :
PROVINGIA AQUITANICA PRIMA :
Metropolis civitas Biturigum (Bourges).
Civitas Arvernorum (Clermont-Ferrand) (2).
(1) Ce remaniement paraît setre produit entre les années 364 et 369. (Cf., à ce sujet, Walckenaër, Géogr. anc. des Gaules, t. H, p. 360).
- (2) Au cinquième siècle, le mot civitas semble devoir être rapporté beaucoup moins à la peuplade qu'à la ville même qui eu était devenue le chef lien. La peuplade était alors constituée par le territoire de la civitas.
2re
Civitas Rutenorum (Rodez).
— Àlbiensium (Albi).
— Cadurcorum (Gahors).
— Lemovicum (Limoges).
— Gabalum (Javols, dans le dép. de la Lozère).
— Vellavorum (St-Paulien).
PROVINCIA AQUITANïCA SECUNDA :
Metropolis civitas Burdigalensium (Bordeaux). Civitas Agennensium (Agen).
— Ecolismensium (Angoulême).
— Santonum (Saintes).
— Pictavorum (Poitiers).
— Petrocoriorum (Périgueux).
Sous Valentinien III, à l'époque où fut vraisemblablement écrite la Notitia dignitatum, la Gaule était divisée en cinq grands gouvernements militaires et les deux Aquitaines faisaient alors partie du duché d'Armorique, dont les territoires s'étendaient jusqu'à l'Escaut.
Il serait illusoire de chercher à déterminer les limites exactes du territoire d'une cité, et je n'entreprendrai pas de (e faire pour celui des Lemovices. Tout ce que je pourrai dire à ce sujet ne sortira donc pas du domaine des conjectures. Ce qui paraît seulement à peu près certain , c'est que les Lemovices, et, d'une façon générale, tous les peuples situés au sud de la Loire — que les chroniqueurs du Nord ne connaissent que sous le nom de Romains, — ont conservé jusqu'au vnie siècle , même sous la domination des Wisigoths, les limites qui leur étaient particulières auparavant. Ainsi que l'a dit d'ailleurs Amédée Thierry, les Francs n'avaient pas d'établissements bien assis en Aquitaine; ils
ne franchissaient guère la Loire que pour dévaster et piller le pays.
Dans ces conditions, on peut supposer que les limites du vnf siècle, qui sont devenues plus tard celles des diocèses, répondent tant bien que mal aux territoires des cités et que dans maintes circonstances les archidiaconés ont remplacé \espagi (1).
La Marche faisait apparemment partie de la cité des Lemovices, puisqu'elle ne fut détachée du Limousin que vers le xe siècle, soit en 887 sous le roi Eudes (2), soit peut-être sous le règne de Lothaire , au profit des héritiers de Boson (3), et qu'étant restée dépendante de cette province, par le côté religieux, elle n'a cessé de faire partie du diocèse de Limoges qu'à la division de la France en départements (4).
A l'époque franque, le territoire de la civitas Lemovicensis, abstraction faite de la Marche, comprenait, d'après Guérard, les cinq pagi qui suivent (5) :
Pagus Lemovicensis (Suburbium Lemoviccnsc).
— Asnacensis.
— Exandonensis.
— Leucorum.
— Torinensis.
(1) En ce qui concerne les limites du diocèse de Limoges, je ne puis mieux faire que de renvoyer au savant ouvrage de M. Deloche et à la carte qui l'accompagne, et plus particulièrement aux pages 65 et suivantes.
« Nous verrons, dit M. Deloche..., que le territoire du peuple limousin dans la période romaine, et le pagus Lemovicinus fou la civitas), sous les Carlovingiens, s'étendaient de plusieurs côtés au delà des limites du diocèse. On est donc tenu d'admettre que cette dernière circonscription n'est pas, comme l'ont énoncé presque tous les auteurs, l'image fidèle du pays des Lemovices, et n'en détermine pas exactement l'étendue » (Études sur la géogr. hist. de la Gaule, p. 65) .
(2) Deloche, Essai sur la géogr. hist. de la Gaule, p. 2^3 et 405.
(3) Gall. christ. , t. II, Iustrum., col. 169.
(4) On sait que l'abbaye de Tulle fut érigée en évêché, en 1317, parle démembrement du diocèse de Limoges. (Cf. Gall. christ., t. Il, p. 661).
(5) Essai sur le syst. des div. terril, de la Gaule, pp. 152 et 153.
M. Maximin Deloche en a cité vingt-deux (1) :
1° Andecamulenses, peuplade et pays de Rançon.
2° Juconciacus ou Jocondiacus (pagus), pays de Jucondiac ou Jocondiac, aujourd'hui le Palais, près de Limoges, [Charte de 864].
3° Solemniacensis, Sollemniacensis ou Solempniacensis (ager) ou rus Solemniacum, pays de Solignac (Haute- Vienne), [Charte de 631].
4° Leuci, Legora, pays de Châlus et de Ligoure, Saint-Jean de L. et Saint-Priest de L., [Vie de Saint Waast antérieure à 667].
5° Usercensis (pagus), pays|d'Uzerche (Corrèze), [Monnaies, charte de 871].
6° Exandonensis (pagus), paysd'Yssandon (Corrèze), [Vie de Saint Menelée, mort 720].
7° Brivensis (pagus), pays de Brive, [Monnaies, acte de 888].
8° Torinensis ou Tornemis (pagus), pays de Turenne (Corrèze), [Annales de Metz en 763, et nombreuses chartes].
9° Asnacensis (pagus), pays de Puy d'Arnac (Corrèze), [Diplôme de 842].
10° Sanlria, pays de la Xaintrie (Mercœur et Beaulieu dans la Corrèze), [Charte de 1076].
11° Rofiacense (territorium), pays de Rouffiac (Cantal), [Charte du xie siècle].
12° Biaenas (pagus), pays de Beynat (Corrèze), [Monnaie, testament de 930].
13° Cambolivensis (pagus), pays de Chamboulive (Corrèze), [Charte du xie siècle].
14° Nigermontensis (pagus), pays de Nigremont (Creuse), [Grégoire de Tours].
15° Vallarensis ou Vallariensis (terminus), pays de Vallières (Creuse), [Charte du xi° siècle].
16° Montana, pays de la montagne [Saint-Léger-la-M. et Saint- Privat-la-M. (Haute-Vienne), [Charte du xie siècle].
17° Cambiovicensts, Combralia, pays de Ghambon ou de Combraille, dont Chambon était le chef- lieu, [Charte de 1038].
18° Betrivus (?) (pagus), pays de Bort?? dans le département de la Creuse, [Charte de 969] (2)
(1) Étude sur la géogr. hist. de la Gaule, p. 127. M. Deloche n'accepte pas le pagus Lemovicensis .
(2) M. Deloche a cité ce pagus « par déférence pour l'autorité de doin Col », maii il ne l'a accepté qu'avec les plus grandes réserves. Le savant académicien a
19° Dumezus ou Dumensis (pagus?), pays Dunois, Dun-le-Palleteau (Creuse), [Monnaie].
20° Waratensis ou Garactensis (pagus % Guéret et le Guerétois, [Vie de Saint-Purdoux écrite vers 737].
21° Magnacensis (pagus?), pays de Magnazeix (Magnac-Laval).
22° Nantronensis, Nuntronensis ou Nonlronensis {pagus ?) [Testament de 785] (1).
Il se peut que la cité des Lemovices ait eu un nombre peu différent de pagi sous la domination romaine, mais en réalité on n'en connaît guère que deux d'une façon quelque peu positive : celui des Andecamulenses mentionné sur une inscription de Rançon (cf. plus haut, p. 27), et celui des Cambiovicenses figuré sur la Table de Peutinger. Ce dernier pagus correspondait peut-être au pays de Combraille (2).
Je ne crois pas qu'il y ait lieu d'insister ici sur les Lemovices qui sont comptés par César, et seulement jpar lui, parmi les peuples de l'Armorique entre les Osismi et les Unelli (3). Je ne pense pas qu'il y ait eu là, comme l'a cru M. Deloche, une peuplade distincte se reliant aux Lemovices de l'intérieur par une longue bande de terre, qui eût ainsi traversé tout le territoire des Pictaves. Sans préjuger
eu d'autant plus raison qu'il ne paraît pas avoir existé de pagus de ce nom dans le diocèse de Limoges. La charte de 969, rapportée par D. Col, s'exprime ainsi : « Ecclesia quae vocatur capella... in urbe Betrivo, in vicario Pardaniaco. » Mss. de la Bibl. Nat., dépôt des chartes, année 969). Urbs Betrivus doit désigner la ville de Bourges; Capella est la Chapelle-Bâton, dans la Creuse, et la Vicaria Pardaniacum paraît devoir être Parnac, dans l'Indre.
(1) Le Dunois, le Guéretois, le Magnazeix et le Nontronais ne sont nulle autre part mentionnés comme pagi. M. Deloche ne les a proposés que parce que la portion de pays qu'ils comprennent n'était pas occupée par des pagi de date antérieure.
(2) Il faut remarquer que Tacite ne mentionne que 64 cités et qu'il ne semble pas que les Très Galliœ aient jamais possédé plus de 300 pagi. {Cf. Desjardins, Géogr. rom., t. II, p. 553). Si ces chiffres sont exacts, la moyenne des pagi n'étant que de quatre ou cinq par cité, il n'est pas possible que les Lemovices en aient eu, pour leur part, vingt-deux. 11 faudrait alors admettre avec M. Longnon que les pagi de l'époque gauloise ont été dédoublés sous les rois mérovingiens. [Cf. Longnon, La Gaule au VIe siècle, p. 33).
(3) De bello gall.f Vil, 75.
d'une question que je n'ai pas la prétention de résoudre, je puis dire qu'il me paraît dangereux d'échafauder tout un système de division territoriale sur un simple mot qui peut avoir été interpolé, ou plus vraisemblablement défiguré par l'un des premiers copistes des Commentaires de César.
En outre de M. Deloche, qui l'a défendue avec toute l'autorité qui s'attache à son nom (1), la question des Lemovices de l'Armorique a tenté Maurice Ardant, qui a proposé de faire de ce peuple, des Leonices ou peuple de Léon. Bosvieux, de son côté, a admis que les Lemovices de l'intérieur avaient fondé, sur les côtes de l'Océan, une très importante colonie, dont il retrouvait la trace dans le nom de la Touche- Limousinière, porté par un canton delà basse Bretagne (2). Ces deux opinions seraient dangereuses à soutenir (3).
On a vu plus haut que les Lemovices avaient pour ville Augustoritum. Aux premiers siècles de notre ère, Yurbs et la civitas ne se confondaient donc pas, comme elles le firent plus tard, sous une dénomination commune. Cette identification de deux choses parfaitement distinctes ne s'est pas produite partout de la même manière.
c Chez nous, dit M. Jullian, le nom de Yurbs Durdigala a fait disparaître celui des Bituriges Vivisques, comme, à côté Agennum, Agen, a supprimé celui des Nitiobriges. Presque partout, dans la Gaule chevelue, c'est le contraire qui a eu lieu ; le nom du chef-lieu a cédé la place à celui de la peuplade. Cossio, capitale des Basâtes , est devenu Bazas, Vesuma, capitale des Petrocorii, Périgueux, Me-
(1) Études sur la géogr. hist. de la Gaule, pp. 36 et suiv.
(2) Mém. de la Soc. arch. du Limousin, t. III, p. 243.
(3) Tacite (97 de J.-C.) dit aussi qu'il y avait en Germanie une peuplade de Lemovii qu'il place entre les Lygii (Silésie) et les Gothons (Prusse), c'est-à-dire dans la partie correspondante au territoire actuel du Mecklembourg. Dufour [De V ancien Poitou, p. 31) et Walckenaer (Géogr. anc. des Gaules, I, p. 370) en ont conclu que les Lemovices et les Lemovii avaient une commune origine et que les premiers résultaient de l'émigration des seconds. Le système, est peut-être ingénieux, mais ceux qui l'ont imaginé ne l'ont soutenu par aucune preuve sérieuse.
diolanum Santonum, Saintes. Pourquoi cette différence? On est tenté d'alléguer comme raison principale celle-ci : toutes les fois que le chef-lieu d'une civitas était, par sa situation juridique, politique ou historique, un foyer de vie romaine, c'est son nom qui a prédominé. C'est ainsi que toutes les colonies romaines ou latines du Sud-Est ont conservé leur nom et chassé celui de la peuplade, que Lugdumim et Nemausus sont demeurés Lyon et Nimes. Mais cette raison ne paraît pas pouvoir s'appliquer à toutes les villes, par exemple, à Trêves qui, quoique colonie (col. AugustaTrevirorum), a cependant pris le nom de la peuplade, les Trévires; à Agen qui, quoique ville sans influence romaine, a cependant imposé son nom ; à Bordeaux, qui a eu le même privilège qu'Agen... Il faut nécessairement chercher une autre raison — que nous trouverons quand nous connaîtrons mieux l'histoire municipale de la Gaule et l'histoire locale des civitates, et encore, ce qui nous donnera peut-être la clef de maint problème, l'histoire des pagi. En tout cas, je suis persuadé que ce n'est pas un simple usage, un pur hasard, qui a valu à chaque ville tel ou tel nom, mais qu'une loi, un règlement efficace a déterminé l'appellation que toute cité devait recevoir » (1).
On ne sait rien de positif quant aux dates où les peuplades et les villes se confondirent sous un même nom. M. Camille Jullian suppose qu'il faut les placer entre le commencement du troisième et la fin du quatrième siècle, et croit que le changement d'appellation fut une conséquence de la mesure de Caracalla qui donna le droit de cité romaine à tous les habitants de l'empire.
Cette thèse est assurément très heureuse, mais M. Camille Jullian a parfaitement compris lui-même qu'elle n'était pas complètement à l'abri de toute critique.
Si quelque loi avait décidé que le peuple prendrait le nom de la ville ou, inversement, que la ville porterait désormais l'appellation du peuple, on devrait constater que le changement de nom se produisit en même temps pour tous les
(1) G. Jullian, Inscriptions romaines de Bordeaux, t. Il , p. 122.
pays de la Gaule. Or, il n'en est rien, et les inscriptions nous font connaître au contraire qu'à côté de telle cité qui perdit son nom dès le commencement du troisième siècle, telle autre conserva le sien jusqu'au règne de Théodose.
En ce qui concerne Limoges, plus particulièrement, le nom primitif de la ville n'était pas disparu vers l'année 230, puisqu'on le retrouve sous la forme contractée Ausritum dans l'Itinéraire d'Antonin et la Table de Peutinger. Il ne l'était même peut-être pas encore deux cents ans plus tard, puisque, sur la liste des capitales dépeuples que l'on a fort longtemps attribuée au grammairien Magnon (ixe siècle), et que M. Bourquelot a fait remonter jusqu'au ivc, ou tout au moins au ve siècle de notre ère, la capitale des Lemovices est désignée sous le double nom de Lemofex-Augustoretum (1). Je m'empresse d'ajouter toutefois qu'il n'y a là qu'une exception puisque, dès l'année 396, la Notitia provinciarum ne désigne pas autrement la ville que sous le nom de civitas Lomovicum (2).
Le christianisme apparut de bonne heure chez les Lemovices, et je n'ai pas à apprendre que le grand apôtre de la région fut saint Martial.
Je ne m'attarderai pas non plus à donner les noms des
(1) Cf. F. Bourquelot, Mém. de la Société des antiq. de France. Paris, 18ol, in-8.
(2) Trois înilliaires, découverts l'un à Ollat, l'autre à Biozat et le dernier à Tréteaux (cf. Tudot, Carte des voies romaines du département de l'Allier, Paris, 1859, in-4°, pp. 10 et 11 et pl. I), permettent de suivre le changement de nom pour ce qui regarde Clermont-Ferrand.
Sur le milliaire d'Ollat, au nom de Claude, la ville de Clermont est appelée Augustonemetum; sur le milliaire de Biozat, qui est du règne d'Hadrien, on la désigne par les mots Augustonemetum civitas Arvernorum; sur le milliaire de Tréteaux, daté d'Aurélien, elle n'est plus nommée que civitas Arvernorum. Ce n'est donc pas brusquement, mais lentement et par la force même de l'habitude peutêtre, que la ville $ Augustonemetum perdit son nom pour prendre celui du peuple dont elle était le chef-lieu. Selon toute vraisemblance, il dut en être ainsi pour beaucoup de cités.
premiers évêques du diocèse. Je me contenterai de rappeler qu'à la suite du désarroi général, causé par les grandes invasions, la cité des Lemovices se trouvait, au ve siècle, sans clergé.
« Burdegala, — dit Sidoine Appollinaire. — Petrocorii, Ruteni, Lemovices, Gabalitani, Elusani, Vasates, Convenae, Auscenses, multoque jam major numerus civitatum, sumrais sacerdotibus ipsarura morte truncatis, nec ullis deinceps episcopis in defunctorum officia suffectis » (1).
Sur la foi des vieilles chroniques du Limousin, Maurice Ardant a cru pouvoir publier une liste des « gouverneurs d\\quitaine » qui résidèrent à Limoges :
Ce sont les suivants :
Duralius, fils de Sédullus.
Senobrunus et son fils Lucius Capreolus. Léocadius, père de l'illustre Valérie.
Julius Silanus.
Julius Agricola.
Il est inutile d'insister sur toute l'étrangeté de cette énumération. On ne doit pas d'ailleurs se montrer autrement surpris d'y rencontrer le nom du pictave Duratius, quand on sait quel est le peu de confiance que doivent inspirer les Chroniques du Limousin.
(1) Sidoine, Epis toi ae, 7, 6 (à Basilius).